LA LIBERTÉ Bulletin N° 33
Journal permanent et indépendant
de tous les djiboutiens de l'opposition

Bulletin
de l'A. R. D. H. D
2ème année

Maj 02/02/01 à 16 h 00 (Heure de Paris)

LA LIBERTÉ :
votre journal se construit chaque jour devant vous, avec vos contributions.
Chacun peut s'y exprimer librement et sans aucune censure. . .
(*)

SOMMAIRE N° 33 . . . du 27/01/01 au 2/02/01
- Les relations privilégiées d'IOG avec Israël : des officiers du Mossad
en mission à Djibouti
!!!
(Reprise de l'article paru dans le N° 32)
- Djibouti : Maffio et Narco République ?
(Courrier des lecteurs)
- Cyber @ction internationale N°28 : soutien à Jean-Michel POUCHELE.
Merci de votre participation,
- 40 grévistes (à la suite de licenciements dans le secteur des TP), arrêtés et incarcérés à Nagad,

- Inculpation de Pinochet, l'ancien dictateur du Chili,
- La grève des enseignants reprimée dans la plus grande violence,
- Le Général Yacine et ses proches mis au secret à Gabode !

24/01 Les relations d'IOG avec Israël : des officiers du Mossad en mission à Djibouti ! 25/01 DICTATEUR : UN MÉTIER ÉPROUVANT ! (Courrier des lecteurs)
COMMUNAUTÉ DJIBOUTIENNE
Marre d'être bâillonné à Djibouti ? Cliquez ici !
Le service de discussion et d'échanges en direct.
27/01 Djibouti : Maffio et Narco République ? (Courrier des lecteurs)

26/01 : L'armée française aurait libéré un terrrain derrière l'aéroport pour permettre l'entraînement de la nouvelle garde prétorienne de Guelleh.

L'ingratitude chronique du peuple djiboutien !
(Bruits et rumeurs)

L. D. D. H.
Toutes les publications
2000 / 2001

LE COMITE DE SOUTIEN DE JEAN-MICHEL POUCHELE :
3.500 signatures

COMMUNIQUE DE PRESSE N° 5 du 1er FEVRIER 2001

Un homme en danger de mort !
et pourtant les dirigeants politiques ne répondent pas aux appels
de cet homme injustement condamné par les dictateurs de Djibouti.

Lancement d'une Cyber @ction

23/01 Une ambassadrice américaine à bord d'un avion yéménite détourné sur Djibouti (AP)

26/01 Le ravisseur du Boeing yéménite extradé au Yémen (ADI)

27/01 - Du flottement au sein de l'ADI ? Agence djiboutienne d'information. (bruits et rumeurs)
27/01 Le général Madhi Ibrahim Youssouf a-t-il été limogé en fin de compte ? (bruits et rumeurs) 27/01 Une campagne de charme en direction de certains membres de l'opposition. (bruits et rumeurs)
27/01 Appel au peuple Djiboutien (Alliance Arrey Djiboutienne) 28/01 Cyber @ction 28 : soutien à Jean Michel POUCHELE

25/01. ALERTE HUMANITAIRE DANS LES REGIONS, VICTIMES DU BLOCUS MIS EN PLACE PAR LE SYSTEME GUELLEH.

28/01 Communauté djiboutienne. (Les extraits)

LA GREVE DES ENSEIGNANTS

29/01 Djibouti : 40 grévistes arrêtés
Ils ont étés incarcérés dimanche 28/01 au centre de tri de N
agad (Les Nouvelles d'Addis)
30/01 - Les grevistes ont été libérés le 29/01 à 14 h 30

25/01 Une gestion irresponsable et complaisante de la chose publique. (INTERSYNDICALE UDT/UGTD)

28/01 VIOLENCE POLICIERE ET INCARCERATIONS ARBITRAIRES (INTERSYNDICALE UDT/UGTD)

29/11 Nous saluons la création de l'ORDHD, en dépit des risques de confusion, que son nom pourrait susciter.
25 jan (AFP) - La Somalie, restée sans pouvoir central après la chute du régime de Mohammed Siad Barre en janvier 1991, s'est dotée depuis août dernier d'institutions de transition, mais leur légitimité n'est pas reconnue par la majorité des chefs de guerre.
24/01 Où MILOSEVIC pourrait-il être jugé ? Dans son propre pays ? (*) nous pourrions être amenés à refuser les articles dont le contenu serait contraire à la morale et/ou aux bonnes moeurs ainsi que les attaques personnelles, non justifiées et/ou disproportionnées.
29 jan (AFP) - L'inculpation de l'ex-dictateur Augusto Pinochet est un test pour la démocratie au Chili, ont estimé des analystes, selon lesquels ce pays d'Amérique du Sud sortira cependant renforcé de cette épreuve. 29/01 Le général Yacin Yabeh et ses co-inculpés mis au secret absolu  
30/01 LA RESPONSABILITE PENALE
DES DIRIGEANTS EN EXERCICE
(Revue ADI / Un article à consulter absolument)
La décision de la Cour d'Appel de Paris pourrait-elle s'appliqur à MM Guelleh et Aptidon dans le cadre d'une plainte pour Crimes contre l'Humanité ?
31/01 La voix de la jeunesse de l'opposition. Deux messages pour DAF et pour Moussa Idriss. (Courrier des lecteurs)  
31/01 - LE SOMALILAND DISPOSE DE TOUTES LES STRUCTURES D'UN ETAT INDEPENDANT. (Communiqué en Anglais de Somalilandforum) 30/01 LE JEU DANGEREUX DE M. GUELLEH EN SOMALIE (En anglais, d'après des sources IRIN / ONU)  
DAMES DE COEUR OU DAMES DE PIC ? (MJOD 31/01 POÉME DÉDIÉ AU PEUPLE DE DJIBOUTI.  
30/01 PINOCHET inculpé : je ne suis pas responsable, ce sont mes collaborateurs qui ont exécuté les basses oeuvres ! 31/01 : CONGO : alerte pour un journaliste torturé  

01/02 LA LDDH reconnue par la FIDH, en remplacement de l'ADDHL.

01/02 Le sens de l'humour de M. Guelleh ! (Radio Trottoir)  

24/01 Les relations d'IOG avec les Israéliens : des officiers du Mossad en séjour à Djibouti !!
(Reprise de l'article paru dans le numéro 32)


Nous avions déjà fait état du rapprochement entre Guelleh et Israël. Nous vous apportons ci-dessous une preuve concrète de l'existence d'accords de coopération.
La personne en question est un membre du MOSSAD, qui a résidé pendant son séjour à Djibouti, chez le Directeur Adjoint de la Banque Crédit Agricole / Indosuez (lequel habite tout près du SDS) ...


Le directeur du SDS a lui-même effectué six séjours en Israël. Un certain nombre de ses collaborateurs sont toujours en formation en Israël.

Par ailleurs, Guelleh serait en train de se constituer une garde prétorienne spéciale, laquelle est formée par des officiers israèliens, eux aussi, en mission à Djibouti.



Ce document est une intervention personnelle du Ministre des Affaires étrangères pour que le visa soit délivré sans aucune difficulté.

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Le 27 Janvier 2001


Appel au peuple Djiboutien


Au sein du groupe Alliance Arrey Djiboutienne, nous avons décidé de lancer une communication vers tous les Djiboutiens pour qu'ils se mobilisent contre le système du régime dictatorial de monsieur Guelleh. Notre pays est au bord de la destruction comme la Somalie et d'autres pays du tiers monde.


Mr Guelleh est le maître de la corruption, du blanchiment d'argent, du trafic de narcotiques, du détournement des biens publics, du tribalisme. Donc à tous les Djiboutiens, nous vous demandons de vous réveiller et de vous entraider, comme nous l'avions déjà fait durant le temps de la colonisation française pour obtenir notre indépendance. Je pense que le temps de lutter est venu et que cela est préférable de toutes les façons à la souffrance.


Suivez les exemples des Philippins, des Yougoslaves, des Ivoiriens.


Merci

Mohamed de Waberi
Chairman of Alliance Arrey Djiboutienne

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ARDHD - LA LIBERTÉ
Association pour le Respect des Droits de l'Homme à Djibouti
84, rue Saint-Louis en l'Isle - 75004 PARIS
Tel : + 33 / (0)1 46 34 70 70 .... Fax : + 33 / (0)1 46 34 25 93
E-Mail : jlschaal@ardhd.org ..... Web site : https://www.ardhd-old.org
Contact : Jean-Loup SCHAAL

COMMUNIQUE DE PRESSE N° 4 DU 27 JANVIER 2001

Un homme en danger de mort !
Ne serait-il pas plus simple
de régler la situation aujourd'hui en lui apportant
la satisfaction de ses revendications légitimes ?
Le Gouvernement français ne pourrait
que ressortir grandi d'une telle démarche !

 
Jean-Michel POUCHELE
28 ème jour
de la grève de la faim
à Abbeville, Somme, France


PLUS DE 3.000 signatures
ont déjà été enregistrées
par le Comité de Soutien.

Venez rejoindre le comité en signant la pétition électronique qui vous est proposée à la fin de ce communiqué.
Consultez la liste
des membres
du Comité de soutien
et les messages
de sympathie.

LA LIBERTE -
Bulletin spécial N° 4

JEAN-MICHEL POUCHELE :
28 ème jour de grève de la faim, pour :
- Retrouver son honneur "volé" par le système Guelleh à Djibouti,
- Demander le vote d'une loi en France, qui reconnaisse le droit d'ingérence humanitaire,
- demander le Respect des Droits de l'Homme à Djibouti.


L'ARDHD lance un appel solennel au Gouvernement français, pour que les revendications de Jean-Michel Pouchele soient satisfaites, en particulier la radiation de l'inscription infamante (et bien inutile) qui a été portée sur son casier judiciaire.

Nous avons appris, au cours de la semaine, qu'en dépit des fins de non-recevoir du sous-préfet d'Abbeville Monsieur Guillaume, le Gouvernement français avait demandé au Préfet de la Somme de désigner, par arrêté préfectoral, un médecin chargé de suivre l'état de santé de Jean-Michel Pouchele. C'est un premier pas que nous saluons. Évitera-t-il le pire ? Pendant quelques jours certainement !

Mais le temps est compté malgré tout.

L'affaire peut-elle être réglée facilement ?

Maintenant, il est temps de régler le problème sur le fond. Les revendications de Jean-Michel Pouchele doivent être satisfaites et en particulier la radiation de l'inscription infamante qui avait été portée (de façon grotesque à l'époque) sur son casier judiciaire.

Alors, la France n'avait aucune obligation de porter cette inscription sur le casier judiciaire français de Jean-Michel Pouchele. Il s'agissait d'une décision d'un tribunal étranger et comme le prouvent les documents qui sont à notre disposition, l'essentiel de l'argumentation du Procureur de la République de Djibouti se limitait à : "Il y a lieu de condamner Jean-Michel Pouchele pour son action humanitaire non autorisée. Les faits sont très graves. (Point c'est tout)".

Jean-Michel Pouchele représente l'action humanitaire française, qui est si largement saluée dans de nombreux pays. Il a donné son temps et ses moyens pour aider des populations en détresse. En remerciement (à Djibouti seulement et fort heureusement), il a été condamné pour des raisons politiques par un régime dictatorial sans scrupule.

La France va-t-elle continuer à protéger ce dictateur, coupable (entre autres choses) de crimes contre l'humanité ?


Ne serait-il pas plus sage de prononcer, dès maintenant, la radiation de l'inscription infamante et de reconnaître l'action de Jean-Michel Pouchele.

Deux avantages à cela :


- éviter le sacrifice inutile et (peut-être d'ici quelques jours) la mort d'un français, dévoué à la cause humanitaire et aux Droits de l'Homme,

- rehausser l'image de la France, qui veut conserver son image de Patrie des Droits de l'Homme.

Si le Gouvernement français refuse d'accomplir, dans les deux ou trois prochains jours, ce geste, somme toute symbolique, ce ne pourrait-être que pour des raisons diplomatiques. Éviter de déplaire à Monsieur Guelleh, à tout prix, quel qu'en soit le prix à payer.

On pourrait alors se poser des questions ? Sur les relations entre Djibouti et la France et sur les secrets qui pourraient avoir été cachés dans le placard. (Café de Paris, Affaire Borrel ?)

_______________________________________________________

28/01 Cyber @ction 28 : soutien à Jean Michel POUCHELE
*************************


COMMENT FAIRE ??
- Copiez ce petit texte entre les ################# (édition-copier)
- Ouvrez un nouveau message et collez le petit texte (édition-coller)
- Signez-le : prénom, nom, ville
- Objet, écrivez: JM POUCHELE


- Adressez votre message à:
(copiez/collez):
ministere@justice.gouv.fr; premier-ministre@premier-ministre.gouv.fr; alain.uguen@wanadoo.fr


- Envoyez le message

Par cette action vous ferez connaître votre opinion
à Lionel Jospin, Premier Ministre de la France,
à Marylise Le Branchu, Ministre français de la Justice
et
à cyber@cteurs pour nous permettre d'évaluer l'impact de cette
action.



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Monsieur le Premier Ministre,
Madame la Ministre de la Justice


je soutiens l'action de Jean-Michel Pouchèle et demande à la France de
le réintégrer dans son honneur. Je demande aussi qu'une loi soit votée
en faveur de l'ingérence humanitaire.


Je vous prie de croire, Monsieur le Pemier Ministre, Madame la
Ministre de la Justice, à l'expression de sentiments les meilleurs.


signature

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Merci de votre action


Alain UGUEN
Cyber @cteurs

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BRUITS ET RUMEURS

26/01 : L'armée française aurait libéré un terrain derrière l'aéroport pour permettre l'entraînement de la nouvelle garde prétorienne de Guelleh. L'ingratitude chronique du peuple djiboutien envers son guide !

Nous avons toutes les raisons d'affirmer que ces militaires, triés sur le volet, qui vont constituer la nouvelle garde 'très' rapprochée de Guelleh, suivent un entraînement intensif sous la direction d'officiers experts délégués spécialement par l'Etat d'Israël. L'entraînement physique est certainement adossé à un entraînement psychologique de première qualité. Imaginez qu'un jour de crise, certains de ses militaires refusent d'obéir et préfèrent défendre leurs frères et leurs soeurs (victimes eux aussi de la dictature) plutôt que les dignitaires du régime ! Les Israéliens ont certainement tout prévu dans la formation....

Un double parrainage international

Cette garde très spéciale serait donc née, grâce à un double parrainage international, celui de la France et celui de l'État d'Israël qui contribuent à sa réussite.

Des missions difficiles devraient être confiées à cette nouvelle garde

La garde rapprochée aura pour mission ( n'en doutons-en pas ) de protéger Guelleh, contre les humeurs imprévisibles d'un peuple ingrat et malintentionné, incapable de reconnaître ses mérites et de le remercier pour tout ce qu'il a fait pour le pays.

L'ingratitude structurelle du peuple djiboutien

Ce peuple a-t-il vraiment conscience de tout ce que Guelleh a fait pour enrichir la ville et le patrimoine de la Nation djiboutienne ?

Ce peule, a-t-il déjà réalisé, par exemple, que le château de Guelleh pourrait devenir dans un avenir très proche, le musée le plus important de la Corne de l'Afrique. Des centaines de visiteurs étrangers pourraient s'y bousculer, comme cela se passe à Versailles. Ils contribueraient à créer un mouvement économique, qui, centralisé entre les mains du clan Guelleh, permettrait de réaliser de très beaux achats à l'étranger : armes, mobiliers, toilettes pour les femmes des dirigeants, le tout au bénéfice (naturellement) de la fierté des djiboutiens qui crèvent de faim, etc...

Que les grincheux, dont les salaires ne sont pas payés depuis plusieurs mois, cessent de se plaindre ! Qu'ils apprennent enfin à apprécier les grands travaux de Guelleh dans ses châteaux et qu'ils s'en contentent ! La culture est une forme de nourriture ...

Un déficit de communication ?

C'est consternant, mais il semble que le peuple djiboutien, ne mesurant pas tous les sacrifices que M. Guelleh fait pour lui, ne soit pas digne d'un tel guide ! Devrait-on suggérer à M. Guelleh de communiquer encore davantage sur ses réalisations et sur ses mérites personnels. Pêche-t-il, actuellement, par excès de modestie et/ou par déficit de communication ? (Question posée au directeur de l'ADI, qui restera le spécialiste des maladresses)

Deux dernières questions

Qu'aurait réalisé M. Guelleh sans le soutien permanent de ce peuple corvéable à merci ? Où aurait-il trouvé les sommes immenses qu'il utilise pour ses plaisirs, pour sa sécurité et pour le solde qu'il entasse dans des banques étrangères, si ce n'est en puisant dans le Trésor Public. Lequel Trésor Public est alimenté par le travail des djiboutiens et par les aides étrangères ?

Alors pourquoi M. Guelleh aurait-il peur de ce peuple, au point de constituer une véritable garde rapprochée et super-entrainée par des officiers israéliens, sur une ex-base française ?

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27/01 Du flottement au sein de l'ADI
Agence djiboutienne de l'information

Nous ressentons un certain flottement au sein de l'ADI. Et nous le regrettons, car l'ADI (grâce aux maladresses de sa direction) a été dans certains cas, une fabuleuse source d'information pour notre journal. Reprenez par exemple :

- les affirmations racistes et xénophobes du Ministre de l'Intérieur qui avaient été diffusées sans aucune précaution. Dans les archives, l'ADI a été contrainte de supprimer tout le mois de décembre qui n'est plus accessible en ligne. On peut seulement trouver le mois de Novembre ...

- la confusion et les gesticulations dans la gestion du port à deux reprises : licenciement des salariés et hausses des perceptions sur le trafic éthiopien,

- l'interview, du Cdt Zakaria,

- la mise en place d'un dispositif de lutte contre le trafic de drogues, en réponse quasi-immédiate à l'article paru dans Somaliland Forum sur le sujet...

etc...

Toutes ces dépêches disparaissent, réapparaissent (suivant les jours) .... ce qui confirme l'embarras des dirigeants du système Guelleh.

Bien que se prétendant 'revitalisée' (sic !), l'ADI semble connaître quelques flottements actuellement. Le fait de publier des dépêches, puis de les retirer, ne développera certainement pas sa crédibilité sur le plan international. Mais qu'importe, nous espérons y découvrir encore quelques maladresse de ce type ...

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27/01 Le Général Madhi Ibrahim Youssouf
a-t-il été finalement limogé ?

nous savons de sources généralement fiables, que la décision de le limoger avait été prise par M. Guelleh. Il est certain aussi que le Général a très mal pris la chose. Et comme il dirige des forces qui sont importantes pour défendre le système, dans un contexte social troublé voire explosif, Guelleh aurait reculé.

Où en est-on maintenant ?

Guelleh aurait-il décidé finalement de reconduire le Général dans son commandement ? même si cela doit se dérouler dans un climat désormais plutôt inamical. Guelleh aurait-il décidé de repousser la mesure ? Courageux comme d'habitude, devant plus fort que lui, il aurait pu exécuter sa pirouette préférée : le repli stratégique. Mais ses rancunes sont tenaces et il pourrait avoir décidé d'attendre un moment plus favorable pour lui couper la tête.

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27/01 Une campagne de charme en direction de certains membres de l'opposition.

Nous avons appris que Guelleh chercherait à renouer des relations avec certains membres de l'opposition. Il aurait suggéré à des membres de son équipe de prendre langue avec eux, pour les calmer et pour s'attirer leurs bonnes grâces, moyennant des promesses et certains avantages.

M. Guelleh est un vrai stratège. Il a pris la mesure toutes les difficultés qui s'amassent autour de lui :

- trafics en tout genre, dénoncés par Somaliland Forum plus une grosse inquiétude aux USA après la découverte d'un trafic de Khat via l'ambassade de Djibouti,

- l'affaire Borrel relancée par la Cour d'Appel de Paris,

- la possibilité d'être entendu dans le cadre d'une plainte pour crimes contre l'humanité,

- l'économie djiboutienne qui s'enfonce chaque jour davantage et les réticences du FMI et de la Banque mondiale,

- les difficultés en Somalie avec un Président nommé à Arta, qui n'arrive pas à s'imposer véritablement, sans compter des soupçons sur des trafics divers (monnaies, marchandises, drogues, ...)

- des voisins agressifs qui ne comprennent rien ni à sa politique, ni à ses affaires et avec lesquels les relations diplomatiques se sont dégradées : l'Éthiopie, le Somaliland, (Un article paru dans un journal du pouvoir djiboutien aurait qualifié le Président du Somaliland de vieillard sénile ..)

- un peuple étranglé qui est au bord de l'émeute et qui pourrait bien s'y décider,

- les exemples d'auto-libération données par les peuples Yougoslaves, Ivoiriens et Philippins,

- des forces de police et militaires dont la fidélité au régime n'est plus garantie à 100% (en dépit des efforts faits pour leur assurer le paiement des arriérés de salaires, contrairement aux autres fonctionnaires qui n'apprécient pas vraiment ces faveurs ciblées)

- un nouveau média (Internet) qui diffuse dans le monde entier, sans possibilité de censure, des informations qu'il préférerait plus discrètes ...

- un Général, pourtant ami de longue date, qui s'est rebellé contre lui le 7 décembre et qui est à l'origine d'une agitation au sein de la communauté Fourlaba,

- des négociations fantômes qui s'éternisent avec le FRUD et dont il faudra bien donner le bilan, un an après la signature des premiers accords de Paris ! Celui-ci pourrait être présenté par Dini au cours d'une conférence de presse (Le régime aurait ordonné à tous les journalistes de ne pas y assister). Le bilan pourrait se résumer à : "nous n'avons pratiquement rien obtenu en 11 mois de discussion",

- les informations sur les relations privilégiés de Djibouti avec Israël, qui pourraient déplaire fortement aux financiers des pays arabes,

- les informations sur des discussions secrètes menées en parallèle avec l'Irak,

- des informations sur des banques en Australie, en Suisse, à Monaco, où le système aurait déposé (via une grande banque française de Djibouti) des sommes immenses, qui pourraient faire l'objet un jour d'une enquête internationale,

- l'Ambassadeur en poste à Paris qui se serait 'échappé' avec femme et enfants au Canada ..

- le Canada qui commence à se pencher sur l'identité des tortionnaires djiboutiens et qui aurait initié une enquête sur les faits, avec des inculpations à la clef,

- l'affaire Pouchele qui commence à remuer les consciences et à interpeller les djiboutiens qui ont bénéficié directement ou indirectement de son action volontaire, désintéressée et courageuse dans le Nord,

- une nouvelle interdiction de la presse libre d'opposition,

Cette liste n'est pas complète, mais elle est suffisante pour comprendre que M. Guelleh est contraint de faire attention. Il sait bien qu'il serait plus prudent de s'assurer des points forts parmi certaines personnalités de l'opposition. Au cas où !

... et quitte à les emprisonner de nouveau (comme ce qui a failli arriver à DAF ? ), après avoir réglé un certain nombre de casseroles. Y parviendra-t-il ? Et à quel prix ?

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COURRIER DES LECTEURS
Nous reprenons le contenu intégral des lettres qui nous sont adressées.
Nous publierons aussi les messages des lecteurs qui souhaitent répondre.
L'ARDHD n'assume aucune responsabilité quant au contenu des messages de cette rubrique. Ils sont publiés sous la responsabilité entière de leurs auteurs.
L'ARDHD rappelle qu'elle ne soutient aucune action politique, ni aucun parti et qu'elle milite exclusivement en faveur de la Paix et des Droits de l'Homme.
Pour des raisons de sécurité, les messages sont publiés sans les noms des auteurs (sauf demande formulée avec précision par l'auteur)


25/01 DICTATEUR : UN MÉTIER ÉPROUVANT !

Décidément l'actualité n'est guère rassurante pour les dictateurs. Hier, le
général GEUÏ, KABILA, ESTRADA etc... nous font comprendre que nous sommes peu
de chose et notre passage n'est qu'éphémère. Tout cela pour vous dire que les
nouvelles nous parvenant de Djibouti, font état d'une très grande fébrilité
aux palais présidentiel. La preuve en est le limogeage du Général MAHDI (Chef
de corps de la gendarmerie Nationale) — réputé soutien indéfectible d'IOG —
On annonce pour la semaine prochaine, le limogeage du Général ZAKARIA (Chef
du camps Cheik OSMAN "Blindé") qui aurait fait preuve d'une certaine mollesse
dans sa réaction au coup de force de Yacin Yabeh.


Toute cette gesticulation et ces règlements de compte, ne change rien à la
souffrance du peuple Djiboutien. Mahdi, Zakaria et consorts n'ont contribué
et ne contribueront en rien à l'amélioration du sort du peuple Djiboutien qui
s'enfonce de plus en plus dans une misère indigne du troisième millénaire.
Non, la faim, l'humiliation, la violation des droits, une justice servile
sont toujours de mise à Djibouti.


Ce remue ménage est en fait un grossier écran de fumée pour leurrer une
population au bord du soulèvement. Le dernier artifice, c'est l'annonce
imminent d'un remaniement ministériel - traduction = remplacer un ministre
corrompu et incompétent par un autre ministre forcément incompétent et
forcément corrompu -. En soit ce remaniement n'est rien d'autre qu'une
médiocre stratégie qui permettra à ce régime de gagner du temps - comme ce
fut le cas avec le pseudo accord de paix conclu avec le FRUD de DINI - en
s'achetant à peu de frais les faveurs de tel clan ou de telle autre tribu. Du
clientélisme pure sucre !


Au centre ville, on nous dépeint une atmosphère plus que tendue. Sous prétexte
de rafler les "étrangers indésirables", les forces de police et de l'armée nationale sont en faction à de divers points de Djibouti. Que se passe-t-il ? Aurait-on peur que la population ne commence à demander des comptes ?


Nous ne manquerons pas de vous tenir informé des gestes et des frasques des
membres du régime et Consorts. Le prochain article sera consacré aux opérations de pillages économiques en cours d'exécution. Dans les rôles principaux :

- LIBAN Ismail Omar Guelleh (Héritier du Trône)
- Said Barkhadleh (Ministre du travail et affairiste corrompu )
- Yacin Elmi Bouh (Ministre corrompu des Finances )
- Le Fils MARILL


FREEMAN

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27/01 Djibouti : Maffio et Narco République ?



Les informations concernant l'entreprise de pillage en cours à Djibouti semblent gêner quelques personnes. Hélas, Ils ne peuvent opérer leur censure sur Internet. En conséquence, ils essayent de minimiser et même de ridiculiser ces informations en les qualifiant de potins de mabraze.

Nous disions dans notre dernière intervention, que l'entreprise de pillage et de dépeçage du pays étaient toujours en cours - " pendant les affaires , les affaires continuent !" .

Après avoir éliminé de la place les dernières sociétés d'assurance, les affairistes corrompus du pouvoir espèrent cette fois-ci mettre la main sur ce marché très juteux. Ainsi, l'on nous rapporte qu'à la tête de ce racket d'Etat - il s'agit bien de cela — il y a

- d'une part LIBAN Ismail Omar Guelleh (le fils d'IOG , héritier du trône et prétendant à la couronne) - monsieur commence à se faire les dents - ;

- Yacin Elmih Bouh (Ministre corrompu des finances) qui s'est déjà distingué par le détournement de centaines de millions de francs de la caisse des prestations sociales. En remerciement, il a été mis à la tête du Ministère des Finances,

- Said Brakhad (Ministre et Affairiste corrompu dans le BTP))

- et le Fils Marill.

La qualité que l'on pourrait reconnaître à ces messieurs, c'est leur pragmatisme. On écarte tout le monde et on se sert !

En parallèle à cette affaire, il est fait état de la création d'une future "
Banque-Blanchisserie". Je parle bien entendu d'une Banque dont le principal objectif serait le blanchiment d'argent. Il y aurait comme actionnaire LIBAN IOG et Consorts véreux du pouvoir . A ce stade, il serait intéressant de connaître :


- l'origine des capitaux investis ?

- Le véritable rôle de cette pseudo banque ?

Ne soyons pas trop candide, car nous savons tous que ce n'est ni plus ni moins qu'une vaste entreprise de blanchiment d'argent sale issu de la drogue, de la prostitution et du racket. Il n'est un secret pour personne que Djibouti est devenu une" maffio et narco République" ( au même titre que la Colombie ou le Panama).

Notre pays intéresse toute maffia souhaitant blanchir et recycler de l'argent sale et cela pour plusieurs raisons. Nous avons tout d'abord :

- Une monnaie stable et convertible car ayant une parité fixe avec le dollar.
- Nous disposons d'un réseau bancaire performant, représentant quelques
grandes banques de stature internationale et ne respectant pas la
réglementation (internationale) en matière de flux de capitaux douteux.
- Nous avons surtout - hélas - une classe politique extrêmement corrompue et
dépourvue de tout sentiment nationale.


Toutes ces raisons expliquent l'attrait qu'exerce notre pays pour toute organisation maffieuse.

En raison de cet afflux d'argent et d'une justice servile, le pays est actuellement sous contrôle et au service d'une maffia locale ayant des ramifications avec la maffia internationale. De nombreux indices nous portent à croire à l'existence de liens avec la maffia italienne.


Prenons l'exemple de la société SVAMC dont les principaux actionnaires sont italiens - bien entendu avec la participation de certains hauts dignitaires du régime (import -Export; distribution en tout genre, automobile, électroménager, matériaux de construction ,etc.....). Cette société a connu un essor fulgurant et par là même très douteux quand on sait qu'elle a multiplié par 30 ou 40 son chiffre d'affaire en l'espace de deux ou trois ans dans un pays où sévit une crise économique sans précédent.

S'il y avait à Djibouti une justice indépendante et non corrompu, elle se serait déjà intéressée de plus prés à ce genre d'entreprise.


Le pouvoir se sentant pris la main dans le sac, a vite annoncé la création d'une brigade de lutte contre le trafic de stupéfiant (dépêche de cette semaine de l'ADI) .

Encore un rideau de fumée pour leurrer l'opinion internationale.

Compatriotes, il est grand temps de mettre un terme à ces pillages et de demander des comptes aux responsables.


Il est temps que la peur change de camp !

Il faut savoir qu'un droit ça se conquiert, mais ça ne se mendie pas !

Il est grand temps que l'on cesse de violer notre pays en toute impunité, de
sacrifier et d'hypothéquer l'avenir de nos enfants, d'encourager l'hémorragie de notre matière grise.


Il est grand temps de rétablir l'intégralité de nos libertés (expression, presse, réunions, d'opinions), d'organiser des élections libres ;
etc.................


Que de choses à changer !

Suivons l'exemple de certains peuples qui ont retrouvé leur liberté et leur fierté en opposant aux dictateurs corrompus leur détermination et leur courage.


FREEMAN.


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31/01 La voix de la jeunesse de l'opposition.


Communiqué de presse.


Nous venons de lire les deux fameux communiqués qui nous ont été adressés par l'ODU et par DAF. Nous prenons acte de leur décision d'informer les djiboutiens, mais nous souhaitons apporter quelques éclairssissements au sujet du faux prétendu du PRD.


Nous tenons à rappeler à DAF qu'il vient tout juste d'être nommé président et que bien avant il n'était que le conseiller du pére fondateur du parti. Nous avons toujours soutenu M Élabé et son parti lors de l'élection du 7 mai 1993, bien que nous n'ayant pas de statut dans le parti.

Il est bien probable que nous soyons trompés sur des dates mais nous avons pensé que le parti n'était pas représenté à l'extérieur. A cet égard, nous avons envoyé deux lettres à DAF pour qu'il nous donne son autorisation, mais en vain car nous n'avons jamais reçu de réponse.

Nous avons téléphoné à une personne qui travaille à la poste de djibouti pour demandé si la boite postale de DAF (xxxx) était toujours en service. Cette personne nous a précisé que tout le courrier pour DAF était surveillé par la SDS.

A la lettre, nous avons joint un communiqué de la jeunesse ou on demandait l'envoi du journal "Le Renouveau" mais sans succès. Nous avons téléphoné au numéro qui
est le 35-xx-xx et on nous a répondu que DAF ne résidait plus à cette adresse. C'était la maison de M Elabé.


Bien sur, cher DAF, nous voulions vous contacter, mais toutes nos démarches ont été vaines et vous auriez du nous envoyer une lettre. Voyant que les informations ne venaient pas, nous nous sommes décidés à parler au nom du PRD. Nous présentons nos regrets et nos excuses à DAF et au parti.


à M MOUSSA AHMED IDRISS.


Cher monsieur,

Nous tenons à vous faire savoir qu'aprés un long débat, suite à votre lettre qui arrive un peu tard, le mouvement de la jeunesse de l'opposition (parti formé par des jeunes opposants exilés au Canada, Hollande, Belgique, France, Pakistan, Suéde, Norvége, Pays du Magreb etc. avec son siege central à Ottawa au Canada), nous avons décidé de vous donner quelques éclairssissements sur nos propos.

Nous regrettons que des gens, que vous croyez être des opposants, aient été nommés, car en réalité c'est autre chose.

Cher Monsieur moussa, on dirait que vous n'êtiez même pas au courant du passé de vos fameux lieutenants qui se cahent sous le pseudo-film d'opposant. J'espére que vous n'igniorez pas que des djiboutiens ont failli mourir à cause des décisions qu'ont pris ces messieurs en question.
Etiez-vous au courant du fait que juste à côté de votre précieuse propriété, des djiboutiens étaient torturés et que vos fameux opposants étaient au courant ?
S'aviez-vous qu'ils étaient les organisateurs des bagarres tribales qui se sont déroulées aux quartiers 5 et 6 sans oublier Balbala (la guerre de tribu entre issa et
gadaboursi) ?
Saviez-vous que des commerçants arabes se faisaient estorquer leurs biens s'ils ne payaient pas une taxe spéciale à ces messieurs ?
Saviez-vous qu'ils étaient au sommet du parti et qu'ils contrôlaient tout ce qui
bouge ?
Saviez-vous que des djiboutiens sont morts dans les locaux de la Brigade Nord, étouffés dans une cellulle ?
Saviez-vous que des restes humains ont été trouvés dans la poubelle de la Brigade Nord et que par la suite les coopérants français de la gendarmerie se sont plaints à Gouled lui signifiant que le Chef de Corps Hoche Robleh Iltiré en portait l'entiere
responsabilité ?

Cher monsieur
Moussa, vous igniorez tout, de qui se passait dans le pays et comment on traitait les gens.

Vous avez été menbre du parti au pouvoir pendant 19 ans à compter de 1986. Il faut que les djiboutiens comprennent que le GDR n'est qu'une fraction du RPP qui s'est révoltée contre son bureau politique.


Posez la question à l'actuelle Premier Ministre M Barkat Gourad sur les anciens hommes fort du RPP et il vous dira leur vérité (Cf. le discours prononcé aux quartiers 5, 6, 3, 4 pendant la campagne présidentielle.)

M. Moussa, nous vous avons vu en vous, un homme capable de redresser le pays mais nous étions choqués de voir que vos conseillers étaient des ex-barons rppistes.

M. Moussa, notre mouvement vous demande, si vous voulez que la jeunesse vous reconnaisse et vous suive, de ne choisir autour de vous que des hommes compétants, aptes à donner une image positive de votre parti.


MOHAMED HASSAN DARAR.

SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DU M J O D



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LA VOIX DE LA JEUNESSE DE L'OPPOSITION.


MESSAGE À MADAME KADRA HAID ET À SES FEMMES
QUI SOUTIENNNENT LE RÉGIME GUELLEH.



DAMES DE COEUR OU DAMES DE PIC ?



Le régime de Guelleh, qui se moque des Droits et des Libertés fondamentales du peuple de djibouti, est condamné à toutes les violences (Allusion à la répréssion contre les enseignants).Toutefois, ceux qui les exercent, n'ont pas qu'une main de fer. Ils ont bien pris la précaution de se doter d'un gant de velours. Ces fameuses Dames X et Y, premiéres dames du pays.


Non !
Soyons précis et reconnaissants. Ce sont de réelles dames de coeur, missionnaires et appliquant la charité. Elles font partie du paysage des palais et des antichambres présidentielles.


Là ou le bât blesse, c'est lorsque les actes de bienfaisance de l'épouse du dictateur sortent des limites prescrites / autorisées ; surtout lorsqu' elle s'engage aux cotés de son mari, dans des opérations de damnation du peuple djiboutien ou lorsqu'elle vole au secours du régime voisin (Le Somaliland) ou d'un parent ;
assistance de maquisard, de banquier ou de mécène de guerre, en passant par les pointeurs de canons (Mais le pire, c'est qu'elle s'en vante devant les autres djiboutiennes), ses rôles sont multiples.


Au point de se demander si la véritable place de cette dame de plaies ne se situe pas plutôt dans les infirmeries du pouvoir ou les pics sont légions.


FARDOUSSA ISMAI
DEKA YACIN MOUSSA
TRÉSORIERS DU MOUVEMENT ET MEMBRE ACTIF du MJOD
MONTRÉAL (CANADA)
MAROC(TANGER)

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LA VOIX DE LA JEUNESSE DE L'OPPOSITION.


POÉME DÉDIÉ AU PEUPLE DE DJIBOUTI.


RÊVE.

Rêve d'un président
Juste et honnête
Rêve d'un drapeau pour tous
Rêve d'une terre
Travailler pour les siens
R^ve d'un état
D'un état de droit
Rêve d'un peuple
Tolérant et actif
Rêve d'une justice
D'une justice non-flexible
Rêve d'une culture
De fierté et de paix
Rêve d'un avenir
D'un avenir prometteur
Rêve dd'une réligion
Celledu prophéte MUHAMMAD(spl)

Ce poéme est adressé à tous les djiboutiens(ennes) qui vivent dans le monde
entier.

NEIMA AINAN.
VICE _PRÉSIDENTE DU MOUVEMENT
INSTALLÉE AU BÉNIN(COTOUNOU)

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Les principaux responsables
d'actes de torture à Djibouti.

Maintenant que la justice pénale pourrait instruire (compte-tenu du jugement rendu récemment par la Cour d'Appel de Paris) les plaintes des victimes de mauvais traitement, d'emprisonnement arbitraire et de torture, nous rappelons à l'opinion publique les noms des tortionnaires qui ont été le plus souvent cités par les victimes.

Parmi les tortionnaires les plus cités

  • Colonel Mahdi Cheikh Moussa,
  • Lieutenant-colonel Hoche Robleh
  • Commandant
    Zakaria Hassan
  • Lieutenant Ladieh
  • Lieutenant Mohamed Adoyta
  • L'aspirant Haroun
  • Le sous-officier Naguib
  • L'adjudant Tane
  • Kalifa
  • Wagdi

Certains se seraient déjà réfugiés à l'étranger
sous de fausses identités,
mais ils sont placés sous surveillance.

Nos informations sur la torture à Djibouti. et les récits des victimes

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NOUVELLES BRÈVES ET REVUE DE PRESSE


23/01 Une ambassadrice américaine à bord d'un avion yéménite détourné sur Djibouti


ADEN (AP) -- Un homme affirmant être un partisan du président irakien Saddam Hussein a détourné sur Djibouti un avion des lignes intérieures yéménites à bord duquel se trouvaient l'ambassadrice des Etats-Unis au Yémen et 90 autres passagers, ont annoncé les autorités. Le pirate de l'air aurait ensuite été maîtrisé par l'équipage et tous les passagers seraient sains et saufs.

La porte-parole de l'ambassade des Etats-Unis, Donna Visocan, a déclaré depuis la capitale yéménite, Sanaa, que l'ambassadrice Barbara Bodine et tous les passagers étaient sortis indemnes de l'avion à Djibouti.

Selon Donna Visocan, l'ambassade ne disposait pour l'instant de précisions sur le pirate de l'air -il s'agirait d'un ressortissant irakien qui aurait agi seul-, ni sur ses motivations, ni sur ce qu'il voulait. Mais il ne savait apparemment pas que des diplomates américains se trouvaient dans l'avion. Donna Visocan a ajouté que Barbara Bodine avait ensuite pris un avion pour rentrer à Sanaa.

L'ambassadrice ''et les personnes qui l'accompagnaient se trouvaient à bord d'un vol commercial qui assurait la liaison Sanaa-Taiz. L'appareil a été détourné sur Djibouti'', a précisé Matt Tueller, le numéro 2 de l'ambassade américaine, interrogé au téléphone par l'Associated Press depuis Sanaa.

Barbara Bodine est devenue une personnalité très connue au Yémen depuis l'attentat contre le ''USS-Cole'', un bâtiment de guerre de la Marine américaine alors qu'il se ravitaillait en carburant dans le port d'Aden. L'attentat, perpétré le 12 octobre dernier, avait fait 17 morts et 39 blessés parmi les marins américains.

Depuis Barbara Bodine avait abandonné sa résidence de Sanaa pour un hôtel d'Aden, à 300km au sud, pendant plusieurs semaines pour assurer la logistique des enquêteurs américains venus en nombre pour enquêter sur cet attentat.

Il y a dix ans, Bodine avait été parmi les derniers diplomates étrangers à rester au Koweït après l'injonction du président irakien Saddam Hussein leur ordonnant de quitter le pays. Bodine et l'ambassadeur américain de l'époque au Koweït avaient quitté le Koweït un mois avant le début de la guerre du Golfe.

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ADI/DJIB/679/212 MOTS


26/01 Le ravisseur du Boeing yéménite extradé au Yémen

DJIBOUTI (ADI) - 26 janvier 2001 - Le ravisseur du Boeing 727 de la Yemenia, Mohamed Ali Sater, agé d'une trentaine d'années, a été extradé par les autorités djiboutiennes jeudi après-midi vers Sana'a, annonce l'Agence Djiboutienne d'Information, citant la Radiodiffusion Télévision de Djibouti (RTD).

Le pirate de l'air, qui a été embarqué à bord d'un avion militaire yéménite spécialement affecté à cette mission encourt la peine capitale en vertu du code pénal yéménite.

Mardi dernier, Mohamed Ali Sater présumé de nationalité yéménite avait détourné sur Djibouti l'appareil assurant la liaison interne Sana'a -Taiz, avec à son bord 91 passagers et 10 membres d'équipage.

Le pirate de l'air, qui avait relâché tous les passagers et 6 membres d'équipage, à la faveur de négociations avec les autorités djiboutiennes, projetait de faire aboutir son détournement jusqu'à Badgad (Irak).

Il devait être maîtrisé par les quatre membres d'équipage qu'il avait retenu en otage, avant d'être appréhendé par les forces de sécurité djiboutiennes et remis à la justice djiboutienne.

Armé d'un pistolet en forme de stylo, le pirate avait légèrement blessé à la main, l'officier de navigation , dans la mêlée.

L'ambassadrice des Etats-Unis à Sana'a Barbara K Bodine figurait parmi les passagers du Boeing détourné.

ADI-16h30 GMT-26 JANVIER 2001





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PARIS, 25/01/2001. ALERTE HUMANITAIRE DANS LES REGIONS, VICTIMES DU BLOCUS MIS EN PLACE PAR LE SYSTEME GUELLEH.

D'après un article diffusé par 'Les Nouvelles d'Addis'
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« Au cours du mois de janvier 2001, 12 personnes sont mortes d'une maladie inconnue dans le nord de Djibouti : 6 personnes sont décédées dans le Mabla (Ayri), région de Tadjourah ; 3 semblent avoir succombé au paludisme ; 3 autres sont mortes après avoir vomi du sang ; plusieurs autres personnes sont malades et sans soins.


« Entre le 10 et le 15 janvier, 6 personnes sont mortes à Siyaru (plateau enclavé de la région de Tadjourah, frontalier avec l'Éthiopie) après avoir vomi du sang.

« Une vingtaine d'autres personnes sont dans un état critique.

« Cette population, qui est très affaiblie par le blocus alimentaire et sanitaire auquel elle est soumise depuis dix ans, ne bénéficie d'aucun soin, d'aucun secours.

« Dans la région d'Obock, entre décembre 2000 et janvier 2001 une dizaine de femmes sont mortes à l'accouchement par anémie et hémorragie dues au blocus sanitaire.

« Une épidémie de choléra a fait une centaine de victimes entre les mois d'août et d'octobre 2000 dans la capitale, dans les districts d'Obock et de Dikkil (As Eyla). Si les médecins coopérants français ont pu intervenir pour circonscrire la maladie dans la capitale, Obock et As Eyla n'ont pas été secourus.

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29/01 Djibouti : 40 grévistes arrêtés
Ils ont étés incarcérés dimanche au centre de tri de Nagad




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DÉPÊCHE MOULIN DU PONT / Les Nouvelles d'ADDIS
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PARIS, 29/01/2001. -- Suite à une vague de licenciements dans le secteur des travaux publics (on parle de 30 à 50 licenciés), un mouvement de grève s'est déclenché à Djibouti.


Dimanche (28/01), dans la capitale, 40 grévistes ont été arrêtés et conduits à Nagad, centre de tri-prison, dans la banlieue de Djibouti-ville.

Dimanche soir, les 40 grévistes étaient encore incarcérés, en attente d'une décision sur leur sort. -- AL



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MDP/AL/010129/11:00


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30/01 : Les grèvistes ont été libérés le 29/01 à 14 h 30

Les grevistes interpellés le dimanche 28 et transférés dans le centre de tri (détention) de Nagad ont été libérés après 24 heures de privation de liberté le lundi 29/01 à 14 h 30

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Edito international, 24/01/2001
Juger Milosevic


Le face à face hier à Belgrade entre la procureur du Tribunal pénal international et le président yougoslave a failli ne jamais avoir lieu. Il y a une semaine, Vojislav Kostunica refusait encore de recevoir Carla del Ponte lors de son séjour dans la capitale.

Tout comme la grande majorité de ses compatriotes, le nationaliste modéré qui a remplacé Milosevic au pouvoir a de nombreux reproches à faire au TPI, qu'il considère comme une institution purement politique et en quelque sorte un instrument de l'OTAN. Le fait que le TPI ait jusqu'à présent toujours refusé de se saisir des plaintes yougoslaves contre l'OTAN en est à ses yeux la meilleure preuve. Non seulement, Kostunica a jusqu'à présent refusé de toucher à Milosevic qui continue d'occuper son ancienne résidence de Belgrade sous protection policière et fait maintenant figure de chef de l'opposition.

Non seulement le nouveau président refuse de livrer son prédécesseur inculpé de crimes de guerre au TPI mais il est même allé récemment jusqu'à le recevoir en audience. Une rencontre qui a fait scandale et après laquelle Kostunica pouvait difficilement persister dans son boycottage de la procureur du TPI.

On pensera ce qu'on veut de l'attitude du président yougoslave, plutôt du mal d'ailleurs. Il n'empêche que c'est précisément grâce à ce nationalisme qui s'exprime aujourd'hui face au TPI qu'il avait réussi à s'imposer hier comme chef de l'opposition et remporté les élections présidentielles sous les applaudissements de la communauté internationale. Il faut donc renoncer, du moins dans un avenir prévisible à un transfert de Milosevic vers le siège du TPI à La Haye.

Pourquoi ne pas considérer en revanche la perspective de le juger à Belgrade ? Une alternative proposée par le! ministre yougoslave des Affaires étrangères et reprise par le ministre serbe de la Justice. Après tout, il y a des précédents.

Le gouvernement de sa Très gracieuses Majesté britannique s'est bien débarrassé de l'encombrant Pinochet contre la promesse qu'il serait jugé à domicile. Par ailleurs la perspective d'un procès des responsables du génocide cambodgien, qui paraissait totalement utopique il n'y a pas si longtemps se précise après un accord entre le gouvernement Khmer et les Nations unies sur un tribunal mixte qui siègera à Pnom Penh. Alors, un procès international se tenant à Belgrade aurait évidemment de nombreux inconvénients notamment celui de créer deux poids deux mesures entre les inculpés de Serbie et ceux de Bosnie ou de Croatie. Mais il aurait l'immense avantage d'être légitime pour la population serbe et donc de l'aider à ouvrir enfin les yeux sur son passé.

Jacques ROZENBLUM



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SANTIAGO, 29 jan (AFP) - L'inculpation de l'ex-dictateur Augusto Pinochet est un test pour la démocratie au Chili, ont estimé des analystes, selon lesquels ce pays d'Amérique du Sud sortira cependant renforcé de cette épreuve.


La plus grande inquiétude porte sur l'éventuelle réaction des militaires de la dictature, aujourd'hui à la retraite, et de l'état-major des armées qui a généralement soutenu son ancien chef.

"C'est un moment critique pour la démocratie au Chili", a déclaré Emilio Meneses de l'Université catholique de Santiago, ajoutant que les prochains jours seraient décisifs.

Tandis que des analystes n'attendent pas d'action directe des partisans de l'ex-chef de l'Etat, certains pensent que le gouvernement pourrait céder aux pressions visant à libérer Pinochet pour raisons de santé.

"Il est normal que les militaires ne soient pas satisfaits, ce qui ne signifie pas qu'ils feront quoi que ce soit d'inconstitutionnel", a ajouté M. Meneses.

Ricardo Israel, directeur de l'Institut de sciences politiques de l'Université du Chili, est du même avis.

"Il y aura une réaction des militaires, mais il faut avoir présent à l'esprit que jusqu'à présent ils se sont comportés d'une manière strictement constitutionnelle", a-t-il rappelé.

Le ministre de l'Intérieur, Jose Insulza, a nié dimanche des rumeurs sur des cas d'insubornination dans certains secteurs de l'armée.

M. Insulza a également écarté l'existence de négociations visant à dégager une "solution politique" au cas Pinochet comme le réclame la droite d'opposition.

Pour d'autres analystes, les pressions exercées par les militaires et les partisans de l'ancien dictateur pourraient être couronnées de succés.

"Il peut y avoir des pressions telles qu'en définitive la justice ne sera pas rendue", a déclaré Manuel Antonio Garreton, sociologue de l'Université du Chili.

"Je crains qu'il y ait un signal au pouvoir judiciaire pour en terminer ainsi : l'inculper, le soumettre à un procès et immédiatement le suspendre pour raisons de santé", a-t-il ajouté.

Même s'il est jugé, Augusto Pinochet, âgé de 85 ans et dont la santé ne cesse de se détériorer, pourrait ne jamais purger de peine pour les plus de 3. 000 morts et disparitions imputés à son régime.

Mais selon de nombreux analystes, le fait que le juge Guzman ait décidé de l'inculper est déjà une victoire pour la démocratie restaurée dans ce pays après 17 ans de dictature (1973-1990).

"La décision est extrêmement importante. Elle a démontré que tous les Chiliens sont égaux devant la loi", a estimé M. Meneses.

"C'est historiquement important, même si je suis convaincu qu'il sera libéré pour raisons de santé", a approuvé M. Israel, estimant que "même s'il est libéré, cela ne changera pas l'importance de la décision".

"C'est un exemple international énorme. Il n'y a rien eu de comparable dans les anciens pays communistes; en Argentine, au Brésil, en Espagne il n'y a pas eu de procès politiques; au Pérou, il y a eu deux amnisties", a-t-il rappelé.

La décision du juge Guzman améliore aussi l'image internationale du gouvernement de coalition du président socialiste Ricardo Lagos.

Après avoir joué un rôle crucial dans le retour de la démocratie au Chili, M. Lagos avait également pressé la Grande-Bretagne de ne pas extrader le général Pinochet en Espagne. L'ex-dictateur était finalement rentré libre au Chili le 3 mars dernier, à l'issue de près de 17 mois de détention à Londres.

L'assurance du président Lagos selon lequel les autorités chiliennes étaient parfaitement capables de juger Augusto Pinochet s'était heurtée au scepticisme des organisations de défense des droits de l'Homme, réclamant la mise en accusation de l'ancien dictateur pour les crimes de son régime.



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30/01 PINOCHET inculpé : je ne suis pas responsable, ce sont mes collaborateurs qui ont exécuté les basses oeuvres !

AVIS AUX PROCHES DES DICTATEURS : les tyrans rejettent souvent la responsabilité sur leurs proches....

Edito international, 30/01/2001
Pinochet inculpé



En principe tout inculpé devrait bénéficier de la présomption d'innocence. Qu'est-ce qui fait donc que Pinochet soit gratifié d'une universelle présomption de culpabilité? Sans doute, le fait d'avoir déjà été jugé par l'histoire, de n'avoir jamais rien renié mais aussi d'avoir tout tenté pour échapper à la justice des hommes. Le cas Pinochet est devenu emblématique, à la fois précédent et symbole, d'une justice sans frontières qui a tant de mal à se frayer un chemin pour condamner les crimes politiques. Car juger Pinochet est une longue route semée d'embûches comme on l'a constaté depuis la première arrestation de l'ancien dictateur chilien le 16 octobre 98 à Londres. Aujourd'hui encore, il est loin du tribunal, même si sa dernière inculpation commence à l'en r! approcher dangereusement, à son corps défendant. Depuis deux ans et demi que dure cette grande saga politico-judiciaire, une partie du chemin a été franchie, non sans peine. L'inculpation que vient de prononcer le juge Guzman ne vaut en droit ni jugement ni condamnation. Mais c'est un pas décisif même s'il n'est pas définitif.


C'est en effet la deuxième fois que Pinochet est inculpé. Cette fois-ci pourrait cependant être la bonne. La Cour suprême avait invalidé la première décision du juge sous prétexte que l'intéressé n'avait été ni interrogé ni soumis à un examen médical. Ces deux conditions sont désormais remplies. Les médecins ont estimé qu'il était atteint d'une démence légère à modérée. Quant au magistrat, il a jugé, après avoir enfin réussi à l'entendre, que c'est un monsieur certes âgé mais «extraordinairement normal» selon ses propres termes. À cette occasion l'ancien dictateur a confirmé qu'il niait toute responsabilité dans les crimes qui lui sont reprochés et qu'il rejette sur ses anciens subalternes. La lecture de sa déposition publiée à Santiago est édifiante. On y voit qu'il n'a rien appris mais rien oublié. On n'y trouve aucune trace de culpabilité ni a fortiori de repentir. Elle montre en tout cas que malgré ses 85 ans et ses ennuis de santé, le vieil homme égal à lui-même ! a bel et bien toute sa tête. En prononçant son inculpation, le juge Guzman estime donc que Pinochet est en mesure d'être jugé. A posteriori, il s'agit d'un désaveu sévère pour les autorités britanniques qui l'avaient renvoyé chez lui pour cause de sénilité. C'est également un démenti à tous les pessimistes, dont nous étions, qui pensaient à l'époque que cette décision valait amnistie de fait, que Pinochet ne serait jamais jugé au Chili. Aujourd'hui, pour la première fois, sans doute, cette perspective est enfin devenue crédible.

Jacques ROZENBLUM



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31/01 : CONGO : alerte pour un journaliste torturé

L'affaire de l'arrestation de M. Prince-Richard Nsana a été examinée hier au Tribunal de Brazzaville.
Ses Avocats ont plaidé l'annullation pure et simple de l'affaire pour vice
de procédure.
M. Nsana a été arrêté (disons enlevé) sans mandat d'arrêt et emprisonné
sans mandat de dépôt.
Il a été torturé. Il a échappé à la mort avant d'être déféré immédiatement devant la
Cour Suprême, sans autre forme de procès.

Il risque d'être exécuté immédiatement.

L'affaire sera mise en délibéré le 12 février 2001.

Nous vous prions de faire pression auprès des autorités autoproclamées de
Brazzaville.

Je vous remercie de votre diligence

VOXHUMANA
voxhumana@club-internet.fr
contact@nsvh-hv.org
contact@congo-resistance.org



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01/02 LA LDDH reconnue par la FIDH, en remplacement de l'ADDHL.

La semaine dernière, nous adressions nos félicitations à Monsieur Jean-Paul Noël ABDI, dont l'Association (LDDH) a été reconnue par la FIDH, lors du 34ème congrés au Maroc.


Ce que nous avions omis de préciser, c'est qu'une autre Association djiboutienne bénéficiait auparavant de ce statut : l'ADDHL. Cette association, pour des convenances personnelles de son dirigeant, s'était rapprochée du pouvoir depuis de nombreux mois.

Elle avait ainsi perdu toute son indépendance et son libre arbitre. D'ailleurs, Monsieur Guelleh tentait toujours de s'appuyer sur elle pour faire croire, que ses actes étaient reconnus par une Association membre de la FIDH.

Les instances internationales n'étaient pas dupes et le remplacement de l'ADDHL par la LDDH met un terme à une sinistre comédie.


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L'HOMME
OU
LA FEMME
DE LA
SEMAINE.

Dans cette rubrique nous signalons à l'opinion internationale, celle ou celui qui s'est distingué(e) soit pour soutenir la dictature, soit en violant les Droits de l'Homme : cruauté, tortures, exécutions sommaires, emprisonnements arbitraires, viols, assassinats, destruction de cheptels ou de point d'eau, destruction d'écoles ou de centres de soins, etc. .

Auront-ils à répondre un jour de leurs actes et de leurs crimes
devant un tribunal pénal international ?


Rappel des personnages
déjà "élus" :

(Les liens directs, avec les articles parus à l'époque, sont désormais opérationnels)

LA LIBERTE N° 17 -
Mme LEILA
, juge d'instruction

LA LIBERTE N° 19 -
Omar FARAH,
gendarmerie d'Ali Sabieh

LA LIBERTE N° 29 -
Le général Yacin YABEH,

LA LIBERTE N° 32 -
Le directeur de la Prison de Gabode
,

LA LIBERTE N° 33 -
Ali Mohamed ABDOU
, procureur général

LA LIBERTE N° 35 -
Mme Hawa Ahmed YOUSSOUF
Ministre déléguée conjointement avec M. Le Représentant de l'UNICEF à Djibouti.

LA LIBERTE N° 36 -
M Ibrahim Idriss DJIBRIL
, MInistre de la Justice, conjointement avec M Mohamed Ali ABDOU, procureur général de Djibouti (2ème nomination)

BULLETIN N° 4 -
Lieutenant GUELLEH
de la FNP

BULLETIN N° 7 -
Le responsable des forces de police
qui a donné l'ordre le 24 juin de tirer à balles réelles sur Daher Guedi FOUREH.

BULLETIN N° 16 -
M Yacin Elmi BOUH,
Ministre de l'Economie et des Finances.

LA LIBERTE bulletin N° 23 - M Yacin Elmi BOUH, Ministre de l'Economie et des Finances (2ème nomination)

LA LIBERTE bulletin N° 28 - Monsieur Abdallah Abdillahi Miguil, Ministre de l'Intérieur

LA LIBERTE bulletin N° 29 - Monsieur MOGUEH, Ministre délégué aux affaires musulmanes

LA LIBERTE - bulletin N° 32 - Madame Nima Ali Warsama,
Juge d'instruction

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RADIO TROTTOIR : votre chronique hebdomadaire

Le sens de l'humour de M. Guelleh !

ou l'application stricte de la méthode célèbre : "Répétez cent fois les mêmes choses et vous finirez par vous en convaincre vous-même". Il est vrai que nous nous posions la question, il y a quelques jours, de savoir si la communication de M. Guelleh était suffisante .... Il a repris immédiatement notre proposition. Nous vous laissons le soin d'en juger en lisant cette dépêche parue sur le site de l'ADI. Les Somaliens apprécieront certainement ce grand numéro de voltige.

ADI :
L'initiative djiboutienne de paix pour la Somalie est entrée dans les annales de la région, assure le Président de la République.


DJIBOUTI (ADI) - 31 janvier 2001 - L'initiative diplomatique et politique de Djibouti qui a abouti à l'émergence d'une Autorité Intérimaire en Somalie " aura permis de démontrer que notre pays en dépit de sa taille et de son poids a été en mesure de répondre au défi qui consiste à poser les fondements de la renaissance d'une nation, avec laquelle nous partageons des liens et des affinités ", a déclaré le Président de la République, M. Ismaïl Omar Guelleh dans une récente entrevue avec deux correspondants du journal américain Boston Globe et de la chaîne de télévision sud-africaine.

" A bien d'égards ", a souligné le Président de la République, " l'entreprise de paix de Djibouti pour la Somalie figure désormais dans l'histoire de la sous-région ".

" Nous pensons avoir réuni les conditions nécessaires au rétablissement formel de l'Etat en Somalie, en dépit d'un processus coûteux qui a réuni sous le chapiteau d'Arta plusieurs milliers de somaliens", a ajouté le Chef de l'Etat.

De l'avis du Président de la République, " le plus délicat a été de maintenir la dynamique du dialogue entre les différentes parties somaliennes jusqu'à l'aboutissement des discussions ".

Le choix de la ville d'Arta, située à une quarantaine de km au sud de la capitale s'explique par la nécessité de " garantir l'indépendance des parties somaliennes, à l'abri de toute ingérence extérieure ".

Un tel impératif n'a pas, pour autant, occulté " notre devoir de s'assurer du caractère sans exclusive du dialogue inter-somalien, par le biais d'une représentation politique prenant en compte toutes les régions de la Somalie ".

Le président de la République a rappelé que les délégués somaliens réunis à Arta, l'été dernier, " ont élu un Parlement et mis en place de manière transparente et en toute liberté un mécanisme de gouvernance dirigé par un Président appuyé par son cabinet, après avoir élaboré une Charte constitutionnelle ".

Le processus de réconciliation a culminé sur l'investiture officielle du Président Abdiqassim Salad Hassan " en présence de dirigeants de la région et de représentants de la communauté internationale qui ont pris acte de la naissance officielle du nouvel Etat somalien ".



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29/11 Nous saluons la création de l'ORDHD

Nous avons appris récemment la création de l'ORDHD, sous l'impulsion de l'épouse de Monsieur Kadamy (Avec -ou/sans- le soutien du Frud de M. Dini ?), qui se serait donné comme objectif l'Observation du Respect des Droits Humains à Djibouti.

Même si les choix à la fois du nom et des initiales, susceptibles de créer une certaine confusion avec ceux de notre association, ne sont certainement pas les fruits du hasard, nous ne pouvons que nous réjouir de la naissance d'un nouvel organisme de lutte en faveur des Droits de l'Homme.

Il suffira à l'avenir que nos lecteurs soient prudents et qu'ils évitent de confondre l'ARDHD (apolitique et indépendante) et l'ORDHD.

A ce propos, nous rappelons que nous n'avons pas encore reçu le démenti de M. Kadamy concernant sa possible (et stupéfiante) participation dans la rédaction d'un premier plagiat 'LIBERTÉ PLUS'. Mais ce n'est certainement qu'un oubli de sa part ... (voir notre article dans le numéro 27)

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LIGUE DJIBOUTIENNE DES DROITS HUMAINS
L.D.D.H
Le Président NOEL ABDI Jean-Paul
SIEGE Q.V. BOULEVARD DE GAULLE
BUR TEL (fax) : (253) 35 78 04
DOM TEL (fax) : (253) 35 80 07
B.P. : 74 - DJIBOUTI - RDD
e-mail : noel_lddh@intnet.dj
https://www.ardhd-old.org/lddh.htm



NOTE D'INFORMATION n°1/LDDH/2001 du 27 janvier 2001

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Note de l'ARDHD :
Compte-tenu du volume important que représente le document qui nous a adressé par la LDDH, nous publions, ci-dessous, la première partie. La suite dans son intégralité est mise en ligne dans le Numéro Spécial N°5. Cliquez ici pour le consulter.

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Sur le 34ème Congrès de la FIDH




C'est le temps du rassemblement d'hommes et de femmes, de tous les pays, forts de leurs convictions et de leur expérience parfois douloureuses, réunis par leur croyance commune en la dignité de l'être humain, de tous les êtres humains.

Le 34ème Congrès de la Fédération Internationale des Droits de l'Homme (FIDH) s'est déroulé à Casablanca (Maroc) du 10 au 14 janvier 2001.

L'ordre du jour a essentiellement porté sur :

1°) Rapports d'activités des trois dernières années.
2°) Admissions définitives et radiations

3°) Réforme des Statuts
4°) Elections des membres du Bureau International.
5°) Examen des projets de résolutions

C'est surtout dans le cadre de la mondialisation et exclusions que le Forum a eu lieu juste après l'ouverture de la séance solennelle, avec ses quatre ateliers, où les discussions de fond se sont échangées.

Atelier 1 : Mondialisation et exclusions économiques et sociales
Atelier 2 : Exclusions, racisme et pluralisme culturel
Atelier 3 : Exclusions et droit des femme
Atelier 4 : Justice et exclusions

Le rôle et les stratégies des Organismes Non Gouvernementaux (ONG) dans la lutte contre l'impunité ont été décortiqués dans l'Atelier IV de ce séminaire régional sur la Justice internationale.

En effet dans le cadre de la justice internationale et avant le Congrès de la FIDH, des Ateliers régionaux se sont penchés , du 5 au 8 janvier 2001 à Casablanca, sur les points suivants :

1°) Aperçu sur la Justice Internationale,
2°) Les Conventions Internationales
3°) La juridiction Universelle et le Groupe Légal d'Action de la FIDH.
4°) Le Tribunal Pénal International pour la Yougoslavie,
5°) Le Tribunal Pénal International pour le Rwanda,
6°) Les cas de : - Augusto Pinochet - Hissené Habre - Ely Ould - Ricardo Miguel Cavelo
7°) La Cour Pénal Internationale.

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Engagements
de la
Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH)


La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) se félicite de son admission définitive comme membre affilié correspondant de la FIDH et elle tient à remercier d'une manière solennelle tous les membres de la FIDH, qui, sans exception, l'ont acceptée et accueillie, dans leur sein.


La LDDH considère cette affiliation comme un encouragement à continuer et à redoubler ses efforts et son combat légitime en République de Djibouti :

a) Pour le respect, la protection et la promotion des Droits de l'Homme,
b) Pour l'instauration d'un réel Etat de Droit
c) Pour une Justice totalement indépendante
d) Pour un développement économique, social et culturel dans la transparence, la bonne gouvernance, guidé par la justice sociale et le respect de l'autre sans distinction de race, d'ethnie, de tribu, de religion et de sexe
e) pour éradiquer toutes les formes de l'impunité.



L'ensemble des travaux de ces quatre ateliers sont étroitement liés l'un à l'autre.

Il nous est difficile de vous reproduire, tous les documents sur ces travaux, qui sont énormément intéressants, nous vous présentons nos excuses. Néanmoins, nous reproduisons à votre attention les documents qui reflètent à notre avis des points forts.

En marge des travaux du 34ème Congrès, des contacts et des échanges d'informations ont eu lieu avec différentes personnalités, en particulier avec l'Observatoire des Défenseurs des Droits de l'Homme.

Cliquez ici pour consulter la suite dans le Numéro Spécial N°5.


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COMMUNATUTE DJIBOUTIENNE (Les extraits)

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Note de l'ARDHD :
L'initiateur du site Communauté djiboutienne, nous propose cette semaine, des extraits des messages qui sont échangés publiquement. Nous rappelons que ces messages sont accessibles à tous.....
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Lu sur Communauté Djiboutienne.

Premièrement, j'aimerais adresser un grand bravo à tous ceux qui ont pris sur leur temps pour exprimer leurs opinions sur ce site.

Certes l'Internet représente l'outil idéal pour toutes les formes d' expressions…mais à la base, il y a de courageuses personnes qui osent s'exprimer.
Tout cela pour dire que je suis fier de mes compatriotes qui, ensembles, luttent pour la libération et la sauvegarde de notre pays.

Deuxièmement, je voudrais vous faire part des discussions qui sont en cours sur le site.
En faire une sorte de hit parade, le résultat des questions les plus posées.
Alors voici la première des questions (en fonction des réponses qu'elle a suscitée):


Parmi la pléiade de politiciens lequel peut nous diriger honnêtement ?

Cette question, a elle seule, totalise 24 réactions plus intéressantes les unes que les autres.
On y trouve par ordre d'apparition: ADEN ROBLEH, AHMED DINI, OMAR OSMAN RABLEH, MOUSSA TOUR-TOUR, ALI COUBBA, ISMAEL IBRAHIM, KADAMY, ABDO BLOCK, DAF, KAMIL HASSAN, MAHDI GOD, DAHAN, JP ABDI NOEL.

La France en tant que colonisateur est toujours présente à Djibouti par le biais de son armée. Cette présence est-elle au benefice de la republique ou tout simplement fait l'interet de la metropole ?

Au total 16 réactions….

Puis d'autres questions listées ci-dessous :

L´exclusions scolaires "massives " des enfants pauvres á l´âge de 10 á 12 ans.


Quelles est la meilleure façon de sortir le pays de la situation actuelle


Jusqu'à quand devons nous supporter tant d'injustices, de violations des droits


Que pensez vous la recolonisation des pays Africains et Djibouti


Faut-il interdire la drogue de kath á Djibouti?.


Message de protestation contre le système Guelleh


La nationalité djiboutienne


Les expatriés et leurs associations



Il n'est pas besoin d'en rajouter, car les questions parlent d'elles mêmes….
Je ne peux que vous encourager à consulter le site et à lire les réponses qui sont toutes empreintes de bon sens. Elles représentent majoritairement les idées de la jeunesse djiboutienne et celles des expatriés (contraints pour la plupart) qui n'oublient pas leur pays. Certaines sont corrosives et même décapantes .... pour la classe politique djiboutienne, pour les autorités françaises.




La semaine prochaine, nous essaierons de faire un nouveau point et de reprendre les extraits les plus intéressants, tout en nous interdisant formellement d'exercer ne serait-ce que la plus minime pression sur ce site public d'échange.

Communauté djiboutienne : accès ici

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MOGADISCIO, 25 jan (AFP) - La Somalie, restée sans pouvoir central après la chute du régime de Mohammed Siad Barre en janvier 1991, s'est dotée depuis août dernier d'institutions de transition, mais leur légitimité n'est pas reconnue par la majorité des chefs de guerre.


Abdoulkassim Salat Hassan a été élu à la tête du pays par un Parlement de transition.

Depuis 1991, la Somalie est en proie à des luttes sanglantes entre chefs de guerre rivaux.

- SITUATION GEOGRAPHIQUE: Située dans la Corne de l'Afrique, la Somalie (637.657 km2) possède 3.200 km de côtes le long du golfe d'Aden et de l'océan Indien. Le pays est limitrophe de l'Ethiopie, de Djibouti et du Kenya.

- POPULATION: Près de 9 millions d'habitants, presque tous issus d'une même ethnie, les Somali. Toutefois, la population est éclatée en cinq grandes confédérations claniques (Issaks, Darod, Hawiye et Dighils-Mirifleh et minorités) elles-mêmes divisées en clans et sous-clans.

En mai 1991, le Somaliland (nord-ouest) s'est auto-proclamé indépendant (non reconnu par la communauté internationale). En 1998, le Puntland, une région du nord-est, s'est déclarée autonome sans toutefois faire sécession. Certaines régions du sud connaissent également une gestion autonome, même si elles n'ont pas été officialisées.

- CAPITALE: Mogadiscio, divisée entre plusieurs chefs de guerre.

- LANGUES: Somali (officielle). Langues parlées: anglais, italien, arabe.

- RELIGION: Musulmane.

- HISTORIQUE: Partagée entre l'autorité coloniale britannique au nord, et italienne au sud, la Somalie accède à l'indépendance en 1960.

De 1969 à 1991, le président Siad Barre dirige le pays d'une main de fer avant d'être chassé en janvier 1991 par le Congrès de la Somalie unifiée (USC).

La guerre civile qui a précédé et suivi la chute du régime Siad Barré a entraîné, selon les estimations les plus plausibles, la mort de 300.000 personnes, victimes de combats fratricides ou de la famine.

De 1992 à 1995, la communauté internationale intervient à plusieurs reprises en Somalie ("Restore hope", ONUSOM) pour venir en aide aux victimes de la famine et tenter de rétablir la paix. Après un échec politique et militaire, l'ONU a mis fin à son intervention en mars 1995.

- REGIME/INSTITUTIONS: Une conférence de réconciliation nationale soutenue par la communauté internationale mais rejetée par la plupart des chefs de guerre s'est tenue à Arta (Djibouti) de mai à août 2000. Elle a abouti à la formation d'une assemblée nationale de transition (245 membres) et à l'élection de Abdoulkassim Salat Hassan, comme chef de l'Etat. En octobre, un gouvernement dirigé par le Premier ministre Ali Khalif Galaydh a été formé. Mais ces institutions de transition n'ont jamais réussi à imposer leur loi en dehors de quelques quartiers de la capitale.


- ECONOMIE: Le pays reste l'un des plus pauvres du monde et l'effondrement de l'Etat a permis aux puissants chefs de guerre de s'approprier ou de gérer un commerce lucrafif.


Le port et l'aéroport de la capitale sont fermés depuis 1995 en raison des désaccords sur le partage des revenus.

+ DETTE EXTERIEURE: 2,6 milliards de dollars en 1998 (Banque mondiale).


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31 januar, 2001
LE SOMALILAND DISPOSE DE TOUTES LES STRUCTURES D'UN ETAT INDEPENDANT.


"UN'S MISGUIDED POLICY ON SOMALIA AND SOMALILAND"

SOMALILAND FORUM. COMMUNIQUÉ, Saturday January,
2001 Ref. SF/EC-028-2000




The UN seems to have accepted Abdiqasim Salat Hassan's pretensions to being the head of a government in Somalia.

A delighted Mr. Hassan rattled off his successes in an interview this month, citing recognition by the UN, recognition by IGAD, recognition by the Arab League and recognition by the Organization of Islamic countries (Al-Hayat Issue no.13814, 9 January 2001) So far so good for him.

However, Mr. Hassan forgot to add one point, which may be small and insignificant in his eyes, but matters to the rest of us: the peoples of ex-Somali Republic.

What about recognition by the people of Somalia proper and political factions in that country some of whom have set up their own regional state structures? What about recognition just by the people and factions of Mogadishu, the city he calls his capital?

Mr. Hassan was forced to concede the truth in the interview: He does not control the city of Mogadishu, the capital, let alone the whole country of Somalia.

He also admitted that President Guelleh of Djibouti decided which personalities were mustered at Arta, Djibouti, where Mr. Hassan was appointed 'president.'

With staggering callousness, Djibouti invited the principal remnants of former Somali dictator Siyad Barre's regime, including known war criminals such as former generals Morgan and Ganni. The very people who ruined the ex-Somali Republic and committed countless massacres,

before they were overthrown by popular revolt, met as an 'assembly' of Somalis and set the agenda that led to Mr. Hassan's appointment.

We, from independent Somaliland --- a country which stepped back in 1991 from a never-ratified union with Somalia proper in 1960 --- have no illusions about the aims of the President of Djibouti: His prime objectives are regional and foremost among them is setting up a puppet regime in Mogadishu, Somalia, to fight his undeclared war against the peaceful and independent Somaliland, whose free economy he wrongly perceives as a threat to his own.



UN POLICIES ON SOMALIA WRONG
We have an issue with the UN Secretariat whose policies in relation to the ex-Somali Republic are patently wrong. The Secretariat has endorsed a newly formed faction of Barre era personalities headed by Mr. Hassan.


As a former interior minister in Barre's government, Mr. Hassan's department exercised control over the police forces which, coupled with the army, were responsible for the atrocities committed against the Somali people. As well, Mr. Hassan's choice for a prime minister, Mr. Galayr, is a man accused of involvement a massive scam of public funds in the 1980s (see AFP, "Somalia's new PM ..." 9 Oct 2000 8:20:24 PDT).

The fact is Messrs. Hassan and Galeray's so-called government is not a solution for Somalia's problems. There is a conflict in Somalia and there are warring parties. No conflict resolution, involving all the parties in the conflic,t has been concluded. No agreements on the disengagement of armed militias and land conflicts have been formulated.

No consensus on federal structures, respecting the wills of the peoples of the different regions, has emerged. That is why Mr. Hassan's so-called government with or without UN endorsement is not a solution in any sense.

On the other hand if that "government" receives international aid, such as the $100 million that Mr. Galayr recently asked from the UN, it could become bold enough to try to take on the older factions and thereby rekindle the dwindling conflict between the older factions.



AN APPEAL TO WORLD LEADERS
We appeal to sensible world leaders not to grant funds to Messrs. Hassan and Galayr under the label of a 'government of Somalia.' Everyone should ask themselves: What are they going to do with the millions they are requesting left and right, as if their sole objective in this scheme is soliciting funds. Almost $1 billion from the Italians, so many millions from the oil states, and $100 million from the UN? So far, their only
known project is to recruit more freelance militias into their newly-formed militia and expand their current toehold in Mogadishu.



AN INTRICATE WEB OF SHADY BUSINESSES
People everywhere should know that what really ties together the Arta faction, as Mr. Hassan's Made-In-Djibouti faction is popularly known, and their supporters in Djibouti, is an intricate web of business relations which entwine many of its major figures:


For instance, Mr. Galayr, the "prime minister," is a business associate of Mr. Boreh, a Djibouti business man who happens also to be a relative and confidant of President Guelleh (See The Indian Ocean Newsletter "Boreh Is a Happy Man," No. 917 - 16/09/2000); in turn Mr. Boreh is a business associate of a Mogadishu businessman, Mr. Mohamed Deilaf, a cousin of Abdiqasim Salat Hassan; Mr. Deilaf is also a principal shareholder in the TV station Horn Afrik in Mogadishu, a pro-Arta
faction station. Already potential contracts have been promised to Mr. Boreh by the "government" of Messrs. Hassan and Galayr (See Africa Confidential, "Hope from the North," 17 March 2000; see also The Indian Ocean Newsletter, "Somalia: Making Do and Mending," No. 912, 15 July 2000). And if things were not sleazy enough in this intricate web of associates and business friends, the owner of the Hotel Ramadan, where Messrs. Hassan and Mr. Galayr's government is housed, Mr. Abuker Aden,
is also an associate and friend of the group; another business associate and partisan is Mr. Enow whose wife, Khadija Ossobleh Ali, is a minister in Messrs. Hassan and Galayr's government, responsible for collecting aid for the government (See Osman Hassan, Associated Press Writer, "Somalia's Govt. Starts Fund-Raising," The Associated Press,10 Dec 2000; see also The Indian Ocean Newsletter, "Somalia: Private war in Balad," No. 931, 23 December2000); she is also the president of an ONG, slated to receive international financing to organize a program termed
'demobilization of militias' in Mogadiscio but whose true aim is to muster a militia force for the Djibouti-appointed government of Messrs. Hassan and Galayr; and finally, it was the two latter business men who hired the militiamen who attacked unsuccessfully faction leader Sudi Yalahow's territory in Balad last December. Ask yourselves: Is this what the UN is endorsing as a 'government'---a cartel in replacement of the dictatorship that destroyed the lives and the homes of hundreds of thousands of Somalis?




SOMALILAND HAS ALL THE STRUCTURES OF A SOVEREIGN STATE
As far as Somaliland is concerned, it does not need Mr. Hassan and his faction to bring it a government: Somaliland has a government, a bicameral parliament, an independent judiciary and what is more stability and a functioning economy. The people of Somaliland liberated themselves, after a decade long war with the Mogadishu regime of Somalia, waged from 1981 to 1991, despite the massive genocide committed on them by the Siad Barre regime, the very same government in which Mr. Hassan served as a minister until the day of its fall. Estimates of
civilians shot indiscriminately by that regime in 1988's range from 150,000 to 200,000. With their country liberated, Somalilanders, in 1991, took stock of their relationship with Somalia, the ex-Italian Somalia, and decided to reclaim their sovereignty within the frontiers of the State of Somaliland of 1960 whose own frontiers were inherited from the British Protectorate of Somaliland.




WHAT IS NEEDED FROM THE UN
What the people of Somalia proper need from the UN and the Secretary-General is help with a genuine reconciliation effort involving all the political factions and all the issues of the conflict, not the onus of an additional faction that trots the international scene, soliciting for funds for a war chest and Swiss bank accounts. What the people of Somaliland need from the UN is to respect their collective
will for self-determination in the same way that the UN has respected the will of the people of Eritrea when they opted out of Ethiopia.


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30/01 LE JEU DANGEREUX DE M. GUELLEH EN SOMALIE (D'après des sources IRIN / ONU)

NAIROBI, 30 January (IRIN) - A referendum on the future constitution of the self-delcared state of Somaliland, northwest Somalia, will be held before the end of March. Somaliland President Mohamed Ibrahim Egal told parlimament in Hargeisa on Saturday 27 January that there were plans for a referendum, but that there was no prospect Somaliland would abandon its self-proclaimed independence, news agencies said.

According to local media Egal said there was no chance of merging with neighbouring Somalia, where the new interim transitional government is headed by President Abdiqassim Salad Hassan. Egal said that the desire of the new president "that I will hand him Somaliland on a gold plate is a false dream... We will never meet as long as he remains a puppet of the republic of Djibouti."

The Somaliland administration last year boycotted the peace talks hosted by Djibouti where the new government was eventually elected. There have been no direct talks yet between the Somaliland administration and the new interim government, Somali political sources told IRIN.

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LA GREVE DES ENSEIGNANTS

INTERSYNDICALE UDT/UGTD

Djibouti, le 25/01/01
COMMUNIQUE DE PRESSE

une gestion irresponsable et
complaisante de la chose publique

Cela fait plusieurs années que les enseignants du premier et du second degré se voit dans l'obligation de se mettre en grève pour réclamer à la fin de chaque mois la contrepartie de leur travail, c'est à dire le salaire. C'est devenu un rituel dont ces derniers qui au demeurant accusent, à l'instar de tous les employés de l'état, un retard de salaires de 5 à 8 mois selon les catégories, auraient aimer se passer.

Ces mouvements de grève auxquels, le plus souvent aux collèges et au lycée, se joignent également les élèves en solidarité avec leurs enseignants, sont révélateurs d'une grave tension sociale, consécutive à une gestion désastreuse, pour ne pas dire criminelle, des difficultés économiques auxquelles se trouve confronté le régime depuis une décennie.

Devant une situation aussi dramatique que fort préjudiciable à la nation toute entière et qui interpelle le gouvernement sur tous les plans, on s'en souvient, ce dernier par la voix de son ministre de l'éducation n'avait rien trouvé de mieux, le mois passé (à la fin de l'année écoulée) que de proférer des insultes et des menaces radio-télévisés à l'encontre de ces mêmes enseignants avant de céder. Allant même jusqu'à les provoquer et les narguer jusque dans les enceintes des établissements scolaires au devant de leurs élèves, il avait rappelons le, lors de ses tournées fracassantes et ridicules menacé de fermer les écoles en guise des représailles (sic !).

Depuis, les parents d'élève, à juste titre s'interrogent : " pourquoi le gouvernement attend-il à chaque fois qu'une grève se déclenche pour se résoudre à payer les salaires mensuels ? Alors qu'il peut s'en acquitter à terme échu sans que la grève des enseignants qui y sont donc contraint, par la force des choses, pour obtenir leur droit vital, ne pénalise durant quelques précieux jours par mois un droit universel non moins important : l'éducation des enfants.

- " Que gagne le gouvernement à s'employer, en plus des difficultés économiques sans précédentes consécutives à une gestion irresponsable et complaisante de la chose publique dans lequel il se complaît, à provoquer des tensions sociales à répétitions fort préjudiciables à la nation ?

- " Qui pense-t-il abuser en incriminant invariablement ces victimes dont la réaction est tout à fait légitime et légale ? Croît-il ainsi occulter la grave responsabilité du gouvernement qui, en ignorant les causes profondes de cette crise sociale qu'il entretien délibérément en toute impunité, a démissionné des responsabilités qui sont les siennes dans cette affaire ".

L'intersyndicale UDT/UGTD soutien sans réserve les actions légitimes et légales des enseignants et leurs organisations syndicales (le SEP et le SYNESED) contraintes par la répression du pouvoir à n'agir qu'en semi-clandestinité et condamne énergiquement l'arbitraire gouvernemental à l'origine de leurs souffrances et mécontentements.

De même elle exhorte le gouvernement aux respects de leurs engagements et responsabilités comme aux respects des dispositions légales dont il est censé strictement appliquer en premier les clauses à la lettre tout en étant le garant de l'exécution.

Pour l'UGTD
KAMIL DIRANEH HARED

Pour l'UDT
AHMED DJAMA EGUEH

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INTERSYNDICALE UDT/UGTD

DJIBOUTI, le 28 janvier 2001

COMMUNIQUE DE PRESSE

VIOLENCE POLICIERE ET INCARCERATIONS ARBITRAIRES

Comme prévu, le syndicat du personnel du bâtiment et des travaux publics (SPBTP affilié à l'UDT) a entamé hier le 27/01/2001, une grève suivi à 100% par les travailleurs de la direction des travaux publics (DTP).

Dans la matinée, sur la requête expresse du Ministre de transport et de l'équipement, des unités de la force nationale de la police (F.N.P) ont encerclé le parc de la DTP de BALBALA, où les travailleurs observaient pacifiquement leur piquet de grève, avant de faire usage des grenades lacrymogènes, sans égards aux hommes et aux matériels (dont des produits inflammables).

Après avoir suffisamment arrosés les lieux, les policiers auraient donné l'assaut en se déchaînant avec une rare violence sur les travailleurs, n'hésitant pas à bastonner ce qui suffoquaient à terre sous l'effet des lacrymogènes.

La soixantaine des travailleurs appréhendée sur les lieux ont été par la suite embarquées de force sur des camions en direction de la garnison de NAGAD où ils sont embastillés dans le plus grand secret, sans soins. Pour protester contre les incarcérations de ses dirigeants le personnel du Ministère de l'Habitat a observé la grève dans la matinée.

L'intersyndicale UDT/UGTD, s'inquiète surtout des sorts de ces syndicalistes dont beaucoup souffriraient des blessures consécutives aux violences et tous nos efforts pour nous informer de leur cas on été vains, vu les mesures de sécurité entourant ces lieux sinistres de détention dont l'existence n'est même pas reconnu par la justice.

Le camarade ABDOULKALEK WABERI OUFFANEH secrétaire général du SPBTP et également secrétaire aux affaires juridiques et sociales de l'UDT ainsi que son secrétaire général adjoint au SPBTP ALI MOHAMED KAMIL figurent au rang des détenus.

Il y a lieu de s'alarmer des sorts de ces camarades dont certains seraient gravement blessés et qui demeurent détenus dans cette bagne de police, infectées des moustiques (plusieurs cas de paludismes mais aussi des diarrhées contactée par les locataires de ces sinistres lieux en témoignent) et dont les conditions d'hygiènes et de détention frisent l'horreur (absence d'eau, des toilettes et même pas des couvertures pour dormir etc. …)

Aussi l'intersyndicale UDT/UGTD s'élève vigoureusement contre cette énième dérive autoritaire des pouvoirs publics et dénonce les brutalités policières ainsi que les arrestations arbitraires et les conditions inhumaines de détention auxquels sont astreints ces syndicalistes ayant agi en toute légalité pour leurs droits. En conséquence elle exige la libération immédiate et sans condition de tous les prisonniers ainsi que l'admission urgente des blessés dans des centres de soin appropriés.

Elle exige également du gouvernement et particulièrement du Ministre de transport et de l'équipement la réintégration de même immédiate et sans condition des travailleurs victimes des licenciements aussi arbitraires qu'expéditifs, dans leurs emplois respectifs et de surseoir au départ abusif à la retraite jusqu'à ce que les conditions soient remplis, conformément à l'accord conclu le 18 janvier 2001 avec le SPBTP.

ADAN MOHAMED ABDOU
Secrétaire général de l'UDT
Porte parole de l'intersyndicale
UDT/UGTD

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LIGUE DJIBOUTIENNE DES DROITS HUMAINS
L.D.D.H
Le Président NOEL ABDI Jean-Paul
SIEGE Q.V. BOULEVARD DE GAULLE
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NOTE D'INFORMATION N°3/LDDH/2001 du 29/01/2001

Détention provisoire du général Yacin Yabeh et consorts .

Le 13 décembre 2000, treize officiers de la Force Nationale de Police (FNP) ont été mis en détention provisoire par le juge d'instruction du cabinet Correctionnel du Tribunal de Djibouti.

Malgré des réticences au début à livrer à la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) une autorisation de visite aux détenus provisoires, le 21 janvier 2001 la juge d'Instruction du cabinet Correctionnel a remis une autorisation de visite à M. NOEL Abdi Jean-Paul et M. Amin Ahmed, pour rendre visite au général Yacin Yabeh Galab et au Colonel Mohamed Abdillahi God pour le vendredi 26 janvier 2001.

Nous sommes partis à la prison le jour de l'autorisation à 11H 20. Les geôliers nous ont fait savoir que les horaires de visite pour ces officiers étaient de 9 h à 11 h tous les vendredis, comme ces horaires ne figurent nul part, le lendemain, 27 janvier 2001, je me suis rendu auprès de la juge d'instruction pour lui faire savoir le refus des policiers et je lui ai demandé de nous établir une autre autorisation pour vendredi suivant le 2 février 2001, Madame la juge d'instruction m'a fait savoir que toutes les visites pour ces détenus sont suspendues pour deux semaines. Nous ne comprenons pas cette nouvelle mesure de rétorsion au droit de visite à l'égard des détenus.

Nous venons d'apprendre avec douleur le décès de père du Colonel Mohamed Abdillahi God. En ce moment douloureux, nous sommes persuadés que le Colonel God aura l'autorisation prévue par la réglementation carcérale afin d'assister sous escorte aux obsèques de son père et d'être présent, auprès des siens, durant toutes les cérémonies religieuses. (Tacsi et Moulid).

Feu Abdillahi God Salsal, chef du quartier V, retraité ancien adjudant - chef de l'ancienne Garde Territoriale, combattant pour l'indépendance et notable agréé dans le domaine des lois et des jurisprudences coutumières. Nous venons de perdre aujourd'hui une bibliothèque de la tradition somalienne que Dieu Tout - Puissant et Miséricordieux garde son âme en Paix.

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Actualité et Droit International
Revue d'analyse juridique de l'actualité internationale


www.ridi.org/adi Janvier 2001

LA RESPONSABILITE PENALE
DES DIRIGEANTS EN EXERCICE


par Ghislaine Doucet
Docteur en contentieux


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Note de l'ARDHD
Cette nouvelle décision permettra-t-elle de réouvrir l'instruction d'une plainte contre MM. Aptidon et Guelleh pour crimes contre l'humanité. (Et si l'attentat du Café de Paris était considéré comme un acte de terrorisme ?)
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Résumé : Rien ne s'oppose et tout contraint à poursuivre un chef d'Etat en exercice s'il est reconnu auteur ou complice de crimes internationaux, parmi lesquels les actes de terrorisme. Ces faits ne sauraient être couverts par les immunités ou privilèges traditionnellement accordés aux dirigeants d'Etat et de gouvernement, leur responsabilité pénale individuelle pouvant alors être engagée. Tel est le sens de l'arrêt de la Chambre d'Accusation de la Cour d'Appel de Paris du 20 octobre 2000 qui se fonde, à bon droit, sur l'absolu respect des droits de la personne (jus cogens) et sur le fait que l'immunité juridictionnelle ne résulte d'aucun texte écrit. Avec cette décision capitale, c'est un nouveau pas qui est franchi contre l'impunité.

Abstract : There is no reason not to, and every reason to prosecute a head of state who is currently in office if it is determined that he has committed or aided and abetted in the commission of international crimes, including acts of terrorism. Those acts are not covered by the privilege or immunity traditionally afforded heads of state and heads of government, who are subject to criminal liability under these circumstances. This is the holding of the October 20, 2000 judgment of the Paris Court of Appeals, Indictment Division, which properly relies on strict respect for human rights (jus cogens) and on the fact that no written law affords jurisdictional immunity. This groundbreaking decision strikes yet another blow against those who think they are above the law.

Onze ans après l'attentat perpétré contre un appareil DC 10 de la Compagnie UTA qui causa la mort de 170 personnes au-dessus du désert du Ténéré (Niger), la Chambre d'Accusation de la Cour d'Appel de Paris a décidé, le 20 octobre 2000, que rien ne s'opposait à ce qu'une instruction soit ouverte contre le Colonel Kadhafi accusé de complicité dans cette affaire.

Par-delà la personnalité du chef d'Etat libyen, la décision de la Cour mérite une particulière attention car elle témoigne d'une volonté plus générale que soit mis fin à l'impunité des auteurs et complices des crimes reconnus universellement comme les plus graves, quels que soient leur qualité et leur statut.

Cette décision unique dans l'histoire du droit pénal français a suscité bien des réactions parfois vives, parfois embarrassées, rarement enthousiastes. Outre le fait qu'il s'agit d'une "première judiciaire", elle présente un intérêt manifeste puisqu'elle admet la possibilité de poursuivre, voire de juger, un dirigeant d'un Etat étranger en exercice. Jusqu'à maintenant en effet, et à l'exception des jugements rendus par les tribunaux militaires internationaux de Nuremberg et de Tokyo et des mandats d'arrêt internationaux lancés par le tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), les seuls précédents concernent d'anciens dirigeants ou d'anciens hauts fonctionnaires, l'exemple le plus frappant résidant dans les poursuites engagées contre le Général Pinochet. Après avoir rappelé les faits et la procédure ayant conduit à l'arrêt de la Chambre d'Accusation de la Cour d'Appel, nous constaterons que c'est à bon droit que les magistrats ont rejeté les arguments développés par le Parquet.

L'article peut-être consulté intégralement sur le site Ridi.org / revue ADI
Lien direct : http://www.ridi.org/adi/200101a2.htm


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