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07/08/10 (B564) Nouvelles de Somalie - médecins et infirmiers soignent les blessés au péril de leur vie - Selon un théoricien du Groupe islamiste, l'idéologie d'al-Qaida est en recul - Al-Shabab, l'extrémisme et les alliés américains - Etats-Unis : 14 personnes poursuivies pour avoir aidé les extrémistes somaliens - USA: 14 futurs miliciens shebab arrêtés - 3 morts, 12 blessés dans un attentat à la bombe à Mogadiscio - Nuruddin Farah : "Laissez les femmes diriger la Somalie" - Londres appelle au déploiement de troupes de l’UA - Un américain qui voulait devenir terroriste arrêté - Au moins 21 tués dans de violents combats dans le sud-ouest de la Somalie. (10 articles)

__________________ 10 - CICR

Somalie : médecins et infirmiers soignent les blessés au péril de leur vie

Avec l'aggravation du conflit en Somalie, les services médicaux opèrent sous une pression grandissante. Malgré les risques sécuritaires et avec le soutien du CICR, médecins et infirmiers continuent de soigner les blessés, sans distinction. Les explications du Dr Valéry Sasin, chirurgien et coordinateur médical du CICR en Somalie.

Vous travaillez régulièrement depuis cinq ans en Somalie et vous revenez d'un séjour de travail à Mogadiscio. Quelles sont les évolutions de la situation médicale ?

Nous constatons une détérioration du conflit, avec de plus en plus de pression sur les hôpitaux, lesquels essayent de gérer l'afflux interminable de blessés. Depuis mai 2009, le personnel dans les deux hôpitaux de Mogadiscio qui sont soutenus par le CICR n'a connu que peu de moments de repos. En fait, le plupart n'a pas arrêté de travailler et vit littéralement dans l'hôpital. Malgré la fatigue, le personnel continue de soigner les blessés et les malades sans distinction de clan, d'appartenance politique, de religion, de groupe armé.

Cette neutralité et impartialité du personnel médical sont-elles respectées par les porteurs d'armes ?

Globalement, on peut dire que oui. À Mogadiscio par exemple, les zones contrôlées par tel ou tel groupe sont connues et le « dispatch » des blessés se fait de préférence dans les hôpitaux des zones contrôlées par le groupe auquel appartient le blessé. Mais il arrive que pour des raisons d'urgence vitale, le blessé soit évacué dans un hôpital situé dans la zone tenue par un groupe ennemi. Jusqu'à présent, cela a toujours été respecté, aucun blessé n'a été mis en danger ou sorti de force de l'hôpital par le groupe qui contrôle la zone.

De la même manière, les ambulances sont respectées. Elles vont et viennent à travers les différents quartiers sans être prises pour cible. On pourrait pourtant facilement identifier à quels groupes appartiennent les blessés qu'elles transportent, selon la destination prise par les ambulances.

Le fait que le personnel médical ne fasse pas l'objet d'attaques intentionnelles ne veut toutefois pas dire qu'il n'y a pas de danger…

Au contraire. Les bombardements sont quasi quotidiens et le personnel médical est le premier sur les lignes de front pour évacuer les blessés. Des armes indiscriminées sont fréquemment utilisées. En décembre 2009, un attentat qui visait des hommes politiques lors de la remise de diplômes de médecine s'est soldé par la mort de plus de 20 personnes et au moins 60 blessés. Parmi les victimes figuraient plusieurs médecins, des membres du corps enseignant et des étudiants fraîchement diplômés. En septembre dernier, des obus sont tombés sur l'hôpital de Martini, au sud de Mogadiscio. Et plus récemment, l'hôpital de Keysaney, dans la capitale, a été touché par plusieurs obus.

Il y a plusieurs mois, un chauffeur d'ambulance a été tué. Le groupe qui a tiré sur l'ambulance n'avait pas identifié le croissant rouge et s'est excusé. Même si ce n'était pas délibéré, cela illustre le danger auquel le personnel est quotidiennement exposé.

Quel type de soutien le CICR apporte-t-il ?

Le CICR fournit médicaments et matériel médical aux 36 cliniques du Croissant-Rouge somalien et aux deux hôpitaux de référence chirurgicale de Mogadiscio – l'un public et l'autre géré par le Croissant-Rouge. Il s'agit principalement de matériel pour la prise en charge des blessés de guerre, qui représentent 75 % des cas traités. Nous contribuons également à la formation du personnel médical et soutenons la lutte contre des pathologies comme le diabète, la malaria et d'autres plus communes.

En 2009, l'ensemble de ces structures a effectué plus de 500 000 consultations et 70 000 vaccinations. Les deux hôpitaux ont traité plus de 5 000 blessés de guerre, encore une fois sans distinction de clan, de religion, ou d'appartenance politique. Au terme du premier semestre 2010, nous en sommes déjà à 3 000 blessés de guerre pris en charge, dont un tiers de femmes et d'enfants.

Qui assure la formation des médecins et des infirmiers/ères en Somalie ?

L'Université de Banadir continue à former les médecins. Mais le principal problème, c'est qu'ils sont en nombre insuffisant. Dans la région du Puntland par exemple, ils sont 21 pour 300 000 habitants, alors qu'en Europe, on compte entre 250 et 400 médecins pour 100 000 habitants. Et dans toute la Somalie, il n'y a qu'un seul anesthésiste, un seul neurochirurgien, et pas de dermatologue.

La formation permanente du personnel médical est essentielle pour garantir des soins de qualité et le CICR y contribue. Quand la situation sécuritaire le permet, des chirurgiens du CICR se rendent en Somalie pour mettre au point les curriculums des formations avec leurs collègues somaliens.

En mars dernier, une équipe médicale du CICR a réuni 25 médecins somaliens au centre médical de Galkayo. L'objectif était de leur permettre de discuter de leurs expériences respectives et de renforcer leurs compétences en matière de prise en charge des blessés de guerre, de gestion des situations d'afflux massif de blessés – notamment pour le triage – et de techniques de chirurgie. Un événement similaire avait déjà été organisé en 2009 à Mogadiscio avec 23 chirurgiens et médecins.

Être médical en Somalie aujourd'hui, c'est être à tout moment mobilisable au service des victimes, où qu'elles soient. C'est risquer sa vie au quotidien pour alléger les souffrances. Ces gens sont des héros, ils méritent le respect.

__________________ 9 - Magharebia.com

Selon un théoricien du Groupe islamiste, l'idéologie d'al-Qaida est en recul

Les révisions idéologiques du Groupe islamiste ont eu un profond impact en Egypte, au Maroc, au Yémen, en Arabie Saoudite, en Malaisie, en Indonésie et en Australie.

Par Mohammad Mahmoud au Caire pour Al-Shorfa.com

Les révisions du Djihad islamique ont aidé à convaincre les auteurs des attaques de Sharm El-Sheikh en 2005 de renoncer à la violence.

L'émergence de groupes affiliés à al-Qaida dans la péninsule arabique et en Afrique du Nord a soulevé des questions concernant l'efficacité des révisions idéologiques annoncées par de nombreux groupes islamistes armés qui ont renoncé à la violence ces dernières années.

Al-Qaida dans la péninsule arabique et al-Qaida au Maghreb islamique sont deux nouvelles organisations qui ont attiré de nouvelles jeunes recrues dans leurs rangs ces dernières années, en dépit des révisions par des groupes tels que le Groupe islamique en Egypte et le Groupe islamique combattant libyen (GICL) qui ont interdit le recours à la violence.

Le Dr Nageh Ibrahim, le théoricien idéologue du Groupe islamique en Egypte et membre du Conseil de la Shoura, a expliqué que ces révisions mettaient du temps à atteindre la nouvelle génération de recrues d'al-Qaida.

Mais, a-t-il expliqué, les révisions du Groupe islamique – qui fut le premier groupe armé à renoncer publiquement à la violence – ont eu un profond impact non seulement en Egypte, mais aussi au Maroc, au Yémen, en Arabie Saouodite, en Malaisie, en Indonésie et en Australie.

Le Groupe islamique avait été accusé d'avoir commis une série d'attentats terroristes en Egypte et à l'étranger dans les années 1980 et 1990. Il avait été l'un des premiers à renoncer à la violence et à avoir publié des révisions idéologiques en 1997, suscitant à l'époque une réaction de colère du numéro deux d'al-Qaida, le Dr Ayman al-Zawahiri.

Dans un entretien exclusif avec Al-Shorfa, le Dr Ibrahim, auteur de la plupart des révisions de son groupe, a parlé de l'impact qu'elles avaient eu pour limiter l'apparition de nouveaux groupes et empêcher les jeunes de rejoindre les groupes terroristes.

Al-Shorfa : Plus de neuf ans après votre annonce des révisions idéologiques, comment évaluez-vous l'impact qu'elles ont eu sur les groupes islamiques armés ?

Ibrahim : L'importance des révisions idéologiques du Groupe islamique tient au fait qu'il a été le premier groupe dans l'histoire des mouvements islamistes armés à annoncer la révision de son idéologie basée sur sa propre décision et de son propre chef, et non en réponse à des demandes de certains pays ou gouvernements, comme l'affirment certains. Nous avons fait des erreurs, et nous avons estimé qu'il était de notre devoir de réparer ce que nous avions corrompu.

L'idée de faire des révisions s'est certainement présentée à de nombreuses organisations armées, notamment dans les années 1990, mais il n'y avait aucun précédent pouvant servir de modèle. C'est à cet égard que le Groupe islamique est particulièrement important comparé au reste des révisions faites par la suite par des organisations islamiques armées dans les pays arabes.

Al-Shorfa : Vous parlez de deux niveaux d'impact, localement et dans la région. Pouvez-vous nous en dire plus sur ce point ?

Ibrahim : Localement, cela a ouvert la porte aux organisations locales pour prendre la même décision courageuse et réviser leur idéologie. Le premier d'entre eux a été le Djihad islamique, qui a entrepris une révision en 2007, dirigée par son théoricien, Sheikh Sayyid Imam, alias Dr Fadl, qui est le mentor religieux du Dr Ayman Al-Zawahiri, le numéro deux d'al-Qaida.

Le Groupe islamique a également facilité les révisions faites par le "Groupe du Sinaï", qui avait fait exploser des bombes à Taba (2004) et à Sharm El-Sheikh (2005). Les leaders du Djihad islamique ont expliqué les arguments jurisprudentiels islamiques trouvés dans les livres de révision à l'intérieur des prisons, entraînant leur annonce de renoncer à la violence et de déposer les armes.

A son tour, cela a été déterminant pour mettre fin à la série d'actes violents au Sinaï un an plus tard, après l'arrestation des membres de ce groupe. Cela ne démontre qu'en partie seulement l'importance et le succès stratégique de ces révisions, qui sont le tarissement des sources de l'idéologie takfiri violente.

Quant à l'impact régional, il a été fort et plus efficace que prévu, en ce que la même expérience a été reprise par des organisations armées au Yémen et au Maroc, ainsi qu'en Arabie Saoudite où le gouvernement a mis en oeuvre le programme de réinsertion Munasaha pour les islamistes. Ce programme a largement profité des idées issues des révisions par le Groupe islamique. Et enfin, il y a eu l'annonce par le GICL de ses révisions idéologiques.

Al-Shorfa : Certains s'interrogent cependant sur le rôle que ces révisions pourraient avoir en général en termes de limitation de l'apparition de nouvelles organisations embrassant des idéologies similaires à celles d'al-Qaida et d'autres groupes terroristes.

Ibrahim : Tout d'abord, il n'est pas facile pour un quelconque groupe islamique armé de réviser son idéologie, c'est un processus long et complexe, qui entraîne des négociations ardues et des débats au sein du groupe qui souhaite entreprendre ces révisions.

Par exemple, il aura fallu dix ans pour compiler les révisions idéologiques du Groupe islamique sous une forme écrite, parce qu'il a fallu définir un cadre jurisprudentiel et philosophique islamique capable de corriger la compréhension des concepts islamiques et des fatwas lancées il y a des siècles, et qui sont liées à des concepts comme les préconditions et les règles concernant le djihad, la gouvernance (al-Hakimiyyah), etc.

En tant que tel, on peut dire que les révisions faites ces dernières années, à commencer par celles du Groupe islamique et finissant avec celles du GICL, ont entraîné la formation d'une base de connaissances très large que l'on peut utiliser pour lutter contre l'idéologie d'al-Qaida ou toute idéologie islamiste qui croira au recours à la violence dans les siècles à venir. Juger l'étendue de l'impact que ces révisions ont eu sur les groupes islamiques armés prendra du temps.

Al-Shorfa : Quels signes montrent l'impact que ces révisions idéologiques ont eu dans la lutte contre les organisation islamiques armées ?

Ibrahim : Ces révisions ont eu un impact certain sur l'organisation al-Qaida, parce qu'elles ont frappé au coeur de sa faible construction idéologique, qui est truffée d'erreurs du point de vue de la jurisprudence islamique. Dans de nombreux cas, cela a réduit son efficacité à recruter de nouveaux membres.

Par exemple, les révisions idéologiques du Groupe islamique ont atteint la Malaisie et l'Indonésie ces dernières années, et ont été largement acceptées par la jeunesse musulmane de ces pays, dont certains membres envisageaient de rejoindre les mouvement djihadistes d'al-Qaida ou d'organisations similaires actives dans la région.

De même, des pays occidentaux comme l'Australie ont commencé à adopter les idées contenues dans ces révisions faites par le Groupe islamique pour convaindre certains des éléments islamistes emprisonnés de renoncer à la violence.

Parallèlement, les révisions idéologiques du Djihad islamique, écrites par Sheikh Fadl, le mentor religieux du Dr Ayman Al-Zawahiri, le numéro deux d'al-Qaida, ont eu des répercussions parmi les membres d'al-Qaida à différents niveaux pendant un certain temps, dans la mesure où elles ont montré les principales erreurs jurisprudentielles islamiques commises par al-Qaida, concernant notamment les règles et les préconditions du djihad.

Al-Shorfa : Quel a été l'impact de ces révisions sur les nouvelles générations d'éléments appartenant aux organisations armées actuellement actives en Irak, au Yémen et en Afrique du Nord ?

Ibrahim : Malheureusement, l'impact des révisions sur les nouvelles générations au sein d'al-Qaida et d'autres organisations est moins efficace. Cela est dû au fait que les révisions faites par de nombreuses organisations islamiques contiennent une faiblesse critique, à savoir le manque de communication avec la société. ces révisions ne sont pas encore diffusées parmi la jeune génération, et cela est dû au fait qu'elles ont été faites récemment.

De plus, certains gouvernements arabes laissent encore les théoriciens et les principales figues de ces organisations se mélanger avec les communautés locales, mais cela ne saurait être qu'une question de temps.

Al-Shorfa : En tant que théoricien spécialiste des idéologies des groupes islamistes, quelle est votre opinion concernant la structure idéologique actuelle d'al-Qaida ?

Ibrahim : L'idéologie d'al-Qaida est extrêmement faible, et pleine de lacunes. La première est qu'il s'agit d'une idéologie takfiri, et que ce type d'idéologie est comme une bombe à gragmentation. Par exemple, la différence d'opinion au sein d'al-Qaida tient à la croyance et à l'incoyance dans la théologie islamique.

Quant au deuxième point faible, c'est le fait que ces groupes ne s'attachent pas à appeler les gens à Dieu ni à embrasser l'Islam. Ils s'attachent à inviter les gens à rejoindre leur organisation, et pas tout le monde, juste les jeunes zélés, afin de pouvoir les exploiter dans le combat, et cette duplicité constitue un pêché majeur dans l'Islam.

Le troisième point faible dans l'idéologie d'al-Qaida tient au fondement de leur idéologie, c'est-à-dire "le djihad au nom du djihad lui-même".

Dans l'Islam, le djihad est un moyen, non une fin, et le fait qu'al-Qaida ait fait du djihad une fin en lui-même est une étape très dangereuse, parce qu'elle lie l'existence de l'Islam à une guerre perpétuelle contre les non-Musulmans ou les Musulmans qui sont différents. Ce faisant, ils vont à l'encontre des règles islamiques relatives aux préconditions et aux règles du djihad.

C'est la raison pour laquelle al-Qaida agite la guerre partout pour la guerre elle-même sans un quelconque objectif. Sa lutte a entraîné la mort et l'humiliation de Musulmans dans de nombreux endroits dans le monde, et le sang de ces gens se trouve sur les mains d'al-Qaida. De même, leurs actions se reflètent négativement sur les pays islamiques.

Le facteur commun de 90 pour cent des attentats menés par al-Qaida est qu'ils visent des civils, et que ce faisant, ils tuent des enfants, des femmes, des personnes âgées, des religieux et des agriculteurs. C'est une violation majeure des principes islamiques, qui interdisent le meurtre de ces catégories de personnes parce qu'elles ne sont pas engagées dans la guerre.

Al-Shorfa : Suggérez-vous que l'idéologie d'al-Qaida est en état de déclin ?

Ibrahim : Actuellement, l'idéologie adoptée par al-Qaida traverse une période déclin qui était inconnue depuis sa création. Cela est dû aux nombreuses erreurs théologiques et stratégiques de ces dernières années. Dans les années 1990, il n'y avait aucune révision idéologiques faites par des groupes islamiques armés, et personne n'était au courant des erreurs théologiques présentes dans l'idéologie d'al-Qaida.

Mais aujourd'hui, al-Qaida est face à une guerre des idées aux proportions massives, et je crois qu'il ne pourra pas la gagner, raison pour laquelle il l'évite.

__________________ 8 - Pambazuka News

Somalie: Al-Shabab, l'extrémisme et les alliés américains

Yohannes Woldermariam

L’émergence de Al-Shabab en Somalie doit être vue dans le contexte de décennies de mauvaise gestion, de dictature et d’abus, écrit Yohannes Woldermariam. Suite à l’invasion éthiopienne soutenue par les Américains en 2006, l’ascendance de l’UIC (Union of Islamic Courts) modérée, a été bloquée et quelque 300 000 personnes ont été déplacées ce qui a permis le triomphe des’’ extrémistes de Al-Shabab comme force hégémonique’’, issus de l’UIC. Et alors que les effets du bombardement de Kampala retombent, continue Woldermariam, les gouvernements des alliés américains, l’Ethiopie et l’Ouganda, cherchent une fois de plus à faire du capital politique de la tragédie à des fins qui leur sont propres, avec ‘’Obama qui joue leur jeu’’.

L’émergence de Al-Shabab n’est pas un accident. C’est le résultat de nombreuses décennies de mauvaise gestion, de dictature, d’abus régionaux et internationaux. D’un point de vue superficiel, on s’attend à ce que la Somalie soit une entité unifiée parce que tous les Somaliens parlent une même langue et ne souffrent pas du fléau des différences ethniques, comme tant d’autres anciennes colonies. Et pourtant, la Somalie a toujours été marquée par de profonds clivages, même si l’élite somalie cultive le rêve d’une ‘’Grande Somalie’’ et considère que c’est leur mission d’unir tous les peuples parlant le somali. Ceci inclus les Somalis dans les pays voisins : la nation de la région de l’Ogaden en Ethiopie, les Issas à Djibouti et les Somalis qui habitent une région connue sous le nom de Northern Frontier District au Kenya.. La Corne de l’Afrique a dû faire face au même arbitraire en ce qui concerne les frontières héritées de l’époque coloniale, des frontières qui ont coupé au travers de peuples de même culture.

Mais le projet d’un Etat ethniquement homogène, englobant les minorités somalies voisines, était d’entrée voué à l’échec et contraire à la Charte africaine qui demande le respect des frontières. Par conséquent, l’irrédentisme somalien visant le Kenya et l’Ethiopie aggrave ainsi l’animosité historique avec l’Ethiopie. Pendant la Guerre Froide, la tension entre les deux pays a fourni à l’Union soviétique et aux Etats-Unis l’occasion de se servir de ces deux pays dans leurs jeux géopolitiques par nations interposées. La Corne de l’Afrique, dont fait partie la Somalie, est devenue le pendant de l’Afghanistan, du Vietnam et d’autres points chauds du globe de cette époque.

L’Ethiopie et la Somalie se sont livrées à deux guerres majeures, y compris une qui incluait des forces cubaines en 1997-1978. Une force combinée comprenant des Ethiopiens, 15 000 Cubains et 1500 conseillers soviétiques et leur armement ont défait l’armée somalienne. Cette défaite a été le début de la fin d’un Etat somalien fonctionnel. Elle a été suivie d’une longue guerre civile dans les années 1980 qui a abouti à la désintégration du pays. Des interventions maladroites américaines et des Nations Unies, au cours des années 1990, n’ont fait qu’empirer une situation déjà mauvaise.

Des seigneurs de la guerre issus des clans ont remplacé la dictature centralisée de Mohammed Siad Barre qui gouvernait la Somalie de 1969 à 1991. Après la chute de Barre, le Somaliland et le Puntland sont devenus deux entités séparées, relativement stables, mais non reconnues. En fait, à la fin juin 2010, le Somaliland a tenu des élections qui sont les seules de la région à avoir satisfait aux standards internationaux. Le candidat de l’opposition, Ahmed M. Maha Silanyo a gagné les élections au détriment du président sortant, Dahir Riyale Kahin. En contraste, l’anarchie a régné dans la Somalie du Sud et la région de Mogadishu pendant au moins deux décennies.

En 1993, suite à la mort de 18 marines et après que deux hélicoptères Black Hawk aient été descendus, les Américains se sont largement retirés. L’horrible scène d’octobre1993, qui montre la dépouille mortelle d’un soldat américain traînée dans les rues de Mogadishu - appelé l’effet CNN -, est dans la mémoire de nombreux Américains. Elle a influé sur la décision de l’administration Clinton de retirer les troupes américaines du pays. La Somalie a connu un regain d’intérêt seulement après le 11 septembre, par crainte qu’elle puisse devenir une pépinière pour le djihad global et un repaire pour des éléments de Al Qaeda.

Il y a eu quatorze tentatives pour un gouvernement central en Somalie entre 1991 et 2010. L’actuel Transitional Federal Governement (TFG), dirigé par Sharif Sheikh Ahmed est la dernière version de ces tentatives. La plupart des Somaliens considère celui-ci comme une marionnette de l’Ethiopie, mais Hillary Clinton a dit de lui ‘’ qu’il était le meilleur espoir du pays’’. Il contrôle à peine deux quartiers de Mogadishu et seulement grâce à la protection d’environ 3000 soldats ougandais et environ 2000 soldats du Burundi qui représentent la mission mal conçue de l’Union africaine en Somalie (AMISOM). L’intervention ougandaise, burundaise et éthiopienne est très mal perçue par les Somalis de toute obédience.

La justification de leur présence est ostensiblement le maintien de la paix. Mais il n’y a pas de paix à maintenir en Somalie. L’Ouganda et l’Ethiopie ont besoin de connaître la paix à l’intérieur de leurs propres frontières avant que de prétendre d’apporter la paix sur d’autres terres. Parmi les insurrections en Ethiopie, il y a celle menée par l’Ogaden National Liberation Front (ONLF) dont la lutte pour l’autodétermination en faveur de 4 millions de Somalis ethniques s’éternise. Elle a coûté des milliers de vie et a été désignée comme ‘’ un autre Darfour’’ par certains observateurs. Depuis les années 1980, la région du nord de l’Ouganda est ravagée par un groupe meurtrier connu sous le nom de Lord’s Resistance Army. (LRA)

La première raison pour l’intervention éthiopienne est qu’elle a intérêt à une Somalie faible et désintégrée. L’Ethiopie bénéficie aussi de l’assistance financière, militaire et politique américaine en se présentant comme un allié dans la ‘’guerre contre le terrorisme’’. Elle reçoit la plus grande part de l’aide américaine de tous les pays de l’Afrique subsaharienne. De même, l’Ouganda et le Burundi, bien que n’ayant pas de frontières communes avec la Somalie, interviennent afin de s’assurer du soutien américain. En échange, les Etats-Unis restent muets lorsque ces dirigeants truquent les élections ou changent les termes de la Constitution afin de pouvoir rester au pouvoir. De quelque côté que l’on se tourne, c’est un jeu machiavélique.

Si la quête de la paix était authentique, l’Ethiopie serait le dernier pays au monde à être encouragé à envoyer des troupes en Somalie. Pourtant, en 2006, l’Ethiopie est intervenue avec le soutien américain pour empêcher l’ascendance de l’Union of Islamic Courts (UIC), composée de musulmans relativement modérés et qui ont réussi à imposer un semblant d’ordre pour la première fois en quinze ans. Au sein de l’UIC, les extrémistes de Al-Shabab ont triomphé comme force hégémonique. L’Ethiopie s’est officiellement retirée, mais seulement après s’être enlisée et avoir plongé la Somalie dans un chaos encore plus profond, déplaçant 300 000 Somalis et jetant le désarroi dans des mouvements de la base qui semblaient prometteurs avant que d’avoir été tué dans l’œuf par l’intervention éthiopienne. Selon leur bon plaisir et malgré ce retrait officiel, les troupes éthiopiennes font encore des incursions périodiques en Somalie.

Compte tenu de la nature prédatrice des gouvernements du Burundi, de l’Ethiopie et de l’Ouganda, qui sont principalement des dictatures militaires ou des pays au parti unique, peu de foi peut leur être accordé en ce qui concerne l’amélioration de la stabilité régionale de la Corne de l’Afrique. Lors de l’élection présidentielle, l’actuel président du Kenya, Mwai Kibaki, a été soupçonné d’avoir volé la victoire à Raila Odinga (qui appartient au même groupe ethnique que le père du président Barack Obama), devenu Premier ministre dans un gouvernement de coalition chancelant. Pourtant dans la région, le pays est un allié en matière de sécurité et par conséquent à l’abri d’un examen sérieux de la part des Américains.

En 2006, l’administration Bush a fourni des renseignements à l’Ethiopie en prévision de l’invasion. Elle a aussi utilisé les installations à Djibouti, en Ethiopie et au Kenya à partir desquelles elle a perpétré, en 2007 et 2008, des attaques aériennes, et par missiles, contre des sites en Somalie soupçonnés d’appartenir à l’Al Qaeda. Les attaques aériennes ont causé la mort de plusieurs douzaines de civils et ont fait des centaines de blessés. En outre, elles ont révélé au grand jour l’implication américaine. Ces attaques aériennes périodiques se poursuivent sous l’administration Obama. Le meurtre de civils somalis ne fait rien d’autre que contribuer à pousser les gens plus loin dans le désespoir et l’extrémisme. AMISOM n’est pas meilleur. Des rapports crédibles le rendent responsables de la mort de civils et d’autres excès.

Dans le sillage des bombes de Kampala, Obama a dit que Al Qaeda est raciste et ne se soucie pas des vies africaines. Personne d’à peu près sensé ne contesterait ce propos. Néanmoins la vraie question est savoir si Obama est soucieux des vies africaines. Si vraiment il a à cœur la vie des Africains, pourquoi interfère-t-il et soutient-il des dictateurs comme Meles Zenawi en Ethiopie et Yoweri Museweni en Ouganda. Des dictateurs qui, délibérément, sacrifient leurs soldats et des vies innocentes en échange de dollars ? Dès lors, il n’est guère surprenant que Zenawi et Museweni manoeuvrent d’ores et déjà pour des interventions élargies afin d’exploiter la tragédie de Kampala, avec Obama jouant leur jeu. L’ironie de l’affaire c’est que Al-Shabab va aussi saluer l’escalade et la régionalisation du conflit dans l’espoir de renforcer le soutien interne qui s’effiloche en raison de la dure répression exercée par le mouvement et dont les Somaliens sont fatigués.

Se reposer sur l’Ethiopie, l’Ouganda et le Burundi pour le maintien de la paix en Somalie équivaut à envoyer des soldats indiens pacifier les zones tribales au Pakistan. C’est une contradiction dans les termes. Cela mine les modérés et fait le jeu des extrémistes. La volonté des Etats-Unis d’endosser les interventions est rarement assortie d’un engagement en faveur d’un effort global pour obtenir la paix. Avec l’enlisement en Afghanistan et en Irak, il n’y a guère de volonté politique aux Etats-Unis pour gérer la complexité des tenants et aboutissants en Somalie. La Somalie n’a pas besoin d’une plus grande militarisation par des voisins qui servent leurs propres intérêts. Un point de départ possible pour reconstruire la Somalie pourrait être l’utilisation de l’argent gaspillé pour AMISOM afin d’aider les Somaliens et l’expérience démocratique naissante au Somaliland au vu du désert démocratique de la région

Traduit de l’anglais
par Elisabeth Nyffenegger

_____________________ 7 - AFP

Etats-Unis: 14 personnes poursuivies pour avoir aidé les extrémistes somaliens

De Virginie MONTET

Quatorze personnes, dont plusieurs de nationalité américaine, ont été mises en examen jeudi aux Etats-Unis pour soutien au terrorisme, accusées d'avoir voulu rejoindre ou aider les shebab, insurgés islamistes somaliens.

Les shebab, qui contrôlent la plus grande partie du sud et du centre de la Somalie, ont fait allégeance à Al-Qaïda il y a quelques mois et ont revendiqué le double attentat qui a fait 76 morts le 11 juillet à Kampala.

"Nous voyons un nombre croissant d'individus -- y compris des citoyens américains-- qui tombent sous l'emprise d'une idéologie extrémiste et qui agissent pour soutenir des objectifs terroristes", a déploré jeudi le ministre américain de la justice Eric Holder, lors d'une conférence de presse.

"C'est une tendance inquiétante que nous avons suivie de très près ces dernières années. Nous continuerons à surveiller cela et démanteler ces initiatives. Mais nous devons aussi travailler à empêcher l'enracinement de ce genre de radicalisation", a-t-il souligné.

Au total, les poursuites du département américain de la Justice touchent 19 personnes, cinq personnes ayant été mises en examen auparavant. Neuf de ces individus ont déjà été arrêtés aux Etats-Unis et à l'étranger.

"Dix d'entre eux ne sont pas en détention mais on pense qu'ils sont à l'étranger", a précisé le ministre de la justice Eric Holder.

La plupart des suspects sont âgés de 19 à 27 ans. Certains, qui sont accusés d'avoir quitté les Etats-Unis pour rejoindre les shebab, étaient déjà poursuivis pour d'autres délits par la justice américaine.

Parmi les suspects poursuivis, une femme d'origine somalienne naturalisée américaine, Amina Farah Ali, 33 ans, a été arrêtée jeudi dans le Minnesota (nord).

On lui reproche notamment d'avoir fait du porte-à-porte pour lever des fonds auprès de la communauté somalienne pour venir en aide aux insurgés somaliens.

Avec Hawo Mohamed Hassan, 63 ans, elle aurait levé des fonds à Minneapolis, à Rochester (Minnesota) ainsi qu'au Canada et organisé des téléconférences qui pouvaient rapporter quelque 2.000 dollars.

La jeune femme, qui est accusée d'avoir procédé à des transferts d'argent, encourt jusqu'à 15 ans de prison.

Les différents dossiers d'inculpation "pour violations terroristes en fournissant de l'argent, du personnel et des services" aux shebab ont été rendus publics dans plusieurs endroits du pays, dans le Minnesota au nord mais aussi en Alabama (sud) et en Californie (ouest).

Depuis 2009 le FBI a averti que la question du recrutement de jeunes Américano-somaliens pour des activités terroristes était une de ses priorités.

La communauté d'origine somalienne aux Etats-Unis compte 150.000 à 200.000 personnes, dont presque la moitié vivent à Minneapolis. L'essentiel de cette communauté a émigré aux Etats-Unis au début des années 1990 pour fuir la violence.

En octobre 2008, Shirwa Ahmed, un Américano-somalien de 27 ans de Minneapolis, avait perpétré un attentat suicide en Somalie. Il était le premier citoyen américain à commettre un tel acte.

Outre les deux suspects déjà nommés, les personnes poursuivies pour soutien au terrorisme dans le cadre des inculpations rendues publiques jeudi sont les Américains Omar Shafik Hammami, 26 ans, Jehad Serwan Mostafa, 28 ans, Abdikadir Ali Abdi, 19 ans, Abdisalan Hussein Ali, 21 ans, et Cabdulaahi Ahmed Faarax, 33 ans.

Il y a aussi Farah Mohamed Beledi, 26 ans, Abdiweli Yassin Isse, 26 ans, Ahmed Ali Omar, 27 ans, Khalid Mohamud Abshir 27 ans, Zakaria Maruf, 31 ans, Mohamed Abdullahi Hassan, 22 ans et Mustafa Ali Salat, 20 ans.

_____________________ 6 - Le Figaro avec AFP

USA: 14 futurs miliciens shebab arrêtés

Quatorze citoyens américains ont été arrêtés aux Etats-Unis pour avoir voulu rejoindre les shebab, insurgés islamistes somaliens dont l'organisation est affiliée à Al-Qaïda, ont annoncé jeudi les médias américains, citant des sources au département de la Justice.

Douze personnes ont été interpellées au Minnesota (nord), une en Alabama (sud) et une autre en Californie (ouest), rapporte la chaîne NBC News, précisant qu'au moins l'une d'entre elles cherchait à quitter les Etats-Unis pour intégrer les shebab.

Selon Fox News, certains des suspects ont été inculpés pour soutien matériel à un groupe terroriste, précisant que ces derniers avaient levé des fonds pour les insurgés somaliens sous couvert d'un faux organisme de charité.

Les islamistes shebab, qui contrôlent la plus grande partie du sud et du centre de la Somalie, ont pour la première fois opéré hors de leur territoire national en revendiquant un double attentat qui a fait 76 morts le 11 juillet à Kampala.

Mouvement purement national lors de sa fondation en 2006, les shebab ont fait allégeance il y a quelques mois à Al-Qaïda, dont ils apparaissent désormais comme la franchise pour toute l'Afrique de l'Est.

_____ 5 - Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

Somalie : 3 morts, 12 blessés dans un attentat à la bombe à Mogadiscio

Au moins trois personnes ont été tuées et 12 autres blessées mercredi dans un attentat à la bombe à Mogadiscio, capitale de la Somalie, selon des responsables du gouvernement et des témoins.

La bombe, dissimulée dans un tas de déchets en bordure de la route et déclenchée à distance, visait des nettoyeurs travaillant dans une route contrôlée par le gouvernement.

"Trois personnes ont été tuées, et 12 autres, dont 7 femmes, ont été blessées dans cette explosion et ont été conduites à l'hôpital", a déclaré à Xinhua un témoin.

Selon le commissaire du district Bonder, Abdulahi Hersi Wardere, des soldats de l'armée gouvernementale a abattu l'auteur présumé de l'explosion qui appartiendrait au groupe Al Shabaab.

Aucun groupe n'a revendiqué cette attaque. Néanmoins, les combattants islamistes prennent souvent pour cibles les personnes qu'ils considèrent comme travailleurs ou sympathisants du gouvernement.

En 2008, une douzaine de nettoyeurs ont été tués dans une explosion similaire à Mogadiscio.

____________________ 4 - Jeune Afrique

Nuruddin Farah : "Laissez les femmes diriger la Somalie"

Nicolas Michel © Jacques Torrégano pour J.A.

Alors que son pays s’enfonce toujours un peu plus, l’auteur d’Exils estime que seuls ses concitoyens peuvent sortir la Somalie du chaos. Interview.

Jusqu’au 11 juillet 2010, la situation désespérée de la Somalie n’attirait guère l’attention des médias. Et puis les attentats perpétrés à Kampala (Ouganda) – 76 morts – et revendiqués par les milices Chabaab ont de nouveau porté le pays à la une des journaux occidentaux : et si le conflit somalien venait à menacer la stabilité de toute la Corne de l’Afrique ?

Exilé depuis une quarantaine d’années, auteur de nombreux romans (Née de la côte d’Adam, Territoires, Du lait aigre-doux), l’écrivain Nuruddin Farah reste en contact étroit avec son pays, où il s’implique, dans la mesure du possible, en politique.

Exils, son dernier roman est une peinture juste et sensible du quotidien des Somaliens, qui, depuis la chute du dictateur Siad Barré, n’ont pas connu d’état stable. Observateur attentif d’un chaos que diverses interventions étrangères – américaine en 1992-1993, éthiopienne entre 2006 et 2009 – n’ont pas réussi à juguler, Farah n’imagine pas une solution télécommandée de l’extérieur.

Optimiste malgré sa lucidité, parfois candide, il reste viscéralement persuadé que la paix viendra des Somaliennes. C’est ce qu’il confiait à Jeune Afrique il y a peu. Avant que de meurtriers attentats n’ensanglantent Kampala et que l’Union africaine (UA) ne décide, le 26 juillet dernier, d’envoyer 2.000 hommes prêter main-forte aux 6.000 soldats ougandais et burundais de la Mission de l’UA en Somalie (Amisom).

____________________ 3 - Radio Netherland

Somalie : Londres appelle au déploiement de troupes de l’UA

Le gouvernement britannique a lancé vendredi dernier un appel en faveur d’un déploiement rapide des troupes de l’UA en Somalie pour rétablir la paix, la stabilité et la sécurité dans cette région de la Corne de l’Afrique dévastée par un conflit armée et par la violence.

Abdi Hajji Hussein (Mogadiscio)

Dans une interview accordée à une station de radio locale somalienne, Radio Shabelle, le secrétaire d’Etat britannique pour l’Afrique Henry Bellingham a estimé que l’envoi prévu de troupes supplémentaires de l’UA en Somalie serait d’un grand soutien pour les troupes de l’Amisom déjà présentes dans ce pays. Il a ajouté que le nouvel envoyé spécial des Nations unies en Somalie allait jouer un rôle crucial dans les efforts visant à restaurer la paix et la stabilité en Somalie.

Par ailleurs, le secrétaire d’Etat britannique est revenu sur le double attentat qui a frappé récemment Kampala, la capitale ougandaise. Il a condamné les shebab, qui ont revendiqué la responsabilité des deux attentats qui ont fait plus de 70 morts. Les shebabs s’en sont pris aux Somaliens, a-t-il ajouté, en raison de leurs actions dans le sud et le centre de la Somalie.

Henry Bellingham a estimé que les shebab constituent un obstacle à l’aide internationale apportée aux Somaliens et a appelé les pays voisins et les Etats d’Afrique de l’est a prendre part à la lutte conte les shebab :

"Nous faisons tout notre possible pour conseiller aux pays voisins de continuer leurs opérations de lutte contre le terrorisme et nous faisons tout notre possible pour dissuader tout extrémiste résident au Royaume Uni de se rendre en Somalie", a-t-il déclaré.

Le secrétaire d’Etat a également appelé les pirates qui ont capturé un couple britannique à les relâcher sans conditions et a rappelé que le gouvernement britannique avait pour politique de ne pas payer de rançons aux preneurs d’otages.

Paul et Rachel Chandler ont été capturés le 23 octobre dernier par des pirates qui sont montés à bord de leur bateau dans l’océan Indien. Ils étaient en provenance de Madagascar et avaient mis le cap vers la Tanzanie. Depuis, ils sont détenus en Somalie, près de la ville de Haradhere.

_______________________ 2 - Europe 1

Un américain qui voulait devenir terroriste arrêté

Un citoyen américain de 27 ans a été interpellé à Chicago alors qu'il était en partance pour la Somalie où il envisageait de devenir kamikaze, a annoncé mercredi le ministère américain de la Justice.

Le jeune homme, poursuivi pour "soutien matériel au terrorisme", a été arrêté mardi "après une enquête de 18 mois" au cours de laquelle un indicateur du FBI a planifié avec lui son voyage et a enregistré leurs conversations. Le jeune homme né aux Etats-Unis aurait affirmé en juillet 2010 qu'"il avait 27 ans et n'envisageait pas d'atteindre ses 30 ans".

Il prévoyait de partir pour Los Angeles, d'y louer une voiture jusqu'au Mexique pour prendre un avion vers Dubaï puis la Jordanie pour récupérer son passeport syrien avant de rejoindre la Somalie et Al-Qaïda. Le jeune homme a été placé en détention à son arrestation et présenté à un juge mercredi, selon le ministère. Il risque jusqu'à 15 ans de prison.

_______________________ 1 - AFP

Au moins 21 tués dans de violents combats dans le sud-ouest de la Somalie

Au moins 21 combattants ont été tués mercredi dans le sud-ouest de la Somalie au cours d'affrontements entre forces gouvernementales somaliennes et insurgés islamistes shebab, a-t-on appris de sources concordantes.

Les combats, avec d'intenses échanges d'artillerie, ont éclaté dans la matinée à Habow, village proche de la frontière éthiopienne dans la région de Bakol (nord-ouest de Mogadiscio), où les troupes gouvernementales ont attaqué une base des shebab.

"(...) Nos forces ont attaqué les terroristes dans un village du district de Yed, les combats ont été très violents et nous avons tué de nombreux ennemis", a affirmé le colonel Mohamed Ali, officier gouvernemental en charge de la sécurité dans ce district.

"Nous avons perdu sept hommes dans la bataille qui a duré près de 6 heures", a-t-il indiqué à l'AFP, interrogé au téléphone depuis Mogadiscio.

"Au moins 21 combattants des deux bords ont été tués. Ce nombre pourrait être encore plus élevé car beaucoup cadavres gisent toujours sur le champ de bataille", a déclaré pour sa part un notable d'une ville voisine, Hasan Moalim Mohamud.

"Les communications dans la zone sont très difficiles, mais il semble que les shebab contrôlent toujours la localité", a expliqué cette source.

Madker Isak, autre notable du district voisin de Rabdhure (sous contrôle shebab), a fait état de l'envoi de nombreux renforts vers Yed, ainsi que de l'évacuation de combattants islamistes blessés ou tués au front.

"J'ai vu plusieurs corps de shebab et des blessés transportés dans un camion, alors que quatre camion remplis de combattants shebab prenaient la route vers Yed", a expliqué M. Isak.

Le village théâtre des violences est situé à une vingtaine de kilomètres de la frontière éthiopienne, selon un autre notable local, Mohamed Adwinle, qui a affirmé que des officiers éthiopiens appuyaient les troupes gouvernementales et estimé que les combats avaient fait au moins une vingtaine de tués.

"Les forces éthiopiennes soutenant des milices gouvernementales ont attaqué nos positions près de Baliga. Nous les avons repoussés et tué de nombreux miliciens apostats", a affirmé pour sa part un porte-parole militaire des shebab à Mogadiscio, sheikh Abdiasis Abu Musab.

Les shebab, qui se réclament d'al-Qaïda, contrôlent l'essentiel du sud de la Somalie, face au gouvernement de transition (TFG), retranché dans quelques quartiers de Mogadiscio et présent militairement dans quelques poches de territoires le long de la frontière éthiopienne.

 
ordre des brosses à reluire
l'Ordre des
Brosses à Reluire



dessin de Roger Picon


réunit les meilleurs chantres du régime dictatorial

Bulletin n° 44
Mahdi Ahmed Abdilahi au grade de "Cireur de Pompes" - Premier échelon
Bulletin n° 45
Monsieur Ali Abdi, Ministre des Affaires Etrangères au grade "d'hyène fonceuse" - Premier échelon
Monsieur Johar, Ministre du commerce au grade "d'hyène repue" - Premier échelon
Observatoire n°B122
Mohamed Ali Mohamed (dit DIG DIG), auteur de l'article "Pour un peu plus de patriotisme" (paru dans le journal La Nation N°91 du 12/11/01) au grade de "Léche-bottes" avec mention spéciale.

Observatoire n°B127

l'ensemble des journalistes de La Nation pour un article paru début janvier 2002 et intitulé "Pour la liberté de la Presse", collectivement au grade de 'faux-culs' avec la barrette spéciale de dénonciateurs.
Observatoire n°B134
M. Ismael Ibrahim Houmed,
Ministre de la Justice, des Affaires Pénitentiaires et Musulmanes, Chargé des Droits de l’Homme, pour sa langue de bois, au grade de 'Somnifère'.

Observatoire n°B135

M. Wahib Ahmed ben Ahmed, Président du MSR pour une déclaration en faveur de la dictature et pour ses contradictions, au grade de 'Clown'


Observatoire n°B143
ZAKITAHA, journaliste qui a signé un article publié dans La Nation sous le titre "Vers un apprentissage serein de la Démocratie"
, au grade de "Baratineur patenté".


Observatoire n°B146
Mme Hawa Ahmed Youssouf
Ministre chargée de la Promotion de la Femme, du bien être familial
et des Affaires sociales, pour sa plaidoirie en faveur de l'Action de Guelleh pour la jeunesse et des progrès accomplis, au grade "d'Avocat du Diable"


Observatoire n°B152a
M. Mohamed Ali Daoud
pour l'affirmation de son egagement total ainsi que de celui du FRUD-Bis aux côtés de la dictaure et des forces du mal, au grade de "Bouffon écervelé"


Observatoire n°B155

Monsieur DILEITA,
Premier Ministre, pour les injures adressées à Monsieur Ahmed DINI, au grade de "Perroquet soumis".


Observatoire n°B160
Djama Ali Guelleh, directeur de l'EDD, pour les propos qu'il a tenu contre les populations financièrement exsangues et pour les menaces qu'il a proférées, au grade de "Père Fouettard"

Observatoire n°B164
Mohamed Moussa Chehem, ancien instituteur, devenu Ambassadeur à Bruxelles, pour les propos qu'il a tenu contre les opposants politiques de son pays et pour ses notions erronnées de mathématiques, au grade de
"Flagorneur inconsistant"


Bulletin N°B173
Moumin Bahdon Farah, ancien Ministre
, ancien opposant, au grade d'Opposant fluctuant et réductible' pour les propos, emprunts de flagornerie, qu'il a prononcés publiquement en faveur de Guelleh et de son système dictatorial.


Bulletin N°B175
Mohamed Aden Waberi président de l‘ADEPF, qui a offert 50 bicyclettes à la FNP pour les aider à capturer les coupables, au grade de 'Maton Chef'.



Observatoire n°B176
Le congrès extraordinaire
de l'Ordre des Brosses
à reluire
a réuni :
- Moumin Bahdon Farah, "opposant fluctuant et réductible'
chef de file du PSD,
- Mohamed Ali,
Secrétaire Général du RPP,
- Aden Robleh Awaleh,
président du PND,
- Ali Mohamed Daoud,
président du FRUD,
- Dileita Mohamed Dileita, 'perroquet soumis'
le Premier ministre
,
et Ismaël Omar Guelleh.


Observatoire n°B177
Monsieur Omar AIDID
, pour avoir censuré les émissions de Canal +, au titre de 'Grand guignol'


Observatoire n°B177
Promotion de Noël 2002,
Djama Souleiman, Procureur,
Goumaneh, Ambassadeur,
Me Martinet,
au grade de "Cow-Boys de l'impossible" et Moumin Bahdon est promu officier de l'Ordre des Brosses à Reluire.

Observatoire n°B180

M Ismaël Yassin, Président de la CENI pour ses propos satisfaits vis à vis de la régularité du scrution du 10/01/03 au grade de "Magicien des Chiffres"


Observatoire n°B191
Me Aref Mohamed Aref pour ses déclarations publiques en faveur d'un général au passé plus que doûteux et contre un opposant politique, au grade de "Corbeau repenti"

Observatoire n°B195

M. Ali Mohamed Daoud, Président du FRUD cloné, pour son engagement publique le 26 avril 2003 en faveur d'un resserement des liens avec la dictature sanguinaire, au grade "Bonimenteur incorrigible"


Observatoire n°B195
M. Ali Abdi Farah, Ministre des Affaires étrangères pour ses propos au sujet de l'instauration de la bonne gouvernance au royaume de Guelleh, au grade "Camelot du Roi"

Observatoire n°B198
M. Rifki Abdoulkader, Ministre de tutelle de la Communication pour les propos tenus dans un droit de réponse paru sur les Nouvelles d'ADDIS "Agent X - Missions impossibles"

Observatoire n°B203

Me Wabat Daoud, bâtonnier du barreau de Djibouti, pour ses affirmations concernant la situation d'un Etat de Droit à Djibouti, au grade de "Grand encenseur embrouillé".

Observatoire n°B215
Abdallah Abdillahi Miguil, Ministre de ll'Habitat, pour sa communication-rélexion dans l'ADI, au grade de "Décrotteur de souliers".

Observatoire n°B224
Abdoulrazak Daoud, chef du district de Tadjourah, pour les propos flagorneurs tenus lors de la visite de la Présidente à Tadjourah, au grade de "Bouffon de la Reine"


Observatoire n°B232

M. Ismaël Ibrahim Houmed
, Garde des Sceaux, au grade de "Pitre public" et



M. Mahamoud Ali Youssouf, Ministre délégué, au grade de "Bonimenteur de Cour" pour leur discours en janvier 2004, lors de la Conférence de Sana'a.

Observatoire n°B236

Mohamed Moussa Chehem,
Ambassadeur auprès du Bénélux, des Pays scandinaves et de l'U.E., pour ses déclarations au Journal LA NATION "Grand Manipulateur " '2ème nomination"


Observatoire n°B252

Le Journal LA NATION,
au titre de "feuille de choux" 1er échelon, pour ses articles flagorneurs au sujet de Guelleh et sa volonté de lutter contre la pauvreté à Djibouti.


Observatoire n°B272
Monsieur Mohamed Aden Douksiyé
, pour le vibrant hommage rendu à Guelleh et à sa politique réussie de redressement économique, le 6 novembre 2004 à l'Ambassade de Paris, au grade de "Premier Porte-Plumeau"

Observatoire n°B277

Monsieur Ali Abdi Farah,
Ministre des Affaires étrangères pour les déclarations publiques à l'occasion de l'ouverture des discussions avec l'U.E., au grade de "Valet de la Cour du Roitelet"


Observatoire n°B281
Monsieur Rachid Idriss Nour Souran,
Editorialiste à La Nation pour ses déclarations "Affaire Borrel - The game is over !" au grade de "Cache misère"


Observatoire n°B282
Monsieur Dini Mohamed Dini,
Présient de l'APEM, pour son discours d'Obbock, au grade de "Frotte-manche"


Observatoire n°B287

Monsieur Mohamed Daoud Chehem,

Président du PDD, pour sa candidature alibi à l'élection présidentielle d'avril 2005 et le soutien qu'il apporte indirectement à Guelleh, au grade de Chevalier dans l'Ordre des Faire-valoir, avec le titre de "Gentilhomme porte-coton" et cooptation automatique dans l'Ordre des Brosses à reluire.


Observatoire n°B288
Monsieur Ibrahim Chehem Daoud,

Président de l'UPR, pour son discours en faveur du maintien de la dictature, de l'asservissement de la population et d'un soutien inconditionnel à IOG, au grade de "Fayot de la dernière heure"


Observatoire n°B289
Monsieur Omar "Kuul" et Madame Zeinab Kamil Ali reçus conjointement pour leurs déclarations en faveur du vote pour Guelleh au titre de "flagorneurs aux petits pieds"

Observatoire n°B291
Monsieur Ali Ismail Yabé, Président de la CENI, reçu pour son action en faveur du "blanchiment" de la fraude électorale au grade d'Officier et au titre de "vendeur de salades"


Observatoire n°B294
Monsieur Ali Hassan Ali, Docteur en sciences économiques (Nancy), pour son long plaidoyer en faveru des mérites de la dictature, paru dans La Nation au titre d' "opportuniste de la dernière heure"


Observatoire n°B298
Mohamed Ali Moumin, ancien directeur de l'environnement, nommé récemment Ambassadeur au Soudan, pour les propos tenus dans La Nation, au titre de "Blablateur inconsistant "


Observatoire n°B309

Ali Farah Assoweh, Ministre des Finances, pour les propos tenus dans La Nation, au titre de "Courtisan servile"


Observatoire n°B315
Ismaïl Nour Mouhoumed,
Président de l'Association pour la Promotion du Civisme, pour les propos tenus dans La Nation au grade de "Grande andouille"


Observatoire n°B321
Monsieur Abdourahman Mohamed Abdillahi (Gojo), qui affirme être, Président de l'association de l'amitié Djibouti-France, pour son article publié par La Nation au grade de "Félon irresponsable"

Observatoire n°B322

Monsieur Jean-Paul Angelier, Ambassadeur de France à Djibouti, pour les propos qu'il a tenu en conférence publique et qui ont été repris par La Nation au grade de " Pompier de la dernière chance" . C'est le premier européen qui accéde à cet Ordre prestigieux.


Observatoire n°B337
DIG-DIG, chevalier depuis 2001, auteur de l'article "Chapeau Monsieur le Ministre " (paru dans le journal La Nation du 16/02/06) à la dignité d'officier et au grade de "Léche-bottes récidiviste et incorrigible"


Observatoire n°B349
ABS, pour un article paru dans La Nation et vantant les mérites d'une année de Présdence ! au grade
"Trompe couillon"


Observatoire n°B356

L'éditorialiste de La Nation du 29/06/06, pour un hommage appuyé à Guelleh et des formules aussi prétentieuses qu'incompréhensibles
"Ciseleur de la formule creuse et absconse"


Observatoire n°B387-A
ALI MOHAMED ABDOU, conseiller du Ministre de la Justice, pour ses attaques contre J-P Noël ABDI et ses affirmations concernant la démocratie et l'Etat de Droit à Djibouti, au grade de
"Grand farceur "


Observatoire n°B400
.......
Chris LAFAILLE et Pierre RANCE, journalistes à Paris-Match et Europe1, pour leurs thèses négatives dans l'assassinat du Juge Borrel aux grades de
"Négatif de la dernière heure et Négatif des évidences"


Observatoire n°B414

M Youssouf Abdillahi Houssein, directeur de Daallo airlines pour les propos flagorneurs qu'il a tenu dans La Nation, au grade de "Pilote des mirages présidentiels"


Observatoire N° B 435

Chris Lafaille, journaliste au service de Guelleh, a été élevé à la dignité d'officier de l'ordre au Grade de "Grand mercernaire et négationniste incorrigible"
pour son livre sur l'affaire Borrel.

Observatoire N° B 435

Olivier Stirn, pour les félicitations que son épouse et lui ont envoyé à Guelleh à propos des législatives de 2008 et de la démocratie à Djibouti au grade de "Grande Andouille de la Dictature "


Observatoire N° B 442

MIchel Roussin ,
pour son article vantant les mérites économiques de Guelleh et l'épanouissement social du pays au grade d'
"enjoliveur des réalités troubles "


Observatoire N° B 469

Sunil SAIGAL,
représentant résident du PNUD à Djibouti, pour le soutien sans pareil, qu'il apporter à la dictature djiboutienneau grade de
"flagorneur arrogant "


Observatoire N° B 478

ALI MOHAMED ABDOU,
Président de la Commission nationale des Droits de l'Homme au titre de
"Baratineur intarissable "


Observatoire N° B 498

Ougourheh Kifleh
Ministre de la Défense au grade de
"Flagorneur du génie "

Observatoire N° B 528

ALI MOHAMED ABDOU,
est promu à l'unanimité à la dignité d'Officier avec le titre de CNDH, en récompense de l'interview qu'il a donné à La Nation. "Commandeur des Négationistes de la Détresse Humaine"


Observatoire N° B 530
L'Ing. bilan Ali Soubanneh
est coopté à l'unanimité moins une voix en qualité de membre de l'Ordre des Brosses à Reluire, au grade de "Ramasse-miettes", pour ses déclarations en faveur de l'ajout de Guelleh sur la liste des nominés pour le Prix Nobel de la Paix.

Observatoire N° B 545
Abdillahi Ainan Robleh
a été coopté à l'unanimité des voix en qualité de membre de l'Ordre des Brosses à Reluire, au grade de "Diffuseur des mirages présidentiels ", pour ses déclarations en faveur des réussites de Guelleh et du troisième mandat

Observatoire N° B 575
Francis Gillery
a été coopté à l'unanimité pour le remercier du reportage de désintoxication probable, qu'il a réalisé et qui permet à la dictature de se refaire une "santé médiatique" au grade de "Mercenaire des élites dominantes"

Observatoire N° B 575
Françoise Mouline
a été cooptée à l'unanimité pour sa mise en cause des affirmations d'Elisabteh Borrel et son soutien inconditionnel à un prêtre pédophile, condamné pour ces faits. "Danse avec les Loups "

Observatoire N° B 578
Farhat Rachad
a été cooptéà une faible majorité pour récompenser son enagement aux côtés du 3ème mandat, lors de l'interview qu'il a donnée à Africa 24, au grade de "Joueur de fifre à gelots"

Observatoire N° B 580
Democracy International
a été cooptée à l'unanimité pour le soutien qu'elle a apportée à la dictature djiboutienne, par le biais d'un rapport extrêmement favorable au 3ème mandat, signé par MM. Christian Hennemeyer, El Obaid Ahmed El Obaid, et Kevin Colbourne, L'association est élevée au grade de "Cache misères"

Observatoire N° B 631

ALI MOHAMED ABDOU,
est promu à l'unanimité à la dignité de commandeur avec le titre de "Grand Couillon de service", pour ses déclarations à l'occasion de la préparation de la journée des D.H. à Djibouti.