ARDHD : l'actualité en continu : Djibouti et la Corne de l'Afrique
 
 
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31/08/10 (B567) Nouvelles de Somalie (1) - les islamistes intensifient leur combat contre l'aide du PAM - Six civils somaliens tués dans des violences à Mogadiscio - quatre soldats ougandais tués dans les combats à Mogadiscio - un Afghanistan oublié.... - l'attaque de samedi attribuée à Al-Qaïda a fait 12 morts - six tués dans de nouveaux combats à Mogadiscio - La Somalie appelle à un soutien "urgent" - Des activistes tués par leurs bombes - Mogadiscio à feu et à sang - l'histoire sans fin (10 articles)

________________________ 10 - AFP

Somalie: les islamistes intensifient leur combat contre l'aide du PAM

Les insurgés somaliens shebab liés à Al-Qaida ont intensifié leurs actions pour stopper la fourniture de vivres par le Programme alimentaire mondial (PAM) et menacé de représailles ceux qui travaillent avec l'agence de l'ONU, a indiqué le mouvement islamiste radical.

Au cours des dernières 24 heures, les militants islamistes ont confisqué des tonnes d'aide alimentaire à des commerçants locaux qu'ils accusent de collaborer avec le PAM. Ils ont également brûlé des vivres provenant d'entrepôts de Mogadiscio.

"Le PAM veut empoisonner notre peuple mais nous ne laisserons jamais de tels ennemis nuire à la communauté tant que nous serons vivants", a déclaré Cheikh Ali Mohamed Hussein, un responsable des shebab à Mogadiscio.

"Nos troupes ont collecté les céréales périmées dans des entrepôts (...) où les commerçants les avaient stockées et nous les avons brûlées", a-t-il ajouté. M. Hussein a mis en garde les commerçants et les habitants contre les vivres estampillés PAM, sous peine de représailles.

"Nous demandons à tous les commerçants et les habitants de se tenir à distance du PAM. Toute personne trouvée en possession de denrées du PAM subira un châtiment", a-t-il prévenu.

Selon des témoignages de commerçants locaux, les islamistes s'en sont pris également à une trentaine d'entrepôts dans la ville de Beldweyn, à environ 400 km au nord de Mogadiscio, confisquant de la nourriture qu'ils disaient appartenir au PAM. Ils ont également intercepté un convoi d'aide alimentaire parti du centre du pays vers des villages de la région.

"Ils ont attaqué les entrepôts en ville et ont confisqué les clés aux propriétaires. Ils nous ont dit que toute la nourriture stockée là appartenait au PAM mais ce n'est pas vrai", a expliqué Hersi Ali, un commerçant local.

"Ces deux derniers jours, ils ont arrêté une vingtaine de camions chargés d'aide alimentaire en provenance du centre de la Somalie, les camions sont maintenant au poste de police sous la surveillance des shebab", a indiqué un autre commerçant qui a souhaité garder l'anonymat.

Fin février, les militants shebab qui contrôlent la plus grande partie du centre et du sud de la Somalie, ont interdit les opérations du PAM dans le pays, au risque d'aggraver la situation humanitaire de ce pays, déjà la plus alarmante de toute la Corne de l'Afrique.

Selon les Nations unies, quatre millions de personnes, soit la moitié de la population somalienne, dépendent de l'aide alimentaire d'urgence.

________________________ 9 - NouvelObs avec AP

Six civils somaliens tués dans des violences à Mogadiscio

Au moins six civils ont été tués lundi dans de nouveaux combats à Mogadiscio, alors que les affrontements entre militants islamistes et forces pro-gouvernementales entraient dans leur deuxième semaine.

Le fragile gouvernement somalien soutenu par l'ONU a demandé une plus grande aide internationale pour repousser les militants extrémistes du groupe Al-Shabab, qui contrôlent une bonne partie du sud et du centre du pays, dont d'importants secteurs de la capitale.

Les insurgés liés à Al-Qaïda ont menacé la semaine dernière de lancer une nouvelle guerre "massive", une menace suivie de huit jours d'affrontements consécutifs.

Plus de 70 civils ont été tués et au moins 230 autres blessés depuis le 23 août, a déclaré Ali Muse, le chef du service ambulancier de Mogadiscio.

Il a précisé que trois femmes avaient été tuées lundi après un tir de mortier sur le marché animé de Bakara dans la partie sud de la capitale, et que trois autres civils avaient été tués dans plusieurs secteurs de la ville. D'après lui, 17 personnes ont également été blessées dans des échanges de tirs entre les belligérants.

Le président somalien, Cheikh Charif Cheikh Ahmed, a jugé irréaliste d'attendre des forces gouvernementales mal équipées qu'elles "contiennent la funeste alliance Al-Qaïda/Al-Shabab", soulignant que les militants extrémistes avaient pour objectif de déstabiliser la région et au-delà.

______________________________ 8 - Ouest-France

Somalie : quatre soldats ougandais tués dans les combats à Mogadiscio

Quatre soldats ougandais de la force de paix africaine ont été tués ce lundi à Mogadiscio lorsque les rebelles ont tiré au mortier sur le palais présidentiel, a annoncé un porte-parole de l’Union africaine. Huit soldats ougandais ont également été blessés.

Le Burundi et l’Ouganda ont déployé 6 300 hommes à Mogadiscio pour surveiller le port et l’aéroport et protéger le président Cheikh Charif Ahmed.

____________ ________________ 7 - Agora Vox

Somalie : un Afghanistan oublié....


L’émergence des milices Al-Shabab en Somalie doit être resituée dans le contexte des décennies de mauvaise gestion, de dictature et d’abus qui les ont précédés. Suite à l’invasion éthiopienne soutenue par les Etats-Unis en 2006, la progression de l’UIC (Union of Islamic Courts) plus modérée, a été bloquée.

L’exode de quelques 300 000 personnes vers le Yémen en a été la conséquence. Cet état de fait a libéré un véritable espace aux extrémistes d’Al-Shabab comme principale force hégémonique, issus pourtant du conglomérat de l’UIC.

Et alors que les effets du bombardement de Kampala retombent, les gouvernements alliés aux Américains, l’Ethiopie et l’Ouganda, cherchent une fois de plus à faire du capital politique de la tragédie somalienne à des fins qui leur sont propres, avec un Obama complice.

L’émergence d’Al-Shabab n’est pas un accident de l’Histoire. D’un point de vue technique, on pourrait s’attendre à ce que la Somalie soit une entité géographique unifiée. En effet, tous les Somaliens parlent une même langue et ne souffrent pas de contentieux liés à des différences ethniques, comme tant d’autres anciennes colonies en Afrique.

Paradoxalement, la Somalie a toujours été marquée par de profonds clivages et dans le même temps l’élite somalie a toujours cultivé le rêve d’une ‘’Grande Somalie’’ en considérant qu’il est de leur devoir d’unir tous les peuples parlant le somali. Ce projet concerne également les Somalis qui vivent dans les pays voisins :

- la région de l’Ogaden en Ethiopie,

- les peuples Issas installés à Djibouti

- les Somalis qui habitent une région connue sous le nom de Northern Frontier District au Kenya…

La Corne de l’Afrique a dû faire face au même arbitraire en ce qui concerne les frontières héritées de l’époque coloniale ; des frontières qui ont séparé des peuples pourtant de même culture.

Mais le projet d’un Etat culturellement homogène, englobant les minorités somalies voisines, était dès l’origine voué à l’échec et contraire à la Charte africaine qui impose et garantit le respect des frontières. Par conséquent, l’irrédentisme somalien visant le Kenya et l’Ethiopie nourrit et aggrave ainsi l’animosité historique avec l’Ethiopie.

Pendant la Guerre Froide, la tension entre les deux pays a fourni à l’Union soviétique et aux Etats-Unis l’occasion de se servir de ces deux pays dans leurs conflits géopolitiques par nations interposées. La Corne de l’Afrique, dont fait partie la Somalie, est devenue le pendant de l’Afghanistan, du Vietnam et d’autres points chauds du globe de cette époque.

L’Ethiopie et la Somalie se sont livrées deux guerres majeures, et notamment une qui incluait la participation de forces cubaines en 1997-1978. Une force combinée comprenant des Ethiopiens, 15 000 Cubains et 1 500 conseillers soviétiques et leur armement ont défait l’armée somalienne.

Cette défaite a été le début de la fin d’un Etat somalien fonctionnel au vrai sens du terme. Elle a été suivie d’une longue guerre civile dans les années 1980 qui a abouti à la désintégration du pays. Des interventions maladroites que ce soit de la part des Etats-Unis ou des Nations Unies, au cours des années 1990, n’ont fait qu’empirer une situation déjà très dégradée.

Des seigneurs de guerre issus de clans ont remplacé la dictature centralisée de Mohammed Siad Barre qui gouvernait la Somalie de 1969 à 1991. Après la chute de Siad Barre, le Somaliland et le Puntland sont devenus deux entités séparées, relativement stables, mais non reconnues internationalement.

Pourtant, à la fin juin 2010, le Somaliland a organisé et tenu des élections qui sont les seules de la région à avoir satisfaites aux standards internationaux. Le candidat de l’opposition, Ahmed M. Maha Silanyo a remporté les élections au détriment du président sortant, Dahir Riyale Kahin. Tandis que la guerre civile règne dans la Somalie du Sud et la région de Mogadishu depuis au moins deux décennies.

En 1993, suite à la mort de 18 marines et après que deux hélicoptères Black Hawk aient été abattus, les Américains se sont totalement retirés du territoire somalien.

L’horrible scène d’octobre1993, qui montre la dépouille mortelle d’un soldat américain traînée dans les rues de Mogadishu - appelé l’effet CNN -, reste dans la mémoire de nombreux Américains. Elle a influé sur la décision de l’administration Clinton de retirer les troupes américaines du pays. La Somalie a connu un regain d’intérêt de la part des occidentaux seulement après le 11 septembre, par crainte qu’elle puisse devenir une pépinière pour le djihad global et un repaire pour des éléments d’Al Qaeda.

Il y a eu quatorze tentatives pour installer un gouvernement central en Somalie entre 1991 et 2010. L’actuel Transitional Federal Governement (TFG), dirigé par Sharif Sheikh Ahmed est la dernière version de ces tentatives. La plupart des Somaliens considère celui-ci comme une marionnette de l’Ethiopie, et ce même si Hillary Clinton déclarait à son propos « qu’il était le meilleur espoir du pays’’.

Son gouvernement contrôle à peine deux quartiers de Mogadishu et seulement grâce à la protection d’environ 3000 soldats ougandais et environ 2000 soldats du Burundi qui représentent la mission mal conçue de l’Union africaine en Somalie (AMISOM). L’intervention ougandaise, burundaise et éthiopienne est très mal acceptée par les Somalis quelle que soit leur obédience.

La justification première de leur présence est ostensiblement le maintien de la paix. Mais il n’y a pas de paix à maintenir en Somalie. L’Ouganda et l’Ethiopie ont besoin de connaître la paix à l’intérieur de leurs propres territoires avant que de prétendre apporter la paix sur d’autres terres.

Pour rappel, les insurrections en Ethiopie concernent celle menée par l’Ogaden National Liberation Front (ONLF) dont la lutte pour l’autodétermination en faveur de 4 millions de Somalis ethniques s’éternise. Elle a coûté des milliers de vie et a été désignée comme ‘’ un autre Darfour’’ par certains observateurs. Depuis les années 1980, la région du nord de l’Ouganda est ravagée par un groupe meurtrier connu sous le nom de Lord’s Resistance Army. (LRA).

La première justification de l’intervention éthiopienne repose sur son intérêt à entretenir une Somalie faible et désintégrée. L’Ethiopie bénéficie ainsi de l’assistance financière, militaire et politique des Etats-Unis en se présentant comme un allié sûr dans la ‘’guerre contre le terrorisme’’. Elle reçoit la plus grande part de l’aide américaine de tous les pays de l’Afrique subsaharienne.

De même, l’Ouganda et le Burundi, bien que n’ayant pas de frontières communes avec la Somalie, interviennent afin de s’assurer d’un large soutien américain. En échange, les Etats-Unis restent muets lorsque ses dirigeants truquent les élections ou changent les termes de la Constitution afin de pouvoir se maintenir au pouvoir. De quelque côté que l’on se tourne, c’est un jeu machiavélique.

Si la quête de la paix était réelle, l’Ethiopie serait le dernier pays africain à être encouragé à envoyer des troupes en Somalie. Pourtant, en 2006, l’Ethiopie est intervenue avec le soutien américain pour empêcher l’ascendance de l’Union of Islamic Courts (UIC), composée de musulmans relativement modérés.

Cette intervention a permis d’imposer un semblant d’ordre pour la première fois en quinze ans. Mais elle a également permis qu’au sein de l’UIC, les extrémistes d’Al-Shabab triomphent comme force hégémonique. L’Ethiopie s’est officiellement retirée, mais seulement après s’être enlisée et avoir plongé la Somalie dans un chaos encore plus profond, déplaçant 300 000 Somalis et jetant le désarroi dans la société somalienne alors que des mouvements de sa base qui semblaient prometteurs ont été tué dans l’œuf par l’intervention éthiopienne.

Malgré ce retrait officiel, les troupes éthiopiennes exécutent encore sporadiquement des incursions en Somalie.

Compte tenu de la nature prédatrice des gouvernements du Burundi, de l’Ethiopie et de l’Ouganda, qui sont principalement des dictatures militaires ou des pays à parti unique, peu de crédit peut leur être accordé en ce qui concerne l’amélioration de la stabilité politique régionale de la Corne de l’Afrique.

Par exemple, lors de la dernière élection présidentielle, l’actuel président du Kenya, Mwai Kibaki, a été soupçonné d’avoir volé la victoire à Raila Odinga (qui appartient au même groupe ethnique que le père du président Barack Obama), devenu Premier ministre dans un gouvernement de coalition chancelant. Pourtant dans la région, le pays reste un allié en matière de sécurité et par conséquent à l’abri d’un examen sérieux de la part des Américains.

En 2006, l’administration Bush a fourni des renseignements à l’Ethiopie en prévision de l’invasion. Elle a aussi utilisé les installations à Djibouti, en Ethiopie et au Kenya à partir desquelles elle a perpétré, en 2007 et 2008, des attaques aériennes, et par missiles, contre des sites en Somalie soupçonnés d’appartenir à l’Al Qaeda. Les attaques aériennes ont causé la mort de plusieurs douzaines de civils et ont fait des centaines de blessés. En outre, elles ont révélé au grand jour l’implication américaine. Ces attaques aériennes périodiques se poursuivent sous l’administration Obama. Le meurtre de civils somalis ne fait rien d’autre que contribuer à pousser les gens plus loin dans le désespoir et l’extrémisme.

D’autant que de nombreux rapports crédibles accusent l’AMISOM de la mort de civils et d’autres excès.

Les attentats de Kampala ont été revendiqués par les islamistes somaliens shebab ont fait 76 morts le 11 juillet dernier. Ces responsables ont été "arrêtés" le 12 août. Le chef des renseignements militaires ougandais a présenté à la presse quatre suspects. Les quatre hommes sont tous de nationalité ougandaise.

Deux attentats avaient visé à Kampala un restaurant éthiopien et le bar d’un club de rugby qui retransmettaient la finale de la Coupe du monde de football. Dans le sillage des bombes de Kampala, Obama a déclaré « qu’Al Qaeda est raciste et ne se soucie pas des vies africaines ». Personne ne peut contester ces propos. Néanmoins la vraie question est de savoir si Obama est réellement soucieux des vies africaines.

Si vraiment il a à cœur la vie des Africains, pourquoi soutient-il des dictateurs comme Meles Zenawi en Ethiopie et Yoweri Museweni en Ouganda ? Des dictateurs qui, délibérément, sacrifient leurs soldats et des vies innocentes en échange de dollars ?

Dès lors, il n’est guère surprenant que Zenawi et Museweni manoeuvrent d’ores et déjà pour justifier des interventions élargies afin d’exploiter la tragédie de Kampala, avec la bienveillance d’Obama. L’ironie de l’affaire c’est qu’Al-Shabab espère aussi l’escalade et la régionalisation du conflit dans l’espoir de renforcer le soutien qui s’effiloche de la part des Somaliens en raison de la dure répression exercée par le mouvement et dont les Somaliens sont fatigués.

Se reposer sur l’Ethiopie, l’Ouganda et le Burundi pour le maintien de la paix en Somalie équivaut à envoyer des soldats indiens pacifier les zones tribales au Pakistan. C’est une contradiction dans les termes et une meurtrière méconnaissance du problème sur le fond. Cela mine les modérés et entretient le jeu des extrémistes. La volonté des Etats-Unis d’endosser les interventions est rarement assortie d’un engagement en faveur d’un effort global pour obtenir la paix.

Avec l’enlisement en Afghanistan et en Irak, il n’y a guère de volonté politique aux Etats-Unis pour gérer la complexité des tenants et aboutissants en Somalie. La Somalie n’a pas besoin d’une occupation renforcée par des voisins qui servent leurs propres intérêts. Un point de départ possible pour reconstruire la Somalie pourrait être l’utilisation de l’argent gaspillé pour AMISOM afin d’aider les Somaliens et l’expérience démocratique naissante au Somaliland au vu du désert démocratique dont souffre la région.

_________________ 6 - Le Vif (Belgique)

Yémen: l'attaque de samedi attribuée à Al-Qaïda a fait 12 morts

L'attaque menée samedi contre un poste militaire dans le sud du Yémen et attribuée à Al-Qaïda a fait 12 morts, dont 11 soldats, selon un dernier bilan du ministère de l'Intérieur publié lundi.

Le ministère a indiqué sur son site internet que les corps carbonisés de deux soldats avaient été découverts sur le lieu de l'attaque, ce qui porte le bilan à onze militaires et un civil tués. Le bilan précédent, communiqué dimanche par un responsable de la sécurité, faisait état de la mort de neuf soldats et d'un civil dans l'attaque.

"L'un des soldats survivants a raconté que les assaillants, qui criaient Allah Akbar (Dieu est grand), disaient vouloir venger leurs morts à Loder", ville du sud qui fût le théâtre récent de combats entre soldats et éléments d'Al-Qaïda, avait déclaré ce responsable.

L'attaque à la roquette avait eu lieu dans le quartier Al-Rai de la ville de Jaar, dans la province d'Abyane, où les membres d'Al-Qaïda sont très actifs. Par ailleurs, un responsable local a fait état d'une nouvelle attaque dimanche à Zinjibar, chef-lieu de la province d'Abyane. Des hommes armés à moto ont tiré sur un poste de garde des services de sécurité sans faire de blessé.

_________________ 5 - Romandie News avec AFP

Somalie: six tués dans de nouveaux combats à Mogadiscio

Au moins six civils ont été tués depuis dimanche à Mogadiscio, au cours de nouveaux combats entre insurgés islamistes shebab et troupes gouvernementales soutenues par la force de paix africaine (Amisom), a-t-on appris de sources concordantes.

Les violences ont débuté dimanche soir avec une attaque des shebab sur des positions des troupes du gouvernement de transition (TFG), dans le quartier de Sigale, dans le sud de Mogadiscio.

A l'issue de violents échanges d'artillerie et combats à l'arme légère, les forces du TFG "ont regagné du terrain et ont repris des positions clés dont s'étaient emparés" les shebab, a affirmé à l'AFP le porte-parole de la police, Abdullahi Hassan Bariise.

"Ils (les shebab) ont tenté de reprendre à nouveau ces positions mais nous les avons défaits", a ajouté le porte-parole, dont les déclarations n'ont pas pu être vérifiées de source indépendante.

Six civils ont été tués et seize blessés, a indiqué le chef du service des ambulances de la capitale, Ali Muse.

Ces déclarations sont "fausses", a affirmé pour sa part le porte-parole militaire des shebab, Sheikh Abdulaziz Abu-Musab, dans un communiqué.

"Depuis hier soir et ce matin, nous avons pris le contrôle de plusieurs positions ennemies. Les forces d'invasion chrétiennes (Amisom, ndlr) stationnées au palais présidentiel ont tenté de déployer des renforts", a-t-il expliqué.

"Nos moujahidines les ont attaqués ce matin et en ont tué plus de dix (...), nous gagnons du terrain et nos forces contrôlent tous les alentours des zones contestées", a-t-il assuré.

De violents combats se poursuivaient à la mi-journée, selon des témoins interrogés au téléphone par l'AFP, qui n'étaient pas en mesure de confirmer ou démentir l'avancée de l'un ou l'autre des belligérants.

Ces nouveaux affrontements interviennent après une semaine de violents combats à Mogadiscio où les shebab qui contrôlent la plus grande partie de la ville, ont lancé une offensive majeure contre les forces gouvernementales et l'Amisom.

Depuis le 23 août, les shebab qui se réclament d'al-Qaïda et contrôlent presque tout le centre-sud de la Somalie, ont progressé en direction du Parlement, à proximité directe de la présidence Villa Somalia.

Ils menacent désormais de couper l'avenue Maka al-Mukarama, axe routier stratégique encore sous contrôle de l'Amisom et du TFG, et qui relie l'aéroport, le port et la présidence. Les combats, lundi, se déroulaient à proximité de cette avenue.

Défendu par les 6.000 soldas ougandais et burundais de l'Amisom, le gouvernement somalien ne contrôle que quelques quartiers en bord de mer.

________________________ 4 - Le Figaro avec AFP

La Somalie appelle à un soutien "urgent"

Le président somalien Sharif Cheikh Ahmed a appelé lundi la communauté internationale à soutenir "d'urgence" le gouvernement fédéral de transition (TFG), toujours plus menacé après une récente offensive des insurgés islamistes shebab à Mogadiscio.

"Malgré de maigres ressources, les forces de sécurité du TFG ont bravement défendu les installations publiques stratégiques" dans la capitale, et ils sont "déterminés à vaincre les shebab", affirme un communiqué de la présidence somalienne.

Cette déclaration intervient après une semaine de violents combats à Mogadiscio où les shebab qui contrôlent la plus grande partie de la ville, ont lancé une offensive majeure contre les forces gouvernementales et la force de l'Union africaine (Amisom).

"Le terrorisme est devenu une menace sans frontière, le gouvernement somalien renouvelle son appel d'urgence pour un soutien international", a déclaré le président Sharif, cité par le communiqué. Depuis le début de leur offensive "éliminer les apostats" le 23 août, les shebab qui se réclament d'al-Qaïda et contrôlent presque tout le centre-sud de la Somalie, ont progressé en direction du Parlement, à proximité directe de la présidence Villa Somalia.

Ils menacent désormais de couper l'avenue Maka al-Mukarama, axe routier stratégique encore sous contrôle de l'Amisom et du TFG, et qui relie l'aéroport, le port et la présidence.

De nouveaux combats, ayant fait au moins six morts depuis dimanche, se déroulaient lundi à proximité de cette avenue. Défendu par les 6.000 soldats ougandais et burundais de l'Amisom, le gouvernement somalien ne contrôle que quelques quartiers en bord de mer.

___________________________ 3 - JDD

Somalie: Des activistes tués par leurs bombes

Onze activistes, étrangers pour la plupart, ont été tués à Mogadiscio en préparant des bombes qui se sont déclenchées prématurément, a annoncé samedi le ministère somalien de l'Information.

Dix des activistes sont morts en préparant une voiture piégée et un autre alors qu'il posait une bombe en bordure de route.

Le mouvement al Chabaab, lié à al Qaïda, et d'autres milices islamistes combattent depuis le début de 2007 le gouvernement somalien soutenu par les Occidentaux qui ne contrôle qu'une partie de la capitale.

___________________________ 2 - Afrique Actu

SOMALIE : Mogadiscio à feu et à sang

Des centaines de civils ont fui les combats à Mogadiscio. Cette nouvelle flambée de violence en Somalie a fait plus de 80 morts. Elle inspire des articles à la presse allemande.

Beaucoup de morts à Mogadiscio après la dernière offensive des Chebab qui a commencé lundi après-midi par des combats d’une rare violence au nord, au sud et à l’ouest de la capitale somalienne. Les islamistes radicaux ont sonné la charge contre le palais présidentiel – le dernier bastion du gouvernement intérimaire dirigé par le président Sheikh Sharif Ahmed, dont les troupes, formées entre autres par l’armée allemande en Ouganda, se révèlent de plus en plus inefficaces.

Le siège de la présidence n’a été sauvé que grâce à l’intervention des soldats ougandais et burundais stationnés dans le cadre de l’Amisom. Mais le renforcement de cette force de l’Union africaine, qui doit passer de 6 000 à 8 000 hommes, est précisément ce qui a déclenché l’offensive des islamistes. Ils voulaient créer des faits avant que leur adversaire ne puisse se renforcer.

Cet accroissement des effectifs de l’AMISOM, ajoute notre confrère, est au demeurant contesté chez les spécialistes de la Somalie: il ne ferait qu’accroître le nombre des partisans des chebab, toute ingérence extérieure en Somalie étant honnie au plus haut point.

___________________________ 1 - Cap Acadie

Somalie: l'histoire sans fin


Par: Gwynne Dyer
nouvelle@acadienouvelle.com

La décision des Américains, en 2006, d'envoyer des troupes éthiopiennes en Somalie est l'une de plus grosses bourdes d'une décennie qui n'en a pourtant pas manqué. Cette semaine, les conséquences s'en sont durement fait sentir.

Lundi 23 août, la milice des shebab s'est lancée dans une «guerre massive» contre les 6000 soldats de la paix de l'Union africaine, pour la plupart Ougandais, chargés de protéger le gouvernement fantoche de Somalie. En réalité, ce gouvernement ne contrôle que quelques quartiers de Mogadiscio et ses membres ne sont qu'un groupe de chefs de guerre et de chefs de clans somaliens qui se sont autoproclamés «gouvernement fédéral de transition» (GFT) en 2004.

L'attentat-suicide, perpétré mardi par un groupe de shebab contre l'hôtel al-Muna, a fait 40 victimes, dont six «parlementaires». Inutile pour autant de s'attendre à un scrutin pour les remplacer, puisqu'ils n'avaient eux-mêmes pas été élus. Le GFT a totalement échoué en ce qui concerne la réunification du pays, et ce qui reste de ses membres est désormais cerné par les combattants shebab qui tiennent la plus grande partie de la capitale.

La région méridionale de la Somalie est enlisée dans la guerre civile depuis la chute du dernier gouvernement digne de ce nom, en 1991. Mais les violences actuelles sont la conséquence directe d'une décision américaine. En effet, en 2006, les États-Unis ont invité l'Éthiopie à envahir la Somalie, une stratégie effarante quand on sait que les deux pays sont ennemis depuis toujours. Mais Washington avait pour objectif de démanteler les tribunaux islamiques du pays.
Si le GFT n'a pas réussi à s'imposer et à restaurer l'ordre en Somalie, l'Union des tribunaux islamiques avait choisi une appro che différente.

Les tribunaux islamiques, qui appliquent la charia, étaient l'instrument qui devait permettre de reprendre le contrôle de la population et, de fait, cela a parfaitement fonctionné pendant environ six mois. Les zones où régnaient la paix et l'ordre se sont multipliées dans tout le sud de la Somalie, l'épicentre du conflit. Le commerce et l'emploi sont alors repartis à la hausse. Une solution spécifiquement somalienne était sortie de tout ce chaos.

Naturellement, certains des plus jeunes partisans de ces tribunaux islamiques se plaisaient à pérorer sur les vertus d'al-Qaïda, les turpitudes de l'Amérique et d'autres sujets dont ils ignoraient tout ou presque. Quasiment tous les mouvements populaires ont une branche jeune radicale, spécialiste des déclarations péremptoires et provocantes. Il appartient normalement aux adultes, dans l'organisation et au-dehors, de tempérer leurs ardeurs et, surtout, de garder la tête froide!

Hélas, les États-Unis, ou du moins leurs agences de renseignement, ont perdu leur sang-froid. La simple évocation du mot «islamique» a fait souffler un vent de panique dans l'administration Bush, qui avait, on le sait, la déplorable habitude de faire parler les armes avant de réfléchir.

Washington a donc estimé que l'Union des tribunaux islamiques, autrement dit la meilleure chance d'arracher la Somalie à une guerre civile perpétuelle, était l'ennemi à abattre. Comme le GFT n'était manifestement pas en mesure de traiter le problème, l'Amérique s'est tournée vers l'Éthiopie, ennemi héréditaire de la Somalie, pour fournir les troupes nécessaires.

Pour l'Éthiopie, une Somalie divisée et isolée n'avait que des avantages, d'autant que les États-Unis finançaient l'ensemble de l'opération. Les troupes éthiopiennes ont donc envahi le pays fin 2006. L'Union des tribunaux islamiques a été anéantie, ce qui a ouvert la voie aux jeunes extrémistes d'al-shebab (qui signifie la jeunesse en arabe). Dès lors, les attentats contre le GFT et les Éthiopiens se sont multipliés et Mogadiscio a replongé dans le chaos et la guerre civile. Au bout de deux ans, le gouvernement d'Addis-Abeba avait ruiné tout espoir de paix pour le pays; les troupes éthiopiennes se sont retirées et sont rentées au bercail.

Depuis fin 2008, les 8000 soldats de l'Union africaine sont seuls pour alimenter le mythe d'un gouvernement somalien proaméricain, mais les shebab semblent bien décidés à passer à l'offensive. Les deux attaques-suicides qui ont coûté la vie à 74 personnes à Kampala le mois dernier n'étaient qu'un avertissement adressé à l'Amérique pour qu'elle rappelle ses troupes stationnées en Soma lie. Et c'est maintenant le dernier petit bastion du GFT qui est dans la ligne de mire des shebab.

La moitié nord de l'ancienne Somalie, contrôlée par les États sécessionnistes du Puntland et du Somaliland, est en paix et le restera selon toute probabilité. En revanche, l'aveuglement de Washington, qui n'a pas su voir que l'Union des tribunaux islamiques aurait pu être son alliée de fait pour stabiliser le pays, prolongera le règne de la violence et du désespoir dans le sud du pays. Mais seuls les Somaliens seront concernés: ce sera sans conséquences internationales particulièrement graves au plan international. Alors, tout va bien.

 
ordre des brosses à reluire
l'Ordre des
Brosses à Reluire



dessin de Roger Picon


réunit les meilleurs chantres du régime dictatorial

Bulletin n° 44
Mahdi Ahmed Abdilahi au grade de "Cireur de Pompes" - Premier échelon
Bulletin n° 45
Monsieur Ali Abdi, Ministre des Affaires Etrangères au grade "d'hyène fonceuse" - Premier échelon
Monsieur Johar, Ministre du commerce au grade "d'hyène repue" - Premier échelon
Observatoire n°B122
Mohamed Ali Mohamed (dit DIG DIG), auteur de l'article "Pour un peu plus de patriotisme" (paru dans le journal La Nation N°91 du 12/11/01) au grade de "Léche-bottes" avec mention spéciale.

Observatoire n°B127

l'ensemble des journalistes de La Nation pour un article paru début janvier 2002 et intitulé "Pour la liberté de la Presse", collectivement au grade de 'faux-culs' avec la barrette spéciale de dénonciateurs.
Observatoire n°B134
M. Ismael Ibrahim Houmed,
Ministre de la Justice, des Affaires Pénitentiaires et Musulmanes, Chargé des Droits de l’Homme, pour sa langue de bois, au grade de 'Somnifère'.

Observatoire n°B135

M. Wahib Ahmed ben Ahmed, Président du MSR pour une déclaration en faveur de la dictature et pour ses contradictions, au grade de 'Clown'


Observatoire n°B143
ZAKITAHA, journaliste qui a signé un article publié dans La Nation sous le titre "Vers un apprentissage serein de la Démocratie"
, au grade de "Baratineur patenté".


Observatoire n°B146
Mme Hawa Ahmed Youssouf
Ministre chargée de la Promotion de la Femme, du bien être familial
et des Affaires sociales, pour sa plaidoirie en faveur de l'Action de Guelleh pour la jeunesse et des progrès accomplis, au grade "d'Avocat du Diable"


Observatoire n°B152a
M. Mohamed Ali Daoud
pour l'affirmation de son egagement total ainsi que de celui du FRUD-Bis aux côtés de la dictaure et des forces du mal, au grade de "Bouffon écervelé"


Observatoire n°B155

Monsieur DILEITA,
Premier Ministre, pour les injures adressées à Monsieur Ahmed DINI, au grade de "Perroquet soumis".


Observatoire n°B160
Djama Ali Guelleh, directeur de l'EDD, pour les propos qu'il a tenu contre les populations financièrement exsangues et pour les menaces qu'il a proférées, au grade de "Père Fouettard"

Observatoire n°B164
Mohamed Moussa Chehem, ancien instituteur, devenu Ambassadeur à Bruxelles, pour les propos qu'il a tenu contre les opposants politiques de son pays et pour ses notions erronnées de mathématiques, au grade de
"Flagorneur inconsistant"


Bulletin N°B173
Moumin Bahdon Farah, ancien Ministre
, ancien opposant, au grade d'Opposant fluctuant et réductible' pour les propos, emprunts de flagornerie, qu'il a prononcés publiquement en faveur de Guelleh et de son système dictatorial.


Bulletin N°B175
Mohamed Aden Waberi président de l‘ADEPF, qui a offert 50 bicyclettes à la FNP pour les aider à capturer les coupables, au grade de 'Maton Chef'.



Observatoire n°B176
Le congrès extraordinaire
de l'Ordre des Brosses
à reluire
a réuni :
- Moumin Bahdon Farah, "opposant fluctuant et réductible'
chef de file du PSD,
- Mohamed Ali,
Secrétaire Général du RPP,
- Aden Robleh Awaleh,
président du PND,
- Ali Mohamed Daoud,
président du FRUD,
- Dileita Mohamed Dileita, 'perroquet soumis'
le Premier ministre
,
et Ismaël Omar Guelleh.


Observatoire n°B177
Monsieur Omar AIDID
, pour avoir censuré les émissions de Canal +, au titre de 'Grand guignol'


Observatoire n°B177
Promotion de Noël 2002,
Djama Souleiman, Procureur,
Goumaneh, Ambassadeur,
Me Martinet,
au grade de "Cow-Boys de l'impossible" et Moumin Bahdon est promu officier de l'Ordre des Brosses à Reluire.

Observatoire n°B180

M Ismaël Yassin, Président de la CENI pour ses propos satisfaits vis à vis de la régularité du scrution du 10/01/03 au grade de "Magicien des Chiffres"


Observatoire n°B191
Me Aref Mohamed Aref pour ses déclarations publiques en faveur d'un général au passé plus que doûteux et contre un opposant politique, au grade de "Corbeau repenti"

Observatoire n°B195

M. Ali Mohamed Daoud, Président du FRUD cloné, pour son engagement publique le 26 avril 2003 en faveur d'un resserement des liens avec la dictature sanguinaire, au grade "Bonimenteur incorrigible"


Observatoire n°B195
M. Ali Abdi Farah, Ministre des Affaires étrangères pour ses propos au sujet de l'instauration de la bonne gouvernance au royaume de Guelleh, au grade "Camelot du Roi"

Observatoire n°B198
M. Rifki Abdoulkader, Ministre de tutelle de la Communication pour les propos tenus dans un droit de réponse paru sur les Nouvelles d'ADDIS "Agent X - Missions impossibles"

Observatoire n°B203

Me Wabat Daoud, bâtonnier du barreau de Djibouti, pour ses affirmations concernant la situation d'un Etat de Droit à Djibouti, au grade de "Grand encenseur embrouillé".

Observatoire n°B215
Abdallah Abdillahi Miguil, Ministre de ll'Habitat, pour sa communication-rélexion dans l'ADI, au grade de "Décrotteur de souliers".

Observatoire n°B224
Abdoulrazak Daoud, chef du district de Tadjourah, pour les propos flagorneurs tenus lors de la visite de la Présidente à Tadjourah, au grade de "Bouffon de la Reine"


Observatoire n°B232

M. Ismaël Ibrahim Houmed
, Garde des Sceaux, au grade de "Pitre public" et



M. Mahamoud Ali Youssouf, Ministre délégué, au grade de "Bonimenteur de Cour" pour leur discours en janvier 2004, lors de la Conférence de Sana'a.

Observatoire n°B236

Mohamed Moussa Chehem,
Ambassadeur auprès du Bénélux, des Pays scandinaves et de l'U.E., pour ses déclarations au Journal LA NATION "Grand Manipulateur " '2ème nomination"


Observatoire n°B252

Le Journal LA NATION,
au titre de "feuille de choux" 1er échelon, pour ses articles flagorneurs au sujet de Guelleh et sa volonté de lutter contre la pauvreté à Djibouti.


Observatoire n°B272
Monsieur Mohamed Aden Douksiyé
, pour le vibrant hommage rendu à Guelleh et à sa politique réussie de redressement économique, le 6 novembre 2004 à l'Ambassade de Paris, au grade de "Premier Porte-Plumeau"

Observatoire n°B277

Monsieur Ali Abdi Farah,
Ministre des Affaires étrangères pour les déclarations publiques à l'occasion de l'ouverture des discussions avec l'U.E., au grade de "Valet de la Cour du Roitelet"


Observatoire n°B281
Monsieur Rachid Idriss Nour Souran,
Editorialiste à La Nation pour ses déclarations "Affaire Borrel - The game is over !" au grade de "Cache misère"


Observatoire n°B282
Monsieur Dini Mohamed Dini,
Présient de l'APEM, pour son discours d'Obbock, au grade de "Frotte-manche"


Observatoire n°B287

Monsieur Mohamed Daoud Chehem,

Président du PDD, pour sa candidature alibi à l'élection présidentielle d'avril 2005 et le soutien qu'il apporte indirectement à Guelleh, au grade de Chevalier dans l'Ordre des Faire-valoir, avec le titre de "Gentilhomme porte-coton" et cooptation automatique dans l'Ordre des Brosses à reluire.


Observatoire n°B288
Monsieur Ibrahim Chehem Daoud,

Président de l'UPR, pour son discours en faveur du maintien de la dictature, de l'asservissement de la population et d'un soutien inconditionnel à IOG, au grade de "Fayot de la dernière heure"


Observatoire n°B289
Monsieur Omar "Kuul" et Madame Zeinab Kamil Ali reçus conjointement pour leurs déclarations en faveur du vote pour Guelleh au titre de "flagorneurs aux petits pieds"

Observatoire n°B291
Monsieur Ali Ismail Yabé, Président de la CENI, reçu pour son action en faveur du "blanchiment" de la fraude électorale au grade d'Officier et au titre de "vendeur de salades"


Observatoire n°B294
Monsieur Ali Hassan Ali, Docteur en sciences économiques (Nancy), pour son long plaidoyer en faveru des mérites de la dictature, paru dans La Nation au titre d' "opportuniste de la dernière heure"


Observatoire n°B298
Mohamed Ali Moumin, ancien directeur de l'environnement, nommé récemment Ambassadeur au Soudan, pour les propos tenus dans La Nation, au titre de "Blablateur inconsistant "


Observatoire n°B309

Ali Farah Assoweh, Ministre des Finances, pour les propos tenus dans La Nation, au titre de "Courtisan servile"


Observatoire n°B315
Ismaïl Nour Mouhoumed,
Président de l'Association pour la Promotion du Civisme, pour les propos tenus dans La Nation au grade de "Grande andouille"


Observatoire n°B321
Monsieur Abdourahman Mohamed Abdillahi (Gojo), qui affirme être, Président de l'association de l'amitié Djibouti-France, pour son article publié par La Nation au grade de "Félon irresponsable"

Observatoire n°B322

Monsieur Jean-Paul Angelier, Ambassadeur de France à Djibouti, pour les propos qu'il a tenu en conférence publique et qui ont été repris par La Nation au grade de " Pompier de la dernière chance" . C'est le premier européen qui accéde à cet Ordre prestigieux.


Observatoire n°B337
DIG-DIG, chevalier depuis 2001, auteur de l'article "Chapeau Monsieur le Ministre " (paru dans le journal La Nation du 16/02/06) à la dignité d'officier et au grade de "Léche-bottes récidiviste et incorrigible"


Observatoire n°B349
ABS, pour un article paru dans La Nation et vantant les mérites d'une année de Présdence ! au grade
"Trompe couillon"


Observatoire n°B356

L'éditorialiste de La Nation du 29/06/06, pour un hommage appuyé à Guelleh et des formules aussi prétentieuses qu'incompréhensibles
"Ciseleur de la formule creuse et absconse"


Observatoire n°B387-A
ALI MOHAMED ABDOU, conseiller du Ministre de la Justice, pour ses attaques contre J-P Noël ABDI et ses affirmations concernant la démocratie et l'Etat de Droit à Djibouti, au grade de
"Grand farceur "


Observatoire n°B400
.......
Chris LAFAILLE et Pierre RANCE, journalistes à Paris-Match et Europe1, pour leurs thèses négatives dans l'assassinat du Juge Borrel aux grades de
"Négatif de la dernière heure et Négatif des évidences"


Observatoire n°B414

M Youssouf Abdillahi Houssein, directeur de Daallo airlines pour les propos flagorneurs qu'il a tenu dans La Nation, au grade de "Pilote des mirages présidentiels"


Observatoire N° B 435

Chris Lafaille, journaliste au service de Guelleh, a été élevé à la dignité d'officier de l'ordre au Grade de "Grand mercernaire et négationniste incorrigible"
pour son livre sur l'affaire Borrel.

Observatoire N° B 435

Olivier Stirn, pour les félicitations que son épouse et lui ont envoyé à Guelleh à propos des législatives de 2008 et de la démocratie à Djibouti au grade de "Grande Andouille de la Dictature "


Observatoire N° B 442

MIchel Roussin ,
pour son article vantant les mérites économiques de Guelleh et l'épanouissement social du pays au grade d'
"enjoliveur des réalités troubles "


Observatoire N° B 469

Sunil SAIGAL,
représentant résident du PNUD à Djibouti, pour le soutien sans pareil, qu'il apporter à la dictature djiboutienneau grade de
"flagorneur arrogant "


Observatoire N° B 478

ALI MOHAMED ABDOU,
Président de la Commission nationale des Droits de l'Homme au titre de
"Baratineur intarissable "


Observatoire N° B 498

Ougourheh Kifleh
Ministre de la Défense au grade de
"Flagorneur du génie "

Observatoire N° B 528

ALI MOHAMED ABDOU,
est promu à l'unanimité à la dignité d'Officier avec le titre de CNDH, en récompense de l'interview qu'il a donné à La Nation. "Commandeur des Négationistes de la Détresse Humaine"


Observatoire N° B 530
L'Ing. bilan Ali Soubanneh
est coopté à l'unanimité moins une voix en qualité de membre de l'Ordre des Brosses à Reluire, au grade de "Ramasse-miettes", pour ses déclarations en faveur de l'ajout de Guelleh sur la liste des nominés pour le Prix Nobel de la Paix.

Observatoire N° B 545
Abdillahi Ainan Robleh
a été coopté à l'unanimité des voix en qualité de membre de l'Ordre des Brosses à Reluire, au grade de "Diffuseur des mirages présidentiels ", pour ses déclarations en faveur des réussites de Guelleh et du troisième mandat

Observatoire N° B 575
Francis Gillery
a été coopté à l'unanimité pour le remercier du reportage de désintoxication probable, qu'il a réalisé et qui permet à la dictature de se refaire une "santé médiatique" au grade de "Mercenaire des élites dominantes"

Observatoire N° B 575
Françoise Mouline
a été cooptée à l'unanimité pour sa mise en cause des affirmations d'Elisabteh Borrel et son soutien inconditionnel à un prêtre pédophile, condamné pour ces faits. "Danse avec les Loups "

Observatoire N° B 578
Farhat Rachad
a été cooptéà une faible majorité pour récompenser son enagement aux côtés du 3ème mandat, lors de l'interview qu'il a donnée à Africa 24, au grade de "Joueur de fifre à gelots"

Observatoire N° B 580
Democracy International
a été cooptée à l'unanimité pour le soutien qu'elle a apportée à la dictature djiboutienne, par le biais d'un rapport extrêmement favorable au 3ème mandat, signé par MM. Christian Hennemeyer, El Obaid Ahmed El Obaid, et Kevin Colbourne, L'association est élevée au grade de "Cache misères"

Observatoire N° B 631

ALI MOHAMED ABDOU,
est promu à l'unanimité à la dignité de commandeur avec le titre de "Grand Couillon de service", pour ses déclarations à l'occasion de la préparation de la journée des D.H. à Djibouti.