LA LIBERTÉ N° 28

Journal indépendant de tous les Djiboutiens de l'opposition.


La résidence personnelle de M. Guelleh à Djibouti.

Toutes les informations
que le régime dictatorial
de M. Ismaël Omar GUELLEH
cherche à vous cacher...

SOMMAIRE N° 28 du 1er au 7 avril 2000
- 21 enfants innocents, âgés de 9 à 14 ans,
sont emprisonnés à GABODE, abandonnés de tous...
- AFFAIRE BORREL : UN deuxième témoin confirme le témoignage
du réfugié en Belgique ALOUMEKANI

ALERTE et DEMANDE D'INTERVENTION
A TOUTE LES ASSOCIATIONS HUMANITAIRES

VINGT ET UN ENFANTS innocents, âgés de 9 à 14 ans seraient incarcérés
dans des conditions épouvantables par le régime dictatorial de M. GUELLEH

1/04 Dès son retour, Chehem DAOUD, membre de la direction du FRUD - Opposition armée -, offre un repas à tous les membres du Gouvernement djiboutien et à l'opposition.

01/04 Débat d'idée
01/04 : DE QUOI M. GUELLEH A-T-IL PEUR ?
01/04 : L'Ambassade de Djibouti à Paris aurait-elle tenté de faire pression sur YEMENIA AIRWAYS pour qu'elle refuse d'embarquer M DINI et ses proches ?

02/04 : Les nouvelles d'Addis / cinq sujets, parmi d'autres :

05/04 CONFIRMATION :
VINGT-QUATRE ENFANTS DE 6 A 13 ANS SONT EMPRISONNES A DJIBOUTI
COMME DES DROITS COMMUNS DANS L'ENFER DE GABODE

LA LETTRE DE L'OCEAN INDIEN
ET LES PUBLICATIONS DU GROUPE

  • JACQUES CHIRAC RENCONTRE ISMAEL OMAR GUELLEH AU CAIRE
  • LE RETOUR DU FRUD
  • EXONERATIONS FISCALES à TOUT-VA
  • TOTALFINELF REMPLACE PAR L'ENI ?
  • CHASSE-CROISE AU FRUD
01/04 : LDDH : Appel à la communauté internationale pour la restauration des Droits de l'Homme et des libertés individuelles à Djibouti.

06/04 : LE FIGARO - AFFAIRE BORREL : Un nouveau témoin corrobore la thèse de l'assassinat du juge français à Djibouti en 1995

07/04 : Affaire BORREL : "Icoverup" un site créé par des journalistes à consulter absolument sur le sujet.... Cliquez ici
   
Sommaire de 'LA LIBERTÉ'
Tous les numéros depuis le N° 0

COURRIER DES LECTEURS
nous reprenons de façon anonyme en général (pour garantir la sécurité des auteurs)
le contenu intégral des lettres qui nous sont adressées.
Pour éviter toute polémique nous avons volontairement choisi de ne pas répondre aux critiques.

Nous publierons en revanche les messages des lecteurs qui souhaitent répondre.
L'ARDHD n'assume aucune responsabilité quant au contenu des messages de cette rubrique.
L'ARDHD rappelle qu'elle ne soutient aucune action politique, ni aucun parti
et qu'elle milite exclusivement en faveur de la paix et des Droits de l'Homme


01/04 Débat d'idée

Et de deux. Voici une autre étape décisive sur le chemin de la réconciliation national.
Après les libérations des prisonniers, le retour de M. Dini et ses compagnons démontre le caractère irréversible du processus de paix entamé à Paris au début de février dernier.
Nous sommes dans la bonne voie et il y a là de quoi rassurer les sceptiques et les pessimistes sur le bon fonctionnement des engagements pris lors de la signature de l'accord cadre pour réaliser la paix, qui devrait aboutir incha Allah à une véritable pacification de notre société. D'ailleurs, la population ne s'est pas trompé, c'est dans la joie qu'elle a su accompagner ce moment historique, symbole de début de la fin de nos calvaires.


Mais attention, le tunnel est encore long et sa sortie toujours obscure. Malgré les pas de géants réussis jusqu'à date, la négociation ne fait qu'entrer dans sa phase cruciale. En effet, c'est en ce moment que devrait commencer les discutions sur le fond du dossier: De la formation de l'équipe dirigeante à l'élaboration d'un calendrier pour le respect des accords conclus, en passant par une éventuelle retouche constitutionnelle, le moins que l'on puisse dire c'est que la tache n'est pas sans difficulté.
Prions pour que les protagonistes aient assez de courage pour surpasser ces épreuves, car c'est seulement aux termes de ces rencontres que nous pourrons vérifier si notre pays va enfin renouer avec ses vrais valeurs bâtis sur l'unité, l'égalité et la fraternité dans une paix retrouvée.


Nous sommes donc dans une phase critique, quand à la construction de la future nation djiboutienne et c'est de notre devoir à tous d'y participer, bien sur chacun à notre niveau.
Il y a ici une majorité silencieuse, mais très observatrice sur le déroulement des événements et je crois que le moment est opportun pour briser ce silence.
Nous avons à notre disposition un espace formidable pour la liberté d'expression (dont certain abuse un peut) et nous devrions nous en servir pour participer à un échange d'idée sur le genre de pays dans lequel nous voulons vivre.
J'invite nos internautes a ne pas rester indifférant et de s'impliquer d'avantage dans un débat constructif. (Il me fait plaisir de constater que je ne suis pas le seul a lancer cette invitation)


Pour ma part, je pense qu'il ne faut pas négliger les sources de nos problèmes dans la quête de leurs résolutions. Ainsi, il est indéniable que la mise en place d'un régime (tribal) n'a fait qu'accentuer les fossés naturels existant déjà entre nos différentes communautés.
Mais ce qui est important aujourd'hui, c'est de reconnaître l'échec total d'un tel régime. D'abord pour la population en générale et ensuite pour ceux qu'il était sensé privilégier. On le voit partout, nul n'est épargné par la crise qui existe actuellement chez nous, hormis quelques protégés du pouvoir qui s'apparente plus à du clientélisme qu'autres choses.
Aucune nation ne peut prétendre à un développement durable en écartant une partie de sa population quelle qu'elle soit.
Un artiste bien connu de la jeunesse djiboutienne a chanté " You can fool some people sometime but you can't fool all the people all the time ", personne n'accepterait de subir l'injustice éternellement, y'en aura toujours qui se tiendront debout et se battront pour leurs droits.

Ceci dit, il ne faudrait pas n'en plus faire l'autruche et vouloir cacher la spécificité de notre nation.
Au contraire, il faudrait tenir compte de cette réalité, afin de se résigner les uns et les autres a accepter nos différences, pour que nous puissions vivre cote à cote en toute harmonie et en toute complémentarité.
C'est au législateur de reconnaître ce caractère multiculturel de notre société et de garantir à chacun le droit de vivre pleinement sa culture et sa tradition.


Ne reconnaît-on pas que la République de Djibouti pour la réussite de son brassage culturel ou est-ce une notion valable que seulement pour les gens du voyage?

Au plaisir de vous lire prochainement.
M.M.A.
X.


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BRUITS ET RUMEURS

1/04 dès son retour, Chehem DAOUD, membre de la direction du FRUD - Opposition armée -, offre un repas à tous les membres du Gouvernement djiboutien.

Nous apprenons que tous les membres de l'équipe du dictateur GUELLEH, se sont retrouvés pour partager un repas avec les dirigeants de l'opposition chez M Chehem DAOUD, qui venait de rentrer à Djibouti, comme M Ahmed DINI, dans le cadre des accords de Paris du 7 février 2000.

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1/04 Le religieux Saïd ABOUBAKER sera-t-il emprisonné,
sur ordre de M GUELLEH ?


On nous signale que le religieux Saïd ABOUBAKER, qui a été agressé et blessé gravement à son domicile par des individus armés, risque d'être jugé et emprisonné. Ses agresseurs ne sont pas inquiétés ....
On reprocherait à ce religieux de soi-disant pratique de "Grigri" ... Cette accusation fantaisiste de nos jours ("sorcellerie"), même si elle était vérifiée (et comment ?), ne constitue pas un délit au sens pénal du terme.


Quelle loi prévoit une peine dans ce cas ? Mais rassurons-nous, le régime trouvera bien un autre motif pour le condamner.

5/04 : Saïd ABOUBAKER a finalement été libéré. Un dénouement heureux.
Le juge d'instruction n'a pas suivi les réquisitions du Procureur Général et au contraire, il a délivré un mandat de dépot à l'encontre de l'agresseur.


Félicitation à Monsieur le Juge d'instruction qui a appliqué la Loi.

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1/04 : DE QUOI M. GUELLEH A PEUR ?

De nombreuses informations concordantes font état d'une réunion récente avec les plus hauts responsables Mamassan. Cette réunion aurait été présidée par M. GUELLEH. D'après nos informateurs, M. Guelleh aurait exprimé ses craintes quant à sa sécurité et à la pérennité de son régime dictatorial et il essaierait de resserrer les rangs de ses fidèles.

Mais de quoi pourrait-il avoir peur ?

  • Les 21 enfants OROMOS qui auraient pu constituer une menace contre son régime seraient emprisonnés et bien gardés à Gabode (sic),
  • Le juge BORREL s'est suicidé (nous attendons la publication de la Commission Rogatoire des deux juges français qui devraient conclure dans ce sens),
  • La France lui assure un soutien sans faiblesse, en toutes circonstances et elle se refuse à voir la vérité, quelles que soient les preuves,
  • Les opposants politiques sont "assignés" à résidence, surveillés nuit et jour par les forces spéciales de Police et ils ne peuvent pas déplacer, même lorsqu'ils sont invités par les plus hautes instances internationales ...
  • Les syndicalistes sont "expropriés" et ils sont muselés,
    etc...

    Bref : "Tout est calme à Djibouti, Madame la Marquise ... Dormez tranquille ..."
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01/04 : M GUELLEH a-t-il tenté de faire pression sur YEMENIA AIRWAYS pour que la Compagnie refuse de transporter Ahmed DINI et ses proches ?

Aujourd'hui, nous avons appris d'une personne travaillant à l'agence parisienne de Yemen Airways que l'ambassade de Djibouti avait téléphoné à la compagnie, le jour du départ de Dini, pour leur demander "de ne pas embarquer Dini et ses accompagnants". Yemen Airways aurait refusé en disant que, les billets ayant été payés, ils ne voyaient aucune raison de refuser leur embarquement.

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NOUVELLES BRÈVES ET REVUE DE PRESSE

01/04 Afrique: l'Onu prépare un plan d'aide aux pays de la Corne (Source Reuters - Yahoo)


NATIONS UNIES (Reuters) - Le secrétaire général des Nations unies Kofi Annan va dépêcher un envoyé spécial dans les pays de la Corne de l'Afrique pour préparer un plan d'aide afin de soulager les habitants de la région, ravagée par la famine.

La directrice du Pam (programme alimentaire mondial),, l'américaine Catherine Bertini, se rendra dans la région le 10 avril pour une mission de dix jours.

Selon la coordinatrice adjointe du programme d'aide d'urgence de l'Onu, Carolyn McAskie, "le Pam estime à au moins 12,4 millions dans sept pays de la Corne et d'Afrique orientale le nombre de personnes actuellement affectées par la famine".

La situation est aggravée par une sécheresse sans précédent dans la région depuis près de 15 ans.

Quelque 940.000 tonnes d'aide devraient être nécessaires cette année, dont 80% pour l'Ethiopie, de loin le pays le plus touché.

La Corne de l'Afrique comprend l'Ethiopie, la Somalie, l'Erythrée et Djibouti. Mais le Kenya, le Soudan et l'Ouganda sont également touchés.



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01/04 NATIONS UNIES (Source AP) -- Les Nations Unies s'inquiètent vivement du sort prochain de près de 16 millions de personnes vivant au nord est de l'Afrique à cause de la sécheresse, dans une région où une terrible famine avait déjà causé un million de morts en 1985.


Comme au milieu des années 80, c'est l'Ethiopie qui est le plus en danger. Le pays est menacé par la famine à cause des faibles précipitations et des combats incessants avec l'Erythrée voisine, a expliqué Carolyn McAskie, responsable des secours d'urgence à l'ONU, au cours d'une conférence de presse.

Mais les six autres pays de la corne de l'Afrique sont également touchés par la sécheresse, les combats et les flots incessants de réfugiés dans cette région très instable du globe, a-t-elle précisé. Il s'agit de l'Erythrée, de la Somalie, du Soudan, du Kenya, de l'Ouganda et de Djibouti.

Afin d'attirer l'attention de l'opinion publique et d'organiser une aide d'urgence, le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a demandé à la présidente du Programme alimentaire mondial (PAM), Catherine Bertini, d'être son envoyée spéciale et de se rendre dans cette région au milieu du mois d'avril, a annoncé Carolyn McAskie.

''Nous sommes confrontés à vrai perspective de catastrophe d'ici deux mois, mais qui peut être évitée avec l'assistance adéquate'', a-t-elle expliqué.

L'ONU estime que cette aide coûtera 205 millions de dollars afin de transporter les 371.000 tonnes d'aliments et de produits de première nécessité aux 12, 4 millions de personnes menacées par la famine.

Les Nations Unies ont également souligné que la famine pouvait également s'étendre à la Tanzanie, le Rwanda et le Burundi, touchant ainsi 16 millions de personnes.

L'Ethiopie, qui est le pays le plus touché pour l'instant, recevra près de 80% de l'aide. Au cours de la famine en 1984-1985, on estime que près d'un million de personnes étaient mortes de faim dans ce pays.

''Si nous n'augmentons pas immédiatement l'aide alimentaire, la communauté internationale sera alors confrontée à la même famine qui a tragiquement touchée la région il y a 15 ans'', note un communiqué de l'ONU.



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01/04 M GUELLEH, en route, pour participer à la conférence Europe-Afrique au Caire.

Quel accueil lui sera réservé ? Son régime est sévèrement critiqué
dans le monde :

  • Interdiction de la presse (Cf le communiqué de Reporters Sans Frontières)
  • Interdiction de déplacement : en dépit de la demande écrite du directeur des actions Nord-Sud, M. Guelleh n'a pas restitué le passeport de Me AREF qui n'a donc pas pu se rendre à l'invitation qu'il avait reçue pour participer aux réunions préparatoires à Johannesburg,
  • Blocus alimentaire, emprisonnements politiques, etc... (la liste n'est pas exhaustive)

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01/04 : Monsieur Ahmed DINI s'exprimait jeudi 30/03 sur la BBC en langue Somalie

Ahmed Dini a parlé à la BBC-langue Somalie. On lui a demandé s'il avait abandonné la lutte armée. Il a répondu que si les conditions des accords de Paris étaient remplies, il n'y aura plus de lutte armée. Il a précisé qu'il était un djiboutien, mais pas un tribaliste. Il a confirmé qu'il était rentré à Djibouti pour reconstruire le pays...

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02/04 : LES NOUVELLES D'ADDIS - Nous avons relevé en particulier cinq sujets parmi beaucoup d'autres :

Lien avec le site :
http://membres.tripod.fr/lesNouvelles/index-LDN_009.html


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A LIRE DANS LA LETTRE DE L'OCEAN INDIEN
ET DANS LES PUBLICATIONS DU GROUPE


JACQUES CHIRAC
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--- Date de publication : 25/03/2000
--- Publication : LA LETTRE DE L'OCEAN INDIEN
--- Rubrique : AGENDA
--- Pays : FRANCE/DJIBOUTI
S'il se rend comme prévu au sommet Europe-Afrique qui se tiendra au Caire début avril, le président français a prévu d'y rencontrer son homologue djiboutien Ismaël Omar Guelleh.


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LE RETOUR DU FRUD
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--- Date de publication : 25/03/2000
--- Publication : LA LETTRE DE L'OCEAN INDIEN
--- Rubrique : POLITIQUE & POUVOIRS
--- Pays : DJIBOUTI
Une délégation du Front pour la restauration de l'unité et de la démocratie (FRUD) dirigée par Ahmed Dini et Chehem Daoud Chehem arrivera à Djibouti le 28 mars...


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EXONERATIONS FISCALES à TOUT-VA
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--- Date de publication : 25/03/2000
--- Publication : LA LETTRE DE L'OCEAN INDIEN
--- Rubrique : ECONOMIE & PROJETS
--- Pays : DJIBOUTI
Les exonérations fiscales généreuses accordées par les autorités djiboutiennes pour attirer les investisseurs irritent déjà des sociétés de la place (comme Total dont la filiale à Djibouti connaît des déboires)
et ne vont pas tarder à susciter d'autres interrogations.

Ainsi, la Société d'exploitation du lac (extraction du sel)
s'est vu octroyer des exonérations d'impôts et le droit d'importer pour 8,5 millions $ de matériaux sans taxes.

Des avantages du même type ont été offerts à d'autres sociétés,
telles Trans African Transit Service (transit dans le domaine portuaire)
ou Djibouti Dry Port (construction et gestion d'entrepôts privés),
laquelle appartient à Abdurahman Boreh (LOI n°841).(...)


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TOTALFINELF REMPLACE PAR L'ENI ?
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--- Date de publication : 29/03/2000
--- Publication : LA LETTRE AFRIQUE ENERGIES
--- Rubrique : PETROLE & GAZ
--- Pays : DJIBOUTI


TotalFinElf est actuellement sous pression politique à Djibouti.
Furieux d'être mis en cause, implicitement, dans certaines enquêtes en France sur la mort mystérieuse du juge français Bernard Borrel en octobre 1995, le président Ismaël Omar Guelleh s'attaque, indirectement, aux intérêts français.

A commencer par ceux de TotalFinElf. L'enjeu est la distribution d'hydrocarbures dans toute la région, en particulier en Ethiopie (le marché local djiboutien n'est en effet que de 5 000 b/j !(...)


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CHASSE-CROISE AU FRUD
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--- Date de publication : 01/04/2000
--- Publication : LA LETTRE DE L'OCEAN INDIEN
--- Rubrique : POLITIQUE & POUVOIRS
--- Pays : DJIBOUTI
Tandis que le président du Front pour la restauration de l'unité
et de la démocratie (FRUD) Ahmed Dini est arrivée à Djibouti,
cette semaine, en compagnie d'une délégation de ses partisans (LOI n°897),
l'ancien détenu politique à Djibouti Mohamed Kadamy Youssouf a repris à Paris ses fonctions de représentant du FRUD en Europe.(...)


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1/04 : VINGT ET UN ENFANTS innocents, âgés de 9 à 14 ans seraient emprisonnés à GABODE, dans des conditions atroces depuis plus de six mois et abandonnés de tous ...

Le 28 mars 2000, l'AFP a publié un communiqué qui reprend la déclaration de M Kadamy YOUSSOUF, membre du FRUD. Monsieur Kadamy s'exprimait à Paris, où il se repose après plus de deux ans de détention dans la sinistre prison de Gabode, au titre de prisonnier politique.

Il a été libéré le 10 février 2000, avec plusieurs compagnons d'arme.

Monsieur Kadamy demande la libération :

  • de 15 prisonniers politiques membres du FRUD (Sud)
  • de 10 adultes OROMOS
  • et surtout de 21 enfants âgés de 9 à 14 ans, qui sont détenus à Gabode dans des conditions épouvantables depuis plus de six mois.

    Interrogé par téléphone, Monsieur KADAMY a confirmé l'information. Il a eu connaissance de ces faits, alors qu'il était lui-même incarcéré à GABODE.

    Nous nous étonnons qu'aucune information ne nous ait été transmise à ce sujet et nous lançons une alerte auprès de toutes les Associations Humanitaires, de tous les hommes politiques et des médias pour que ces enfants soient immédiatement libérés et qu'ils fassent l'objet d'un suivi en rapport avec l'épreuve qu'ils subissent actuellement et qui les marquera pour la vie.


    Ces enfants seraient abandonnés de tous ... ignorés de l'opinion publique et sans aucun soutien ...

M. GUELLEH ne recule devant rien ...
Nous savions déjà qu'il s'attaquait aux enfants majeurs de ses adversaires (le fils de M Moussa Idriss, condamné sans preuve à plusieurs mois de prison - les enfants de M ROBLEH, privés de toutes possibilités d'étudier et de travailler - le fils de M Moumin BAHDON, condamné à l'exil, etc..), mais nous pourrions découvrir qu'il s'attaque aussi aux enfants de 9 à 14 ans, qu'il incarcèrerait comme des adultes dans l'une des prisons les plus épouvantables du monde.


Nous demandons à toutes les Associations humanitaires de s'informer officiellement sur la situation de ces enfants et d'intervenir en leur faveur.

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Le représentant de l'AFP à Djibouti cumule curieusement
ce poste avec celui de haut fonctionnaire
du régime GUELLEH.


On peut comprendre pourquoi les dépêches AFP en provenance de Djibouti sont souvent très partiales. Par exemple, lorsque nous lisons que le retour de M. Ahmed DINI à Djibouti est le retour du dernier opposant : que pensent les autres opposants émigrés et toujours contraints à l'exil ?

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Le trafic des faux réfugiés politiques djiboutiens
et somaliens en Europe et au Canada : une réalité.



Dans le numéro 27, nous rappelions un article paru au Canada en 1990, dans lequel il était fait état du trafic des faux réfugiés politiques au Canada.

De nombreux "dignitaires" du régime de GUELLEH continuent ces pratiques. La femme d'Hassan SAID bénficierait du statut de réfugiée politique à Bruxelles, par exemple et nous disposons d'information sur de nombreux cas semblables.... de familles de notables du régime. (C'est M. Guelleh lui-même qui signe les documents nécessaires ...)

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01/04 : LE PARADOXE DE M. GUELLEH :
prétendre offrir à la société civile somalienne
toutes les libertés qu'il refuse à celle de son pays.

Comment M. Guelleh peut-il espérer la moindre crédibilité lorsqu'il affirme vouloir offrir à la société civile somalienne toutes les libertés qu'il refuse à celle de son propre pays ?

A Djibouti, entre autres fait constitutifs de la violation des Droits de l'Homme, on peut citer par exemple :

  • la presse libre est interdite ; un seul journal est autorisé LA NATION, organe gouvernementale, (Cf le communiqué de Reporters sans Frontières)
  • les arrestations et les emprisonnements arbitraires et/ou politiques,
    même des enfants de 9 à 14 ans innocents, sont emprisonnés à GABODE (que pourrait-on leur reprocher, qui justifierait déjà six mois de détention dans des conditions épouvantables ?)
  • les avocats libres n'ont pas le droit d'exercer : ils sont suspendus ..
  • les magistrats sont soumis au pouvoir qui les déplace en fonction de ses exigences et de la qualité de leur dévouement au régime,
  • les populations du Nord sont toujours soumises au blocus alimentaire,
  • les passeports des personnalités de l'opposition sont confisqués : c'est ainsi que Me AREF n'a pas pu se rendre à Johannesburg pour participer aux réunions préparatoires de la conférence Nord - Sud (et pourtant le directeur du programme NORD-SUD avait écrit personnellement à M. Guelleh pour solliciter la participation de Me AREF ....
  • M. Guelleh et ses proches accaparent le pouvoir et les fonds publics pour leur seul bénéfice. Avec quel argent, M. Guelleh a-t-il construit sa superbe villa ? si ce n'est pas celui du pays, du peuple ?
  • il est interdit de créer des Associations : même la LDDH, reconnue dans le Monde (membre de la FIDH, etc..) n'a pas d'existence légale,
  • les partis politiques ne sont autorisés, à ce jour, qu'à la condition de faire allégeance au pouvoir et de n'émettre aucune critique contre le régime,
  • les syndicats libres n'ont plus le droit d'exercer leurs activités.

Compte-tenu de tout ce qui précède, Monsieur GUELLEH
sera-t-il crédible lorsqu'il réunira la société civile somalienne à Djibouti, lors de la conférence prévue le 20 avril ?

Jean-Loup SCHAAL
ARDHD

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LA LIGUE DJIBOUTIENNE DES DROITS HUMAINS
L.D.D.H
Boulevard de Gaulle
BP 74 Djibouti,
République de Djibouti
Bureau tél : 00 253 357 804
Domicile tél/fax : 00 253 358 007

Djibouti, le 1er avril 2000

NOTE D'INFORMATION N°5/LDDH/2000

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) se réjouit particulièrement de la double initiative très heureuse de la Commission Européenne et du Centre Nord-Sud du Conseil de l'Europe :

- de réunir un sommet des Chefs d'Etat et de Gouvernement d'Europe et d'Afrique ;
- de réunir en même temps et parallèlement les représentants des sociétés civiles africaine et auropéenne.


Du reste, son Président a participé à l'une des réunions préparatoires concernant la société africaine aux lieu et place de Maître AREF frappé d'interdiction de se déplacer par les autorités djiboutiennes.

La LDDH saisit cette exceptionnelle opportunité pour appeler tous les intervenants et participants attachés à l'effectivité d'un Etat de droit, des droits humains, à l'instauration d'une justice totalement indépendante et d'une véritable démocratie, conditions élémentaries pour un développement économique et social :

- de conditionner toute aide au strict respect effectif de la dignité humaine telle que prévue par tous les instruments internationaux et en particulier la Charte Inernationale des Droits de l'Homme dont le préambule précise que " la Charte des Nations Unies impose aux Etats l'obligation de promouvoir le respect universel et effectif des droits et des libertés de l'homme " ;
- de sevrer de l'aide internationale aussi bien bilatérale que multilatérale tous les Etats qui ne respectent pas et qui violent les droits humains ainsi que les libertés les plus fondamentales ;
- de diriger leur aide vers la société civile strictement indépendante des dirigeants oppressifs.


La LDDH saisit aussi cette opportunité pour attirer l'attention de la communauté internationale sur la situation désastreuse que le pouvoir fait subir à la population djiboutienne et en particulier à la société civile indépendante à savoir notamment :

- les populations du nord et de l'ouest subissent un blocus alimentaire et sanitaire depuis 1991 ;
- des opposants politiques au nombre de 17 demeurent encore emprisonnés malgré l'engagement du gouvrenement de les libérer ;
- les partis politiques tout comme les syndicats refusant de faire allégeance au Pouvoir sont systématiquement interdits à la fois d'existence et d'activités ;
- il en est de même en ce qui concerne les associations indépendantes et en particulier la Ligue Djiboutienne des Droits Humains tout comme les autres défenseurs des droits de l'homme auxquels le Pouvoir refuse encore obstinément toute possibilité d'accomplir leur noble mission ;
- l'Assemblée Nationale ainsi que la justice djiboutienne dans tout son ensemble y compris le Barreau sont encore complètement soumises aux ordres du pouvoir ;
- Toues les libertés fondamentales sont confisquées par le pouvoir comme par exemple les moyens publics d'informations gérés au seul profit de l'équipe dirigeante.


Enfin et sans que cette énumération ne soit exhaustive la LDDH est consternée par le manque total du moindre égard et le mépris ouvertement affiché par le pouvoir djiboutien envers la Commission Européenne et le Conseil de l'Europe lorsqu'ils lui ont demandé en particulier de restituer son passeport à Maître AREF, membre de la société civile djiboutienne et régionale, invité à participer au Forum préparatoire de la rencontre Euro-Afrique.

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LE FIGARO

AFFAIRE BORREL : Un nouveau témoin corrobore la thèse de l'assassinat du juge français à Djibouti en 1995

CONVERSATION CODEE A L'AMBASSADE


(Extrait du Figaro)
Toulouse : de l'envoyée spéciale, Alexandrine Bouilhet


Un nouveau témoin accréditant la thèse de l'assassinat politique dans l'affaire BORREL pourraît être prochainement entendu par les juges Le Loire et Moracchini. Il s'agit d'Abdourahman Yassin, 39 ans, un ancien conseiller diplomatique djiboutien, réfugié en France depuis octobre 1998. Réservé et méfiant, ce père de famille d'origine somalienne se tourvait en poste comme attaché financier à l'ambassade de Djibouti au Yémen en octobre 1995, lorsque le corps de Bernard BORREL fut retrouvé à demi carbonisé en face de l'île du Diable, au sud de Djibouti. A l'époque, l'annonce du suicide par immolation de ce magistrat français lui semblait déjà " suspecte ". Lorsque ses doutes se sont renforcés, il s'est tu par peur de représailles.

Ce n'est que très récemment, lorsqu'il a lu dans la presse française le témoignage controversé de l'ancien officier Mohamed Saleh Alhoumekani mettant en cause l'actuel chef de l'Etat djiboutien dans la mort du juge BORREL, que ce diplomate s'est décidé à parler. " Je ne connais pas ce Mohamed Saleh Alhoumekani, si ce n'est de vue. Mais je peux vous assurer que ce qu'il dit est vrai ". affirme Abdourahman Yassin. Pourquoi cette assurance ? "La conversation dont il a été témoin en octobre 1995 à Djibouti (NDLR : " Le juge fouineur a été tué sans aucune trace "), je l'ai entendue, 10 mois plus tard, formulée autrement, quand j'étais en poste au Yémen. "

L'échange informel auqel le diplomate a assisté dans un salon de la résidence de l'ambassadeur à Sanaa remonte à juillet-août 1996. Cet été-là, le chef des services de renseignements djiboutiens (SDS), Hassan Saïd, est en visite privée à l'ambassade, en compagnie de son adjoint, Abdillahl Mohamed. Il s'entretient longuement, dans un salon, avec le chargé d'affaires de l'ambassade au Yémen, Youssouf Omar Douleb, aujourd'hui ambassadeur à Sanaa. En présence d'un témoin censé rester discret.

Après avoir discuté de l'état des relations franco-djiboutiennes, l'ambassadeur Omar Doulab aurait demandé -en Somali- au chef de la SDS des nouvelles de " l'histoire du juge BORREL ". Le patron des services lui aurait répondu : " C'est une affaire réglée, tout s'est bien terminé. Les relations avec la France sont devenues excellentes ". Son adjoint, le numéro deux des services, aurait même précisé : " Il faut dire qu'on a mis les moyens et des hommes… " Ajoutant aussitôt : " C'est encore grâce à Ismaïl Omar(NDLR : Ismaïl Omar Guelleh, actuel chef de l'Etat djiboutien) que tout a été bien fait " Ironique, l'ambassadeur aurait rétorqué : " Il ne faut quand même pas oublier ma petite participation… " Hassan Saïd aquiesce : " Oui, c'est vrai, il y avait aussi le chef de la gendarmerie… " Allusion aux liens de parenté entre l'ambassadeur et le colonel Madhi.

Même elliptique, cette conversation recoupe le témoignage de Mohamed Saleh Alhoumekani (nos éditions du 11 janvier 2000). On y retrouve le nom de trois personnages qu'il a cités sur son procès-verbal devant les juges parisiens. D'abord, celui Ismaïl Omar Guelleh, alors chef de cabinet du président Aptidon, présenté comme l'organisateur du guet-apens. Puis celui du colonel Mahdi, chef de la gendarmerie, qui, d'après Alhoumekani, se trouvait dans les jardins de la présidence lors d'une surprenante réunion entre commanditaires et exécutants du " crime ". Et enfin, celui d'Hassan Saïd, le chef des services de renseignements djiboutiens.

Quelle sera la portée de ce témoignage, dans un dossier sensible que la justice souhaiterait clôturer au plus vite par un non-lieu ? Pour la partie civile, il devrait permettre de contrebalancer les nombreux procès-verbaux, recueillis le mois dernier à Djibouti, discréditant le récit d'Alhoumekani. Et de renforcer l'hypothèse d'un assassinat maquillé en suicide. Pour les enquêteurs, en revanche, ce récit ne devrait pas bouleverser l'orientation du dossier. Les propos du diplomate risquent de venir s'ajouter à ceux d'une demi-douzaine de personnes jusqu'à présent cataloguées comme " peu crédibles " ou " manipulées " par d'obscurs lobbies antidjiboutiens. " Ce M ; Yassin n'est pas très fiable ", rétorque-t-on d'ailleurs à l'ambassade de Djibouti à Paris. " Il a été expulsé de l'ambassade du Yémen en 1997 pour avoir détourné 150 000 francs ", affirme un conseiller. L'intéressé dément. Peu importe aux officiels djiboutiens. " C'est comme Alhoumekani : il est fragile et veut attirer l'attention sur lui pour des raisons économiques. "

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05/04 : VINGT-QUATRE ENFANTS DE SIX A TREIZE ANS SONT EMPRISONNES A GABODE COMME DES DROITS COMMUNS.

Nous avons alerté toutes les associations humanitaires et les hommes politiques, dès que nous avons eu connaissance de cette terrible information et nous avons demandé des confirmations.

Les nouvelles sont consternantes : nous avons eu confirmation que vingt-quatre enfants âgés de 6 à 13 ans sont emprisonnés depuis six mois dans l'enfer de Gabode, comme de Droits Communs.

Nous renouvelons notre appel d'urgence à toutes les Associations humanitaires et aux Hommes politiques pour qu'ils fassent cesser cette barbarie et pour que des mesures s'assistance soient mises en place immédiatement en faveur de ces enfants "torturés" par le régime de M. Ismaël Omar Guelleh.

Pour toute information, nous contacter : cliquez ici


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