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la défense des droits de l'homme à Djibouti

 


24/02/09 (B487) Nouvelle vague de violences en Somalie depuis quelques jours, qui contraste avec l'optimisme international pour soutenir la nouvelle administration issue du scrutin "contestable" de Djibouti. (10 articles en Français et en Anglais)

_________________________ 10 - Admin.Net

Paradoxale Somalie


Intéressant article consacré à la Somalie dans Foreign Policy, qui fournit une description particulièrement effrayante de la situation du pays, "l'endroit le plus dangereux du monde". L'article décrit aussi très bien les aberrations de la politique des puissances occidentales, qui soit directement, soit par l'intermédiaire de l'Ethiopie, n'ont fait que transformer une situation difficile en cauchemar.

Mais l'article laisse un sentiment étrange. L'auteur déclare avoir effectué "une douzaine de voyages en Somalie depuis deux ans et demi". Pourtant, la lecture de son article laisse à penser qu'il ne s'est guère aventuré en dehors de Mogadiscio. Il n'évoque jamais, en particulier, la situation de la partie oubliée de la Somalie : le Somaliland, situé dans le nord, qui a fait sécession en 1991 (en même temps que l'Érythrée a fait sécession de l'Ethiopie). Il est vrai que pour le monde entier, le Somaliland n'existe pas : sa sécession n'a pas été reconnue par les nations unies, il ne bénéficie d'aucune aide et intervention internationale. C'est un territoire totalement oublié.

Et pour autant que l'on puisse en juger, le Somaliland est très pauvre, a son lot de difficultés; mais a réussi à produire, complètement à l'écart de la communauté internationale, un système politique remarquablement stable et démocratique étant donnés les standards régionaux (qui ne sont pas très hauts il est vrai). Cet article montre comment ces institutions uniques ont émergé, à partir de la culture et des conditions locales, parvenant à prévenir le risque de guerre civile telle qu'elle est endémique dans le sud du territoire Somalien.

Il y a là presque une expérience naturelle : la Somalie est l'un des pays les plus homogènes ethniquement et culturellement d'Afrique (ce qui tord le cou aux explications "ethnicistes" qui servent de prêt à penser dès qu'on aborde les questions africaines). Coupez le pays en deux : d'un côté, ne faites rien. De l'autre, multipliez les interventions de "state building", les interventions militaires à but humanitaire ou pour "lutter contre le terrorisme"; et observez le résultat : Au Somaliland, complètement isolé de la communauté internationale, une paix relative, et des institutions remarquablement démocratiques; dans le reste du pays, le chaos. Cet extrait de l'article consacré au Somaliland laisse rêveur :

« Dieu nous préserve de la communauté internationale, expliquait en mai dernier un marchand somalilandais. Lorsqu’ils sont venus, c’était pour nous offrir la guerre civile qu’ils soutenaient au sud. »

Le Somaliland, étant resté à l’écart de l’intervention armée de l’Onusom, vit effectivement débarquer, à la mi-1993, M. Léonard Kapungu, représentant adjoint des Nations unies à Mogadiscio, porteur d’une carte géographique surprenante. Comme au bon vieux temps du congrès de Berlin, les étrangers avaient décidé d’une partition territoriale. L’ONU « offrait » au président Mohamed Ibrahim Egal, récemment élu, l’administration du pays issak, en « attribuant » les régions peuplées d’autres clans à diverses milices claniques sans existence sur le terrain mais dont les représentants exilés à Nairobi ou à Londres étaient parvenus à convaincre l’organisation mondiale de leur représentativité. Le résultat de cette étonnante idée ne pouvait être qu’un renouveau des affrontements claniques. M. Kapungu fut poliment remis dans son avion et prié d’aller exercer ailleurs ses talents diplomatiques. L’épisode n’en laissa pas moins à Hargeisa une solide méfiance vis-à-vis des « bonnes intentions » internationales.

La réalité est certainement plus complexe (et cet article consacré au Somaliland assez ancien, même si la situation semble n'avoir que peu changé). Mais on peut faire deux remarques :

- L'histoire du Somaliland est de celles qui donnent du crédit à Easterly, et à sa critique de l'interventionnisme international dans les pays pauvres. Le Somaliland a produit seul, à partir des caractéristiques locales, ses propres solutions; le reste de la Somalie n'a pas franchement bénéficié de "l'expertise" et de l'aide internationale. La Somalie est un endroit bien imprévu pour donner raison à Hayek sur la supériorité des institutions émergentes sur les institutions planifiées.

- Quand on lit la conclusion de l'article de Foreign Policy, dans laquelle l'auteur se demande "ce que la communauté internationale doit faire", la réaction qui vient à l'esprit, c'est "surtout, rien".

http://econoclaste.org.free.fr/dotclear/index.php/?2009/02/24/1569-paradoxale-somalie

L’équipe d’Econoclaste

_________________________ 9 - African Manager avec PANA

L'UA s'engage à l'accélération de la formation d'une armée somalienne

L'Union africaine (UA) s'est engagée à accélérer la mise en place d'une force de police et d'une armée pour la Somalie, après qu'une attaque-suicide a tué 11 soldats burundais et blessé des dizaines d'autres, dimanche, dans ce pays de la Corne de l'Afrique déchiré par la guerre civile qui perdure depuis 17 ans.

Le président de la Commission de l'UA, Jean Ping, a déclaré lundi que tout serait fait pour consolider les efforts de paix en Somalie, y compris la mise en place rapide d'une force de sécurité nationale composée de Somaliens.

"Le président de la Commission réitère la détermination de l'UA à faire tout ce qui est en son pouvoir pour maintenir et consolider les progrès réalisés et aider les Somaliens à atteindre la paix et la stabilité auxquelles ils aspirent depuis déjà deux décennies", indique l'UA dans un communiqué rendu public lundi à son siège à Addis-Abeba, en Ethiopie.

Les insurgés somaliens ont attaqué un contingent de soldats burundais dimanche à Mogadiscio, tuant onze d'entre eux et blessant gravement 15 autres. Cette attaque a été perpétrée alors que le nouveau gouvernement somalien envisageait de rentrer de Djibouti.

Les députés somaliens ont élu un nouveau président de la République, Sharif Sheikh Ahmed, qui a formé un nouveau gouvernement d'union nationale pour la Somalie.

L'UA fait pression pour le déploiement d'une force internationale pour aider à stabiliser la Somalie. Le Conseil de Sécurité de l'ONU a approuvé cette requête en principe mais n'a pas encore procédé à son adoption.

Le Conseil doit prendre une décision définitive sur la Somalie en juin, mais il a promis de financer les opérations de la Mission de l'Union africaine en Somalie (AMISOM), qui subit des attaques intenses ces dernières semaines.

M. Ping a déclaré que l'UA allait intensifier ses consultations avec tous ses partenaires pour voir si des mesures concrètes étaient prises contre les éléments extrémistes tentant de renverser les progrès faits en Somalie, par des actes comme les attaques contre l'AMISOM.

Il a déclaré que ces attaques compromettent la paix et la stabilité dans la région.

"L'UA va également continuer à collaborer étroitement avec le gouvernement somalien pour l'aider à mettre en place rapidement des forces de sécurité somaliennes", a-t-il ajouté.

Le gouvernement du Yémen a promis d'aider à la formation de 10.000 soldats en Somalie. Le Kenya a pris le même engagement ainsi que celui d'aider la Somalie à former du personnel pour l'aéroport, des douaniers et des agents des services de l'immigration.

M. Ping a invité tous les partenaires de l'UA au niveau de la communauté internationale à apporter tout le soutien nécessaire au gouvernement somalien et aux parties engagées à rétablir une paix durable ainsi que la réconciliation et la sécurité dans le pays.

_____________________________ 8 - L'Express avec Reuters

De violents combats à Mogadiscio tuent au moins 13 civils

Des combats à Mogadiscio entre insurgés islamistes somaliens et force de maintien de la paix de l'Union africaine (UA) ont fait au moins 13 morts et une quarantaine de blessés parmi la population, rapportent des témoins et des médecins.

VIOLENTS COMBATS À MOGADISCIO

Ces affrontements sont les plus violents dans la capitale somalienne depuis des mois.

Les soldats de l'UA et les rebelles ont fait usage de mitrailleuses lourdes et d'artillerie.

Le palais présidentiel, la Villa Somalia, a été visé par des tirs de mortier.

"Une mère et son bébé ont été tués par un obus qui est tombé sur leur maison", a déclaré à Reuters Abdirizak Mohamed, un habitant de la capitale somalienne.

Au moins onze autres civils ont été tués. Environ 45 blessés ont été admis dans le principal hôpital de la ville. "On nous amène de plus en plus de blessés" a dit le docteur Dahir Dheere.

Ces combats interviennent après l'attaque d'une caserne de l'UA dimanche dans la capitale, qui a fait 11 morts parmi les soldats burundais de la force de maintien de la paix.

Le lendemain, le groupe islamiste somalien Chabaab (Jeunesse) a promis de multiplier ses attaques contre les 3.500 hommes de la force africaine.

Plus de 16.000 civils ont été tués depuis que le pouvoir des Tribunaux islamiques a été chassé de Mogadiscio il y a un peu plus de deux ans, à la suite de l'intervention de l'armée éthiopienne. Les violences ont fait en outre un million de déplacés.

DEUIL NATIONAL AU BURUNDI

Les soldats burundais victimes de l'attaque de dimanche ont été inhumés mardi dans leur pays, où un deuil national de cinq jours a été décrété. L'opposition burundaise a exigé que le contingent national de l'UA ne soit pas engagé dans des zones trop exposées.

L'Erythrée, accusée dans le passé par Washington d'armer les islamistes, a demandé le retrait de la force africaine de Somalie, estimant que la mission de maintien de la paix n'était qu'un "prétexte" pour garder des troupes étrangères dans le pays.

Asmara estime que le nouveau gouvernement du président Charif Ahmed, considéré comme un islamiste modéré, trahit les aspirations du peuple somalien désireux de vivre dans un pays libre et indépendant.

La Somalie est plongée dans l'anarchie et la guerre civile depuis le renversement du dictateur Mohamed Siad Barré en 1991. Depuis deux ans, les insurgés de Chabaab, qui contrôlent avec l'aide de milices alliées une grande partie du sud du pays, combattent les forces gouvernementales.

Certains insurgés se sont ralliés au gouvernement du cheikh Charif Ahmed. Mais les rebelles d'Al Chabaab lui ont déclaré la guerre et réclament le départ de tous les soldats étrangers.

Ce mouvement est considéré par Washington comme un relais d'Al Qaïda en Somalie mais les experts sont divisés quant à la menace qu'il pose réellement.

Certains estiment qu'il est parfaitement en mesure de renverser le gouvernement, dont l'autorité ne s'étend guère au-delà de la capitale, Mogadiscio.

D'autres jugent, au contraire qu'il ne compte que quelques milliers de militants armés, jouit de moins en moins de soutien dans la population mais parvient, grâce à des 'coups d'éclat' comme l'attaque de dimanche, à projeter une image de force.

Avec Abdi Gouled, Ibrahim Mohamed,
Patrick Nduwimana et Jack Kimball,
version française Jean Décotte et Guy Kerivel

________________________________ 7 - Le Monde

Somalie : combats meurtriers à Mogadiscio

De violents combats à Mogadiscio entre insurgés islamistes et forces de maintien de la paix de l'Union africaine (UA) ont fait au moins vingt-trois morts et quatre-vingt-dix blessés parmi la population, mardi 24 février, ont rapporté des témoins et des médecins.

Des miliciens lourdement armés ont attaqué les forces gouvernementales dans le district de Taleh, dans le sud de la capitale somalienne, entraînant de violents combats. Les soldats de l'UA et les rebelles ont fait usage de mitrailleuses lourdes et d'artillerie. Le palais présidentiel a été visé par des salves de mortier. Ces affrontements sont les plus violents dans la capitale somalienne depuis des mois.

Ces combats ont éclaté au lendemain du retour à Mogadiscio du président somalien, cheikh Sharif Cheikh Ahmed, en provenance de Djibouti, où il avait poursuivi la mise en place de son gouvernement à la suite de son élection le 31 janvier. Dimanche, onze soldats burundais de la force de l'Union africaine en Somalie ont péri dans un attentat-suicide à Mogadiscio, revendiqué par les insurgés islamistes radicaux d'Al Shabab.

Plus de seize mille civils ont été tués depuis le début de l'insurrection des islamistes radicaux d'Al Shabab il y a deux ans. Les violences ont fait en outre un million de déplacés.

________________________________ 6 - AFP

Somalie: 23 morts dans de violents combats à Mogadiscio

De violents combats entre islamistes radicaux et forces pro-gouvernementales ont fait au moins 23 morts et 90 blessés mardi à Mogadiscio, au lendemain du retour en Somalie du nouveau président Sharif Cheikh Ahmed, a-t-on appris auprès de témoins.

Des miliciens lourdement armés, fidèles au parti islamique Hizb al-Islamiya, un des deux principaux groupes opposés au gouvernement dans la capitale, ont attaqué les forces pro-gouvernementales dans le district sud de Taleh, entraînant de violents combats.

Au moins 18 civils et cinq membres des forces de sécurité ont été tués dans ces combats, les plus violents enregistrés dans la ville depuis le retrait des troupes éthiopiennes du pays fin janvier.

Un précédent bilan établi par l'AFP à partir de témoignages d'habitants et de sources hospitalières, faisait état de 14 morts, tous civils.

Quatre blessés ont succombé mardi après-midi à leurs blessures dans l'hôpital Medina, le principal de la capitale somalienne, a indiqué à l'AFP Ali Ade, un responsable de l'établissement.

Selon lui, 77 blessés ont été admis à l'hôpital Medina. Des responsables de l'hôpital Deynile, dans l'est de Mogadiscio, ont annoncé à l'AFP 14 admissions de civils blessés.

Un responsable de la police de Mogadiscio, le colonel Mohamed Abdi a assuré que les forces de sécurité étaient parvenues à mettre en déroute les assaillants, tout en déplorant la mort de trois policiers et de deux militaires.

"Nos forces de police ont été attaquées dans la zone de Taleh et elles ont infligé une défaite aux terroristes qui les ont attaquées. Nous en avons beaucoup tué et avons perdu cinq hommes", a-t-il déclaré à l'AFP.

Le porte-parole du Hizb al-Islamiya, Muse Abdi Arale, a réfuté ces déclarations: "Nous avons détruit des véhicules blindés et tué beaucoup de ceux qui prétendent appartenir aux forces gouvernementales".

Cette formation est alliée au Cheikh Hassan Dahir Aweys, un chef islamiste somalien réfugié en Erythrée et recherché par Washington pour liens présumés avec Al-Qaïda.

Les civils sont les principales victimes des combats qui secouent la capitale somalienne depuis deux ans. Les insurgés islamistes y lancent régulièrement des attaques contre les forces de sécurité ou les troupes de l'Union africaine (Amisom) depuis des zones densément peuplées, provoquant des ripostes aveugles à l'artillerie lourde.

Ces nouveaux combats ont eu lieu au lendemain du retour du président Sharif Cheikh Ahmed de Djibouti où il avait poursuivi la mise en place de son gouvernement après son élection le 31 janvier.

Le schéma sécuritaire à Mogadiscio a drastiquement changé début 2009 avec le départ de l'armée éthiopienne, qui intervenait depuis fin 2006 aux côtés du gouvernement somalien pour combattre l'insurrection islamiste.

Les islamistes ont toujours réclamé le départ de cette armée jugée comme une force d'"occupation", mais ils ont annoncé qu'ils pousseront désormais par la violence l'Amison au départ du pays. Cette dernière a perdu dimanche 11 soldats burundais et 15 autres blessés dans un attentat suicide contre leur camp à Mogadiscio, selon un bilan établi lundi par l'armée burundaise.

_________________________________ 5 - Shabelle (En Anglais)

De nombreux soldats gouvernementaux somaliens, y compris des officiers en provenance d'Ethiopie où ils auraient reçu un formation ont rejoint la ville de Hudur avec du matériel lourd // Somali Government officers reach in Hudur town

More Somali government soldiers and some officers from Ethiopia have reached in Hudur town in Bakol region in southern Somalia, witnesses told Shabelle on Tuesday.

Residents said that the officers accompanied by more government soldiers with more battle wagons were the former government troops in Hudur town who were trained in Ethiopia and returned back to the town.

Source said the government officials who reached the town had closed doors- meeting with other government officials in Hudur town and talked more on the security of the town and many other issues concerning the peace and the stability of Bakol region.

Locals said that the soldiers started conducting operations against the banditry actions in and around the town and people of the town have expressed fear about the soldiers who are patrolling all directions in the town.

People in the town said the soldiers captured two men during their returning trip on the road between Rabdhuure and Hudur town in Bakol region accusing them for committing banditry action on that road and arrested them in Hudur town.

The trained soldiers from Ethiopia joined other government soldiers who were in Hudur town after the Islamist forces loyal to al-Shabab took over the control of Baidoa town, the former seat of the transitional parliament and it is unclear whether they are going to remain there or not.

_________________________________ 4 - Shabelle (En Anglais)

Les autorités du Puntland lancent un avertissement à ceux qui enlèvent des travailleurs étrangers, en leur demandant de ne plus recommencer. // Puntland warns kidnapping foreigners

Abdullahi Sa’id Samatar, the security minister of Somalia's northern region of Puntland has Tuesday warned kidnapping foreigners after releasing Imraan Khan a Pakistani man who was captured recently in Puntland.

Speaking in a ceremony welcoming for the release of the Pakistani employee of a mining company, the minister said that they were planning to free him forcibly from the kidnappers warning that they will not tolerate such brutal actions against the foreign people in Puntland.

“Those who are involved in the kidnapping actions should stop that. They should not make other crimes like that one again because we don’t need to kidnap the people in the regions of our administration,” Mr. Abdullahi Sa’iid Samatar said.

“We are also warning the residents in Galgaala district to protect the bandits who are hiding in that area not to bother or kidnap anyone other wise they take the responsibility of any action happens there,” he said.

The statement of the security minister of Puntland Mr. Abdullahi Sa’id comes as the kidnapped Pakistani man was released yesterday (Monday) by those who captured him from the semi-autonomous regions of Puntland.

_________________________________ 3 - Le Faso

CONTINGENT AFRICAIN EN SOMALIE : Comment sortir du bourbier ?

C’est un véritable coup dur pour la force de paix de l’Union africaine en Somalie (AMISSOM). Onze soldats burundais de la force ont été tués et 15 autres blessés dans un attentat suicide contre leur camp à Mogadiscio. Ce n’est pas la première attaque du genre et il est fort à craindre que ce ne soit malheureusement pas la dernière, les insurgés islamistes (les shebabs) ayant promis de montrer à cette force de quel bois du grand enfer somalien ils se chauffent.

Et ce ne sont pas les moyens de faire payer à l’AMISSON l’occupation de son "territoire", qui manquent, les troupes éthiopiennes, seules capables, à l’époque, de lui opposer une résistance farouche, ayant finalement plié bagages. Mais, il y a bien plus grave. La force de paix de l’UA en Somalie, constituée de quelque 3 mille hommes (ougandais et burundais), loin des 8.000 hommes initialement prévus, reste mal équipée et sous-financée. Qui plus est, son mandat est limité, la mettant dans une position où elle se voit contrainte de croiser les bras, du moins de se garder d’intervenir dans les combats menés par les insurgés islamiques. Mais que faire quand ce sont ses propres installations qui sont maintenant attaquées ? Comment sortir du bourbier somalien ? Une chose est certaine : pour le soldat de la force de paix africaine, ce serait courir au suicide que de devoir croiser les bras, en attendant que la mort le surprenne.

C’est pourquoi la demande pressante des autorités burundaises pour que l’UA révise le mandat actuel de l’AMISSON, de sorte que ses troupes puissent se défendre contre l’ennemi, en cas d’agression, a tout d’une réaction sensée. Certes, les soldats peuvent donner l’impression d’avoir un moral d’acier. Mais jusqu’à quand pourront-ils tenir le coup, s’ils doivent toujours admettre que la mort rôde, au quotidien, autour de leurs casernes ? Bref, c’est dire combien l’UA doit considérer, avec le plus grand sérieux, les doléances formulées par le Burundi dans cette guerre qui n’est pas la sienne, si elle ne veut pas assister au départ anticipé de la force de paix. D’ailleurs, une partie de l’opinion nationale burundaise n’a pas tardé à s’interroger sur l’opportunité d’un tel déploiement, qui commence à coûter très cher, en termes de vies humaines, aux deux pays engagés sur le terrain. En tout état de cause, l’UA n’a aucun intérêt à assister à un retrait précipité des forces de l’UA en Somalie, qui annoncerait un désastre certain.

L’organisation panafricaine doit plutôt travailler à la consolidation des acquis, en commençant par réunir toutes les conditions d’une meilleure réussite de sa mission. Autrement, ce serait l’échec total, qui se mesurerait à un double niveau. Non seulement, l’AMISSON se présentera ainsi comme une force incapable de sécuriser des populations qu’elle est pourtant censée protéger, mais aussi de se défendre elle-même. Et dans pareil cas, ce ne seront pas les Etats-Unis, bien que soucieux de protéger leurs intérêts dans cette région hautement stratégique, ni un autre pays de l’Occident, qui s’aventureront dans ce bourbier, le traumatisme profond de 1991 (opération Restore Hope) étant toujours présent dans les esprits. Voilà donc environ deux décennies que la paix reste toujours introuvable en Somalie. Sans doute faut-il expliquer cela par la guerre par procuration que se livrent l’Erythrée et l’Ethiopie sur le sol somalien.

Jusque-là, en tout cas, rien n’a réussi à amener ce pays à se tracer définitivement les voies d’une réconciliation durable et d’une paix véritable. Même les Etats-Unis, en dépit de tous les moyens qu’ils avaient en leur possession pour mener la guerre contre le terrorisme par l’Ethiopie interposée, n’ont pas réussi à faire plier les insurgés islamistes car, telle une hydre, ils ont toujours su rebondir chaque fois qu’on les croyait sur la pente raide. Il faut dire que l’axe du Mal contre celui du Bien, sorti tout droit de l’imaginaire abscons de l’ancien président américain George W. Bush, n’a pas contribué à rapprocher "deux civilisations" dont on a voulu que tout oppose. Bien au contraire. On sait jusqu’où cette politique a mené. En tout état de cause, l’argument de la force, comme celle qui a été affichée à travers l’opération Restore Hope, n’a jamais payé. Seule la solution du dialogue est la meilleure option.

C’est une voie que l’UA devrait travailler à davantage explorer. Les insurgés islamistes qui continuent à faire régner la terreur dans ce pays, ne sont pas des enfants de chœur, certes. Mais on peut toujours croire qu’ils peuvent être capables du pire, comme du meilleur. Sans doute tout dépend-il de la façon dont il faut les approcher. L’hypothèse d’une paix en Somalie est-elle encore plausible ? Si on ne peut apporter une réponse claire et définitive à cette interrogation, on peut cependant affirmer que toute solution à la crise somalienne passe d’abord par la résolution des nombreux problèmes qui assaillent une jeunesse somalienne en perte de repères, cible facile, on le comprend, des corsaires des temps modernes et de tous les "fous de Dieu".

_________________________________ 2 - Afrik.com

Somalie : attaque sanglante contre la force africaine
Onze soldats burundais tués par les islamistes d’Al-Shabaab


Les insurgés d’Ashabaab reviennent à la charge. Le mouvement islamiste somalien vient de commettre un attentat, le plus meurtrier du genre, contre un cantonnement de la Mission de l’Union africaine (Amisom) à Mogadiscio. Objectif : contraindre la force africaine de plier bagages et faire appliquer de façon stricte la charia (loi islamique) dans le pays.

par Djamel Belayachi

Le groupe somalien Al-Shabaab vient de mettre ses menaces à exécution. Onze soldats burundais appartenant à la Mission de l’Union africaine (Amisom) ont été tués et 15 autres blessés dans une attaque revendiquée dimanche par le mouvement islamiste contre une base de la force africaine à Mogadiscio, rapportent les agences de presse. Des tirs de mortier, a annoncé l’UA. Un double attentat suicide s’enorgueillit le mouvement islamiste, classé par les Etats-Unis sur sa liste des organisations terroristes. C’est en tout cas l’attentat le plus meurtrier contre la force africaine depuis son déploiement dans la région en mars 2007.

« Les deux opérations de martyre avaient été effectuées par les moudjahidine contre les ennemis d’Allah qui sont les envahisseurs de la croisade dans notre pays. Nous leur avons infligé de lourdes pertes », a déclaré le porte-parole d’Al-Shabaab, Sheikh Muqtar Robow Abu Mansuur, lors d’une conférence de presse tenue par téléphone. Selon lui, deux kamikazes, un portant un gilet explosif et l’autre conduisant une voiture piégée, ont cherché à pénétrer dans la base des troupes de l’UA au moment où les soldats faisaient la prière, rapporte l’AFP.

« Pour nous, le président Sharif (Cheikh Ahmed) n’est pas différent de son prédécesseur Abdullahi Yusuf Ahmed et nous continuerons le Jihad (guerre sainte) contre les envahisseurs (la mission de l’Union africaine) », avait averti, le 12 février, Shiek Muqtar Robow Abu Mansur lors d’une conférence de presse à Baidoa, ville du sud de la Somalie où se trouve l’ancien siège du parlement somalien.

Le mouvement islamiste avait ainsi juré de continuer d’attaquer les forces de maintien de la paix de l’Union africaine à Mogadiscio, malgré le retrait de l’armée éthiopienne en janvier 2009, qui constituait la principale demande de l’opposition somalienne. Al-Shabaab reproche au nouveau président Cheikh Ahmed de ne pas appliquer de façon stricte la Charia (loi islamique) dans le pays, et demande le départ de la force de maintien de la paix africaine, menaçant d’attaquer sans distinction les soldats de tout Etat africain tenté d’envoyer ses troupes en Somalie.

Des renforts attendus

La Mission Amisom, déployée dans ce pays depuis mars 2007, est constituée de 3400 hommes, issues des armées ougandaise et burundaise, alors que 8000 hommes étaient initialement prévus. Mal équipée et mal financée, elle est la seule force étrangère à Mogadiscio. « Malgré l’attaque menée par les insurgés (...) nous ne sommes pas découragés », a assuré le colonel Manirakiza, porte parole de l’armée burundaise, cité par l’AFP. « On savait dès le départ de notre engagement dans l’Amisom que de telles attaques étaient probables » a-t-il encore affirmé, indiquant que les renforts arriveront « bientôt » en Somalie, « comme prévu ». La France a de son côté réitéré son soutien à la force africaine par la voix du porte-parole du ministère français des Affaires étrangères. « Nous soutenons l’Amisom ainsi que son renforcement, a-t-il déclaré, affirmant que « sa mission est déterminante pour la restauration de la stabilité en Somalie ».

L’ancien président somalien, Abdullahi Yusuf Ahmed, avait posé sa démission le 29 décembre 2009, faute d’avoir pu instaurer la paix dans le pays, en proie à la guerre civile depuis 1991. Son successeur, le président Ahmed, avait laissé entendre récemment, lors d’une visite dans la capitale somalienne, avoir eu des discussions avec des membres du mouvement islamiste, évoquant « des réunions directes et indirectes avec certains leaders de l’opposition » couronnées de « succès ». Un « succès » très largement démenti pas les attaques qui viennent d’avoir lieu contre la caserne de la force africaine.

_____________________________ 1 - African Manager avec Pana

Le Burundi endeuillé par la mort de 11 militaires en Somalie

Une attaque suicidaire, dirigée contre une caserne du contingent militaire burundais de la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM), dimanche à Mogadiscio, a fait au moins 11 morts et une quinzaine de blessés graves, a déploré le porte-parole de la Force de défense nationale (FDN), le lieutenant- colonel Adolphe Manirakiza.

Les militaires blessés ont été immédiatement évacués sur des hôpitaux de Nairobi, au Kenya, pour des soins intensifs, selon la même source.

L’attaque serait l’œuvre d’insurgés islamistes opposés à la présence de troupes étrangères en Somalie.

De précédentes attaques avaient déjà fait deux morts parmi les 3.500 militaires du contingent burundais présent à Mogadiscio, la capitale somalienne.

Le Burundi et l’Ouganda sont, pour le moment, les seuls pays sollicités par l’Union africaine (UA) à avoir accepté de dépêcher des troupes de maintien de la paix en Somalie où la guerre civile perdure depuis plus de 17 ans.

L’Ethiopie a fini par abdiquer après avoir longtemps entretenu des troupes en Somalie voisine, officiellement pour sa propre sécurité.

Une précédente intervention musclée de l’armée américaine s’était également soldée par un échec cuisant et nombreux dans l’opinion publique nationale se demandaient, lundi encore, si des troupes burundaises et ougandaises allaient réussir le pari de la paix dans cet incurable conflit dans la Corne de l’Afrique avec des moyens matériels et humains encore réduits.

Réagissant à ces inquiétudes, le porte-parole de la FDN a fait savoir que l’armée burundaise n’entendait pas pour autant se désengager de la Somalie et comptait plutôt se renforcer d’un Bataillon supplémentaire.

L’idée du renfort a été ensuite appuyée par le porte-parole et Secrétaire général du gouvernement burundais, Philippe Nzobonariba.

La classe politique nationale, de son côté, a sauté sur l’occasion pour s’indigner des morts dans une guerre "qui n’est même pas la leur".

Les procédures n’auraient pas non plus respecté la Constitution en matière d’envoi de troupes à l’étranger, a estimé le président du principal parti d'opposition, le Front pour la démocratie au Burundi (FRODEBU), Léonce Ngendakumana.

"La loi fondamentale exige en effet le feu vert du Parlement avant d’envoyer des troupes à l’étranger et cela n’a pas été fait", a-t-il insisté.

Le président de l’Unité pour le progrès national (UPRONA, ex-parti unique), Aloys Rubuka, a également dénoncé la décision "unilatérale" du gouvernement burundais d’envoyer des troupes à l’étranger "au risque de nuire à la cohésion nationale dont dépend pour beaucoup le moral des troupes burundaises engagées en Somalie".

 
ordre des brosses à reluire
l'Ordre des
Brosses à Reluire



dessin de Roger Picon


réunit les meilleurs chantres du régime dictatorial

Bulletin n° 44
Mahdi Ahmed Abdilahi au grade de "Cireur de Pompes" - Premier échelon
Bulletin n° 45
Monsieur Ali Abdi, Ministre des Affaires Etrangères au grade "d'hyène fonceuse" - Premier échelon
Monsieur Johar, Ministre du commerce au grade "d'hyène repue" - Premier échelon
Observatoire n°B122
Mohamed Ali Mohamed (dit DIG DIG), auteur de l'article "Pour un peu plus de patriotisme" (paru dans le journal La Nation N°91 du 12/11/01) au grade de "Léche-bottes" avec mention spéciale.

Observatoire n°B127

l'ensemble des journalistes de La Nation pour un article paru début janvier 2002 et intitulé "Pour la liberté de la Presse", collectivement au grade de 'faux-culs' avec la barrette spéciale de dénonciateurs.
Observatoire n°B134
M. Ismael Ibrahim Houmed,
Ministre de la Justice, des Affaires Pénitentiaires et Musulmanes, Chargé des Droits de l’Homme, pour sa langue de bois, au grade de 'Somnifère'.

Observatoire n°B135

M. Wahib Ahmed ben Ahmed, Président du MSR pour une déclaration en faveur de la dictature et pour ses contradictions, au grade de 'Clown'


Observatoire n°B143
ZAKITAHA, journaliste qui a signé un article publié dans La Nation sous le titre "Vers un apprentissage serein de la Démocratie"
, au grade de "Baratineur patenté".


Observatoire n°B146
Mme Hawa Ahmed Youssouf
Ministre chargée de la Promotion de la Femme, du bien être familial
et des Affaires sociales, pour sa plaidoirie en faveur de l'Action de Guelleh pour la jeunesse et des progrès accomplis, au grade "d'Avocat du Diable"


Observatoire n°B152a
M. Mohamed Ali Daoud
pour l'affirmation de son egagement total ainsi que de celui du FRUD-Bis aux côtés de la dictaure et des forces du mal, au grade de "Bouffon écervelé"


Observatoire n°B155

Monsieur DILEITA,
Premier Ministre, pour les injures adressées à Monsieur Ahmed DINI, au grade de "Perroquet soumis".


Observatoire n°B160
Djama Ali Guelleh, directeur de l'EDD, pour les propos qu'il a tenu contre les populations financièrement exsangues et pour les menaces qu'il a proférées, au grade de "Père Fouettard"

Observatoire n°B164
Mohamed Moussa Chehem, ancien instituteur, devenu Ambassadeur à Bruxelles, pour les propos qu'il a tenu contre les opposants politiques de son pays et pour ses notions erronnées de mathématiques, au grade de
"Flagorneur inconsistant"


Bulletin N°B173
Moumin Bahdon Farah, ancien Ministre
, ancien opposant, au grade d'Opposant fluctuant et réductible' pour les propos, emprunts de flagornerie, qu'il a prononcés publiquement en faveur de Guelleh et de son système dictatorial.


Bulletin N°B175
Mohamed Aden Waberi président de l‘ADEPF, qui a offert 50 bicyclettes à la FNP pour les aider à capturer les coupables, au grade de 'Maton Chef'.



Observatoire n°B176
Le congrès extraordinaire
de l'Ordre des Brosses
à reluire
a réuni :
- Moumin Bahdon Farah, "opposant fluctuant et réductible'
chef de file du PSD,
- Mohamed Ali,
Secrétaire Général du RPP,
- Aden Robleh Awaleh,
président du PND,
- Ali Mohamed Daoud,
président du FRUD,
- Dileita Mohamed Dileita, 'perroquet soumis'
le Premier ministre
,
et Ismaël Omar Guelleh.


Observatoire n°B177
Monsieur Omar AIDID
, pour avoir censuré les émissions de Canal +, au titre de 'Grand guignol'


Observatoire n°B177
Promotion de Noël 2002,
Djama Souleiman, Procureur,
Goumaneh, Ambassadeur,
Me Martinet,
au grade de "Cow-Boys de l'impossible" et Moumin Bahdon est promu officier de l'Ordre des Brosses à Reluire.

Observatoire n°B180

M Ismaël Yassin, Président de la CENI pour ses propos satisfaits vis à vis de la régularité du scrution du 10/01/03 au grade de "Magicien des Chiffres"


Observatoire n°B191
Me Aref Mohamed Aref pour ses déclarations publiques en faveur d'un général au passé plus que doûteux et contre un opposant politique, au grade de "Corbeau repenti"

Observatoire n°B195

M. Ali Mohamed Daoud, Président du FRUD cloné, pour son engagement publique le 26 avril 2003 en faveur d'un resserement des liens avec la dictature sanguinaire, au grade "Bonimenteur incorrigible"


Observatoire n°B195
M. Ali Abdi Farah, Ministre des Affaires étrangères pour ses propos au sujet de l'instauration de la bonne gouvernance au royaume de Guelleh, au grade "Camelot du Roi"

Observatoire n°B198
M. Rifki Abdoulkader, Ministre de tutelle de la Communication pour les propos tenus dans un droit de réponse paru sur les Nouvelles d'ADDIS "Agent X - Missions impossibles"

Observatoire n°B203

Me Wabat Daoud, bâtonnier du barreau de Djibouti, pour ses affirmations concernant la situation d'un Etat de Droit à Djibouti, au grade de "Grand encenseur embrouillé".

Observatoire n°B215
Abdallah Abdillahi Miguil, Ministre de ll'Habitat, pour sa communication-rélexion dans l'ADI, au grade de "Décrotteur de souliers".

Observatoire n°B224
Abdoulrazak Daoud, chef du district de Tadjourah, pour les propos flagorneurs tenus lors de la visite de la Présidente à Tadjourah, au grade de "Bouffon de la Reine"


Observatoire n°B232

M. Ismaël Ibrahim Houmed
, Garde des Sceaux, au grade de "Pitre public" et



M. Mahamoud Ali Youssouf, Ministre délégué, au grade de "Bonimenteur de Cour" pour leur discours en janvier 2004, lors de la Conférence de Sana'a.

Observatoire n°B236

Mohamed Moussa Chehem,
Ambassadeur auprès du Bénélux, des Pays scandinaves et de l'U.E., pour ses déclarations au Journal LA NATION "Grand Manipulateur " '2ème nomination"


Observatoire n°B252

Le Journal LA NATION,
au titre de "feuille de choux" 1er échelon, pour ses articles flagorneurs au sujet de Guelleh et sa volonté de lutter contre la pauvreté à Djibouti.


Observatoire n°B272
Monsieur Mohamed Aden Douksiyé
, pour le vibrant hommage rendu à Guelleh et à sa politique réussie de redressement économique, le 6 novembre 2004 à l'Ambassade de Paris, au grade de "Premier Porte-Plumeau"

Observatoire n°B277

Monsieur Ali Abdi Farah,
Ministre des Affaires étrangères pour les déclarations publiques à l'occasion de l'ouverture des discussions avec l'U.E., au grade de "Valet de la Cour du Roitelet"


Observatoire n°B281
Monsieur Rachid Idriss Nour Souran,
Editorialiste à La Nation pour ses déclarations "Affaire Borrel - The game is over !" au grade de "Cache misère"


Observatoire n°B282
Monsieur Dini Mohamed Dini,
Présient de l'APEM, pour son discours d'Obbock, au grade de "Frotte-manche"


Observatoire n°B287

Monsieur Mohamed Daoud Chehem,

Président du PDD, pour sa candidature alibi à l'élection présidentielle d'avril 2005 et le soutien qu'il apporte indirectement à Guelleh, au grade de Chevalier dans l'Ordre des Faire-valoir, avec le titre de "Gentilhomme porte-coton" et cooptation automatique dans l'Ordre des Brosses à reluire.


Observatoire n°B288
Monsieur Ibrahim Chehem Daoud,

Président de l'UPR, pour son discours en faveur du maintien de la dictature, de l'asservissement de la population et d'un soutien inconditionnel à IOG, au grade de "Fayot de la dernière heure"


Observatoire n°B289
Monsieur Omar "Kuul" et Madame Zeinab Kamil Ali reçus conjointement pour leurs déclarations en faveur du vote pour Guelleh au titre de "flagorneurs aux petits pieds"

Observatoire n°B291
Monsieur Ali Ismail Yabé, Président de la CENI, reçu pour son action en faveur du "blanchiment" de la fraude électorale au grade d'Officier et au titre de "vendeur de salades"


Observatoire n°B294
Monsieur Ali Hassan Ali, Docteur en sciences économiques (Nancy), pour son long plaidoyer en faveru des mérites de la dictature, paru dans La Nation au titre d' "opportuniste de la dernière heure"


Observatoire n°B298
Mohamed Ali Moumin, ancien directeur de l'environnement, nommé récemment Ambassadeur au Soudan, pour les propos tenus dans La Nation, au titre de "Blablateur inconsistant "


Observatoire n°B309

Ali Farah Assoweh, Ministre des Finances, pour les propos tenus dans La Nation, au titre de "Courtisan servile"


Observatoire n°B315
Ismaïl Nour Mouhoumed,
Président de l'Association pour la Promotion du Civisme, pour les propos tenus dans La Nation au grade de "Grande andouille"


Observatoire n°B321
Monsieur Abdourahman Mohamed Abdillahi (Gojo), qui affirme être, Président de l'association de l'amitié Djibouti-France, pour son article publié par La Nation au grade de "Félon irresponsable"

Observatoire n°B322

Monsieur Jean-Paul Angelier, Ambassadeur de France à Djibouti, pour les propos qu'il a tenu en conférence publique et qui ont été repris par La Nation au grade de " Pompier de la dernière chance" . C'est le premier européen qui accéde à cet Ordre prestigieux.


Observatoire n°B337
DIG-DIG, chevalier depuis 2001, auteur de l'article "Chapeau Monsieur le Ministre " (paru dans le journal La Nation du 16/02/06) à la dignité d'officier et au grade de "Léche-bottes récidiviste et incorrigible"


Observatoire n°B349
ABS, pour un article paru dans La Nation et vantant les mérites d'une année de Présdence ! au grade
"Trompe couillon"


Observatoire n°B356

L'éditorialiste de La Nation du 29/06/06, pour un hommage appuyé à Guelleh et des formules aussi prétentieuses qu'incompréhensibles
"Ciseleur de la formule creuse et absconse"


Observatoire n°B387-A
ALI MOHAMED ABDOU, conseiller du Ministre de la Justice, pour ses attaques contre J-P Noël ABDI et ses affirmations concernant la démocratie et l'Etat de Droit à Djibouti, au grade de
"Grand farceur "


Observatoire n°B400
.......
Chris LAFAILLE et Pierre RANCE, journalistes à Paris-Match et Europe1, pour leurs thèses négatives dans l'assassinat du Juge Borrel aux grades de
"Négatif de la dernière heure et Négatif des évidences"


Observatoire n°B414

M Youssouf Abdillahi Houssein, directeur de Daallo airlines pour les propos flagorneurs qu'il a tenu dans La Nation, au grade de "Pilote des mirages présidentiels"


Observatoire N° B 435

Chris Lafaille, journaliste au service de Guelleh, a été élevé à la dignité d'officier de l'ordre au Grade de "Grand mercernaire et négationniste incorrigible"
pour son livre sur l'affaire Borrel.

Observatoire N° B 435

Olivier Stirn, pour les félicitations que son épouse et lui ont envoyé à Guelleh à propos des législatives de 2008 et de la démocratie à Djibouti au grade de "Grande Andouille de la Dictature "


Observatoire N° B 442

MIchel Roussin ,
pour son article vantant les mérites économiques de Guelleh et l'épanouissement social du pays au grade d'
"enjoliveur des réalités troubles "


Observatoire N° B 469

Sunil SAIGAL,
représentant résident du PNUD à Djibouti, pour le soutien sans pareil, qu'il apporter à la dictature djiboutienneau grade de
"flagorneur arrogant "


Observatoire N° B 478

ALI MOHAMED ABDOU,
Président de la Commission nationale des Droits de l'Homme au titre de
"Baratineur intarissable "


Observatoire N° B 498

Ougourheh Kifleh
Ministre de la Défense au grade de
"Flagorneur du génie "

Observatoire N° B 528

ALI MOHAMED ABDOU,
est promu à l'unanimité à la dignité d'Officier avec le titre de CNDH, en récompense de l'interview qu'il a donné à La Nation. "Commandeur des Négationistes de la Détresse Humaine"


Observatoire N° B 530
L'Ing. bilan Ali Soubanneh
est coopté à l'unanimité moins une voix en qualité de membre de l'Ordre des Brosses à Reluire, au grade de "Ramasse-miettes", pour ses déclarations en faveur de l'ajout de Guelleh sur la liste des nominés pour le Prix Nobel de la Paix.

Observatoire N° B 545
Abdillahi Ainan Robleh
a été coopté à l'unanimité des voix en qualité de membre de l'Ordre des Brosses à Reluire, au grade de "Diffuseur des mirages présidentiels ", pour ses déclarations en faveur des réussites de Guelleh et du troisième mandat

Observatoire N° B 575
Francis Gillery
a été coopté à l'unanimité pour le remercier du reportage de désintoxication probable, qu'il a réalisé et qui permet à la dictature de se refaire une "santé médiatique" au grade de "Mercenaire des élites dominantes"

Observatoire N° B 575
Françoise Mouline
a été cooptée à l'unanimité pour sa mise en cause des affirmations d'Elisabteh Borrel et son soutien inconditionnel à un prêtre pédophile, condamné pour ces faits. "Danse avec les Loups "

Observatoire N° B 578
Farhat Rachad
a été cooptéà une faible majorité pour récompenser son enagement aux côtés du 3ème mandat, lors de l'interview qu'il a donnée à Africa 24, au grade de "Joueur de fifre à gelots"

Observatoire N° B 580
Democracy International
a été cooptée à l'unanimité pour le soutien qu'elle a apportée à la dictature djiboutienne, par le biais d'un rapport extrêmement favorable au 3ème mandat, signé par MM. Christian Hennemeyer, El Obaid Ahmed El Obaid, et Kevin Colbourne, L'association est élevée au grade de "Cache misères"

Observatoire N° B 631

ALI MOHAMED ABDOU,
est promu à l'unanimité à la dignité de commandeur avec le titre de "Grand Couillon de service", pour ses déclarations à l'occasion de la préparation de la journée des D.H. à Djibouti.