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29/01/10 (B535) Nouvelles de Somalie. Reprise des combats dans Mogadiscio et nouvelles vagues de violence dans le pays (16 articles en Français)

________________________ 16 - AFP

Somalie: Sharif Cheikh Ahmed fête un an de présidence sous les obus

De Hervé BAR

Officiels et ministres du gouvernement de transition somalien (TFG) ont célébré sous les bombes vendredi un an de présidence de Sharif Cheikh Ahmed, quelques heures à peine après une vaste offensive des insurgés islamistes à Mogadiscio qui a fait au moins 10 morts.

Tandis qu'un poète dénonçait en vers la "folie de la guerre" au cours d'un spectacle organisée dans l'enceinte de l'ancien théâtre de la présidence tout juste rénové, les shebab bombardaient le quartier à coups d'obus de mortier et de tirs d'armes automatiques.

L'assistance a visionné un film célébrant un an de présidence de Sharif Cheikh Ahmed, lequel demeurait de marbre malgré les obus s'écrasant à proximité et la riposte tout aussi assourdissante des soldats pro-gouvernementaux et des militaires de la force de paix de l'Union africaine (Amisom).

Dans une salle décorée aux couleurs somaliennes -étoile blanche sur fond bleu ciel-, le spectacle de danses et de chansons patriotiques s'est néanmoins poursuivi normalement et a été clôturé à la mi-journée par un discours du chef de l'Etat.

"Nous ne serons jamais intimidés par les terroristes qui ont amené des combattants étrangers dans notre pays pour y semer l'insécurité", a assuré M. Sharif. "Le gouvernement est bien préparé", a-t-il affirmé. "Il est désormais temps d'agir", a-t-il aussi lancé.

Au moins un soldat ougandais de la force de paix a été tué dans ces tirs visant le palais et un autre très grièvement blessé, selon une source proche de l'Amisom.

Quatre blessés Somaliens ont également été touchés. Transportés à dos d'hommes ou dans une simple couverture, ils ont été un moment rassemblés dans un bâtiment annexe de la salle de spectacle, laissant de larges traces de sang sur le sol.

Deux personnes, suspectées d'avoir guidé les tirs de mortiers insurgés, ont par ailleurs été arrêtés dans l'enceinte du palais, selon l'Amisom.

Les combats ont éclaté vers 02H00 heures locales. Ils n'ont baissé d'intensité que dans la matinée, avec néanmoins la poursuite de tirs sporadiques d'artillerie et d'armes automatiques toute la journée.

Ils se sont déroulés pour l'essentiel autour du palais présidentiel et du carrefour K4, ou "kilomètre 4", rond-point stratégique où l'Amisom dispose d'un détachement de plusieurs dizaines de militaires.

Dans un communiqué, les shebab ont revendiqué ces attaques, et reconnu la perte de deux hommes. "Nos combattants ont lancé une grande offensive sur plusieurs bases des milices apostats et de leurs alliés chrétiens".

"De nombreux ennemis ont été tués dans ces attaques coordonnées, au cours desquelles deux de nos moujahidines sont tombés en martyrs", affirme le texte.

L'objectif de l'offensive n'a pas été précisée. Les insurgés ne semblaient cependant pas avoir progressé vers les positions gouvernementales, ou vers l'un des détachements de l'Amisom déployés en des points stratégiques de la capitale, a constaté le journaliste de l'AFP en traversant la ville.

Des témoins et des sources médicales ont fait état d'au moins sept civils morts, dont des femmes et enfants, dans ces plus violents combats depuis de nombreuses semaines, de l'aveu même d'officiers de l'Amisom.

Les affrontements entre insurgés shebab et du Hezb al-Islam d'un côté, troupes de l'Amisom et forces pro-gouvernementales de l'autre, sont quotidiens dans la capitale, mais durent rarement avec une telle intensité.

Les shebab se réclament d'Al-Qaïda et comptent dans leurs rangs plusieurs centaines de jihadistes étrangers. Ils ont juré la perte de Sharif Cheikh Ahmed, élu par un parlement élargi le 31 janvier 2009, et considèrent l'Amisom comme une "force d'occupation".

________________________ 15 - Ria Novosti (Russie)

Yémen: assistance ne doit pas rimer avec ingérence (Moscou)

L'assistance accordée au Yémen doit exclure toute ingérence dans ses affaires intérieures, a déclaré jeudi lors d'une conférence de presse à RIA Novosti Alexandre Zassypkine, du ministère russe des Affaires étrangères.

"Cette assistance doit être accordée selon les formes que la partie yéménite jugera elle-même nécessaires et utiles (...) et qui excluent toute tentative d'ingérence dans les affaires intérieures du pays", a indiqué le diplomate, commentant les résultats de la conférence sur le Yémen qui s'est tenue mercredi à Londres en marge de la réunion sur l'Afghanistan.

Associant les délégations de 21 pays, dont la Russie, cette conférence a débouché sur la création du programme "Les amis du Yémen" qui sera lancé dès mars prochain et sur l'annonce d'une réunion de pays donateurs sur le Yémen les 27 et 28 février à Ryad.

La tentative d'attentat de la part d'un jeune Nigérian à bord d'un avion de ligne américain le jour de Noël 2009 entre Amsterdam et Detroit a attiré l'attention des Occidentaux sur l'instabilité dans ce pays.

Le suspect de l'attentat manqué Umar Farouk Abdulmutallab, 23 ans, avait étudié à Londres et entretenait aussi des liens avec le Yémen.

"Le Yémen est une sorte de couveuse pour les terroristes et un refuge éventuel. Après la zone longeant la frontière afghano-pakistanaise, c'est le deuxième foyer de terrorisme dangereux pour nous", a notamment déclaré le premier ministre britannique Gordon Brown.

De son coté, le président américain Barack Obama a accusé la branche yéménite de la nébuleuse terroriste Al-Qaïda d'avoir entraîné et équipé le jeune homme.

Pays le plus pauvre de la péninsule Arabique et figurant parmi les nations les plus pauvres du monde, le Yémen est aujourd'hui secoué par une rébellion dans le nord et un mouvement sécessionniste dans le sud. Ce pays fait figure de sanctuaire pour les islamistes. Sa situation économique alimente également les extrémismes. De surcroît, le Yémen fait face au déclin de ses réserves pétrolières qui représentent 75% de ses revenus.

________________________ 14 - Voie 3

Pour lutter contre Al Qaeda, le gouvernement du Yemen sera aidé


Plusieurs acteurs de la communauté internationale, dont le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques de l’ONU, B. Lynn Pascoe, ont décidé mercredi à Londres d’intensifier leur soutien au Yémen dans sa lutte contre les menaces posées par Al-Qaïda et d’autres groupes terroristes.

un renforcement des gardes-côtes

« Les partenaires du Yémen ont convenu de soutenir les initiatives du gouvernement pour renforcer leurs capacités anti-terroristes, ainsi que la sécurité aérienne et frontalière », a précisé le ministre des affaires étrangères britannique, David Milliband, dans une déclaration lue au nom des participants à cette réunion.

« Ceci comprend un travail sur les frontières maritimes et terrestres du pays, notamment un renforcement des gardes-côtes yéménites », a-t-il ajouté.

Les préoccupations internationales concernant la situation dans le pays, le plus pauvre de la région et qui est confronté à un afflux régulier de réfugiés de la Corne de l’Afrique, se sont aggravées ces derniers mois, alors que le gouvernement est engagé au nord-ouest dans des combats contre des groupes extrémistes, dont Al-Qaïda.

« Il a été également clair qu’il était essentiel pour le gouvernement du Yémen de lancer une réforme économique et sociale du pays pour sa stabilité à long-terme et sa prospérité », souligne également la déclaration commune lue par David Milliband.

Le gouvernement yéménite s’est d’ailleurs engagé à lancer des discussions avec le Fonds monétaire international (FMI) pour travailler au renforcement de l’économie.

Cette réunion a rassemblé des représentants du gouvernement yéménite, de l’ONU et de plus de 20 pays, ainsi que des groupes régionaux et internationaux. Le Conseil de coopération du Golfe se réunira notamment à Riyad, en Arabie saoudite, les 27 et 28 février prochains, afin d’améliorer l’efficacité de l’aide reçue par le Yémen.

________________________ 13 - Le Parisien avec AFP

Somalie: violents combats dans le centre de Mogadiscio

De violents combats opposaient vendredi matin insurgés islamistes et soldats de la force de paix de l'Union africaine en Somalie (Amisom) dans le centre de Mogadiscio, a constaté un journaliste de l'AFP.

Les échanges d'artillerie et tirs d'armes automatiques ont éclaté vers 02H00 heures locales (23H00 GMT jeudi), et ont duré tout le reste de la nuit. Après avoir temporairement baissé d'intensité, ils ont repris de plus belle au lever du jour, a-t-on constaté.

Les affrontements se concentrent autour du carrefour K4, ou "kilomètre 4", rond-point stratégique de Mogadiscio à mi-chemin entre l'aéroport et le port.

L'Amisom dispose sur place d'un détachement de plusieurs dizaines de militaires ougandais, régulièrement la cible des attaques insurgés.

Les affrontements entre insurgés shebab et du Hezb al-Islam d'un côté, troupes de l'Amisom et forces pro-gouvernementales de l'autre côté, sont quotidiens dans la capitale, mais durent rarement avec une telle intensité.

Ces combats se déroulent le jour même du premier anniversaire de l'arrivée au pouvoir du président cheikh Sharif Ahmed, dont le très affaibli gouvernement de transition (TFG) ne contrôle qu'une petite partie de Mogadiscio, essentiellement grâce au soutien militaire de l'Amisom.

________________________ 12 - L'Express avec AFP

Somalie: Sharif Cheikh Ahmed fête un an de présidence sous les obus

Officiels et ministres du gouvernement de transition somalien (TFG) ont célébré sous les bombes vendredi un an de présidence de Sharif Cheikh Ahmed, quelques heures à peine après une vaste offensive des insurgés islamistes à Mogadiscio qui a fait au moins 10 morts.

Tandis qu'un poète dénonçait en vers la "folie de la guerre" au cours d'un spectacle organisée dans l'enceinte de l'ancien théâtre de la présidence tout juste rénové, les shebab bombardaient le quartier à coups d'obus de mortier et de tirs d'armes automatiques.

L'assistance a visionné un film célébrant un an de présidence de Sharif Cheikh Ahmed, lequel demeurait de marbre malgré les obus s'écrasant à proximité et la riposte tout aussi assourdissante des soldats pro-gouvernementaux et des militaires de la force de paix de l'Union africaine (Amisom).

Dans une salle décorée aux couleurs somaliennes -étoile blanche sur fond bleu ciel-, le spectacle de danses et de chansons patriotiques s'est néanmoins poursuivi normalement et a été clôturé à la mi-journée par un discours du chef de l'Etat.

"Nous ne serons jamais intimidés par les terroristes qui ont amené des combattants étrangers dans notre pays pour y semer l'insécurité", a assuré M. Sharif. "Le gouvernement est bien préparé", a-t-il affirmé. "Il est désormais temps d'agir", a-t-il aussi lancé.

Au moins un soldat ougandais de la force de paix a été tué dans ces tirs visant le palais et un autre très grièvement blessé, selon une source proche de l'Amisom.

Quatre blessés Somaliens ont également été touchés. Transportés à dos d'hommes ou dans une simple couverture, ils ont été un moment rassemblés dans un bâtiment annexe de la salle de spectacle, laissant de larges traces de sang sur le sol.

Un char de la force de paix de l'Union africaine en Somalie, le 29 janvier 2010 à Mogadiscio

Deux personnes, suspectées d'avoir guidé les tirs de mortiers insurgés, ont par ailleurs été arrêtés dans l'enceinte du palais, selon l'Amisom.

Les combats ont éclaté vers 02H00 heures locales. Ils n'ont baissé d'intensité que dans la matinée, avec néanmoins la poursuite de tirs sporadiques d'artillerie et d'armes automatiques toute la journée.

Ils se sont déroulés pour l'essentiel autour du palais présidentiel et du carrefour K4, ou "kilomètre 4", rond-point stratégique où l'Amisom dispose d'un détachement de plusieurs dizaines de militaires.

Dans un communiqué, les shebab ont revendiqué ces attaques, et reconnu la perte de deux hommes. "Nos combattants ont lancé une grande offensive sur plusieurs bases des milices apostats et de leurs alliés chrétiens".

"De nombreux ennemis ont été tués dans ces attaques coordonnées, au cours desquelles deux de nos moujahidines sont tombés en martyrs", affirme le texte.

L'objectif de l'offensive n'a pas été précisée. Les insurgés ne semblaient cependant pas avoir progressé vers les positions gouvernementales, ou vers l'un des détachements de l'Amisom déployés en des points stratégiques de la capitale, a constaté le journaliste de l'AFP en traversant la ville.

Des témoins et des sources médicales ont fait état d'au moins sept civils morts, dont des femmes et enfants, dans ces plus violents combats depuis de nombreuses semaines, de l'aveu même d'officiers de l'Amisom.

Les affrontements entre insurgés shebab et du Hezb al-Islam d'un côté, troupes de l'Amisom et forces pro-gouvernementales de l'autre, sont quotidiens dans la capitale, mais durent rarement avec une telle intensité.

Les shebab se réclament d'Al-Qaïda et comptent dans leurs rangs plusieurs centaines de jihadistes étrangers. Ils ont juré la perte de Sharif Cheikh Ahmed, élu par un parlement élargi le 31 janvier 2009, et considèrent l'Amisom comme une "force d'occupation".

________________________ 11 - Le Monde avec AFP

La force internationale violemment attaquée à Mogadiscio


Des combats entre des soldats de la force de paix de l'Union africaine (UA) en Somalie (Amisom) et des rebelles islamistes ont fait au moins 12 morts et 25 blessés jeudi soir et vendredi à Mogadiscio, ont rapporté des témoins et les services médicaux. Les échanges d'artillerie et de tirs d'armes automatiques ont éclaté vers 2 heures, heure locale (minuit à Paris), et ont duré tout le reste de la nuit. Après avoir temporairement baissé d'intensité, ils ont repris de plus belle au lever du jour.

Les affrontements se concentrent autour du carrefour K4, ou "Kilomètre 4", rond-point stratégique de Mogadiscio à mi-chemin entre l'aéroport et le port. L'Amisom dispose sur place d'un détachement de plusieurs dizaines de militaires ougandais. Vers 6 h 30, les combats se sont déplacés à quelques centaines de mètres plus au nord, le long d'une avenue menant à Villa Somalia, la présidence somalienne, autour d'une autre position de l'Amisom appelée "Shakara". Une source militaire de l'UA et un responsable somalien ont confirmé, sous le sceau de l'anonymat, la mort d'un soldat ougandais. Un autre soldat de l'Amisom a été blessé.

LE JOUR ANNIVERSAIRE DE L'ARRIVÉE DU PRÉSIDENT AHMED

Ces combats se déroulent le jour même du premier anniversaire de l'arrivée au pouvoir du président Cheikh Sharif Ahmed, dont le très affaibli gouvernement de transition ne contrôle qu'une petite partie de Mogadiscio, essentiellement grâce au soutien militaire de l'Amisom, forte pour l'heure de 5 000 hommes, des Ougandais pour une moitié et des Burundais pour l'autre moitié. L'Union africaine peine à équiper et renforcer cette mission, à laquelle Djibouti a annoncé jeudi une contribution de 450 soldats. La Somalie est privée depuis près de vingt ans d'un gouvernement central puissant et est livrée aux chefs de guerre, aux milices et aux pirates.

Les shebab se réclament d'Al-Qaida et comptent dans leurs rangs plusieurs centaines de djihadistes étrangers. Ils considèrent l'Amisom comme une "force d'occupation", contre laquelle ils ont mené plusieurs sanglants attentats-suicides. Ils tirent régulièrement des obus de mortiers sur la base de l'Amisom et sur leurs détachements déployés sur les points stratégiques de Mogadiscio. L'Amisom réplique tout aussi régulièrement, et ces échanges de tirs font de nombreuses victimes civiles, même si la force de paix affirme tout faire pour minimiser les victimes collatérales.

_______________________ 10 - Afrique en Ligne

Conférence sur la Somalie: Faible déblocage des contributions

Seulement quelque 78 millions de dollars US ont été décaissés sur un total de contributions de près de 213 millions de dollars US annoncées lors de la table ronde internationale sur la Somalie tenue en avril 2009 à Bruxelles, en Belgique, selon une évaluation de l'Union africaine (UA) obtenue jeudi à Addis-Abeba par la PANA.

"La mise à disposition de la totalité des fonds promis à Bruxelles par les donateurs s'avère difficile", regrette le document d'évaluation produit par le département Paix et Sécurité de la Commission de l'UA, tout en déplorant les conséquences négatives de ce retard sur les activités de la Force de paix africaine en Somalie (AMISOM).

L'attitude des donateurs gêne considérablement les activités du Gouvernement fédéral de transition (GFT), souligne l'UA qui s'inquiète également des conditionnalités posées pour l'usage des fonds.

"L'AMISOM n'a pu accéder aux fonds fournis à ce jour ni les utiliser parce que la majeure partie de ces fonds est, soit affectée à une fin particulière, soit assortie de conditions", s'insurge l'organisation panafricaine qui exerce le leadership de la recherche d'une solution négociée en Somalie.

"En conséquence [du retard pris dans le déblocage des fonds], la Mission n'a pu satisfaire de nombreux besoins et obligations essentiels, dont le paiement des indemnités des soldats de l'AMISOM et le remboursement des pays contributeurs de troupes au titre du matériel de guerre déployé dans la région de la Mission", s'inquiète encore l'UA.

En dépit de ces difficultés de premier ordre, le département Paix et Sécurité entend profiter de l'année 2010 pour consolider le processus de sortie de crise en Somalie. Il entend à cet égard sensibiliser davantage toutes les parties prenantes internationales sur les enjeux considérables et les risques énormes liés à la persistance de la situation en Somalie.

Près de 5.268 soldats africains, essentiellement des Burundais et des Ougandais, assurent la mission de paix africaine en Somalie où l'Etat s'est désintégré depuis la chute du président Mohamed Siad Barré en 1991.

Soutenu par la communauté internationale, le gouvernement fédéral de transition, avec à sa tête le président Sheikh Sharif Sheikh Ahmed, tente de rétablir l'autorité de l'Etat sur l'ensemble du territoire somalien. Face à lui, des mouvements armés dont Al Shabaab et Hisbul Islam essayent, pour leur part, d'imposer, avec l'appui de pays étrangers, la loi islamique en Somalie.

_______________________ 9 - TF1

Somalie: violents combats dans le centre de Mogadiscio

Insurgés islamistes et soldats de l'Union Africaine en Somalie s'opposent à coups de tirs d'artillerie dans le centre de Mogadiscio (Somalie), depuis minuit (heure française) et, selon nos informations, encore au petit matin, vendredi.

_______________________ 8 - Le Monde avec AFP

Violents combats dans le centre de Mogadiscio

De violents combats opposaient vendredi matin insurgés islamistes et soldats de la force de paix de l'Union africaine en Somalie (Amisom) dans le centre de Mogadiscio, a constaté un journaliste de l'AFP.

Les échanges d'artillerie et tirs d'armes automatiques ont éclaté vers 02H00 heures locales (23H00 GMT jeudi), et ont duré tout le reste de la nuit. Après avoir temporairement baissé d'intensité, ils ont repris de plus belle au lever du jour, a-t-on constaté.

Les affrontements se concentrent autour du carrefour K4, ou "kilomètre 4", rond-point stratégique de Mogadiscio à mi-chemin entre l'aéroport et le port.

L'Amisom dispose sur place d'un détachement de plusieurs dizaines de militaires ougandais, régulièrement la cible des attaques insurgés.

Les affrontements entre insurgés shebab et du Hezb al-Islam d'un côté, troupes de l'Amisom et forces pro-gouvernementales de l'autre côté, sont quotidiens dans la capitale, mais durent rarement avec une telle intensité.

Ces combats se déroulent le jour même du premier anniversaire de l'arrivée au pouvoir du président cheikh Sharif Ahmed, dont le très affaibli gouvernement de transition (TFG) ne contrôle qu'une petite partie de Mogadiscio, essentiellement grâce au soutien militaire de l'Amisom.

_______________________ 7 - CasaFree avec MAP

Sommet de l'UA : "Le pire en Somalie, c'est le retour à une absence d'Etat", selon M. Ping

Le président de la Commission de l'Union africains (CUA), Jean Ping a estimé que "le pire en Somalie, c'est le retour à une absence d'Etat et de déchirements fratricides incessants".

Dans son allocution prononcée à l'ouverture, jeudi à Addis-Abeba, de la 16ème session du Conseil exécutif de l'UA, M. Ping a déploré que les acquis fragiles de la paix et de la réconciliation nationale en Somalie, un pays plongé dans une guerre civile depuis 1991, sont confrontés à "une épreuve périlleuse devant la collusion de toutes les forces qui parient sur le pire".

Selon lui, la Somalie constitue un "abcès de fixation dans la Corne de l'Afrique et un espace de non droit générateur d'instabilité et d'insécurité à grande échelle", appelant l'Afrique et la communauté internationale à ne pas se résigner a un tel "destin funeste" pour la Somalie.

Il a, à cette occasion, remercié la communauté internationale de sa disponibilité et son soutien à l'endroit de la Somalie, notamment son implication "significative" lors de la Conférence pour les annonces de contributions tenue à Bruxelles.

Soulignant les "progrès indéniables" enregistrés dans le cadre du processus de Djibouti, soutenu par la communauté internationale, le président de la Commission a salué le rôle pionnier joué par la mission de paix africaine en Somalie (AMISOM).

Comptant près de 5.300 soldats ougandais et burundais, l'AMISOM intervient en soutien au gouvernement somalien de transition (TFG), dont l'autorité se limite à quelques quartiers de Mogadiscio, face aux insurgés islamistes d'Al Shebab et leurs alliés du Hezb al-Islam.

Le mandat de l'AMISOM, déployée en Somalie depuis mars 2007, a été renouvelé début janvier, pour une période de 12 mois.

Cette session du Conseil exécutif de l'UA débattra, deux jours durant, du rapport du Comité des représentants permanents (COREP) qui comporte plusieurs sujets d'ordre financier, juridique et administratif.

Figurent également à l'ordre du jour de cette session, la participation à l'Exposition Shanghai-2010, prévue du 1er mai au 31 octobre à Shanghai, en Chine, l'état de la coopération afro-arabe, la situation au Moyen-Orient et en Palestine et l'examen du rapport sur le cycle de négociations de Doha de l'OMC.

Cette session se tient en prélude au 14ème Sommet de l'UA qui aura pour thème "Technologies de l'information et de la Communication en Afrique: Défis et perspectives pour le Développement".

_______________________ 6 - CyberPress (Canada)

Un métier de tous les dangers: interprète en Somalie


Au risque de leur vie, une trentaine de traducteurs somaliens travaillent à Mogadiscio pour la force de paix de l'Union africaine en Somalie (Amisom).

Ils vivent «dans la peur», se disent «menacés de mort» par les insurgés islamistes. Au risque de leur vie, une trentaine de traducteurs somaliens travaillent à Mogadiscio pour la force de paix de l'Union africaine en Somalie (Amisom).

Ils vivent «dans la peur», se disent «menacés de mort» par les insurgés islamistes. Au risque de leur vie, une trentaine de traducteurs somaliens travaillent à Mogadiscio pour la force de paix de l'Union africaine en Somalie (Amisom).

Fatouma Abdi, 28 ans, est l'une de ces interprètes. «Je veux aider mon peuple», clame la jeune femme, qui feint d'un geste élégant de dissimuler son visage rieur et des yeux noirs en amande derrière un léger voile fleuri.

Fatouma travaille depuis deux ans avec les opérations civilo-militaires de l'Amisom. Dans le cadre des consultations médicales gratuites organisées par le contingent ougandais, elle fait le lien entre les personnels soignants et les patients somaliens.

«Mon mari est parti en 2007 pour l'Europe, via la Libye», raconte cette mère d'un enfant de 5 ans. «Il était soldat du TFG (gouvernement de transition)». Sans salaire, menacé par les shebab dans la maison familiale de Bakara, bastion islamiste de la capitale, «il n'avait pas d'autre choix».

«On m'a dit qu'il est aujourd'hui en Italie, mais je n'ai plus de contact avec lui».

«Un jour, j'ai fui notre maison», poursuit Fatouma, «sans prévenir personne, en laissant tout derrière moi. Et je suis venue m'installer à Médina», quartier relativement calme qui jouxte la base de l'Amisom près de l'aéroport.

«Malade, je suis allée aux consultations gratuites de l'Amisom. Ils m'ont soignée, m'ont donné des médicaments. Et puis surtout ils ont vu que je parle anglais. Alors ils m'ont proposé de travailler pour eux».

Après une période probatoire de deux ans comme «volontaire», la jeune femme va devenir prochainement «interprète», avec un salaire de 300 dollars à la clé.

«C'est juste suffisant pour vivre», estime-t-elle dans un sourire embarrassé, et toutefois largement supérieur au revenu du Somalien moyen.

Mais son travail avec l'Amisom, considérée comme une «force d'occupants» et «d'infidèles» par les insurgés islamistes, a un prix.

«Les shebab m'appellent sans cesse sur mon téléphone portable pour me menacer, me dire qu'ils vont me tuer. Ils me connaissent, j'ai vu défiler des centaines de malades».

«Parfois ils viennent ici eux-mêmes, je le vois bien, ils font semblant d'être malades, on leur donne des médicaments, ils s'en vont et c'est tout», explique Fatouma, dans un rictus de dégoût.

Deux interprètes de la force de paix qui s'étaient aventurés en centre-ville ont été tués l'an dernier. Les shebab les ont kidnappés, et ils ont été exécutés peu après, selon Fatouma.

Avec une centaine d'autres civils somaliens --employés de la force de paix et leurs proches--, elle vit désormais dans le périmètre protégé de la base.

Ces familles ont squatté un pâté de maisons en ruine, près d'une entrée annexe réservée aux piétons, délimitée par quelques sacs de sables et fils barbelés au milieu des épineux.

«En théorie, ces gens ne pouvaient pas rester, nous avons finalement étendu le périmètre de la base pour leur assurer une relative sécurité», avec des patrouilles de policiers somaliens et militaires de l'Amisom, explique le capitaine-médecin Ronald Mukuye.

L'endroit a été lundi la cible d'un tir de mortier des insurgés, alors que des dizaines de malades, en majorité des femmes et des enfants, patientaient pour venir se faire soigner sur la base. Un soldat ougandais et quatre civils somaliens ont été tués.

«Je ne bouge pas de là, par précaution, même si c'est comme rester en prison», souligne Fatouma: «mon fils reste en ville avec ma mère et vient me voir une fois par semaine.

«Avec tous mes collègues nous avons le même problème», enchaîne-t-elle: «que va-t-il se passer quand l'Amisom partira? Je pense toujours à ça».

_______________________ 5 - Casafree avec XINHUA

L'UA préoccupée par les acquis fragiles de la paix en Somalie

Les acquis fragiles de la paix et de la réconciliation nationale en Somalie sont confrontés à une épreuve périlleuse devant la collusion de toutes les forces qui parient sur le pire, a prévenu le chef de la commission de l'Union africaine, Jean Ping.

M. Ping a fait ces remarques à l'occasion de la 16e session du Conseil exécutif de l'UA, tenue jeudi et vendredi à Addis-Abéba, en Ethiopie, dans le cadre des préparatifs du 14e sommet de l'UA, prévu du 31 janvier au 2 février.

"Le pire en Somalie c'est le retour à une situation d'absence d'Etat et de déchirements fratricides incessants", a précisé M. Ping.

"Une Somalie dont la position géostratégique privilégiée accentue les vulnérabilités et serait durablement transformée en point d'appui du terrorisme international, de la piraterie maritime et d'autres menaces globales", a-t-il souligné.

"C'est également un abcès de fixation dans la Corne de l'Afrique et un espace de non droit générateur d"instabilité et d'insécurité à grande échelle", a-t-il ajouté.

Les 24 et 25 janvier, des attaques terroristes et criminelles perpétrées contre la Mission de l'Union africaine en Somalie ( AMISOM) à Mogadiscio, ont coûté la vie à deux soldats de la paix appartenant aux contingents burundais et ougandais.

_______________________ 4 - La Croix avec AFP

Somalie: un groupe islamiste interdit aussi les jeux vidéo


Un groupe d'insurgés islamistes radicaux somaliens, Hezb al-Islam, a interdit les jeux vidéo dans les zones sous son contrôle, selon un communiqué transmis jeudi à l'AFP.

"A compter de deux jours après ce communiqué, toutes les salles de jeux vidéo dans les zones sous contrôle d'Hezb al-Islam devront fermer et les jeux vidéo seront interdits", selon le communiqué.

"Les jeux vidéo sont conçus de telle façon qu'ils détruisent nos traditions sociales et pour cette raison, toute personne transgressant cette décision sera punie et son matériel confisqué", ajoute le texte.

Le communiqué est signé de Cheikh Mohamad Omar, chef de la propagande pour Hezb al-Islam, un groupe insurgé dirigé par l'influent Cheikh Hassan Dahir Aweys et qui contrôle des petites poches de territoire dans et aux abords de Mogadiscio.

Les jeux vidéo sont particulièrement populaires dans les camps de déplacés situés à l'extérieur de Mogadiscio où s'entassent des dizaines de milliers de personnes qui ont fui les combats de la capitale.

Enfants et adolescents se retrouvent souvent après l'école dans des salles de jeu pour jouer sur des ordinateurs moyennant 5.000 shillings somaliens (environ 0,15 dollar) la demi-heure.

"Des responsables d'Hezb al-Islam nous ont ordonné de fermer notre salle, ce que nous avons fait aujourd'hui. Nous n'avons pas le choix. Des jeunes garçons avaient l'habitude de venir s'amuser ici après l'école mais il semblerait que tout cela appartienne au passé", a confirmé Ali Hidig, propriétaire d'une salle à Elashabiyaha, un village abritant des déplacés en périphérie de Mogadiscio.

La déception était grande du côté des adolescents de la zone.

"Ils ont interdit pratiquement tout ce qui était amusant, et nous nous ennuyons de plus en plus", a expliqué l'un d'eux sous couvert de l'anonymat.

Hezb al-Islam et leurs alliés shebab, qui se réclament d'Al-Qaïda, mettent en application une forme très stricte de la Charia, la loi islamique, dans les zones sous leur contrôle.

Ces derniers mois, en divers endroits du pays, des habitants surpris en train de danser sur des musiques traditionnelles ont été fouettés, des hommes arrêtés pour avoir taillé leur barbe et des jeunes réprimandés pour avoir joué au football en short.

_______________________ 3 - Alter Info

Blackwater/Xe à l'assaut de Mogadiscio et du pétrole somalien

Cela faisait plus de six mois que les mercenaires de la société militaire privée « Xe », le nouveau nom de Blackwater, entrainaient dans le sud de la Somalie les miliciens d'Ahlu Sunna Waljamaca, un groupe armé et financé par Washington, afin de les opposer aux Tribunaux islamiques qui ne cessent de regagner du terrain dans tout le pays. Le 12 janvier dernier ils sont passés à l'action à Wabho et Warhole, situés au nord de la capitale Mogadiscio.

Les combats auraient fait 18 morts dans les rangs des miliciens et plusieurs dizaines de prisonniers qui, face aux Shabab, la fraction armée des Tribunaux islamiques, ont du battre en retraite. Le porte-parole des Shabab, Ali Mohamed Rage, a indiqué aux journalistes que, dans cette opération, les mercenaires de Xe avaient directement participé aux combats, qui ont duré trois jours.

Il a également précisé que « les mercenaires américains sont en train de préparer des attentats à Mogadiscio, comme ils le font en Afghanistan, au Pakistan et en Irak, pour ensuite nous les attribuer et prétendre que nous sommes liés à Al-Qaeda ». « Nous savons que des agents de Xe sont entrés dans la capitale et qu'ils préparent des actions de ce type dans des mosquées et au marché de Bakara » a encore ajouté A.M. Rage, en menaçant les américains de représailles s'ils mettent leurs projets à exécution.

Les États-Unis pourraient en effet être tenté de prendre leur revanche en Somalie, où leur précédente intervention, en 1992, s'était soldée par fiasco mémorable. A l'époque, Bill Clinton avait envoyé les marines dans le pays afin de « rétablir l'ordre ». L'intervention « humanitaire » s'était terminée, lors d'une opération pour le moins hasardeuse, par la mort de 19 soldats et le retrait des troupes US.

Mais, au-delà des raisons invoquées par Washington, c'est surtout le pétrole qui motivait l'intervention des États-Unis, comme l'indique le site SomaliaWatch.com : « Sous la surface du drame tragique de la Somalie, quatre grandes compagnies pétrolières américaines sont tranquillement assises sur une fortune prospective et des concessions exclusives pour explorer et exploiter des dizaines de millions d'hectares de la campagne somalienne. Ces terres, de l'avis de géologues et d'analyste pétroliers, pourrait fournir d'importantes quantités de pétrole et de gaz naturel ».

Selon des documents révélés par The Times, c'est plus des deux tiers du territoire de la Somalie qui a été allouée aux géants du pétrole américain Conoco, Amoco, Chevron et Phillips par l'ancien président somalien Mohamed Siad Barre avant sa destitution lors des émeutes de 1991.

A la lumière de ces informations, on comprend mieux l'intérêt de l'administration américaine à vouloir récupérer l'investissement des compagnies pétrolières US, de même que la récente déclaration de Barack Obama, après l'attentat manqué du 25 décembre dernier : « : «Nous allons continuer à utiliser tous les éléments en notre pouvoir pour intercepter, détruire et vaincre les extrémistes violents qui nous menacent, qu’ils soient d’Afghanistan, du Pakistan, du Yémen ou de Somalie. »

Quelle aubaine pour le prix Nobel de la « paix » : les extrémistes violents n'agissent que dans des pays où les terres regorgent d'hydrocarbures.

_______________________ 2 - Bivouac

Somalie : un leader chrétien abattu par les islamistes pour avoir quitté l’islam

Par Melba

Des extrémistes islamistes ont abattu par balle, le leader d’une petite Église clandestine, à la périphérie de la capitale somalienne ce mois-ci et menacent de tuer sa veuve.

Ayant appris qu’il avait quitté l’islam pour devenir chrétien, les militiens somaliens appartenant au groupe extrémiste islamiste Al-Shabaab ,que l’ont pense lié à al-Qaïda, ont assassiné Mohammed Ahmed Ali, âgé de 41 ans, le 1er janvier aux environs de midi, a déclaré sa femme Amina Ibrahim Hassan.

Ali qui dirigeait un groupe de chrétiens clandestins était suveillé ainsi que son épouse par les membres d’Al-Shabaab suite à des indications selon lesquelles ils avaient apostasiés de l’islam.

Amina Hassan qui travaille pour une Organisation Non- Gouvernementale (NGO) dit qu’elle s’est convertie au christianisme en 2005, a été baptisée en 2006, et elle a épousé Ali en 2007.

Ali avait organisé une petite fête pour les chrétiens pour célébrer le nouvel an à Medina, qui se trouve à 15 kilomètres environ de Mogadiscio. Dés que les militants d’Al-Shabaab en ont entendu parler, ils sont allé le tuer.

“Nous l’avons attendu ce jour-là, mais il n’est pas venu”, dit Amina, qui a reussi à s’enfuire à Nairobi au Kenya. “Le lendemain, le 2 janvier, j’ai été informé par le Mouvement que mon mari avait été tué.” et ensuite elle a recu des menaces téléphoniques : “Nous savons aussi où se trouve ta maison et que tu es une adepte des chrétiens, et nous allons te tuer de la même façon que nous avons tué ton mari.”

Connaissant la détermination de la milice extrémiste islamique à mettre à exécution leurs menaces, Amina a appelé un parent de Nairobi et l’a informé de la mort de son mari et de son intention de s’enfuir au Kenya où elle se trouve actuellement.

_______________________ 1 - Yahoo actualité avec Reuters

Des combats à Mogadiscio font au moins 12 morts

Des combats entre des soldats de l'Amisom, la force de paix de l'Union africaine, et des rebelles islamistes ont fait au moins 12 morts et 25 blessés jeudi soir et vendredi à Mogadiscio, rapportent des témoins et les services médicaux.

Des membres du groupe Al Chabaab, lié selon Washington à Al Qaïda, ont attaqué des positions de l'Amisom et des bases gouvernementales avant de se retirer. Pendant leur retrait, ils ont subi des tirs de leurs adversaires.

"Ces combats sont les pires depuis des mois", a estimé Ahmed Hachi, un habitant de la capitale somalienne.

Dans un communiqué, Al Chabaab a accusé les forces de l'UA de bombarder les civils et affirmé avoir tué plusieurs soldats.

Le ministre somalien de la Défense, Cheick Yousouf Mohammad Siad, a dit par téléphone qu'au moins dix insurgés avaient été tués dans la nuit par les forces gouvernementales.

"Les tensions sont toujours vives, a-t-il déclaré. Leurs corps gisent encore là où ont eu lieu les combats."

Une source militaire de l'UA et un responsable somalien ont confirmé, sous le sceau de l'anonymat, la mort d'un soldat ougandais. Un autre soldat de l'Amisom a été blessé.

L'Amisom compte pour l'heure 5.000 hommes, des Ougandais pour une moitié et des Burundais pour l'autre moitié. L'Union africaine peine à équiper et renforcer cette mission, à laquelle Djibouti a annoncé jeudi une contribution de 450 soldats.

Un autre résident a décrit un pilonnage incessant depuis les premières heures de la journée. "Nous avons été réveillés par les explosions à deux heures du matin et depuis, nous n'avons pas dormi", a dit Nurta Hussein, un autre habitant.

"Deux obus de mortier son tombés dans ce quartier, quatre civils ont été tués et six blessés", a-t-il ajouté.

La Somalie est privée depuis près de vingt ans d'un gouvernement central puissant et est livrée aux chefs de guerre, aux milices et aux pirates.

Mohammed Ahmed et Ibrahim Mohamed,
version française Pascal Liétout et Grégory Blachier

 
ordre des brosses à reluire
l'Ordre des
Brosses à Reluire



dessin de Roger Picon


réunit les meilleurs chantres du régime dictatorial

Bulletin n° 44
Mahdi Ahmed Abdilahi au grade de "Cireur de Pompes" - Premier échelon
Bulletin n° 45
Monsieur Ali Abdi, Ministre des Affaires Etrangères au grade "d'hyène fonceuse" - Premier échelon
Monsieur Johar, Ministre du commerce au grade "d'hyène repue" - Premier échelon
Observatoire n°B122
Mohamed Ali Mohamed (dit DIG DIG), auteur de l'article "Pour un peu plus de patriotisme" (paru dans le journal La Nation N°91 du 12/11/01) au grade de "Léche-bottes" avec mention spéciale.

Observatoire n°B127

l'ensemble des journalistes de La Nation pour un article paru début janvier 2002 et intitulé "Pour la liberté de la Presse", collectivement au grade de 'faux-culs' avec la barrette spéciale de dénonciateurs.
Observatoire n°B134
M. Ismael Ibrahim Houmed,
Ministre de la Justice, des Affaires Pénitentiaires et Musulmanes, Chargé des Droits de l’Homme, pour sa langue de bois, au grade de 'Somnifère'.

Observatoire n°B135

M. Wahib Ahmed ben Ahmed, Président du MSR pour une déclaration en faveur de la dictature et pour ses contradictions, au grade de 'Clown'


Observatoire n°B143
ZAKITAHA, journaliste qui a signé un article publié dans La Nation sous le titre "Vers un apprentissage serein de la Démocratie"
, au grade de "Baratineur patenté".


Observatoire n°B146
Mme Hawa Ahmed Youssouf
Ministre chargée de la Promotion de la Femme, du bien être familial
et des Affaires sociales, pour sa plaidoirie en faveur de l'Action de Guelleh pour la jeunesse et des progrès accomplis, au grade "d'Avocat du Diable"


Observatoire n°B152a
M. Mohamed Ali Daoud
pour l'affirmation de son egagement total ainsi que de celui du FRUD-Bis aux côtés de la dictaure et des forces du mal, au grade de "Bouffon écervelé"


Observatoire n°B155

Monsieur DILEITA,
Premier Ministre, pour les injures adressées à Monsieur Ahmed DINI, au grade de "Perroquet soumis".


Observatoire n°B160
Djama Ali Guelleh, directeur de l'EDD, pour les propos qu'il a tenu contre les populations financièrement exsangues et pour les menaces qu'il a proférées, au grade de "Père Fouettard"

Observatoire n°B164
Mohamed Moussa Chehem, ancien instituteur, devenu Ambassadeur à Bruxelles, pour les propos qu'il a tenu contre les opposants politiques de son pays et pour ses notions erronnées de mathématiques, au grade de
"Flagorneur inconsistant"


Bulletin N°B173
Moumin Bahdon Farah, ancien Ministre
, ancien opposant, au grade d'Opposant fluctuant et réductible' pour les propos, emprunts de flagornerie, qu'il a prononcés publiquement en faveur de Guelleh et de son système dictatorial.


Bulletin N°B175
Mohamed Aden Waberi président de l‘ADEPF, qui a offert 50 bicyclettes à la FNP pour les aider à capturer les coupables, au grade de 'Maton Chef'.



Observatoire n°B176
Le congrès extraordinaire
de l'Ordre des Brosses
à reluire
a réuni :
- Moumin Bahdon Farah, "opposant fluctuant et réductible'
chef de file du PSD,
- Mohamed Ali,
Secrétaire Général du RPP,
- Aden Robleh Awaleh,
président du PND,
- Ali Mohamed Daoud,
président du FRUD,
- Dileita Mohamed Dileita, 'perroquet soumis'
le Premier ministre
,
et Ismaël Omar Guelleh.


Observatoire n°B177
Monsieur Omar AIDID
, pour avoir censuré les émissions de Canal +, au titre de 'Grand guignol'


Observatoire n°B177
Promotion de Noël 2002,
Djama Souleiman, Procureur,
Goumaneh, Ambassadeur,
Me Martinet,
au grade de "Cow-Boys de l'impossible" et Moumin Bahdon est promu officier de l'Ordre des Brosses à Reluire.

Observatoire n°B180

M Ismaël Yassin, Président de la CENI pour ses propos satisfaits vis à vis de la régularité du scrution du 10/01/03 au grade de "Magicien des Chiffres"


Observatoire n°B191
Me Aref Mohamed Aref pour ses déclarations publiques en faveur d'un général au passé plus que doûteux et contre un opposant politique, au grade de "Corbeau repenti"

Observatoire n°B195

M. Ali Mohamed Daoud, Président du FRUD cloné, pour son engagement publique le 26 avril 2003 en faveur d'un resserement des liens avec la dictature sanguinaire, au grade "Bonimenteur incorrigible"


Observatoire n°B195
M. Ali Abdi Farah, Ministre des Affaires étrangères pour ses propos au sujet de l'instauration de la bonne gouvernance au royaume de Guelleh, au grade "Camelot du Roi"

Observatoire n°B198
M. Rifki Abdoulkader, Ministre de tutelle de la Communication pour les propos tenus dans un droit de réponse paru sur les Nouvelles d'ADDIS "Agent X - Missions impossibles"

Observatoire n°B203

Me Wabat Daoud, bâtonnier du barreau de Djibouti, pour ses affirmations concernant la situation d'un Etat de Droit à Djibouti, au grade de "Grand encenseur embrouillé".

Observatoire n°B215
Abdallah Abdillahi Miguil, Ministre de ll'Habitat, pour sa communication-rélexion dans l'ADI, au grade de "Décrotteur de souliers".

Observatoire n°B224
Abdoulrazak Daoud, chef du district de Tadjourah, pour les propos flagorneurs tenus lors de la visite de la Présidente à Tadjourah, au grade de "Bouffon de la Reine"


Observatoire n°B232

M. Ismaël Ibrahim Houmed
, Garde des Sceaux, au grade de "Pitre public" et



M. Mahamoud Ali Youssouf, Ministre délégué, au grade de "Bonimenteur de Cour" pour leur discours en janvier 2004, lors de la Conférence de Sana'a.

Observatoire n°B236

Mohamed Moussa Chehem,
Ambassadeur auprès du Bénélux, des Pays scandinaves et de l'U.E., pour ses déclarations au Journal LA NATION "Grand Manipulateur " '2ème nomination"


Observatoire n°B252

Le Journal LA NATION,
au titre de "feuille de choux" 1er échelon, pour ses articles flagorneurs au sujet de Guelleh et sa volonté de lutter contre la pauvreté à Djibouti.


Observatoire n°B272
Monsieur Mohamed Aden Douksiyé
, pour le vibrant hommage rendu à Guelleh et à sa politique réussie de redressement économique, le 6 novembre 2004 à l'Ambassade de Paris, au grade de "Premier Porte-Plumeau"

Observatoire n°B277

Monsieur Ali Abdi Farah,
Ministre des Affaires étrangères pour les déclarations publiques à l'occasion de l'ouverture des discussions avec l'U.E., au grade de "Valet de la Cour du Roitelet"


Observatoire n°B281
Monsieur Rachid Idriss Nour Souran,
Editorialiste à La Nation pour ses déclarations "Affaire Borrel - The game is over !" au grade de "Cache misère"


Observatoire n°B282
Monsieur Dini Mohamed Dini,
Présient de l'APEM, pour son discours d'Obbock, au grade de "Frotte-manche"


Observatoire n°B287

Monsieur Mohamed Daoud Chehem,

Président du PDD, pour sa candidature alibi à l'élection présidentielle d'avril 2005 et le soutien qu'il apporte indirectement à Guelleh, au grade de Chevalier dans l'Ordre des Faire-valoir, avec le titre de "Gentilhomme porte-coton" et cooptation automatique dans l'Ordre des Brosses à reluire.


Observatoire n°B288
Monsieur Ibrahim Chehem Daoud,

Président de l'UPR, pour son discours en faveur du maintien de la dictature, de l'asservissement de la population et d'un soutien inconditionnel à IOG, au grade de "Fayot de la dernière heure"


Observatoire n°B289
Monsieur Omar "Kuul" et Madame Zeinab Kamil Ali reçus conjointement pour leurs déclarations en faveur du vote pour Guelleh au titre de "flagorneurs aux petits pieds"

Observatoire n°B291
Monsieur Ali Ismail Yabé, Président de la CENI, reçu pour son action en faveur du "blanchiment" de la fraude électorale au grade d'Officier et au titre de "vendeur de salades"


Observatoire n°B294
Monsieur Ali Hassan Ali, Docteur en sciences économiques (Nancy), pour son long plaidoyer en faveru des mérites de la dictature, paru dans La Nation au titre d' "opportuniste de la dernière heure"


Observatoire n°B298
Mohamed Ali Moumin, ancien directeur de l'environnement, nommé récemment Ambassadeur au Soudan, pour les propos tenus dans La Nation, au titre de "Blablateur inconsistant "


Observatoire n°B309

Ali Farah Assoweh, Ministre des Finances, pour les propos tenus dans La Nation, au titre de "Courtisan servile"


Observatoire n°B315
Ismaïl Nour Mouhoumed,
Président de l'Association pour la Promotion du Civisme, pour les propos tenus dans La Nation au grade de "Grande andouille"


Observatoire n°B321
Monsieur Abdourahman Mohamed Abdillahi (Gojo), qui affirme être, Président de l'association de l'amitié Djibouti-France, pour son article publié par La Nation au grade de "Félon irresponsable"

Observatoire n°B322

Monsieur Jean-Paul Angelier, Ambassadeur de France à Djibouti, pour les propos qu'il a tenu en conférence publique et qui ont été repris par La Nation au grade de " Pompier de la dernière chance" . C'est le premier européen qui accéde à cet Ordre prestigieux.


Observatoire n°B337
DIG-DIG, chevalier depuis 2001, auteur de l'article "Chapeau Monsieur le Ministre " (paru dans le journal La Nation du 16/02/06) à la dignité d'officier et au grade de "Léche-bottes récidiviste et incorrigible"


Observatoire n°B349
ABS, pour un article paru dans La Nation et vantant les mérites d'une année de Présdence ! au grade
"Trompe couillon"


Observatoire n°B356

L'éditorialiste de La Nation du 29/06/06, pour un hommage appuyé à Guelleh et des formules aussi prétentieuses qu'incompréhensibles
"Ciseleur de la formule creuse et absconse"


Observatoire n°B387-A
ALI MOHAMED ABDOU, conseiller du Ministre de la Justice, pour ses attaques contre J-P Noël ABDI et ses affirmations concernant la démocratie et l'Etat de Droit à Djibouti, au grade de
"Grand farceur "


Observatoire n°B400
.......
Chris LAFAILLE et Pierre RANCE, journalistes à Paris-Match et Europe1, pour leurs thèses négatives dans l'assassinat du Juge Borrel aux grades de
"Négatif de la dernière heure et Négatif des évidences"


Observatoire n°B414

M Youssouf Abdillahi Houssein, directeur de Daallo airlines pour les propos flagorneurs qu'il a tenu dans La Nation, au grade de "Pilote des mirages présidentiels"


Observatoire N° B 435

Chris Lafaille, journaliste au service de Guelleh, a été élevé à la dignité d'officier de l'ordre au Grade de "Grand mercernaire et négationniste incorrigible"
pour son livre sur l'affaire Borrel.

Observatoire N° B 435

Olivier Stirn, pour les félicitations que son épouse et lui ont envoyé à Guelleh à propos des législatives de 2008 et de la démocratie à Djibouti au grade de "Grande Andouille de la Dictature "


Observatoire N° B 442

MIchel Roussin ,
pour son article vantant les mérites économiques de Guelleh et l'épanouissement social du pays au grade d'
"enjoliveur des réalités troubles "


Observatoire N° B 469

Sunil SAIGAL,
représentant résident du PNUD à Djibouti, pour le soutien sans pareil, qu'il apporter à la dictature djiboutienneau grade de
"flagorneur arrogant "


Observatoire N° B 478

ALI MOHAMED ABDOU,
Président de la Commission nationale des Droits de l'Homme au titre de
"Baratineur intarissable "


Observatoire N° B 498

Ougourheh Kifleh
Ministre de la Défense au grade de
"Flagorneur du génie "

Observatoire N° B 528

ALI MOHAMED ABDOU,
est promu à l'unanimité à la dignité d'Officier avec le titre de CNDH, en récompense de l'interview qu'il a donné à La Nation. "Commandeur des Négationistes de la Détresse Humaine"


Observatoire N° B 530
L'Ing. bilan Ali Soubanneh
est coopté à l'unanimité moins une voix en qualité de membre de l'Ordre des Brosses à Reluire, au grade de "Ramasse-miettes", pour ses déclarations en faveur de l'ajout de Guelleh sur la liste des nominés pour le Prix Nobel de la Paix.

Observatoire N° B 545
Abdillahi Ainan Robleh
a été coopté à l'unanimité des voix en qualité de membre de l'Ordre des Brosses à Reluire, au grade de "Diffuseur des mirages présidentiels ", pour ses déclarations en faveur des réussites de Guelleh et du troisième mandat

Observatoire N° B 575
Francis Gillery
a été coopté à l'unanimité pour le remercier du reportage de désintoxication probable, qu'il a réalisé et qui permet à la dictature de se refaire une "santé médiatique" au grade de "Mercenaire des élites dominantes"

Observatoire N° B 575
Françoise Mouline
a été cooptée à l'unanimité pour sa mise en cause des affirmations d'Elisabteh Borrel et son soutien inconditionnel à un prêtre pédophile, condamné pour ces faits. "Danse avec les Loups "

Observatoire N° B 578
Farhat Rachad
a été cooptéà une faible majorité pour récompenser son enagement aux côtés du 3ème mandat, lors de l'interview qu'il a donnée à Africa 24, au grade de "Joueur de fifre à gelots"

Observatoire N° B 580
Democracy International
a été cooptée à l'unanimité pour le soutien qu'elle a apportée à la dictature djiboutienne, par le biais d'un rapport extrêmement favorable au 3ème mandat, signé par MM. Christian Hennemeyer, El Obaid Ahmed El Obaid, et Kevin Colbourne, L'association est élevée au grade de "Cache misères"

Observatoire N° B 631

ALI MOHAMED ABDOU,
est promu à l'unanimité à la dignité de commandeur avec le titre de "Grand Couillon de service", pour ses déclarations à l'occasion de la préparation de la journée des D.H. à Djibouti.