ARDHD
Observatoire de la situation
des Droits de l'Homme
à Djibouti
4ème année


Bulletin d'information et d'alerte N° B 139
Du 23 mars au 29 mars 2002

 

28/03/02 « Mais quelle opposition djiboutienne ?.. » (lecteur)
28/03/02 Les candidats à l'élection présidentielle française ne se bousculent pas pour répondre à nos deux questions concernant Djibouti.
27/03/02 Les prisonniers politiques sont dans un état critique, le peuple est affamé et terrorisé. Mais rien n'empêche IOG de danser !
27/03/02 Le Gouvernement en Exil (GED) lance un appel à toute l'opposition djiboutienne pour porter assistance au peuple djiboutien en danger ...
27/03/02 L'ADI se fait l'écho, dans une longue dépêche, des éloges flatteurs de la critique française sur le nouveau livre d'Abdouraman Waberi : "Rift - Routes - Rail"
26/03/02 Vu sur le site du GED : nomination d'un représentant aux USA et aux Nations unies.
25/03/02 Actualités diplomatiques du ministère des Affaires étrangères - Point de presse du porte-parole du Quai d'Orsay du 22 mars 2002
25/03/02 LE DROIT AU CHAPITRE Par : AÏNACHÉ / ÉVALUER POUR ÉVOLUER
2403/02 Radio-trottoir. Un court-circuit entre les deux premiers ?
24/03/02 La fête de l'Internet à Djibouti ou la mise en évidence d'un détournement gigantesque. Escroquerie présidentielle ?
24/03/02 Lu sur le site du GED cette semaine.
23/03/02 consacrée journée internationale pour la libération de prisonniers politique Djiboutiens
23/03/02 Syndrome Borrel (Mohamed Qayad)

bulletin B138

..bulletin B140




Avis : nous ne pouvons pas vérifier toutes les informations transmises par les lecteurs.

Nous rappelons que les courriers des lecteurs sont publiés sous leur seule responsabilité et que l'action de l'ARDHD se limite à les insérer dans ces colonnes en ajoutant la mention l'Lecteur".

Pour des raisons de sécurité les publications peuvent être publiées de façon anonyme, mais l'ARDHD conserve le double des messages E-Mail. l'ARDHD s'engage en contrepartie à publier les réponses à ces courriers et/ou les rectificatifs. Elle se réserve la possibilité de mettre un terme aux polémiques.

   

28/03/02 « Mais quelle opposition djiboutienne ?.. » (lecteur)

Quand Guelleh siffle le matin les partis politiques, leur demande de laisser tout tomber pour la journée et de se la rappliquer en après-midi pour discuter autour d'un parti de Khat, c'est dans la logique du système.


Le régime pense pouvoir disposer à sa guise des formations politiques. Et, apparemment, il a raison de penser cela. Puisque, dès le coup de sifflet, ils étaient tous là, excepté DAF.


Cette "discipline" est dans l'ordre des choses lorsqu'il s'agit des partis dites « de la coalition » ou tout simplement des bras politiques du système. Bien dressés, ils ne pouvaient que se pointer au rencard. Mais là où je tique, c'est lorsque des partis opposés au régime, des formations qui appellent au départ des dinosaures s'attablent eux aussi autour des petits fours. Je fais peut-être preuve de naïveté, mais je reste convaincu que la politique c'est aussi le respect d'un certain nombre de principes. Je ne peux pas, par exemple, dénoncer le caractère dictatorial des dirigeants et leur prêter une oreille plus qu'attentive. Je ne peux pas marteler à longueur de meetings (mabrazze) qu'il n'y a plus rien à espérer de Guelleh et de sa clique pour aller ensuite écouter quasi religieusement la partition que me joue la clique sous la conduite de son chef d'orchestre.


Je ne peux pas expliquer à des sympathisants de plus en plus désorientés que IOG joue la montre et cherche à gagner du temps dans la perspective des élections et en même temps l'aider par ma présence à mieux huiler les rouages de son horloge infernale. Je ne peux pas non plus appeler de toutes mes forces à la moralisation de la vie politique et réduire celle-ci à un fonds de participation dans lequel je tente jalousement et férocement de garder des actions et un bout d'orteil.


A ce jeu du "j'y suis sans vraiment y être", du "j'y vais, j'y vais pas", du "un pied dans le palais, un autre en dehors" ou encore du "un coup, on bouffe ensemble, un autre je me fais porter pâle" il y a un risque majeur, celui de perdre son âme et de se tromper de combat. Encore une fois.

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28/03/02 Les candidats à l'élection présidentielle française ne se bousculent pas pour répondre à nos deux questions concernant Djibouti.

Il y a plusieurs semaines, nous avions posé la même question à tous les candidats déclarés à l'élection présidentielle française.

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Paris, le 28 février 2002



Objet : Quelle devrait être la position du Gouvernement français
face aux régimes qui violent les D. H., en particulier celui de Djibouti ?





Madame, Monsieur,


C'est en votre qualité de candidat(e) à la Présidence de la République que je m'adresse à vous, pour connaître le détail votre programme, dans le domaine dans lequel l'Association, que je préside, est impliqué et pour vous poser deux questions.

L'ARDHD, Association pour le Respect des Droits de l'Homme à Djibouti se bat depuis 1991 aux côtés des Djiboutiens opprimés par deux dictateurs successifs : les Présidents Hassan Gouled Aptidon et Ismaël Omar Guelleh, son neveu et successeur.

Ces régimes sont coupables des plus hauts crimes : assassinats de citoyens innocents, exécutions sommaires, emprisonnements arbitraires, viols, sévices sur mineurs, détournement de fonds publics, torture, soupçon grave d'assassinat d'un magistrat français. La liste est malheureusement encore longue … !

Ces faits sont parfaitement connus des autorités françaises : ils se déroulent sous les yeux de nos diplomates, de nos militaires et de nos coopérants. Et pourtant, la France continue de soutenir ce régime, tant sur le plan financier que sur le plan diplomatique.

L'importance de la présence française (la plus grosse base militaire française en territoire étranger : 3. 500 hommes au minimum) dans un pays de 500 à 600. 000 habitants nous donne une vision extrêmement précise de toutes ces crimes. Et pourtant le Gouvernement français ne les a jamais dénoncé.

Nos questions :
1 - " Nous aimerions connaître votre position personnelle et les mesures que vous pourriez prendre concernant précisément Djibouti, afin de faire cesser toutes les atteintes aux droits et à la dignité des hommes et d'obtenir la restauration de la Démocratie, de la Justice et de la Liberté pour tous les Djiboutiens ? "


2 - " Plus généralement, quelle serait votre position, si vous étiez élus, face à tous les dictateurs, particulièrement nombreux en Afrique ? "

Afin de conserver la transparence de notre enquête, nous allons poser les mêmes questions à tous les candidats actuellement déclarés et nous publierons les prise de position sur notre site Internet : http://www. ardhd. org.

Je vous remercie à l'avance des réponses que vous voudrez bien m'adresser, par E-Mail, par Fax ou par courrier.

Recevez, Madame, Monsieur, l'assurance de ma meilleure considération.


Jean-Loup Schaal
Président

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Nous avons reçu une seule réponse précise, émanant de

M. Philippe BOURE
Candidat du Parti Social Républicain.


et des fins de non recevoir de MM.

1 - MIGUET - RCF
Cette adresse e-mail est EXCLUSIVEMENT destinée à une communication politique (?)

2 - Parti Socialiste
Nous avons bien reçu votre mail et vous en remercions.


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Doit-on en déduire que Djibouti n'intéresse pas nos candidats ? Et pourtant, le montant des aides accordées à ce pays est proportionnellement très important. La France dispose dans ce pays de sa plus grande base militaire à l'étranger et un juge français pourrait y avoir été assassiné avec une mise en cause possible des autorités locales.

Et surtout les relations de la France avec Djibouti ont toujours été très étroites. Le peuple djiboutien, qui subit la dictature terrifiante du régime actuel, devrait pouvoir compter sur la France pour l'aider à sortir de l'impasse et pour reconstruire le pays et une existence digne.

Alors nous attendons la publication définitive de la liste des candidats ayant satisfait aux conditions préalables et nous allons leur reposer la question. On verra leurs réactions !

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27/03/02 Les prisonniers politiques sont dans un état critique, le peuple est affamé et terrorisé. Mais rien n'empêche IOG de danser !

.
Photo parue dans "La Nation" (Djibouti), n° 20, lundi 11 mars 2002

Honnêtement, ça ressemble plus à la démarche de l'éléphant
qu'à des pas de danse. Mais IOG mange tous les jours à sa faim, Lui
et probablement beaucoup !

Nous avons interrogé notre humouriste et voici ce qu'il nous a répondu :
"La réalité dépasse parfois la fiction. Jamais je n'aurais imaginé une telle scène pour tenter de ridiculiser IOG. Pour paraphraser la publicité de Sony :
J'en ai rêvé et c'est La Nation qui l'a fait à ma place !"

On pourrait ajouter : "Quand le juge n'est pas là, les criminels dansent ! "

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27/03/02 Le Gouvernement en Exil (GED) lance un appel à toute l'opposition djiboutienne pour porter assistance au peuple djiboutien en danger ...


 

Gouvernement en Exil de Djibouti

 

Bruxelles, le 27 mars 2002



Projet pour porter assistance au peuple djiboutien en danger.











Chères sœurs et chers frères djiboutiens,

A partir de la connaissance que nous avons des conditions qui prévalent et du régime politique instauré depuis trop longtemps dans notre pays, nous avons pleinement conscience de l'impossibilité flagrante de nous exprimer dans notre pays, tous et en toute liberté démocratique.

Nos droits inaliénables, même notre simple droit d'expression, sont bafoués par Ismaël Omar Guelleh qui a, comme chacun le sait, falsifié honteusement les élections présidentielles de 1999. En toute impunité, il a accaparé tous les pouvoirs et la majorité des ressources de la République. Il dirige en actionnant simultanément deux leviers : celui de la terreur (y compris physique) et celui du clientélisme.

Nous voyons bien qu'il prépare déjà un nouveau 'rapt' électoral. Pour s'assurer une victoire d'opérette aux prochaines élections, il met en place des mesures, des obstacles et des contraintes inadmissibles, afin de limiter le choix des Djiboutiens aux seuls candidats qu'il aura désignés (et qui lui sont totalement dévoués), au mépris total de la Constitution et de nos Lois.

Le non-respect avéré de ses promesses : celles qu'il a fait, celles qu'il fait et celles qu'il fera, ne sont que d'odieux artifices tout à fait illusoires, car au mieux, ils ne pourront que lui permettre de gagner encore un peu temps avant l'échéance inéluctable.

En tant qu'opposants déclarés et porteurs d'un projet alternatif, garantissant le retour à la démocratie, à la justice et à l'expression de toutes les libertés constitutionnelles, nous pensons qu'il est de notre devoir de contribuer à hâter cette échéance, car ce sont les conditions de vie de nos compatriotes qui sont gravement mises en cause.

Il y a véritablement urgence et nous devons porter assistance à un peuple en danger.

Nous sommes certains que tous les opposants djiboutiens, quelle que soit leur sensibilité, ont le même objectif prioritaire : celui de mettre un terme à la dictature pour reconstruire. C'est ce point qui doit nous réunir, afin de parvenir à la mise en place d'un Gouvernement d'Union Nationale.

Ensuite, nous pourrons exprimer nos différences dans un cadre démocratique et légal. Ainsi ce seront les Djiboutiens, au travers de consultations libres et transparentes, qui choisiront les programmes et les initiatives qu'ils préféreront encourager et soutenir.

Notre initiative, en constituant le Gouvernement en Exil va exactement dans ce sens. Tous les membres du GED travaillent à la rédaction d'un programme pour assurer l'avenir et la renaissance du pays, de son économie, de son dynamisme et du bonheur de ses habitants redevenus citoyens à part entière.

Il ne s'agit pas, à proprement parler, d'un programme politique, mais plus simplement d'un plan de sauvetage et de reconstruction. En ce sens, il ne devrait pas être concurrent des options ni des programmes politiques des différentes organisations de l'opposition. Nous prévoyons de le finaliser pour la fin du mois d'Avril.

Ce programme est très attendu par toutes les instances nationales et internationales que nous avons rencontrées. Il servira de support pour prouver aux différents Gouvernements, dont celui de la France qui joue un rôle de premier plan à Djibouti, que nous, les opposants, nous avons la pleine capacité de prendre notre destin en main, d'assurer la transition dans la stabilité et de mettre en place un régime démocratique.

Chères Sœurs et chers Frères, je vous adresse cette lettre ouverte à plusieurs titres :

- d'abord pour vous informer officiellement au sujet de notre initiative : de ses objectifs, de ses moyens d'action et de sa finalité,
- ensuite pour vous proposer de nous rejoindre, soit en envisageant votre intégration dans le Gouvernement en Exil, soit en vous associant sous une forme à définir, à nos actions, personnellement ou au titre de votre organisation : parti politique, syndicat, mouvement et/ou association.

Ce n'est que dans l'Union et avec le concours de toutes les forces vitales du pays (à l'intérieur et à l'extérieur), que nous pourrons mettre un point final à ces années de dictature.

Ce projet commun de l'opposition aura acquis la crédibilité nécessaire (et nous avons déjà reçu les premières assurances) pour démontrer aux instances internationales ainsi qu'aux bailleurs de fonds que le temps est venu de cesser de soutenir abusivement le régime dictatorial.

Nous leur prouverons qu'ils ont été abusés et que leurs louables intentions sont systéma-tiquement détournées par une organisation de fossoyeurs de notre économie. La part majoritaire des aides et des subventions internationales est écartée de sa finalité. Elles n'ont donc pratiquement aucun impact positif sur les conditions de vie du peuple. Et bien souvent, il faut même parler d'impact négatif comme, par exemple, l'achat d'armement et le recrutement de mercenaires pour sur-dimensionner les forces spéciales de la police et de la répression.

Avant de terminer cette lettre et de vous exprimer clairement mon optimisme pour l'avenir et ma confiance dans les forces et dans les ressources du peuple djiboutien, je vous renouvelle mon invitation, soit à venir nous rejoindre, soit à vous associer à notre initiative pour contribuer à mettre un terme à la situation actuelle.

Fasse qu'Allah, le miséricordieux, ait pitié de nos âmes si nous venions à renoncer devant la difficulté, l'adversité et l'abandon, devant l'indigne qui contraint notre Nation à la misère et qui la relègue quasiment au dernier rang des pays d'Afrique.

Levons-nous ensemble mes sœurs,
Levons-nous ensemble mes frères dans la dignité, avec courage et vers un même but ; l'avenir des enfants et de notre Nation dépendent de nous et de nul autre.



Cordialement à vous.

Mahamoud Idriss Ahmed,
Président du GED

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27/03/02 L'ADI se fait l'écho, dans une longue dépêche, des éloges flatteurs de la critique française, sur le nouveau livre d'Abdouraman Waberi : "Rift - Routes - Rail"

ARDHD : nous adressons à Monsieur Waberi toutes nos félicitations pour son dernier livre et nous lui souhaitons beaucoup de succès. Il le mérite plus que largement. Donc nous vous recommandons d'acheter son ouvrage.

ADI/DJIB/1974/393 MOTS

La critique salue « Rift-Routes-Rails », le dernier livre de l’écrivain djiboutien Abdourahman Ali Wabéri


DJIBOUTI -(ADI)-26 mars- « Rift-Routes-Rails », le quatrième recueil de nouvelles et dernier livre de l’écrivain djiboutien Abdourahman Ali Wabéri, paru au début de cette année aux éditions Gallimard, a été salué par la critique.

Bernard Magnier, poète, chercheur, spécialiste des littératures africaines et principal animateur de la rubrique « Chroniques Livres » dans les pages de MFI, fut l’un des premiers à écrire sur cet ouvrage, comme il l’a fait déjà sur presque tous les livres d’Abdourahman Ali Waberi ; car, d’une part, Magnier est un grand ami de l’écrivain djiboutien, qui lui a d’ailleurs dédié son premier recueil de poèmes « Les nomades, mes frères, vont boire à la grande ourse », et, d’autre part, un grand connaisseur de la République de Djibouti où il a notamment séjourné en novembre 2000 lors de la première édition de l’événement littéraire « Lire en fête » auquel il a participé en tant qu’invité.

Dans son article, Bernard Magnier a d’abord souligné le caractère poétique de « Rift Routes-Rails », qui met en scène « cette âme de poète en quête de sa propre identité », avant de mettre encore une fois l’accent sur « le style doux-amer » de l’auteur qui « fait déverser un océan de mots pleins de sonorité et de mélodie. »

Pour sa part, le magazine « Jeune Afrique L’intelligent », qui, apparemment, s’intéresse beaucoup aux travaux littéraires du jeune écrivain, comme l’atteste d’ailleurs le grand nombre de chroniques et d’articles de presse dont ont fait l’objet l’œuvre et la vie d’Abdourahman A. Wabéri dans les pages de ce magazine au cours de ces trois dernières années, a salué en « Rift-Routes-Rails » « une œuvre tout à fait originale », tout en parlant d’un « Wabéri [qui] fait du Wabéri » par son « imaginaire qui sourd du pays natal » .

La chaîne de télévision française TV5, quant à elle, a, dans une émission qu’elle a diffusée la semaine dernière et qui était consacrée à Abdourahman Ali Wabéri et à l’ensemble de son œuvre, qualifié « Rift-Routes-Rift » d’une « œuvre saisissante et poignante » qui lance l’auteur sur « les traces de ce Sony Labou Tansi qui lui sert de maître à penser.»

ADI--19H00 GMT-26 MARS 2002

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26/03/02 Vu sur le site du GED : nomination d'un représentant aux USA et aux Nations unies.


Hardi Elabe, récemment
nommé représentant du GED
pour les USA et les Nations unies

Nomination

Après étude et avis du Gouvernement, le Conseil adopte le décret suivant, qui sera publié sur le site officiel du GED :

Le Gouvernement en exil de Djibouti,
en la personne de son Président M. Mahamoud Idriss Ahmed, nomme

M Harbi Elabe , président du G.I.D.E.U
en qualité de représentant du Gouvernement en Exil de Djibouti auprès les Etats Unis d'Amérique et de l'Organisation des Nations Unies ".

Les responsabilités et les attributions correspondantes à cette fonction
seront précisées dans les prochains jours, par décret.

_________________________

Nous félicitons M Elabe pour cette nomination. (Ardhd)

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25/03/02 Actualités diplomatiques du ministère des Affaires étrangères - Point de presse du porte-parole du Quai d'Orsay du 22 mars 2002 :

- FRANCE/SUISSE/DROITS DE L'HOMME

''M. Hubert Védrine se rendra le 25 mars au soir et le 26 mars à Genève à l'occasion de la 58ème session de la Commission des Droits de l'Homme.

Cette session constitue chaque année un rendez-vous très important autour des thèmes de la protection des Droits de l'Homme, la lutte contre la discrimination et les moyens de combattre les violations des Droits de l'Homme.


Cette session s'inscrit dans le contexte international qui est apparu après le 11 septembre. La lutte légitime contre le terrorisme ne doit pas faire oublier le besoin de défendre les Droits de l'Homme et de défendre aussi tous ceux qui, à travers le monde, travaillent dans ce but.


M. Védrine verra, le 25 mars au soir, des représentants de l'OMC. Il aura un dîner sur la mondialisation avec des représentants de l'OMC, de la CNUCED, de l'UCN et l'OIT et de certaines ONG, notamment Aide à toute détresse Quart monde, et des spécialistes de la mondialisation.

A 9h15 le 26 mars, il s'entretiendra avec M. Kellenberger, le président du CICR. A 10h00, il aura une réunion avec les ONG qui s'occupent des Droits de l'Homme et à 12h00, il prononcera le discours de la France devant la Commission. A 12h30, il signera un nouvel accord de coopération avec le Haut Commissariat aux Droits de l'Homme et à 13h00,
il déjeunera avec Mary Robinson ainsi que divers rapporteurs spéciaux de la Commission des Droits de l'Homme, notamment sur la RDC, le Burundi et l'extrême pauvreté, ainsi qu'avec M. Louis Jouanet, auteur du rapport de la Commission des Droits de l'Homme sur les principes de lutte contre l'impunité.''


QUESTION DE LA PRESSE :
Il y a des réactions aux déclarations américaines relatives au fonctionnement des tribunaux spéciaux ?


Il s'agira de comités militaires de trois à sept membres et la critique, notamment parce que ce sont des tribunaux militaires, est qu'il n'y aura pas d'appel possible auprès des instances civiles.


Quelle est la position française aujourd'hui ?

REPONSE :
''Notre position là-dessus n'a pas changé. Nous continuons à dire que quels que soient leur statut, quelle que soit la manière dont on envisage leur situation, les détenus doivent bénéficier de toutes les garanties internationales prévues.''


QUESTION :
Souhaite-t-on, dans ces conditions, que les détenus français de Guantanamo soient jugés en France ? Et deuxièmement, que Moussaoui soit jugé en France ?


REPONSE :
''Pour les détenus de Guantanamo, il est clair que nous préférerions qu'ils soient jugés en France, s'il y a lieu de les juger. Nous avons été très clairs là-dessus, le ministre de la Justice comme le ministre des Affaires étrangères.


S'agissant de M. Moussaoui, la question ne se pose pas dans ces termes. Il va être jugé aux Etats-Unis. Donc, notre objectif est de rappeler dans ce dossier notre opposition à la peine de mort.''

QUESTION :
Il y avait un éditorial dans le Wall Street Journal très violent contre la France qui a fait cette demande justement d'avoir des garanties sur la peine de mort, qui obligeait je crois le Département de la Justice à transmettre à la France le dossier ?


REPONSE :
''Nous ne commentons pas les articles de presse, mais, peut-être y avait-il une part de malentendu qui a été clarifiée. Mme Lebranchu a fait connaître très clairement sa position. Je vous renvoie à ses déclarations.''


Note de l'ARDHD

Il faut reconnaître à notre diplomatie pour le moins une faculté, celle d'occulter ce qui la dérange et de développer, par ailleurs, un discours lénifiant au nom du Respect aux Droits de l'Homme. Nous sommes très heureux de lire les déclarations du Ministre français des Affaires étrangères, concernant les Droits de l'Homme et le traitement des prisonniers.

Nous sommes désormais assurés, qu'en homme de conviction qui sait faire la différence entre deux poids et deux mesures, il va se précipiter à Djibouti pour faire libérer les prisonniers politiques et pour exiger le retour à un Etat de Droit.

" Notre position là-dessus n'a pas changé. Nous continuons à dire que quels que soient leur statut, quelle que soit la manière dont on envisage leur situation, les détenus doivent bénéficier de toutes les garanties internationales prévues.''.

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25/03/02 LE DROIT AU CHAPITRE Par : AÏNACHÉ le 24.03.02

ÉVALUER POUR ÉVOLUER

Dans trois mois, nous allons fêter le 25ème anniversaire de notre République , il n'est donc pas inutile de faire un bilan à cette occasion. Nous constatons qu'il est douloureux de se projeter en arrière et de se rendre compte que l'immobilisme flanqué de népotisme affiché aboutissent inévitablement à l'éclatement de la République et à la destruction de l'unité nationale chèrement acquise.

Dans les premières années de l'indépendance, certains d'entre nous ont vite décelé cette dérive vers l'immobilisme flanqué d'un népotisme larvé et les égarements du pouvoir, mais pour préserver l'unité nationale, ont souhaité s'abstenir de critiquer les tenants du pouvoir, espérant que ces dérives étaient à mettre sur le compte d'erreurs de jeunesse.

Le désappointement fut terrible lorsque nous avons constaté que cet immobilisme n'avait d'origine que l'incompétence des dirigeants qui obéissaient à une sorte de testament légué par l'ancien protecteur avec pour consigne : -Surtout ne touchez à rien du système établi qui a fait ses preuves.

Sans complexe et sans amour propre nos dirigeants "imposés" se sont mis en faction autour du PUZZLE conçu et monté par l'ancien maître des lieux qui leur a été légué en signe de reconnaissance des services rendus. C'est ainsi que le système s'est figé et a paralysé toute possibilité d'évolution de notre institution.


Les dirigeants mis en place se sont comportés en gardien de ce PUZZLE et ils veuillent au remplacement des pièces disparues en respectant les consignes données, jusqu'à aujourd'hui.

C'est à dire le remplacement de chaque pièce par la même sans le moindre changement de couleur ni de forme, bien entendu, sinon le PUZZLE serait complètement à recomposer, ce dont ils sont incapables. Et surtout ils ne souhaitent à aucun prix apporter le moindre changement car cela leur convient parfaitement.

Ceci explique la permanence quasi obligatoire d'un semblant d'équilibre ethnique et un dosage tribal au sein des institutions qui impose de nommer des personnes de plus en plus inhibées et sans compétence. C'est la raison pour laquelle il n'y a jamais eu un gouvernement ni un parlement élus responsables de leurs actes devant le peuple.

Bien entendu tout ceci ne pouvait que nous conduire vers une évidente asphyxie et pire à la guerre civile larvée de plus de dix ans. Les braises couvent encore, à en juger par la dernière déclaration du FRUD.

Depuis bien longtemps nous sommes quelques-uns à chercher un espace de réconciliation nationale, d'évaluation de nos difficultés et de nos échecs pour évoluer vers le progrès et l'unité nationale.

Hélas, il n'y a pas plus sourd que celui qui refuse d'entendre.

Pour toute évolution, nous avons eu droit à des négociations secrètes ou les principaux intéressés sont tenus dans l'ignorance. (Voir mon article LE DROIT DE SAVOIR, dans l'Observatoire du 09.11.200)

Aujourd'hui, tout le monde s'accorde sur la perversité de la méthode et de l'occasion perdue pour la démocratie. Bien sûr, le pouvoir a multiplié, pour détourner l'attention, des activités évènementielles : Des états généraux, des colloques à thèmes, des séminaires et des voyages à l'intérieur du pays, précédés invariablement pour intéresser les badauds par les artistes appointés en permanence à la présidence de la République. Pour quel résultat ?

Pour occulter leur insuffisance, ils parlent de mobilisation générale quasi permanente. Se mobiliser pour qui et contre qui ? Il ne serait pas plus judicieux de parler de réconciliation nationale, d'évaluation de vingt cinq ans d'immobilisme, de corruption, d'emprisonnements arbitraires, de violation des droits de l'homme, de privation de droit d'expression, du gommage des syndicats et du népotisme érigé en système de gouvernement.

Il faudrait que les tenants du pouvoir reconnaissent leurs incompétences pour éviter l'éclatement et préserver l'unité nationale, devant le danger engendré par la politique policière et égoïste menée jusqu'à présent. Nous ne pouvons que préconiser : -Une conférence nationale de toutes les forces vives de la nation dans la transparence, afin d'évaluer les raisons de cet échec pour évoluer vers le progrès et l'unité nationale.

Vive la République de Djibouti.

AÏNACHÉ

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2403/02 Radio-trottoir. Un court-circuit entre les deux premiers ?
La rumeur nous informe que le courant ne passerait plus entre les deux premiers : Paulette (première dame) et Dileyta (Premier des Ministres). A l'origine de cette guerre larvée, un incident tribal.


Des femmes d'une ethnie auraient agressé violemment et en groupe, une femme d'une autre ethnie. Les hommes de l'ethnie de cette dernière auraient lancé une contre-offensive à titre de représailles. Ils auraient molesté vigoureusement les agresseuses ...

Tout cela sent malheureusement le tribalisme qui est un fléau à Djibouti, mais qui est soutenu par un pouvoir qui a tout intérêt à diviser pour régner encore quelque temps.

La police a procédé exclusivement à l'arrestation des agresseurs. Le Premier des Ministres aussitôt informé, aurait fait libérer sur le champ les agresseurs, car il aurait plus de sympathie pour leur ethnie.... Il aurait estimé que l'affaire devait se régler devant les conseils tribaux ...

La première dame a couru se plaindre chez son mari, car elle est plus proche de l'ethnie des agresseuses et elle aurait obtenu la remise en prison des agresseurs. Du coup, elle se serait plaint du Premier des Ministres et elle lui aurait fait dire qu'il n'était pas inamovible et qu'en septembre ou octobre, il aurait peut-être l'occasion de retourner à ses précédentes occupations.

Si cela se vérifiait, Dileyta n'aurait pas tenu très longtemps. Est-ce sa faute ? Comme son prédécesseur, il intervient peu et il ne communique pratiquement jamais en public. Prend-il des décisions importantes ? Certainement pas, car comme chacun le sait, le Premier des Ministres à Djibouti ne dispose pratiquement d'aucun pouvoir. Il doit suivre le Chef et approuver toutes ses décisions. La meilleure preuve est donnée par cet exemple .... Il avait pris une décision importante, le malheureux !

En tout cas nous ne félicitons aucun des agresseurs des différentes tribus concernées, car la sauvagerie ne résoudra pas les problèmes de Djibouti et elle ne fait que contribuer à renforcer le pouvoir du dictateur. On ne va quand même pas critiquer Guelleh, pour une fois qu'il remet des agresseurs entre les mains de la Justice. Encore devrait-il être équitable (ce qu'il n'est jamais, bien sur !) et faire de même avec les agresseuses.

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24/03/02 La fête de l'Internet à Djibouti ou la mise en évidence d'un détournement gigantesque. Escroquerie présidentielle ?

L'ADI, dans une dépêche, nous informe que la République de Djibouti a participé à la fête de l'Internet. Il n'y a rien à dire sur ce point et nous aurions toutes les raisons de nous réjouir du fait que les Djiboutiens puissent avoir accès librement à Internet.

Mais comment 'IOG pense-t-il encore qu'il pourrait nous faire croire que la liberté de l'Internet existe à Djibouti. Il ne faut pas nous prendre pour des naïfs !

En effet l'Internet à Djibouti, c'est :

- la cession gratuite par l'État du nom de domaine "*.dj" à la famille Guelleh,
- le transfert de façon opaque des intérêts du service public "Djibouti télécom" dans une société privée, appartenant et gérée par la famille Guelleh et ses proches,
- l'interdiction de l'accès à de nombreux sites, comme celui du GED et parfois le nôtre,
- des coûts prohibitifs, qui empêchent la majorité des Djiboutiens de se connecter, mais qui profitent à la famille Guelleh,
- la surveillance policière de tous les messages échangés, le viol du secret de la correspondance, la récupération de mots de passe, etc...

Alors Monsieur Guelleh, cessez de prendre les Djiboutiens et tous les hommes pour des c ... Inutile de gesticuler pour nous faire croire à la Liberté. En matière d'Internet, comme dans d'autres, la République de Djibouti est sinistrée. Les Djiboutiens sont soumis à la chape de plomb que vous avez dressée sur leurs têtes en matière d'information. Certes ils peuvent toujours consulter sans risque les fadaises et les dépêches grandiloquentes que l'on retrouve dans les sites de La Nation et de l'ADI qui vous cirent les pompes à coups répétés de brosse à reluire.

........

Pensez-vous vraiment encore que les Djiboutiens soient dupes ? La communauté internationale ne l'est pas en tout cas. Mais les Djiboutiens ont simplement peur ! Car, vous leur imposez la terreur. Ils font seulement semblant de vous croire pour éviter la prison, la torture, le viol de leurs épouses et de leurs filles, le licenciement, la destruction de leurs maisons et les menaces.

Mais attention, ils se réveillent et un jour ils viendront vous chercher pour vous déposer leurs réclamations et nous craignons qu'ils le fassent un peu brutalement. Qu'attendez-vous soit au mieux pour démissionner, soit au pire pour inverser le sens de votre régime et pour dissoudre l'Association de malfaiteurs qui vous entoure et qui n'a plus qu'une seule préoccupation, celle de vous brosser tous les jours dans le sens du poil ?

En attendant votre chute, les Djiboutiens qui sont des gens organisés et pratiques, font des photocopies. Les articles intéressants publiés sur Internet, sont imprimés et photocopiés dans les Ministères, les Etablissements publics, où l'accès est possible et ils sont diffusés le jour même dans les Mabraze .... Et tout le monde rit dans votre dos !

Attention quand même à ne pas se faire arrêter en possession de copies des pages du GED : Dans ce cas le circuit est connu : Commissariat (interrogatoire musclé), Nagad (contre-interrogatoire musclé), Gabode (séjour de longue durée) pour atteinte à la sureté de l'Etat..

C'est cela la Liberté d'expression et le libre accès à Internet, revu et corrigé par l'équipe de Guelleh.

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ADI/DJIB/1947/127 MOTS

La fête de l’Internet se poursuit au Pôle Universitaire de Djibouti (PUD)


DJIBOUTI (ADI) – 22 mars – Dans le cadre de la fête de l’Internet qui a démarrée hier à Djibouti, une exposition-vente s’est déroulée ce matin au Pôle Universitaire de Djibouti (PUD).

Cette seconde journée de la Fête de l’Internet, a vu les visiteurs qui sont pour la plupart des élèves des établissements secondaires (les CES de Boulaos, et d’Ambouli, les collèges Foucault, et Fukusawa,) des lycéens et des étudiants du PUD s’intéresser plus particulièrement aux matériels et logiciels informatiques étalés dans les différents stands aménagés pour la circonstance par les sociétés privées de la place telles que Philga, Méga, et autres.

ADI

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24/03/02 Lu sur le site du GED cette semaine.



Semaine du 18 au 24 mars 2002

Mercredi 20 mars


Le Président du GED et les membres de son gouvernement ont été reçus à leur demande :

d'abord par Monsieur Bruno GATTA, Desk Officer for Tanzania and Djibouti au sein de la Commission européenne,

ensuite par le Conseiller général à la Direction des relations bilatérales au sein du Ministère des Affaires étrangères du Royaume de Belgique.

20/03 Le Président du GED
au Ministère des Affaires étrangères du Royaume de Belgique.
20/03 Le Président du GED au sein de la Commission européenne

A chaque fois, l'accueil a été très chaleureux et les entretiens ont porté sur le développement des relations du GED, avec la Communauté européenne et le Royaume de Belgique. Ils ont permis des échanges de vue constructifs et fructueux, en particulier, sur la situation catastrophique des Droits de l'Homme en République de Djibouti, ainsi que sur les prochaines étapes en vue de développer des relations entre le GED et les autorités nationales et européennes. Ces dernières ont reçu avec beaucoup d'intérêt le projet en cours de développement au sein du Gouvernement en Exil de Djibouti..

Le Président et son équipe ont profité de ces deux occasions pour plaider en faveur des prisonniers politiques incarcérés à Gabode et qui se trouvent dans un état de santé alarmant, après quatre semaines de grève de la faim.

Le responsable des Affaires étrangères du GED précise qu'il a adressé des demandes d'audience aux Ministères des Affaires étrangéres de plusieurs pays européens et qu'un agenda est en cours de finalisation pour les prochaines semaines.

Samedi 23 mars
Réunion de tous les membres du GED à Paris.

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23/03/02 consacrée journée internationale pour la libération de prisonniers politique Djiboutiens






Chers Compatriotes,



Permettez nous de saisir cette occasion 23 mars 2002 consacrée journée internationale pour la libération de prisonniers politique Djiboutiens . une journée souvenir


Le peuple Djiboutien se retrouve dans une crise de légitimité ayant durée plus de vingt cinq ans avec ses conséquences néfastes à savoir la succession de systèmes de dictatures suite à l'ivresse du pouvoir, la destruction massive du tissu économique, le pillage systématique et les violations flagrantes de droits de l'homme , que nous avons vécues, que nous vivons et que nous déplorons tous aujourd'hui

Par conséquent, nous revendiquons la libération immédiate et sans condition de tous les détenus Politiques , la libéralisation de l'espace Politique, ainsi que celle de la presse

Nous remercions en définitive, tous ceux qui de près ou de loin fournissent leurs efforts pour aider notre pays à sortir de la crise et les encourageons à persévérer dans cette voie susceptible de permettre à notre Peuple de vivre dans la paix.

Nous invitons par ailleurs les bailleurs de fonds internationaux de faire l'analyser de la mauvaise gouvernance du gouvernement actuel et la situation politique avant de l'aider

Nous adressant enfin à vous peuple Djiboutien, nous vous rappelons de ne jamais oublier que vous êtes le souverain primaire, donc source de toute légitimité, et que vous devez résister par tous les moyens contre toute dictature d'où qu'elle vienne susceptible de compromettre à la corne de l'Afrique, l' avènement d'un Etat démocratique fort et prospère.


En attendant le résultat de la requête auprès du secrétaire général de ligue arabe Am Moussa


Vive la république de Djibouti

Harbi Elabeh
Gideu@hotmail.com

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23/03/02 Syndrome Borrel (Mohamed Qayad)

On ne dira jamais assez combien ces crimes, evocateurs de bien d’autres, ont contribue au consensus relatif dont a beneficie, le President Parrain de la RDD-SA.

Dans une societe ou la valeur premiere est l’argent, IOG peut croire que tout peut etre achete, les objets comme les personnes, le silence d’un temoin, la conscience d’un homme politique des lors que l’on fait fi des notions de droit, de justice et de morale.

Lorsqu’on saura toute la verite, je crois qu’elle sera plus dure que tout ce qu’on peut supporter.

Le syndrome du juge Borrel peut-il faire sens a Djibouti?Les derniers developpements permettent de repondre avec l'affirmatif a cette question.

Quels autres mensonges nous a-t-on racontes?Est-ce les rafles ethniques d'un Septembre 1990 ont vraiment commence avant la mort du juge Borrel?

Qu'allons-nous encore apprendre sur ce qui s'est passe au "cafe de Paris" avant l'assassinat politique du juge Borrel?Sur la connexion mafieuse avec le kleptomane ehonte iog et la promesse qui lui aurait ete faite, s'il y en eut une?

Il s’agit bien de la bataille de la verite contre le mensonge, la duperie, la tyrannie, l’obscurantisme et le totalitarisme guellien.

Le contrat moral qui lie chaque criminel a son chef supreme iog refuse que toute erreur soit corrigee des que possible.

Pour y parvenir, IOG s’appuie sur les mafias de toutes sortes et sur sa milice politique (SDS) deja accusee d’arrestations arbitraires, d’extorsions de fonds, de violences et d’assassinats.

Quoiqu’il en soit, on devait pouvoir argumenter sans qu’aucun fait essentiel ne fut soustrait a l’analyse.

Les exactions de sa milice eussent-elles ete moins meutrieres qu’on ne le redoutait, elles furent criminelles et peut-etre convenait-il d’intervenir pour empecher leur generalisation.

Je dois pouvoir me determiner en connaissance de cause, ne pas etre traite tel un troupeau lobotomise par la propagande iogiste, endormi par les temoignages d’usine a emotions manipulees.

Cela fit d’autres victimes que les victimes.L’une d’elle fut l’information ou ce qui en restait.

Certes les mensonges paient, mais il faut bien qu’un jour le president mafieux paye pour ses mensonges.

Notre horreur du mensonge est absolue, veritablement kantienne avant Kant, comme l’est sa definition de la moralite, son principe qu’elle doit etre cultivee pour elle-meme et non pour les avantages ou la consideration qu’elle nous voudrait.

La responsabilite commence la ou comment les actes, personnels ou politiques, capables d’atteindre autrui, quoique moi-meme je ne sois pas coupable d’etre et que seul je sache si je suis “lasche ou courageux”.

On peut admirer les iogistes tout en les desapprouvant.

Le talent litteraire depourvu de cruaute demonstrative par exemple chez les pro-iog, tourne vite a l’homelie ronronnante ou a la tauromachie sans mise a mort.

Leur enchainement de raisons qui veut n’etre que cela, risque en effet d’etre tout entier aneanti des que l’on surprend son auteur en flagrant delit de fraude ou de sottise sur un seul point.

A n'importe quel prix, iog est le premier a se satisfaire de la mort du juge et du sort que la justice djiboutienne a boucle ce dossier, priant le ciel qu'une telle situation s'eternise.

Mohamed Qayad

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l'HOMME
OU LA FEMME
DE LA
SEMAINE.

Dans cette rubrique nous signalons à l'opinion internationale, celle ou celui qui s'est distingué(e)
- soit par son zèle pour soutenir la dictature,
- soit en violant les Droits de l'Homme : cruauté, tortures, exécutions sommaires, emprisonnements arbitraires, viols, assassinats, destruction de cheptels ou de point d'eau, destruction d'écoles ou de centres de soins, etc. .

Auront-ils à répondre un jour
de leurs actes
et de leurs crimes
devant un tribunal pénal international ?


Rappel des personnages
déjà "élus" :

LA LIBERTÉ N° 17 -
Mme LEILA,
juge d'instruction
LA LIBERTÉ N° 19
-
Omar FARAH,
gendarmerie d'Ali Sabieh
LA LIBERTÉ N° 29
-
Le général Yacin YABEH,
LA LIBERTÉ N° 32 -
Le directeur de la Prison de Gabode,
LA LIBERTÉ N° 33 -
Ali Mohamed ABDOU,
procureur général
LA LIBERTÉ N° 35 -
Mme Hawa Ahmed YOUSSOUF
Ministre déléguée conjointement avec
M. Le Représentant de l'UNICEF
à Djibouti.
LA LIBERTÉ N° 36
-
M Ibrahim Idriss DJIBRIL,
Ministre de la Justice, conjointement avec M Mohamed Ali ABDOU, procureur général de Djibouti (2ème nomination)
BULLETIN N° 4
-
Lieutenant GUELLEH de la FNP
BULLETIN N° 7 -
Le responsable des forces de police
qui a donné l'ordre le 24 juin de tirer à balles réelles sur Daher Guedi FOUREH.
BULLETIN N° 16 -
M Yacin Elmi BOUH,
Ministre de l'Économie et des Finances.
LA LIBERTÉ bulletin N° 23
-
M. Yacin Elmi BOUH,
Ministre de l'Économie et des Finances (2ème nomination)
LA LIBERTÉ bulletin N° 28
-
Monsieur Abdallah Abdillahi Miguil,
Ministre de l'Intérieur
LA LIBERTÉ bulletin N° 29 -
Monsieur MOGUEH,
Ministre délégué aux affaires musulmanes
LA LIBERTÉ - bulletin N° 32 -
Madame Nima Ali Warsama,
Juge d'instruction
LA LIBERTÉ - bulletin N° 36
Monsieur Ali Mohamed Daoud -
Ministre de l'Agriculture et du développement rural.
LA LIBERTÉ - bulletin N° 37
Le Lieutenant-colonel Abdourahman Ali Kahin,
Chef du groupement de police du district de Djibouti.

LA LIBERTÉ - bulletin N° 40

Le procureur IBRAHIM,
LA LIBERTÉ - bulletin N° 42
M. Idriss Arnaoud Ali, Directeur de Publication du Journal le Progrès, Président de la Commission Permanente de l'Assemblée Nationale et Secrétaire Général Adjoint du Parti RPP.
LA LIBERTÉ - bulletin N° 43
le Président Sad Mahamoud Abkar, Cour criminelle de Djibouti.
LA LIBERTÉ - bulletin N° 48
Hassan dit "Modaubé"
OBSERVATOIRE N° B106
DJAMA SOULEIMAN, procureur auprès du Tribunal de Première instance de Djibouti.

OBSERVATOIRE N° B132

ALI HASSAN,
chef de la Police, pour un acte gratuit de cruauté envers un blessé grave.


OBSERVATOIRE N° B138
Le Procureur général Ali Mohamed Abdou, pour déni de justice envers les prisonniers politiques et pour des déclarations mensongèrfes sur RFI
a Police politique.

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Les principaux responsables
d'actes de torture
à Djibouti.

En attendant que la justice pénale puisse instruire les plaintes des victimes de mauvais traitements, de spoliation, de viols, de torture et d'emprisonnement arbitraire (. . . ), nous rappelons, chaque semaine, à l'opinion publique internationale les noms des tortionnaires qui ont été le plus souvent cités par les victimes, et ce jusqu'à ce qu'ils soient inculpés.

- Colonel
Mahdi Cheikh Moussa,
- Colonel
Omar Bouh Goudade

- Lieutenant-colonel
Hoche Robleh


- Commandant
Zakaria Hassan

- Lieutenant Ladieh
- Lieutenant Mohamed Adoyta
- l'aspirant Haroun
- Le sous-officier Naguib
- l'adjudant Tane
- Kalifa
- Wagdi

Certains se seraient déjà réfugiés à l'étranger (USA et Canada) sous de fausses identités, mais ils sont placés sous surveillance, par les polices locales.

Nos informations sur la torture à Djibouti et les récits des victimes

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l'Ordre des
Brosses à Reluire

Roger Picon

réunit les meilleurs chantres du régime dictatorial

Bulletin n° 44
Mahdi Ahmed Abdilahi au grade de Cireur de Pompes - Premier échelon
Bulletin n° 45
Monsieur Ali Abdi, Ministre des Affaires Etrangères au grade d'hyène fonceuse - Premier échelon
Monsieur Johar, Ministre du commerce au grade d'hyène repue - Premier échelon
Bulletin n° B122
Mohamed Ali Mohamed (dit DIG DIG), auteur de l'article "Pour un peu plus de patriotisme" (paru dans le journal La Nation N°91 du 12/11/01) au grade de Léche-bottes avec mention spéciale.

Bulletin n° B127

l'ensemble des journalistes de La Nation pour un article paru début janvier 2002 et intitulé "Pour la liberté de la Presse", collectivement au grade de l'faux-culs' avec la barrette spéciale de dénonciateurs.
Bulletin n° B134
M. Ismael Ibrahim Houmed, Ministre de la Justice, des Affaires Pénitentiaires et Musulmanes, Chargé des Droits de l’Homme, pour sa langue de bois, au grade de l'Somnifère'.

Bulletin n° B135
M. Wahib Ahmed ben Ahmed, Président du MSR pour une déclaration en faveur de la dictature et pour ses contradictions, au grade de l'Clown'.