ARDHD : l'actualité en continu : Djibouti et la Corne de l'Afrique
 
 
la défense des droits de l'homme à Djibouti

 


03/12/10 (B580) Nouvelles de Somalie - envoi d’un bataillon burundais supplémentaire - Un expert somalien parle de la menace d'al-Shabab - renforts burundais au sein de l'Amisom qui atteint 8.000 hommes - au moins neuf civils tués dans des affrontements à Mogadiscio - l’Onu réitère son soutien au gouvernement - au moins neuf civils tués dans des affrontements à Mogadiscio (7 articles)

________________________ 7 - AFP

Somalie: au moins 11 morts dans des combats entre islamistes dans le sud

Au moins onze personnes ont été tuées depuis mercredi dans le sud de la Somalie dans des combats entre insurgés islamistes shebab et rivaux du Hezb al-Islam, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.

Mercredi, des combattants shebab lourdement armés ont attaqué et se sont emparés par surprise de la localité de Burhakaba, à environ 180 km au sud-ouest de Mogadiscio, tenue depuis 2008 par les hommes du Hezb al-Islam.

Après une accalmie pendant la nuit, les combats ont repris jeudi matin, avec une contre-attaque du Hezb al-Islam.

"Nous ignorons la cause exacte de ces violences entre islamistes, mais au moins douze personnes ont été tuées et un plus grand nombre blessées depuis hier" (mercredi), a indiqué un notable local, Abdirahim Malim Isak, interrogé au téléphone depuis Mogadiscio.

Pour la seule journée de jeudi, les combats ont fait huit morts, "six combattants des deux bords et deux civils victimes des tirs croisés", selon un témoin, Hassan Mohamed, un habitant.

Trois combattants ont été tués la veille, lors de la prise de la ville par les shebab, a précisé un autre notable local, Adan Dinow.

Localité stratégique vers les régions du sud du pays, Burhakaba est située sur la route reliant Mogadiscio à Baïdoa, la grande ville du sud éthiopien.

Aucun responsable des deux groupes n'était joignable pour commenter ces informations.

Les shebab, qui se réclament d'al-Qaïda, contrôlent l'essentiel du centre-sud de la Somalie, ainsi que la majorité des quartiers de la capitale Mogadiscio.

Le Hezb al-Islam est plus particulièrement implanté en périphérie nord-ouest de Mogadiscio, et dans l'extrême sud du pays, dans la région de Kismayo notamment.

Si les membres des groupes combattent côte-à-côte dans la capitale contre les forces gouvernementales et la force de paix de l'Union africaine (Amisom), ils sont engagés depuis près d'un an dans une intense et parfois violente lutte d'influence dans le sud.

________________________ 6 - France Diplomatie

AMISOM : envoi d’un bataillon burundais supplémentaire (2 décembre 2010)

La France salue l’envoi par le Burundi d’un bataillon supplémentaire au sein de la force de maintien de la paix de l’Union africaine en Somalie, l’AMISOM. Les forces du Burundi et de l’Ouganda, déployées à Mogadiscio afin de sécuriser l’approvisionnement humanitaire et de contribuer ainsi à la réconciliation nationale, effectuent avec courage un travail remarquable dans des conditions difficiles.

La France rappelle son plein soutien à l’Union africaine dans cette mission depuis le début de son déploiement en 2007 : nous avons contribué à la formation de plusieurs milliers de soldats ougandais et burundais engagés au sein de l’AMISOM, nous sommes fortement engagés à travers l’Union européenne et nous contribuons au financement du soutien logistique à l’AMISOM via les Nations unies.

___________________________ 5 - Magharebia (Tunis)

Un expert somalien parle de la menace d'al-Shabab

Mohammed Omar, un grand spécialiste de la Somalie, parle de la montée en puissance d'al-Shabab et de la menace que l'organisation fait peser non seulement sur la Somalie, mais sur toutes les régions d'Afrique, y compris le Maghreb.

Par Jamel Arfaoui

Mohammed Omar explique que le régime d'al-Shabab "n'est pas né avec le consentement du peuple et n'exprime pas les aspirations du peuple somalien".

A la lumière du récent détournement du navire marchand tunisien Hannibal II, les habitants du Maghreb se disent de plus en plus préoccupés par le danger croissant que représente l'instabilité en Somalie. Pour éclairer la situation, Magharebia a rencontré le politologue somalien Mohammed Omar à Mogadiscio. Il a dévoilé la face cachée du groupe djihadiste radical al-Shabab et exposé les liens du mouvement avec les terroristes internationaux.

Observateur attentif des évènements violents qui ont secoué la Somalie ces dernières années, Omar a une connaissance approfondie de l'histoire du pays et de son importance pour le reste de l'Afrique. Il a expliqué que ce groupe terroriste impose son idéologie radicale à la population par la force et ne dispose que de peu de soutiens au sein de la population. Omar a également apporté des éclaircissements sur la montée en puissance des groupes salafistes et sur les liens entre al-Shabab et al-Qaida au Maghreb Islamique.

Magharebia : Pouvez-vous nous indiquer les origines d'al-Shabab ?

Mohammed Omar : Il est difficile de dater un moment précis et de dire que le mouvement est apparu en tant que tel, dans la mesure où sa création a été progressive. En 1997, le groupe salafiste al-Ittihad al-Islami a déclaré qu'il renonçait à son approche armée pour devenir un groupe de dawa (prêche). Cette décision a provoqué la colère de certains des leaders de second plan qui y étaient opposés et insistaient sur l'approche armée.

Après le 11 septembre, la possibilité que la Somalie soit la cible d'une attaque américaine s'est renforcée ; cela a mobilisé ces jeunes leaders et cela les a poussés à instaurer le mouvement, qui a rapidement disposé de bases d'entraînement dans la capitale somalienne, contrôlée par des seigneurs de guerre bénéficiant du soutien d'entités régionales et internationales.

Magharebia : Quelle est la relation entre al-Shabab et al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) ?

Omar : Il existe certainement une coopération entre al-Qaida et al-Shabab, comme l'attestent les déclarations faites par les deux parties. Al-Shabab affirme faire partie d'al-Qaida et prône son affiliation à Oussama ben Laden, et al-Qaida publie des déclarations qui soutiennent al-Shabab et lui fournit quelques conseils, comme le font habituellement al-Zawahri et Abou Yahya al-Libi.

Avec le développement des activités d'entraînement, on estime que les liens de communication entre le groupe et l'organisation internationale al-Qaida ont commencé à se renforcer. Des éléments étrangers ont commencé à venir en grands nombres en Somalie. Dans le même temps, al-Shabab a été accusé de mener des assassinats de certaines personnalités laïques et de responsables de l'armée somalienne accusés d'espionnage. Cela a conduit ces seigneurs de guerre à déclarer la guerre au groupe sous le parapluie de la "guerre contre la terreur".

Magharebia : Al-Shabab est-il composé uniquement de Somaliens, ou l'organisation bénéficie-t-elle du soutien d'autres régions ?

Omar : Il est clair que ce groupe ne se compose pas que de seuls éléments somaliens ; il regroupe des étrangers venus de différents pays. Mais il est difficile d'estimer leur nombre ; certains affirment qu'ils sont plus de mille, d'autres réfutent ce chiffre, mais les estimations montrent que leur nombre est au moins de quelques centaines.

Magharebia : Comment sont-ils perçus par la rue somalienne ?

Omar : La rue somalienne a une vision des choses très différente de celle d'al-Shabab. La vision d'ensemble semble être négative, dans la mesure où ce groupe n'a pas vu le jour avec l'assentiment du peuple et n'exprime pas les aspirations du peuple somalien, qui souhaite ardemment la sécurité et la stabilité, la création d'un Etat fondé sur des institutions, et la mise en oeuvre de la réconciliation nationale comme base à un Etat effectif. Le deuxième facteur qui pousse les gens à avoir une vision négative de ce groupe tient à la présence d'étrangers qui participent à l'orientation de sa politique. Ce mouvement n'exprime pas les espoirs du peuple somalien. Un troisième facteur est l'adoption d'une approche sanglante sur le plan intérieur et d'une politique agressive envers les pays voisins.

Magharebia : Un certain nombre d'attaques terroristes ont été menées par al-Shabab dans des pays africains. De telles opérations signifient-elles que ce mouvement est passé de la scène locale somalienne à une vision plus internationale ?

Omar : Oui, plusieurs opérations ont été menées par al-Shabab dans plusieurs pays, notamment les attentats à la bombe à Kampala lors desquels 70 personnes sont mortes, et dont al-Shabab a revendiqué la responsabilité. Actuellement, des consultations intensives ont lieu entre les pays voisins pour tenter de lutter contre la menace d'al-Shabab dans la région. L'Ouganda et le Burundi, qui ont des soldats en Somalie, appellent à envoyer des troupes dans le pays pour lutter contre al-Shabab dans le cadre de la guerre mondiale contre al-Qaida.

Magharebia : Existe-t-il un quelconque lien entre al-Shabab et les pirates, tels que ceux qui ont détourné le cargo tunisien Hannibal II ?

Omar : On estime généralement qu'al-Shabab ne s'occupe pas de piraterie, bien que le mouvement contrôle plusieurs ports dans le sud de la Somalie. Ils sont accusés de fermer les yeux sur les pirates qui opèrent dans leurs régions d'influence, peut-être parce qu'ils estiment que les pays occidentaux sont les plus affectés par ces opérations. Les forces internationales arrêtent des gangs de pirates tous les jours, mais aucune charge d'appartenance à al-Shabab n'est retenue contre eux ; cela tend à infirmer tout lien entre al-Shabab et ces pirates.

Magharebia : Comment financent-ils leurs opérations ?

Omar : En ce qui concerne le financement, les observateurs étrangers n'arrivent pas à se prononcer. Nous pouvons simplement dire que l'énormité des opérations menées par al-Shabab et les vastes étendues de territoires qu'ils contrôlent requièrent un financement à grande échelle. Si le lien entre l'organisation-mère et al-Shabab se confirme, il doit alors exister une forme de financement.

Magharebia : Comment voyez-vous l'avenir de ce groupe à court terme ?

Omar : La plupart des analystes estiment que les chances de survie d'al-Shabab pourraient s'évanouir du fait des facteurs que j'ai cités plus haut - un projet qui ne répond pas aux priorités du peuple somalien, la présence d'un calendrier étranger, le régime de la force sur les territoires qu'ils contrôlent, etc. Les analystes en tirent cette conclusion. Ils parlent aussi des forces qui bénéficieront de la disparition du mouvement.

___________________________ 4 - Le Monde avec AFP

Somalie: renforts burundais au sein de l'Amisom qui atteint 8.000 hommes

Le Burundi a récemment envoyé un quatrième bataillon de 850 soldats en Somalie, portant les effectifs de la force de l'Union africaine dans ce pays (Amisom) à plus de 8.000, le nombre initialement prévu lors de sa création début 2007, a-t-on appris de source militaire.

"Sur demande de l'UA, le Burundi a envoyé un bataillon additionnel en Somalie la semaine passée, ce qui porte à quatre le nombre total de bataillons burundais déployés dans ce pays dans le cadre de l'Amisom", a annoncé à l'AFP le colonel Gaspard Baratuza, porte-parole de l'armée burundaise.

Ces renforts burundais portent à quelque 3.500 le nombre de soldats burundais déployés en Somalie et à plus de 8.000 les troupes de l'Amisom, le reste du contingent étant composé de soldats ougandais.

L'Union africaine a souhaité à plusieurs reprises que cette limite soit levée et que la force puisse compter au moins 12.000 hommes avec un mandat plus robuste mais ces demandes nécessitent l'aval du Conseil de sécurité des Nations unies.

L'envoi des renforts burundais, qui a été organisé entre le 22 et le 26 novembre, s'est déroulé dans le plus grand secret "grâce à des vols de nuit entre Bujumbura et Mogadiscio".

Les soldats burundais avaient essuyé des tirs de roquettes lors de leur premier déploiement à Mogadiscio en 2007, qui avait été annoncé par plusieurs médias.

"Ce quatrième bataillon a été formé il y a déjà un bon moment et il a été déployé à partir du moment où tous les moyens ont été mis à notre disposition", a poursuivi le porte-parole.

Selon des sources militaires à Bujumbura, le Burundi est en train de former un bataillon supplémentaire.

"La meilleure solution serait que les pays qui ont accepté de fournir des troupes à l'Amisom le fassent rapidement, mais cela n'exclut pas que le Burundi puisse faire un effort supplémentaire dans ce sens si l'UA en fait la demande et si les moyens nécessaires sont mis à sa disposition", a expliqué le colonel Baratuza.

Plus d'une trentaine de soldats burundais ont été tués en Somalie et les insurgés islamistes radicaux shebab ont menacé le pays de représailles à plusieurs reprises, notamment dans la foulée du double attentat qui a fait 76 tués à Kampala le 11 juillet.

"Ces menaces existent depuis longtemps et le Burundi s'est préparé à y faire face", a assuré le colonel Baratuza.

"Ce n'est pas le moment d'avoir peur, le Burundi est déterminé à aider la Somalie, à aider le peuple somalien comme il a été aidé lorsqu'il était en difficulté", a-t-il expliqué.

Soutenu à bout de bras par la communauté internationale, le gouvernement de transition somalien du président Sharif Cheikh Ahmed ne contrôle qu'une petite partie de Mogadiscio et ne doit sa survie qu'à l'appui des troupes de l'Amisom.

___________________________ 3 - Africa N°1

Somalie : au moins neuf civils tués dans des affrontements à Mogadiscio

Au moins neuf civils ont été tués mardi dans des combats à Mogadiscio entre insurgés islamistes et forces gouvernementales soutenues par la force de l’Union africaine (Amisom), a-t-on appris de sources concordantes.

Les affrontements ont débuté dans la matinée dans plusieurs quartiers de la capitale, au nord et au sud de la ville, a constaté le correspondant de l’AFP.

La plupart des victimes ont été fauchées autour du marché de Bakara, un bastion des shebab, cible des tirs d’artillerie de l’Amisom, selon des témoins.

"Nos équipes médicales ont recueilli neuf morts à Bakara et dans le district voisin de Karan", a indiqué le chef du service des ambulances de Mogadiscio, Ali Muse.

"L’Amisom a riposté par des tirs d’artillerie sur Bakara et d’autres quartiers après le début des combats autour de leurs positions à Hodan et Karan", a expliqué un témoin, Omar Moalim Adan.

"J’ai vu onze civils tués dans ces bombardements, dont cinq au même endroit à Bakara", a-t-il rapporté.

Selon un autre témoin interrogé par l’AFP, Deqow Ahmed, "les tirs d’artillerie venaient de la base ougandaise de Debka".

"Les obus pleuvaient sur le marché de Bakara alors que beaucoup d’habitants faisaient leurs courses.Tout le monde a couru pour se mettre à l’abri dans des constructions en dur.Au moins dix personnes ont été tuées", a affirmé M. Ahmed.

Plusieurs habitants ont confirmé cette version, en particulier l’origine des tirs.

Les shebab (milice islamiste radicale) "ont tiré avec des mortiers et des armes anti-aériennes, et l’Amisom a riposté, mais je peux vous assurer qu’ils ne visent jamais des zones habitées", a affirmé pour sa part un responsable de la sécurité au sein du gouvernement de transition, Abdi Isa.

Le porte-parole de l’Amisom n’était pas joignable pour commenter ces informations.

Soutenu à bout de bras par la communauté internationale, le gouvernement de transition du président Sharif Cheikh Ahmed ne contrôle qu’une petite partie de Mogadiscio et ne doit sa survie qu’à l’appui des quelque 7.500 soldats ougandais et burundais de l’Amisom.

Les affrontements quasi-quotidiens entre islamistes d’un côté et forces pro-gouvernementales et Amisom de l’autre font de nombreuses victimes civiles, tuées pour la plupart par des tirs de mortiers et d’artillerie.

Plusieurs organisations internationales ont dénoncé ces bombardements "indiscriminés", pointant du doigt les ripostes d’artillerie de l’Amisom sur les quartiers tenus par les islamistes.

___________________________ 2 - Afrique Actu

SOMALIE : l’Onu réitère son soutien au gouvernement


Jean-Pierre Ndongo

A l’issue de consultations à huis clos sur la Somalie, les membres du Conseil de sécurité ont réaffirmé mardi leur soutien au Processus de paix de Djibouti et au Gouvernement fédéral de transition (GFT), à qui ils ont demandé de « rester uni » et « de poursuivre ses efforts » pour mener à bien la transition politique en cours.

« Les membres du Conseil de sécurité réaffirment leur soutien total au processus de paix de Djibouti et au Gouvernement fédéral de transition. Ils l’appellent à rester uni et à redoubler d’efforts dans la réconciliation et l’accomplissement des taches restantes pour achever la transition, en particulier le processus de rédaction de la constitution », a déclaré l’Ambassadeur du Royaume Uni auprès de l’ONU, Mark Lyall Grant, dont le pays préside le Conseil en novembre.

Dans une déclaration lue à la presse, il a précisé que les membres du Conseil avaient entendu le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en Somalie, Augustine Mahiga, présenter la situation sur le terrain.

« Les membres du conseil ont exprimé leur soutien au travail d’Augustine Mahiga, ainsi qu’à celui de l’ONU et de l’Union africaine, dans leurs efforts pour apporter la paix en Somalie. Ils saluent également l’engagement du Burundi et de l’Ouganda pour avoir fourni des troupes à la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM), qui continue de jouer un rôle vital dans le processus politique en cour », a poursuivi Mark Lyall Grant.

Il a également indiqué que les membres du Conseil avaient discuté de la proposition faite par l’Union africaine d’accroître les effectifs de l’AMISOM. « Les membres du Conseil appellent la communauté internationale à mobiliser des ressources pour renforcer les capacités opérationnelles de l’AMISOM », a-t-il déclaré, avant de conclure en précisant que le Conseil de sécurité allait « concentrer ses efforts sur le renouvellement du mandat » de la force de l’Union africaine.

___________________________ 1 - AFP

Somalie: au moins neuf civils tués dans des affrontements à Mogadiscio

Au moins neuf civils ont été tués mardi dans des combats à Mogadiscio entre insurgés islamistes et forces gouvernementales soutenues par la force de l'Union africaine (Amisom), a-t-on appris de sources concordantes.

Les affrontements ont débuté dans la matinée dans plusieurs quartiers de la capitale, au nord et au sud de la ville, a constaté le correspondant de l'AFP.

La plupart des victimes ont été fauchées autour du marché de Bakara, un bastion des shebab, cible des tirs d'artillerie de l'Amisom, selon des témoins.

"Nos équipes médicales ont recueilli neuf morts à Bakara et dans le district voisin de Karan", a indiqué le chef du service des ambulances de Mogadiscio, Ali Muse.

"L'Amisom a riposté par des tirs d'artillerie sur Bakara et d'autres quartiers après le début des combats autour de leurs positions à Hodan et Karan", a expliqué un témoin, Omar Moalim Adan.

"J'ai vu onze civils tués dans ces bombardements, dont cinq au même endroit à Bakara", a-t-il rapporté.

Selon un autre témoin interrogé par l'AFP, Deqow Ahmed, "les tirs d'artillerie venaient de la base ougandaise de Debka".

"Les obus pleuvaient sur le marché de Bakara alors que beaucoup d'habitants faisaient leurs courses. Tout le monde a couru pour se mettre à l'abri dans des constructions en dur. Au moins dix personnes ont été tuées", a affirmé M. Ahmed.

Plusieurs habitants ont confirmé cette version, en particulier l'origine des tirs.

Les shebab (milice islamiste radicale) "ont tiré avec des mortiers et des armes anti-aériennes, et l'Amisom a riposté, mais je peux vous assurer qu'ils ne visent jamais des zones habitées", a affirmé pour sa part un responsable de la sécurité au sein du gouvernement de transition, Abdi Isa.

Le porte-parole de l'Amisom n'était pas joignable pour commenter ces informations.

Soutenu à bout de bras par la communauté internationale, le gouvernement de transition du président Sharif Cheikh Ahmed ne contrôle qu'une petite partie de Mogadiscio et ne doit sa survie qu'à l'appui des quelque 7.500 soldats ougandais et burundais de l'Amisom.

Les affrontements quasi-quotidiens entre islamistes d'un côté et forces pro-gouvernementales et Amisom de l'autre font de nombreuses victimes civiles, tuées pour la plupart par des tirs de mortiers et d'artillerie.

Plusieurs organisations internationales ont dénoncé ces bombardements "indiscriminés", pointant du doigt les ripostes d'artillerie de l'Amisom sur les quartiers tenus par les islamistes.

 
ordre des brosses à reluire
l'Ordre des
Brosses à Reluire



dessin de Roger Picon


réunit les meilleurs chantres du régime dictatorial

Bulletin n° 44
Mahdi Ahmed Abdilahi au grade de "Cireur de Pompes" - Premier échelon
Bulletin n° 45
Monsieur Ali Abdi, Ministre des Affaires Etrangères au grade "d'hyène fonceuse" - Premier échelon
Monsieur Johar, Ministre du commerce au grade "d'hyène repue" - Premier échelon
Observatoire n°B122
Mohamed Ali Mohamed (dit DIG DIG), auteur de l'article "Pour un peu plus de patriotisme" (paru dans le journal La Nation N°91 du 12/11/01) au grade de "Léche-bottes" avec mention spéciale.

Observatoire n°B127

l'ensemble des journalistes de La Nation pour un article paru début janvier 2002 et intitulé "Pour la liberté de la Presse", collectivement au grade de 'faux-culs' avec la barrette spéciale de dénonciateurs.
Observatoire n°B134
M. Ismael Ibrahim Houmed,
Ministre de la Justice, des Affaires Pénitentiaires et Musulmanes, Chargé des Droits de l’Homme, pour sa langue de bois, au grade de 'Somnifère'.

Observatoire n°B135

M. Wahib Ahmed ben Ahmed, Président du MSR pour une déclaration en faveur de la dictature et pour ses contradictions, au grade de 'Clown'


Observatoire n°B143
ZAKITAHA, journaliste qui a signé un article publié dans La Nation sous le titre "Vers un apprentissage serein de la Démocratie"
, au grade de "Baratineur patenté".


Observatoire n°B146
Mme Hawa Ahmed Youssouf
Ministre chargée de la Promotion de la Femme, du bien être familial
et des Affaires sociales, pour sa plaidoirie en faveur de l'Action de Guelleh pour la jeunesse et des progrès accomplis, au grade "d'Avocat du Diable"


Observatoire n°B152a
M. Mohamed Ali Daoud
pour l'affirmation de son egagement total ainsi que de celui du FRUD-Bis aux côtés de la dictaure et des forces du mal, au grade de "Bouffon écervelé"


Observatoire n°B155

Monsieur DILEITA,
Premier Ministre, pour les injures adressées à Monsieur Ahmed DINI, au grade de "Perroquet soumis".


Observatoire n°B160
Djama Ali Guelleh, directeur de l'EDD, pour les propos qu'il a tenu contre les populations financièrement exsangues et pour les menaces qu'il a proférées, au grade de "Père Fouettard"

Observatoire n°B164
Mohamed Moussa Chehem, ancien instituteur, devenu Ambassadeur à Bruxelles, pour les propos qu'il a tenu contre les opposants politiques de son pays et pour ses notions erronnées de mathématiques, au grade de
"Flagorneur inconsistant"


Bulletin N°B173
Moumin Bahdon Farah, ancien Ministre
, ancien opposant, au grade d'Opposant fluctuant et réductible' pour les propos, emprunts de flagornerie, qu'il a prononcés publiquement en faveur de Guelleh et de son système dictatorial.


Bulletin N°B175
Mohamed Aden Waberi président de l‘ADEPF, qui a offert 50 bicyclettes à la FNP pour les aider à capturer les coupables, au grade de 'Maton Chef'.



Observatoire n°B176
Le congrès extraordinaire
de l'Ordre des Brosses
à reluire
a réuni :
- Moumin Bahdon Farah, "opposant fluctuant et réductible'
chef de file du PSD,
- Mohamed Ali,
Secrétaire Général du RPP,
- Aden Robleh Awaleh,
président du PND,
- Ali Mohamed Daoud,
président du FRUD,
- Dileita Mohamed Dileita, 'perroquet soumis'
le Premier ministre
,
et Ismaël Omar Guelleh.


Observatoire n°B177
Monsieur Omar AIDID
, pour avoir censuré les émissions de Canal +, au titre de 'Grand guignol'


Observatoire n°B177
Promotion de Noël 2002,
Djama Souleiman, Procureur,
Goumaneh, Ambassadeur,
Me Martinet,
au grade de "Cow-Boys de l'impossible" et Moumin Bahdon est promu officier de l'Ordre des Brosses à Reluire.

Observatoire n°B180

M Ismaël Yassin, Président de la CENI pour ses propos satisfaits vis à vis de la régularité du scrution du 10/01/03 au grade de "Magicien des Chiffres"


Observatoire n°B191
Me Aref Mohamed Aref pour ses déclarations publiques en faveur d'un général au passé plus que doûteux et contre un opposant politique, au grade de "Corbeau repenti"

Observatoire n°B195

M. Ali Mohamed Daoud, Président du FRUD cloné, pour son engagement publique le 26 avril 2003 en faveur d'un resserement des liens avec la dictature sanguinaire, au grade "Bonimenteur incorrigible"


Observatoire n°B195
M. Ali Abdi Farah, Ministre des Affaires étrangères pour ses propos au sujet de l'instauration de la bonne gouvernance au royaume de Guelleh, au grade "Camelot du Roi"

Observatoire n°B198
M. Rifki Abdoulkader, Ministre de tutelle de la Communication pour les propos tenus dans un droit de réponse paru sur les Nouvelles d'ADDIS "Agent X - Missions impossibles"

Observatoire n°B203

Me Wabat Daoud, bâtonnier du barreau de Djibouti, pour ses affirmations concernant la situation d'un Etat de Droit à Djibouti, au grade de "Grand encenseur embrouillé".

Observatoire n°B215
Abdallah Abdillahi Miguil, Ministre de ll'Habitat, pour sa communication-rélexion dans l'ADI, au grade de "Décrotteur de souliers".

Observatoire n°B224
Abdoulrazak Daoud, chef du district de Tadjourah, pour les propos flagorneurs tenus lors de la visite de la Présidente à Tadjourah, au grade de "Bouffon de la Reine"


Observatoire n°B232

M. Ismaël Ibrahim Houmed
, Garde des Sceaux, au grade de "Pitre public" et



M. Mahamoud Ali Youssouf, Ministre délégué, au grade de "Bonimenteur de Cour" pour leur discours en janvier 2004, lors de la Conférence de Sana'a.

Observatoire n°B236

Mohamed Moussa Chehem,
Ambassadeur auprès du Bénélux, des Pays scandinaves et de l'U.E., pour ses déclarations au Journal LA NATION "Grand Manipulateur " '2ème nomination"


Observatoire n°B252

Le Journal LA NATION,
au titre de "feuille de choux" 1er échelon, pour ses articles flagorneurs au sujet de Guelleh et sa volonté de lutter contre la pauvreté à Djibouti.


Observatoire n°B272
Monsieur Mohamed Aden Douksiyé
, pour le vibrant hommage rendu à Guelleh et à sa politique réussie de redressement économique, le 6 novembre 2004 à l'Ambassade de Paris, au grade de "Premier Porte-Plumeau"

Observatoire n°B277

Monsieur Ali Abdi Farah,
Ministre des Affaires étrangères pour les déclarations publiques à l'occasion de l'ouverture des discussions avec l'U.E., au grade de "Valet de la Cour du Roitelet"


Observatoire n°B281
Monsieur Rachid Idriss Nour Souran,
Editorialiste à La Nation pour ses déclarations "Affaire Borrel - The game is over !" au grade de "Cache misère"


Observatoire n°B282
Monsieur Dini Mohamed Dini,
Présient de l'APEM, pour son discours d'Obbock, au grade de "Frotte-manche"


Observatoire n°B287

Monsieur Mohamed Daoud Chehem,

Président du PDD, pour sa candidature alibi à l'élection présidentielle d'avril 2005 et le soutien qu'il apporte indirectement à Guelleh, au grade de Chevalier dans l'Ordre des Faire-valoir, avec le titre de "Gentilhomme porte-coton" et cooptation automatique dans l'Ordre des Brosses à reluire.


Observatoire n°B288
Monsieur Ibrahim Chehem Daoud,

Président de l'UPR, pour son discours en faveur du maintien de la dictature, de l'asservissement de la population et d'un soutien inconditionnel à IOG, au grade de "Fayot de la dernière heure"


Observatoire n°B289
Monsieur Omar "Kuul" et Madame Zeinab Kamil Ali reçus conjointement pour leurs déclarations en faveur du vote pour Guelleh au titre de "flagorneurs aux petits pieds"

Observatoire n°B291
Monsieur Ali Ismail Yabé, Président de la CENI, reçu pour son action en faveur du "blanchiment" de la fraude électorale au grade d'Officier et au titre de "vendeur de salades"


Observatoire n°B294
Monsieur Ali Hassan Ali, Docteur en sciences économiques (Nancy), pour son long plaidoyer en faveru des mérites de la dictature, paru dans La Nation au titre d' "opportuniste de la dernière heure"


Observatoire n°B298
Mohamed Ali Moumin, ancien directeur de l'environnement, nommé récemment Ambassadeur au Soudan, pour les propos tenus dans La Nation, au titre de "Blablateur inconsistant "


Observatoire n°B309

Ali Farah Assoweh, Ministre des Finances, pour les propos tenus dans La Nation, au titre de "Courtisan servile"


Observatoire n°B315
Ismaïl Nour Mouhoumed,
Président de l'Association pour la Promotion du Civisme, pour les propos tenus dans La Nation au grade de "Grande andouille"


Observatoire n°B321
Monsieur Abdourahman Mohamed Abdillahi (Gojo), qui affirme être, Président de l'association de l'amitié Djibouti-France, pour son article publié par La Nation au grade de "Félon irresponsable"

Observatoire n°B322

Monsieur Jean-Paul Angelier, Ambassadeur de France à Djibouti, pour les propos qu'il a tenu en conférence publique et qui ont été repris par La Nation au grade de " Pompier de la dernière chance" . C'est le premier européen qui accéde à cet Ordre prestigieux.


Observatoire n°B337
DIG-DIG, chevalier depuis 2001, auteur de l'article "Chapeau Monsieur le Ministre " (paru dans le journal La Nation du 16/02/06) à la dignité d'officier et au grade de "Léche-bottes récidiviste et incorrigible"


Observatoire n°B349
ABS, pour un article paru dans La Nation et vantant les mérites d'une année de Présdence ! au grade
"Trompe couillon"


Observatoire n°B356

L'éditorialiste de La Nation du 29/06/06, pour un hommage appuyé à Guelleh et des formules aussi prétentieuses qu'incompréhensibles
"Ciseleur de la formule creuse et absconse"


Observatoire n°B387-A
ALI MOHAMED ABDOU, conseiller du Ministre de la Justice, pour ses attaques contre J-P Noël ABDI et ses affirmations concernant la démocratie et l'Etat de Droit à Djibouti, au grade de
"Grand farceur "


Observatoire n°B400
.......
Chris LAFAILLE et Pierre RANCE, journalistes à Paris-Match et Europe1, pour leurs thèses négatives dans l'assassinat du Juge Borrel aux grades de
"Négatif de la dernière heure et Négatif des évidences"


Observatoire n°B414

M Youssouf Abdillahi Houssein, directeur de Daallo airlines pour les propos flagorneurs qu'il a tenu dans La Nation, au grade de "Pilote des mirages présidentiels"


Observatoire N° B 435

Chris Lafaille, journaliste au service de Guelleh, a été élevé à la dignité d'officier de l'ordre au Grade de "Grand mercernaire et négationniste incorrigible"
pour son livre sur l'affaire Borrel.

Observatoire N° B 435

Olivier Stirn, pour les félicitations que son épouse et lui ont envoyé à Guelleh à propos des législatives de 2008 et de la démocratie à Djibouti au grade de "Grande Andouille de la Dictature "


Observatoire N° B 442

MIchel Roussin ,
pour son article vantant les mérites économiques de Guelleh et l'épanouissement social du pays au grade d'
"enjoliveur des réalités troubles "


Observatoire N° B 469

Sunil SAIGAL,
représentant résident du PNUD à Djibouti, pour le soutien sans pareil, qu'il apporter à la dictature djiboutienneau grade de
"flagorneur arrogant "


Observatoire N° B 478

ALI MOHAMED ABDOU,
Président de la Commission nationale des Droits de l'Homme au titre de
"Baratineur intarissable "


Observatoire N° B 498

Ougourheh Kifleh
Ministre de la Défense au grade de
"Flagorneur du génie "

Observatoire N° B 528

ALI MOHAMED ABDOU,
est promu à l'unanimité à la dignité d'Officier avec le titre de CNDH, en récompense de l'interview qu'il a donné à La Nation. "Commandeur des Négationistes de la Détresse Humaine"


Observatoire N° B 530
L'Ing. bilan Ali Soubanneh
est coopté à l'unanimité moins une voix en qualité de membre de l'Ordre des Brosses à Reluire, au grade de "Ramasse-miettes", pour ses déclarations en faveur de l'ajout de Guelleh sur la liste des nominés pour le Prix Nobel de la Paix.

Observatoire N° B 545
Abdillahi Ainan Robleh
a été coopté à l'unanimité des voix en qualité de membre de l'Ordre des Brosses à Reluire, au grade de "Diffuseur des mirages présidentiels ", pour ses déclarations en faveur des réussites de Guelleh et du troisième mandat

Observatoire N° B 575
Francis Gillery
a été coopté à l'unanimité pour le remercier du reportage de désintoxication probable, qu'il a réalisé et qui permet à la dictature de se refaire une "santé médiatique" au grade de "Mercenaire des élites dominantes"

Observatoire N° B 575
Françoise Mouline
a été cooptée à l'unanimité pour sa mise en cause des affirmations d'Elisabteh Borrel et son soutien inconditionnel à un prêtre pédophile, condamné pour ces faits. "Danse avec les Loups "

Observatoire N° B 578
Farhat Rachad
a été cooptéà une faible majorité pour récompenser son enagement aux côtés du 3ème mandat, lors de l'interview qu'il a donnée à Africa 24, au grade de "Joueur de fifre à gelots"

Observatoire N° B 580
Democracy International
a été cooptée à l'unanimité pour le soutien qu'elle a apportée à la dictature djiboutienne, par le biais d'un rapport extrêmement favorable au 3ème mandat, signé par MM. Christian Hennemeyer, El Obaid Ahmed El Obaid, et Kevin Colbourne, L'association est élevée au grade de "Cache misères"

Observatoire N° B 631

ALI MOHAMED ABDOU,
est promu à l'unanimité à la dignité de commandeur avec le titre de "Grand Couillon de service", pour ses déclarations à l'occasion de la préparation de la journée des D.H. à Djibouti.