ARDHD
Observatoire de la situation
des Droits de l'Homme
à Djibouti
4ème année


Bulletin d'information et d'alerte N° B 141
Du 6 avril au 12 avril 2002

 

11/04/02 Communiqué de SURVIE concernant l'attitude de la France à Madagascar et au Congo.La politique du pire ?
11/04/02 Un lecteur, certainement de sensibilité proche du pouvoir, nous a signalé la publication au J.O. de Djibouti d'une Loi sur l'orientation économique et sociale.
11/04/02 Appel de LDDH pour la réouverture de la frontière avec le SOMALILAND
11/04/02 ETHIOPIE : RSF demande l'abrogation de la loi sur la presse et une modification du code pénal
11/04/02 La FRANCE ratifie deux accords de coopération. Mais comment va-t-elle les appliquer ?
11/04/02 Communiqué : Appel des 40 internationaux du Moukata'a (depuis la résidence du Président Arafat)
10/04/02 Une date historique, jeudi 11 avril 2002 la Cour Internationale de Justice sera une réalité.
09/04/02 Selon un lecteur généralement bien informé, Guelleh aurait échappé à un attentat à Dikill.
08/04/02 La diplomatie française : deux poids, deux mesures !
07/04/02 La manifestation de Bruxelles aurait rassemblé entre 50 et 100.000 personnes aujourd'hui.
07/04/02 Haroun, le tortionnaire, qui était réfugié au Canada a été expulsé il y a une semaine et déchu de la nationalité canadienne qu'il avait acquis au prix de gros mensonges sur son passé.
07/04/02 Bon courage Monsieur Mohamed Kamil. Faites bien attention aux ramifications possibles d'Al Qayda à Djibouti (Information lecteur publiée sous sa responsabilité)
07/04/02 Dans un article paru dans La Nation, le Directeur général de l'Education nationale essaye de jusitifier les décisions de Guelleh et il se prend les pieds dans ses contradictions
07/04/02 La LDDH publie un communiqué pour dénoncer la violence de Sharon en Palestine
07/04/02 Les interviews (presque) imaginaires : cette semaine Roger Picon a rencontré le Grand Brähman, qui passe pour être l'augure préféré d'IOG.
07/04/02 En dépit des versements mensuels de la France, des versements exceptionnels mais réguliers de la France et des versements du FMI, les salaires de la fonction publique accusent plus de six mois de retard.
06/04/02 A lire dans LA LETTRE DE L'OCEAN INDIEN
05/04/02 Les défections se succèdent au sein des Cadres militaires djiboutiens stagiaires en France.

05/04/02 Appels de la FIDH et de la LDH pour participer aux manifestations des 6 et 7 avril à Paris
04/04/02 RSF Liberté de la presse en Erythrée : dix journalistes en grève de la faim

bulletin B140
..bulletin B142a





Avis : nous ne pouvons pas vérifier toutes les informations transmises par les lecteurs.

Nous rappelons que les courriers des lecteurs sont publiés sous leur seule responsabilité et que l'action de l'ARDHD se limite à les insérer dans ces colonnes en ajoutant la mention l'Lecteur".

Pour des raisons de sécurité les publications peuvent être publiées de façon anonyme, mais l'ARDHD conserve le double des messages E-Mail. l'ARDHD s'engage en contrepartie à publier les réponses à ces courriers et/ou les rectificatifs. Elle se réserve la possibilité de mettre un terme aux polémiques.

   

11/04/02 Communiqué de SURVIE concernant l'attitude de la France à Madagascar et au Congo.La politique du pire ?

Paris, le 10 avril 2002

C O M M U N I Q U E de SURVIE


MADAGASCAR - la France a-t-elle définitivement choisi son camp : le pire ?

Pourquoi craint-on Monsieur Ravalomanana ?

Le peuple malgache a prié Monsieur Ratsiraka de laisser la place au suivant. Monsieur Ratsiraka prend tous les risques pour se maintenir au pouvoir. Selon de nombreuses sources malgaches, il serait à l'origine d'une opération visant à dynamiter le barrage d'Antelomita, à faire sauter les cuves du dépôt de carburants d'Alarobia, ou à faire s'évader les détenus de droit commun de la prison d'Antanimora. Des armes et des mercenaires arriveraient dans l'Ile de Madagascar pour soutenir les ambitions de celui que le peuple malgache a clairement rejeté.

Celui à qui les Malgaches souhaitent confier la présidence de leur pays (en tout cas dans l'immédiat, il semble que les Malgaches aient pour projet de décider périodiquement de qui doit les gouverner en passant par les urnes !) tente de faire face à la situation.

La France pourrait se rendre utile à Madagascar en reconnaissant l'effectivité, la légitimité, la nécessité de l'autorité de celui que le peuple a choisi. Elle pourrait entraîner l'Union Européenne dans ce sens. Elle ne le fait pas. Pourquoi ? Quels "intérêts" l'en "empêche" ? Nous exhortons la France à un comportement honorable, c'est le moins qu'elle doit à Madagascar.


CONGO BRAZZAVILLE - la France a depuis longtemps choisi son camp : le pire.

Pourquoi ne craint-on pas Monsieur Sassou Nguesso ?


Au Congo-Brazzaville, Monsieur Sassou Nguesso est arrivé au pouvoir grâce à une fraude électorale multiforme incontestable. A Paris, le scandale n'a même pas fait froncer les sourcils. Nous ne jouerons pas les étonnés, les crimes de Monsieur Sassou Nguesso sont de longue date tolérés à Paris - pétrole oblige ? Quoi d'autre ? Le "président" congolais reviendrait du Gabon muni d'hélicoptères de combat tout neufs. Pour réprimer dans le sang des troubles signalés dans le sud du pays (au sujet desquels la presse française ne prête guère attention, ne serait-ce que pour vérifier les information contradictoires les concernant) ? Selon Benjamin Toungamani, de la Fédération Congolaise de la Diaspora (FCD), ces "troubles" seraient initiés par le "président" congolais, dans le cadre des prochaines élections législatives, en guise d'invitation à la population à le craindre plus qu'à s'exprimer librement. De l'intimidation, qui se traduit par le bombardement d'un quartier de Brazzaville, Kinoundi.

En choisissant d'ignorer les aspirations des Malgaches, les souffrances des Congolais… au moment de solliciter nos suffrages, les deux principaux candidats à la Présidence de la République resteront-ils fermés à toute raison ? La France persévère dans le pire de ce dont elle est capable. C'est désespérant.

Un candidat aux élections législatives tchadiennes, Mahamat Konto, nous a dit cette semaine, au sujet du peu d'empressement de l'exécutif français à honorer ses discours sur la démocratie : "La France se décrédibilisera pour longtemps en Afrique, qui lui tournera le dos, à elle et même à la francophonie, si elle continue à se placer entre les espoirs des peuples africains et leur réalisation". Au Tchad, on sait de quoi on parle.

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11/04/02 Un lecteur, certainement de sensibilité proche du pouvoir, nous a signalé la publication au J.O. de Djibouti d'une Loi sur l'orientation économique et sociale.

Il s'agit d'un texte très long qui ressemble plus à un catalogue de voeux pieux qu'à des formulations concrètes et applicables. C'est la raison pour laquelle nous n'en assurerons pas la publication, mais chacun peut se reporter au J.O. ou bien nous demander un envoi du texte complet par E-Mail.

JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE DJIBOUTI





Loi n°149/AN/02/4ème L portant sur l'Orientation Economique et Sociale de la République de Djibouti pour la période 2001-2010.



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11/04/02 Appel de LDDH pour la réouverture de la frontière avec le SOMALILAND



Le Président

NOTE D'INFORMATION
DU 10 AVRIL 2002




LA FRONTIERE DE DJIBOUTI AVEC LE SOMALILAND EST
ET RESTE TOUJOURS FERME PAR DETOURNEMENT DU
POSTE DE FRONTIERE.


LES VOYAGEURS PAR LA VOIE ROUTIERE DOIVENT MARCHER DANS LE NO-MAN'S LAND D'UN POSTE DE FRONTIERE A L'AUTRE SUR UNE DISTANCE DE HUIT (8) KM ( sac et valise au dos et les bébés dans les bras).

IL FAUT LE FAIRE CES HUIT KILOMETRES A PIEDS ! CES 8 KM DE MARCHE FORCEE !

LES GRANDES VACANCES S'APPROCHENT.

LES VACANCIERS DJIBOUTIENS ET DJIBOUTIENNES VERS LE
SUD DOIVENT-ILS, DOIVENT-ELLES D'ORES ET DEJA SE PREPARER, S'ENTRAINER A REALISER, A EFFECTUER DES MARCHES FORCEES SUR 8 KM AVEC UN SAC A DOS DE 50 KILOS ?


Cette politique absurde continue à paralyser non seulement les relations de bon voisinage entre la République de Djibouti et nos frères du Somaliland, mais aussi, les relations économiques et financières entre nos deux pays, les relations humaines entre nos deux peuples.






En effet, depuis pratiquement un an, depuis que quelques cartons de cigarettes ont été brûlés à Berbera, depuis rien ne va plus entre les deux Présidents, malgré des Communiqués de Presse sur la réouverture des frontières, sur le rétablissement des relations, sur la création d'une Commission de surveillance du " bon voisinage ". RIEN NE VA PLUS !



C'est toujours le blocage des relations économiques et les échanges commerciales, c'est toujours le blocage de la circulation routière entre ces deux pays frères. C'est toujours le blocage des Droits d'Aller et Venir, le blocage des Droits de la Circulation des Biens et des Personnes.


Ce blocage est imposé par la partie djiboutienne, qui a unilatéralement décidé, sans aucun texte juridique officiel, de transférer son poste de frontière de Loyada vers Dheggo Dameer à huit kilomètres à l'ouest de Loyada.

En principe les postes de frontières se trouvent de part et d'autre de la frontière et se regardent. Il suffit aux passagers de traverser la frontière pour avoir devant eux l'autre poste de frontière.

Mais avec les artifices de notre diplomatie les passagers routiers doivent changer de véhicule, et pour ce faire doivent obligatoirement effectuer à pieds et bagages en mains le trajet de huit kilomètres pour rejoindre l'autre véhicule de l'autre côté de la frontière.

Il est interdit, voir dangereux de franchir la frontière et les passagers sont obligés de suivre une piste dans le No-Man's Land pour atteindre l'autre poste de frontière.

Certes, il est normal de comprendre la révolte de l'important commerçant djiboutien et de ses amis politiques contre cette mesure sans nom, qui a consisté a brûlé sans raison profonde des cartons de cigarettes d'une valeur de 3 à 4 millions de dollars.

Certes, il est difficile de comprendre la réaction extrême du Gouvernement Djiboutien, réaction supérieure à la Déclaration de Guerre, réaction non prévue par les Textes Juridiques, non prévue par la Constitution.

Certes, il est urgent de se demander, de savoir à combien se chiffre les pertes en dollars sur le transit des marchandises vers le Somaliland, les pertes sur les opérations bancaires, les pertes sur les opérations portuaires, sur toutes les autres opérations et échanges, depuis la fermeture des Frontières entre Djibouti et le Somaliland ?

Faut-il retenir le chiffre de 100 Millions de Dollars US par an, pour mieux cerner l'importance du volume des chiffres d'Affaires, qui avaient été réalisés, souvent par des commerçants de la place, chiffres d'affaires directement non imposables car en transit, mais indirectement imposables par les impôts sur les bénéfices ?

Est-ce vrai, que le Port de Djibouti ne pourra pas fournir les pertes consécutives à la fermeture des frontières du Sud, car l'Autorité portuaire de DUBAI n'est pas autorisée à donner ces chiffres, encore moins à divulguer ses bénéfices : alors comment le Service des Impôts fixe-t-il le montant des impôts sur les bénéfices de cette Autorité Portuaire ?

Est-ce vrai, qu'une Société Multinationale, en l'occurrence, la Mobil Oil a vue ses portes fermées par les Forces Armées ?

A combien se chiffre les dettes de la Mobil Oil et les dettes de l'Etat de Djibouti : entre 190 à 390 MILLIONS de Francs Djibouti.

Ce " bras de fer " résulte-il du refus des opérations de compensations ?

Une chose est sûr : le Gouvernement Djiboutien fonce, souvent, trop rapidement sur les violations, tant à l'intérieur qu'aux frontières, fonce trop rapidement sur les violations des droits d'Aller et Venir, des Droits sur la Circulation des Biens et des Personnes, sur les Droits de la Liberté du Commerce Intérieur et Internationale !

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains ( LDDH ) lance un Appel pressant aux membres du Gouvernement pour qu'ils respectent les Droits fondamentaux d'Aller et Venir, de la libre Circulation des Biens et des Personnes, du libre commerce nationale, régionale, et internationale.

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11/04/02 ETHIOPIE : RSF demande l'abrogation de la loi sur la presse et une modification du code pénal

Trois journalistes en prison

Dans une lettre adressée au Premier ministre éthiopien, Meles Zenawi, Reporters sans frontières (RSF) a protesté contre la détention de trois journalistes. RSF a demandé au chef du gouvernement de saisir les autorités compétentes afin qu'ils soient libérés immédiatement. "Le problème en Ethiopie est que les lois régissant le secteur de la presse sont très répressives. Il faut absolument abroger la loi sur la presse de 1992 et modifier le code pénal dans un sens plus libéral et plus respectueux de la liberté de la presse", a expliqué Robert Ménard, le secrétaire général de RSF. L'organisation a rappelé que Meles Zenawi fait partie de la liste des trente-sept prédateurs de la liberté de la presse dans le monde. "Début mars, nous nous étions félicités de la libération du dernier journaliste emprisonné en Ethiopie. Ces trois nouvelles arrestations montrent que la liberté de la presse n'est jamais acquise et qu'il faut rester très vigilant", a ajouté M. Ménard.

Selon les informations recueillies par RSF, trois journalistes ont été arrêtés à Addis-Abéba ces dernières semaines. Le 3 avril, la Haute Cour fédérale a condamné Lubaba Said, ancienne rédactrice en chef du journal Tarik, à un an de prison pour "fabrication de fausses nouvelles de nature à démotiver l'armée nationale et à causer des troubles dans l'esprit des gens". La journaliste a été conduite, le même jour, à la prison centrale d'Addis-Abéba. Elle avait publié, plusieurs années auparavant, deux articles faisant état de la défection de membres de la garde présidentielle.

Quelques jours plus tôt, le 20 mars, Melese Shine, rédacteur en chef du journal Ethiop, a été emprisonné sur ordre de la Haute Cour fédérale. On lui reproche d'avoir publié une interview d'un ancien colonel de l'armée impériale en exil au Soudan. Dans un autre article, le journaliste établissait un profil de la personnalité du Premier ministre à l'aide de déclarations d'anciens collaborateurs. Melese Shine est officiellement accusé d'avoir "diffamé le chef du gouvernement" et "interviewé un bandit qui se dit être le leader d'une organisation illégale". Le journaliste est détenu au commissariat n°4 de Woreda (Addis-Abéba). Il doit payer une caution de 10 000 birrs (environ 1 350 euros).

Enfin, le 15 mars, Gizaw Taye Wordofa, rédacteur en chef de l'hebdomadaire Lamrot, a été interpellé par la police après avoir "publié de la littérature immorale et indécente". Lamrot diffuse des récits de m¦urs et des histoires érotiques.

Par ailleurs, selon l'Association des journalistes éthiopiens de la presse libre (EFJA), une dizaine d'autres professionnels de la presse sont actuellement poursuivis en justice ou en liberté sous caution.

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11/04/02 La FRANCE ratifie deux accords de coopération. Mais comment va-t-elle les appliquer ?

Sans entrer dans le détail, ces accords prévoient des aides accordées aux pays de la zone ACP, sous le respect de certaines conditions, en particulier dans le domaine de la bonne gouvernance et du Respect des Droits de l'Homme. Compte-tenu de son atttitude dans le passé, il sera intéressant de vérifier si la France mettra réellement en application à la fois la surveillance dans ces domaines, mais aussi l'application de sanctions, pouvant aller jusqu'à la suspension des aides .... (Suspsendra-t-elle les aides régulières, les aides complémentaires, les aides exceptionnelles et les aides spécifiques qu'elle débloque pour soutenir le régime de Guelleh et l'asservissement du peuple djiboutien ?)

Extrait des actualités diplomatiques du ministère des Affaires étrangères point de presse du porte-parole du Quai d'Orsay du 10 avril 2002 :


3 - RATIFICATION ACCORD DE COTONOU


''La France dépose ce jour à Bruxelles ses instruments de ratification de deux accords très importants pour les relations de l'Union européenne avec ses partenaires d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique

(ACP).

Il s'agit de l'accord de Cotonou, signé le 23 juin 2000, et de l'accord interne instituant le 9ème Fonds européen de développement (FED). Ce fonds en faveur des pays ACP et les Pays et Territoires d'Outre-mer (PTOM) est doté de 13,8 milliards d'euros de dons pour la période 2000-2005.

La France sera ainsi parmi les premiers Etats de l'Union européenne à déposer ses instruments de ratification de ces deux accords, qui organisent les relations entre l'UE et les pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique pour les vingt prochaines années.''

Premier contributeur au FED, pour près du quart de ses ressources (24,3 pour cent exactement), elle apporte ainsi le témoignage concret de la relation particulièrement forte qui la lie aux pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique.''

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11/04/02 Communiqué : Appel des 40 internationaux du Moukata'a (depuis la résidence du Président Arafat)


Nous sommes plusieurs centaines d'internationaux engagés dans une campagne civile pour la protection du peuple palestinien présents en Palestine, à Ramallah, dans le palais présidentiel, dans les hôpitaux, à Jérusalem-Est et dans les camps de réfugiés de Bethléem et de Gaza.


Nous voulons depuis notre arrivée protéger le peuple palestinien contre les massacres commis sous nos fenêtres par les forces d'occupation israéliennes : bombardements des villes, des camps, des hôpitaux, des habitations et des infrastructures, rupture totale en approvisionnement en eau, en nourriture, en médicaments, exécutions sommaires de civils et de résistants, arrestations massives et arbitraires, attaques systématiques des ambulances, du personnel médical et des lieux de culte, exclusion des journalistes et des observateurs des zones occupées et ceci très souvent par la force.

Face à la faillite des Etats et des institutions internationales nous appelons les centaines de milliers et les millions de personnes qui se mobilisent dans le monde entier à faire le siège de toutes les représentations israéliennes ainsi que celles des instances
internationales concernées et des gouvernements jusqu'à :


1 - la fin de l'occupation israélienne des territoires palestiniens ;
2 - l'application immédiate de toutes les résolutions des Nations Unies
et de la 4ème convention de Genève ;
3 - la mise en place d'une force internationale de protection du peuple
palestinien.


Nous appelons les citoyens et citoyennes israéliens à manifester contre la politique criminelle de leur gouvernement.

Nous appelons chacun et chacune dans le monde entier à venir, ici et maintenant, en Palestine, pour participer aux actions de protection du peuple palestinien jusqu'à sa libération.

La résistance à l'occupation et à l'oppression est un droit et un devoir universel.

Signature :
Les 40 citoyens internationaux présents en solidarité
dans la résidence du président Arafat.

* texte transmis par téléphone le vendredi 5 avril à 16 heures, après la
visite de l'émissaire américain, le général Zinni, au président ARAFAT.
Les internationaux ont remis à M. Zinni une lettre dans ce sens.

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10/04/02 Une date historique, jeudi 11 avril 2002 la Cour Internationale de Justice sera une réalité.

La Cour Internationale de Justice, dont le siège sera à La Haye, deviendra une réalité demain jeudi 11 avril 2002.


C'est la première fois qu'une Cour internationale sera dotée d'une compétence universelle et sans limite dans le temps pour juger les criminels de guerre, les auteurs des génocides et de crimes contre l'humanité.


Plusieurs dossiers nominatifs convergent vers des plaintes pour "Crimes contre l'Humanité" et nous pouvons espérer que les cas de certains dirigeants et de certains tortionnaires qui ont été identifés à Djibouti pourront y être examinés dans un proche avenir.

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09/04/02 Selon un lecteur généralement bien informé, Guelleh aurait échappé à un attentat à Dikill

Lors de sa dernière tournée-mascarade de prince repu, auprès des populations miséreuses du District de Dihkil, IOG aurait, selon des sources informées, échappé de justesse à une tentative d’assassinat.

En effet, un jeune Dihkillois, furieux des traitements infligés à son frère en prison par des sbires du Chef d’Etat auto-proclamé de Djibouti, aurait pris la décision de liquider physiquement ce dernier. Il s’agirait du frère d’un des grévistes de la faim de Gabode, anciens co-détenus du général Yacin Yabeh, courant mars dernier et toujours incarcéré sans jugement.



Il aurait choisi le moment des festivités organisées par le Commissaire de la République pour accueillir son chef, pour commettre son forfait. Arrivé tôt sur les lieux, il s’installe au premier des sièges prévus à cet effet, son fusil d’assaut AKM-47 caché sous son châle, pour être à une distance convenable de sa cible. C’est par le plus simple hasard qu’un des policiers l’invitant à se lever pour céder sa chaise à un notable de la région touche le canon de l’arme et comprend les intentions du jeune homme. Aussitôt neutralisé par les innombrables agents qui pullulaient sur les lieux, il est aussitôt conduit pour interrogatoire, dans une des multiples prisons d’IOG pour enquête.



Les dernières nouvelles qui nous parviennent font état que l’auteur de cette tentative d’assassinat contre le dictateur djiboutien aurait été relâché au bout d’une semaine d’enquête serrée et déclaré « dément » irresponsable de ses actes. Ce dont doutent beaucoup de Djiboutiens



IOG qui n’a jamais brillé par « son courage » aurait eu une des plus grande peur de sa vie d’autocrate honni de son peuple aurait quitté Dihkil ventre à terre. Non sans réprimander sévèrement les responsables de ses services secrets et sa police politique chargés de sa sécurité rapprochée. Une enquête serait déclenchée pour rechercher d’éventuels complices de l’auteur au sein de ces services.



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08/04/02 La diplomatie française : deux poids, deux mesures !


Nous publions ci-dessous un extrait du point de presse du Ministère des Affaires étrangères de la France.

Actualités diplomatiques du ministère des Affaires étrangères. Point de presse d'une porte-parole du Quai d'Orsay du 8 avril 2002 :

5 - SYRIE

''Depuis l'arrestation, en août dernier, de personnalités politiques et la condamnation, le 20 mars, du député Maamoun al Homsi à cinq ans de prison, nous avons manifesté à plusieurs reprises notre préoccupation sur la situation des droits de l'homme en Syrie. Venant après la condamnation de Maamoun al Homsi, la sévérité du verdict prononcé à l'encontre du député Riad Seif, jeudi 4 avril, constitue un signal négatif pour le respect de la liberté d'expression et des libertés politiques dans ce pays. Nous formons le vœux que les procédures d'appel soient appliquées dans le respect des droits de la défense et des principes de l'Etat de droit, notamment dans le cadre de ces deux procès.''

Note de l'ARDHD :
Combien il est intéressant et significatif de constater que notre diplomatie est bien plus préoccupée par les Droits des députés d'un pays indépendant depuis 1946 que par 12 militaires prisonniers politiques, qui font par désespoir la grève de la faim, depuis plus de 30 jours à Djibouti, pays francophone où tous les Droits humains sont bafoués depuis près de 25 ans et tout particulièrement depuis le hold up électoral auquel Ismaël Omar Guelleh a procédé en 1999.
Qu'il soit bien clair que nous ne critiquons pas la France qui défend les Droits de l'Homme et des condamnés politiques, mais nous aimerions constater qu'elle agit avec la même sincérité et avec la même force dans tous les pays .... à Djibouti en particulier où sa position lui permettrait d'avoir droit au chapitre ...


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07/04/02 La manifestation de Bruxelles aurait rassemblé entre 50 et 100.000 personnes aujourd'hui.

On nous signale que de nombreux djiboutiens, drapeau national en tête de la délégation des participants, ont défilé dans les rues de Bruxelles pour apporter leur soutien au peuple palestinien opprimé et surtout pour exiger la Paix dans la région.

Le GED qui avait appelé à manifester était représenté par son Président et par les membres qui habitent Bruxelles.

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07/04/02 Haroun, le tortionnaire, qui était réfugié au Canada a été expulsé il y a une semaine et déchu de la nationalité canadienne qu'il avait acquis au prix de gros mensonges sur son passé.

Depuis plusieurs années, l'ARDHD signale à l'opinion publique internationale les noms des tortionnaires qui ont pratiqué la torture à Djibouti. Le Lieutenant Haroun est l'un des entre eux. Grâce au réseau des Djiboutiens en exil, nous savions où il était réfugié au Canada.

Les autorité canadiennes ont été informés de son adresse. Elles ont instruit le dossier. Au vue des informations communiquées, elles ont décidé d'expulser la semaine dernière Haroun en lui retirant la nationalité canadienne, ce qui est assez rare !

Haroun est donc rentré à Djibouti. Pourrait-il reprendre du service à la Villa Christophe ? Nous appelons donc à la plus grande vigilance.

Nous félicitons les autorités canadiennes pour leur décision et pour leur justice et surtout les réseaux djiboutiens qui n'ont jamais cessé leur surveillance.

Cela servira-t-il d'avertissement aux autres bourreaux que nous citons depuis près de quatre ans ? L'exil n'est certainement plus une solution pour eux.

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07/04/02 Bon courage Monsieur Mohamed Kamil. Faites bien attention aux ramifications possibles d'Al Qayda à Djibouti (Information lecteur publiée sous sa responsabilité)


Al-QAIDA pourrait être implanté à Djibouti, comme cela a déjà été évoqué par d'autres lecteurs.

Je crois savoir que des personalites djiboutiennes pourraient être en étroite collaboration avec des commerçants saoudiens comme Al-HAMOUDI et des commerçants somaliens comme l'ancien Premier ministre du Gouvernement temporaire somalien (GNT).


L'épouse du Président de Djibouti ainsi que son frère le Gouverneur de la Banque nationale pourraient détenir des actions dans des sociétés contrôllées par cet homme et notament le DOTDJ gérés par cet homme avec des coréens.


Aujourd'hui le Directeur général de Djibouti Telecom ne peut plus se battre contre des personnes aussi riches et puissantes.


Sauvons M. Mohamed Kamil en diffusant la vérité aux quatre coins du globe.

Vive cet homme honnête et à bas AL-QAIDA qui s'infiltrerait partout et qui aurait su rallier des hommes et des femmes du pouvoir, comme le Ministre de l'Information et des Telecoms de Djibouti, Mr. Rifki.

Bravo M. MOHAMED KAMIL et BON COURAGE

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07/04/02 Dans un article paru dans La Nation, le Directeur général de l'Education nationale essaye de jusitifier les décisions de Guelleh. Il se prend les pieds dans ses contradictions qui ne convaincront personne.

D'abord, il tente d'expliquer que le bac passé par les Djiboutiens sera toujours le même et il cite deux articles du décret présidentiel :

L'article 1 : "A compter de la rentrée scolaire 2001, toutes les classes de l'enseignement secondaire général et technologique tertiaire ouvertes dans les établissements publics autres que le Lycée d'Etat son annexées à cet établissement ".

L'article 2 : " Les élèves de ces classes ", et c'est cela qui est important, " sont inscrits en qualité d'élèves du Lycée d'Etat à part entière sur le plan académique et sur le plan de l'examen du baccalauréat."



Nous comprenons que tous les élèves djiboutiens passeront le même examen, mais rien au sujet du type d'examen. Cela ne rassurera certainement ni les lycéens ni leurs familles et probablement cela ajoutera à leur inquiétude.

Il continue en disant :

"Dans quelques mois, nous allons célébrer notre 25e anniversaire de l'Indépendance, il est inconcevable qu'on puisse dépendre d'un pays X ou Y"

"Alors nous sommes en train de voir avec les autorités françaises des modalités pour que notre enseignement soit d'abord de qualité, appliquer le programme français pour que ce diplôme soit un diplôme national comme tous les autres diplômes."

"Ce bac deviendra un diplôme national et c'est bien normal après 25 ans d'indépendance."

Nous on est un peu bornés au sein de l'ARDHD, mais on sait lire. Qu'avons-nous compris ? Que Guelleh veut créer un bac djiboutien. Pourquoi pas ? Il ne nous appartient pas de critiquer des décisions nationalistes.

Mais dans les faits, qu'est-ce que cela veut dire ?

Pour des raisons purement nationalistes et semble-t-il uniquement politiques, les Djiboutiens vont passer un baccalauréat djiboutien, qui ne sera pas reconnu par la France. Il y à fort à parier qu'ils devront désormais repasser un nouvel examen avant d'intégrer des études supérieures en Europe ... Pour des raisons purement d'orgueil, Guelleh contraindrait donc la jeunesse de son pays à repasser des examens pour assurer son avenir.

On comprend la colère des élèves et de leurs familles qui bénéficiaient jusqu'à présent d'une chance : celle de passer un baccalauréat reconnu en Europe et ouvrant l'accès directement aux études supérieures. Eh, cela risque d'être terminé.

Guelleh a-t-il trouvé ce nouveau moyen pour freiner l'émigration qui s'accélère, en réaction aux conditions de vie à Djibouti (économiques, politiques, ...) et en réaction au peu d'espoir de trouver un emploi pour tous ceux qui ne font pas partie du clan maffieux.

Encore bravo, Monsieur le Directeur général de l'Education nationale pour ce bel exemple de la langue de bois. Si un jour, les jeunes Djiboutiens vous jettent hors de votre bureau, vous pourrez toujours continuer à crier que vous ne comprenez pas pourquoi et demander à la Police de les placer avec leurs familles à Gabode. Mais Gabode n'est pas élastique et un jour viendra où vous n'aurez plus assez de place pour parquer tous ces 'affreux constestaires" ....
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07/04/02 La LDDH publie un communiqué pour dénoncer la violence de Sharon en Palestine



Le Président

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 2 AVRIL 2002


La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) s'élève vigoureusement contre le cycle sanglant de la Répression-violence en République d'Israël et en République de Palestine ;

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains s'insurge vivement contre les crimes de guerre, les crimes contre l'Humanité, les crimes commises en toute impunité, face au monde entier, par le Terroriste SHARON, ces crimes inadmissibles, ces crimes du génocide d'une partie du peuple de Palestine par l'équipe du Terroriste SHARON doivent être enregistrés dans la Mémoire Collective, dans la Mémoire Universelle ;


L'Histoire a montré qu'un Gouvernement de capitulation ne peut pas se maintenir, que les tentatives de SHARON et son équipe sont vouées à l'échec, les tentatives de SHARON pour créer un simulacre de Gouvernement en Terre de Palestine, un " Gouvernement de Vichy en Palestine " ;

Non, non ni le Peuple d'Israël, ni le Peuple de Palestine ne peuvent accepter que le sang de " la vengeance obtuse " continue de souiller la Terre Sainte, " vengeance obtuse " qui continue sans limite à massacrer ses enfants, les enfants de Palestine et d'Israël ;

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande à tous ses confrères les Défenseurs des Droits de l'Homme, en particulier à ses confrères d'Israël et à ses confrères de Palestine, d'unir tous leurs efforts, toutes leurs actions pour :

- mettre fin au cycle sanglant et infernal de la Répression-violence ;
- de dénoncer avec vigueur le Terrorisme d'Etat imposé par l'équipe de Sharon ;
- d'œuvrer à la reconnaissance simultanée de l'Etat de Palestine et de l'Etat d'Israël ;
- d'œuvrer à l'instauration d'une Paix durable, d'une Paix pour toujours ;

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07/04/02 Les interviews (presque) imaginaires : cette semaine Roger Picon a rencontré le Grand Brähman, qui passe pour être l'augure préféré d'IOG.



Mettant à profit le passage à Paris du grand Brähman, qui est, comme chacun le sait, le devin d’Ismaël Omar, nous avons obtenu le privilège d’un interview exclusif de « Sa Sérénité » moyennant, par évidence, une aide compensatoire pour le temps qu’il nous a consacré.



L’Observatoire :
Votre sérénité, nous vous remercions de nous avoir accordé cet entretien. Est-il exact que vous ayez un rôle prépondérant dans les décisions que prend Ismaël Omar à Djibouti ?


Brähman :
Oui, je peux même vous dire en parfaite confidence, qu’il ne fait rien sans mon avis. Dès le matin à son réveil, je dois être à ses cotés et dans un demi-sommeil, il me pose toujours la même question avant de se réveiller vraiment ...


L’O :
Laquelle ?


B :
Où suis-je ? Brahman, tu me promets que je ne suis pas à Gabode …? Mais si tu me mens, je suis déjà à Gabode ? Dis-moi que je ne suis pas à Gabode !!!!!!!!!!


De temps à autre, je ne peux pas résister au plaisir de lui faire une farce. Alors, je lui dis que nous sommes incarcérés à Gabode et que la Démocratie s’est installée à Djibouti.

L’O :.
Et qu’elle est sa réaction ?


B :
Il se précipite sous son lit en tremblant et il appelle Paulette à son secours….


L’O :
Chacun se pose la question de savoir pourquoi Ismaël Omar maintient un régime sanguinaire et de terreur dans le pays ? N'avez-vous jamais essayé de l'influencer vers des orientations plus vertueuses ?


B :
J'ai procédé à une étude complète de son cas, selon la méthode Védique, dite des Brahâmana et des Äranyaka. Elle explique tout. C'est un homme qui vit une véritable opposition interne entre les différentes parties de son corps. Les bras et les jambes s'opposent en permanence à la tête et au tronc. Le tronc s'oppose à la tête. Les jambes s'opposent aux bras. Il vit un véritable calvaire. L'opposition c'est son problème à lui. Si vous avez bien saisi cela , vous comprendrez pourquoi il est allergique à toute forme d'opposition extérieure à sa personne, puisqu'il mobilise toutes ses forces pour maîtriser son opposition interne.


L’O :
Expliquez-nous, c’est tout même assez difficile à comprendre cela pour les profanes que nous sommes.


B :
Je vais tenter de simplifier. Dans la tête … chez lui c’est le vide. Au niveau du tronc, on y trouve une force brute et virile pratiquement incontrôlable. Observez-le bien lorsqu'il danse, c'est le tronc qui dirige l'ensemble.


L’O :
Cela nous l’avions remarqué, mais pour les autres parties du corps.


B :
Ismaël Omar est un gaucher à l’origine. Donc tout ce qu’il va faire et signer de la main droite sera en totale opposition avec son Moi le plus profond.


Par exemple : s’il vous serre la main c’est qu’il sait déjà au même moment qu'il fera l’inverse, c'est à dire qu'il sera tenté de vous prendre à la gorge..


S'il signe un virement à votre ordre sur le Trésor, il sait déjà qu'il modifiera le destinataire et qu'il recevra personnellement les fonds.

L’O :
Doit-on en déduire que tous les accords qu’il a signé et que toutes les promesses qu'il fait ne l'impliqueraient pas, car l'autre moitié de son corps les aurait refusés ?.


B :
C’est exactement cela, mais il faut beaucoup de temps pour que ses interlocuteurs comprennent ce mécanisme complexe et rarissime, qui n'a jamais été observé en dehors de quelques rares spécimen de dictateurs. Et bien souvent, il est trop tard, les interlocuteurs sont déjà les victimes de leur crédulité ...


C'est un cas pathologique intéressant... De nombreux médecins se pencheront sur son corps, le jour de son décès, pour essayer de faire progresser la science et à ce moment-là, IOG aura enfin rendu un service à l'humanité toute entière ... Le seul ?

Quand aux jambes, il y a en plus un problème de coordination…et de positionnement d’une jambe par rapport à l’autre.

Tout ceci s’explique aisément dans la définition du Bhoktr.

L’O :
Et qu’explique cette définition ?.


B :
Une prédisposition à avancer l’une des jambes vers l’avant et simultanément l’autre vers l’arrière, ce qui a comme résultat qu’il risque en permanence de faire le grand écart … ou du sur place voire parfois une marche arrière. Il y a beaucoup d'exemples :

  • son attitude après les accords avec Dini,
  • son attitude en faveur du peuple palestinien et le fait qu'il ait accordé simultanément une station d'écoute à Djibouti aux militaires israéliens,
  • son engagement à démobiliser les mercenaires et le recrutement en parallèle de nouveaux guerriers,
  • son engagement à réaliser des élections libres et transparentes et tous les obstacles qu'il place pour éviter qu'il n'y ait aucun candidat de l'opposition,
  • .....
L’O :
A l’image de l'ensemble de sa gestion du pays et des conséquences pour le peuple. Mais il ne tombe jamais ?


B :
C'est vrai qu'il se prend de plus en plus souvent les pieds dans le tapis, mais jusqu'à présent, il a toujours réussi à se maintenir debout, grâce à la brutalité féroce du tronc. Un coup de rein au bon moment et jusqu'à ce jour, il a évité la chute, mais il prélève trop d'énergie à chaque fois et il ne pourra pas la renouveler ad vitam. En réalité, il s'épuise progressivement.


L’O :
Voulez-vous dire que vous entrevoyez une chute brutale à court / moyen terme ?
Vous interroge-t-il sur ses préoccupations politiques actuelles et les éventuels soutiens dont il disposerait encore ?


B :
Je l'assiste chaque jour pour qu'il interroge lui-même les « augures ». Il se met face au nord du pays avec … une matraque à la main…



L’O :
Attendez, je ne comprends pas. Les anciens romains étaient formels. Ils expliquaient qu'il fallait se placer face au sud avec un bâton sans nœud et recourbé, une sorte de canne à la main pour interroger les augures. Cicéron, à l’époque romaine, l'explique avec précision.


B :
Soyons cohérents : ou bien vous me parlez de Guelleh, ou vous me parlez de culture. Ce sont deux choses antinomiques et incompatibles. Le premier n'a pas de culture. La culture n'a pas de Guelleh.


Guelleh se moque bien de la culture. Il se moque autant des enseignements des anciens que de l'avenir (je reprendrai cette expression de Louis XVI "Après moi, le déluge !" ), il est persuadé qu’il est né une matraque dans la main … il ajoute que, sans elle, il a l'impression d'être déshabillé…c'est l'instrument de son autorité... Il faut dire que cela remonte à son enfance. Petit, déjà, lorsqu'il conduisait des troupeaux de dromadaires en Éthiopie (avant d'être importé à Djibouti), il les dirigeait avec sa matraque ..

L’O :
Nous supposons que vous lisez aussi les présages dans les boyaux de poulets ?


B :
Pas du tout, parce que ce n'est pas fiable … je préfère lire l’avenir sur les billets de 100 dollars US … Faut vivre avec son temps ! Son Excellence est très généreuse dans ce domaine, dès lors que je le rassure et que je lui donne des bonnes nouvelles ….De plus comme ce n'est pas son propre argent .. je ne vois pas pourquoi il me priverait ?


L’O :
C'est une question de méthode et de support ... effectivement. Est-il serein actuellement ?


B :
Pas du tout, il est irascible. Il veut emprisonner tout le monde à Gabode…au point qu'il s'attaque mêmes aux « chiens errants » ... qui gravitent autour du palais et qui n’osent même plus aboyer à son passage. Pire encore, il s'en prend aux écoliers et aux étudiants qu'il fait bastonner et incarcérer. Par un sursaut d'humanité, il les fait emprisonner avec leurs familles pour qu'ils ne sentent pas trop seuls et qu'on ne puisse pas lui reprocher d'embastiller des mineurs.


Il dort très mal ….au sujet d’un certain dossier qu’il a récupéré et qu'il protège ; il est déposé en Suisse ….Les menaces qui pèsent sur la société artificielle de négoce en tous genres .....de recyclage d’argent avec laquelle il est associée à Djibouti…. …La jeunesse qui gronde … L’opposition en exil …..L’affaire du Juge Borrel … Il a beaucoup trop de soucis actuellement…

Son déséquilibre, que nous avons évoqué tout à l'heure s'accentue : il risque désormais la chute à chaque instant. Je suis vraiment inquiet, mais comme il me paye bien et sans retard ...

L’O :
Mais au fond, dispose-t-il encore de soutien autour de lui ?


B :
J'avoue m'être posé la question encore récemment. J'ai tenté une expérience pour savoir où il en était. J'ai pris dans les mains une grosse liasse de billets de 100 dollars et j'ai fait le tour du palais de l'Escale en criant "Petit .. Petit ...". je peux vous assurer qu'ils ont tous couru vers moi : ministres, proches, opposants de façade.


Tant qu'il aura de l'argent, il aura des soutiens. Mais il ne faut pas qu'il en manque, ne serait-ce qu'un seul jour. Et je crains même qu'il soit condamné à en donner de plus en plus pour conserver son autorité apparente.

L’O :
On comprend mieux pourquoi il est si magnanime avec certains … notamment dans l’affaire du Boeing … C’est le jeu du « je te tiens.. tu me tiens par la barbichette » … De plus cela s’agite dans l’armée, dans les administrations et au niveau de l'Éducation nationale ....


B :
Dans la réalité, il est complètement acculé … le dos au mur. Je lui ai conseillé de négocier son départ dans les meilleurs délais … et de partir avec l'oseille. Sinon, il risque de ne jamais profiter de ce trésor invraisemblable qu’il a accumulé …. et de finir, comme il le craint, au fond de lui-même, à Gabode. Mais je n'insiste pas trop, car ce jour-là, je perdrai aussi ma seule source de revenus ...


L’O :
Vous êtes en transit à Paris avant de reprendre un vol pour Bâle …Peut-on en connaître les raisons ?.


B :
IOG m'a confié une mission. Il m'a demandé de déposer dans une Banque suisse, le contenu de ce gros sac que j'ai avec moi.


L’O :
Mais c'est illégal ! Ne craignez-vous pas d'être arrêté à la frontière ?


B :
Pour le commun des mortels, c'est illégal ! Mais IOG m'a fait remettre un passeport diplomatique, alors je passe les frontières sans encombre. Si vous saviez combien de passeports diplomatiques sont remis par Djibouti à titre de remerciement, de faveur.


C'est bien simple, selon mes estimations Djibouti a délivré plus de passeports diplomatiques que ne l'ont fait l'ensemble des États du Golfe. Je peux me tromper, mais cela vous montre l'importance du trafic et la volonté de se moquer des autres pays, qui ne peuvent pas effectuer de contrôle ... sérieux.

L'O :
Merci beaucoup pour ces informations intéressantes. Combien vous doit-on ? Chèques ou espèces ?


B :
Voyons, cela fait 20 minutes. Je vous consens le tarif privilégié des amis (Pour Guelleh, c'est plus cher). Allons, 5.000 USD et nous sommes quittes. Je vais vous surprendre, mais je préfère un chèque. Il faudra bien que je puisse justifier l'origine de ma fortune le jour où IOG se cassera la figure...


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07/04/02 En dépit des versements mensuels de la France, des versements exceptionnels mais réguliers de la France et des versements du FMI, les salaires de la fonction publique accusent plus de six mois de retard.

Et pourtant personne ne se plaint !

Devinez où est passé l'argent ?


Le mercredi 3 avril 2002, Ismaël Omar fait précéder au versement des soldes des Militaires djiboutiens correspondant au mois de novembre 2001…..




Connaissez-vous des fonctionnaires ou assimilés qui accepteraient de travailler sans que leur salaire ne soit versé ?

Je suppose que non … ; et bien détrompez-vous à Djibouti c’est une pratique courante …



Face à la grogne qui ne cesse de croître au sein des Forces armées, des fonctionnaires et des enseignants, l’Etat djiboutien n’aurait eu comme autre alternative que de procéder en urgence au versement, le mercredi 3 avril 2002, des soldes des militaires …….. correspondant au mois de novembre 2001.



Sachant que les autres administrations sont payées ensuite mais ne l’auraient pas encore été à ce jour, chacun est en droit de se poser des questions sur l’utilisation qui est faite des finances de l’Etat et des aides extérieures qu’il ne cesse de percevoir.



Pour ceux qui s'inquiéteraient de la situation financière d'Ismaël Omar, de ses ministres et de ses proches, nous tenons à les rassurer pleinement, car leurs appointements, salaires et avantages sont versés chaque mois à date fixe et sans retard....



Il est vrai qu’Ismaël Omar est bien plus préoccupé par le paiement de la facture de remise en état de vol de son Boeïng 727 immobilié au Yémen….que par les problèmes de versements des salaires des serviteurs de l’Etat. Cela prouve, une nouvelle fois, le peu de considération / respect qu’il leur porte à ceux qui le servent ………… On peut toujours se demander pourquoi ils continuent à le servir dans ces conditions : un jour ils vont comprendre que l'on se moque d'eux et ils le feront certainement savoir de manière plus bruyante.



Non content de faire procéder au versement de leurs soldes avec 6 mois de retard, il vient d’imposer que chacun contribue à alimenter un fond d'aide aux Palestiniens



Exiger … pour les autres … pas pour lui…

Quand on est Excellence …. on excelle dans tous les domaines …



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06/04/02 A lire dans LA LETTRE DE L'OCEAN INDIEN
DJIBOUTI/ERYTHREE - La normalisation avance à grands pas

Les deux pays voisins qui partagent certaines options de diplomatie régionale (soutien au Transitional National Government en Somalie, par exemple) ont accéléré, ces deux dernières semaines, la normalisation de leurs relations. (...). [Total : 170 Mots].


MIDROC - Démarrage du terminal vraquier à Djibouti
La Société Djiboutienne de gestion du terminal vraquier (SDGTV) a annoncé, fin mars, le démarrage de son projet de construction d'un terminal vraquier à Djibouti. (...). [Total : 55 Mots].

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05/04/02 Les défections se succèdent au sein des Cadres militaires djiboutiens stagiaires en France.



Nous venons d’avoir l’information suivant laquelle 10 Cadres militaires djiboutiens, Officiers et Sous Officiers ayant terminé leur stage de formation dans une École Militaire en France métropolitaine, auraient échappé à la surveillance des hommes des Services de Sécurité Djiboutiens (SDS) pour rejoindre la Norvège, via des relais à Bruxelles, où ils auraient immédiatement demandé l’asile politique.

Pour des raisons de sécurité, une grande confidentialité aurait entouré la préparation de cette opération menée de « manière toute militaire » ne serait-ce que dans la rapidité d’exécution.



Ces défections ne sont pas faits exceptionnels mais elles viennent s’ajouter à la longue liste des cadres civils et militaires de tout niveau qui, depuis plus de 2 ans, se refusent à retourner en République de Djibouti ; ils choisissent l’exil volontaire et la Liberté plutôt que de subir les effets du régime dictatorial d’Ismaël Omar Guelleh qui viole tous les droits humains.



Malgré les menaces et les actes odieux perpétrés sur leurs familles demeurant à Djibouti, la majorité de ces exilés ne cède pas au chantage.

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05/04/02 Appels de la FIDH et de la LDH pour participer aux manifestations des 6 et 7 avril à Paris

La FIDH et la LDH appellent à la manifestation qui se déroulera le samedi 6 avril en faveur d'un soutien au peuple palestinien. Nous y participerons pour dire notre exigence que cesse l'agression du gouvernement israélien et la création d'un État Palestinien conformément aux résolutions de l'ONU. La FIDH et la LDH ont demandé et obtenu que cette manifestation marque aussi leur refus du racisme et de l'antisémitisme ce qui est un devenu l'un de ses mots d'ordre.



En revanche, la FIDH et la LDH ne s'associeront pas à la manifestation organisée par le CRIF le 7 avril. Nous refusons de confondre la lutte contre le racisme et l'antisémitisme et le soutien au peuple d'Israël et par ce biais à son gouvernement.



Enfin, nous participerons à la manifestation organisée par ‘La Paix maintenant’ et le Cercle Bernard Lazare qui se déroulera le 7 avril à 17h (point de rencontre au coin de la rue Saint Claude et du Boulevard Beaumarchais – rendez-vous impératif sauf à se confondre avec la manifestation du CRIF qui part de la République à 17h30) autour du refus de l'antisémitisme et du racisme mais aussi autour du mot d’ordre « Israël – Palestine : deux Etats pour la paix »
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04/04/02 RSF Liberté de la presse en Erythrée : dix journalistes en grève de la faim

RSF demande leur libération immédiate

Reporters sans frontières (RSF) exprime sa plus vive préoccupation après l'annonce du début d'une grève de la faim par dix journalistes actuellement emprisonnés en Erythrée. L'organisation exhorte les autorités à procéder à leur libération immédiate. "Ils sont détenus dans des conditions très pénibles et nous nous inquiétons pour leur état de santé", a déclaré Robert Ménard, le secrétaire général de RSF. "Ces journalistes n'ont fait qu'exprimer leurs opinions et rien ne justifie leur détention prolongée. A notre connaissance, ils ne sont pas inculpés et leur détention est arbitraire et illégale", a-t-il ajouté. Selon RSF, l'Erythrée est aujourd'hui le seul pays du continent africain sans presse privée.

RSF a également rappelé qu'elle avait déposé une demande de visa auprès de l'ambassade d'Erythrée à Paris, il y a plusieurs mois. A ce jour, l'organisation n'a reçu aucune réponse.

Selon les informations recueillies par RSF, dix journalistes de la presse privée ont entamé une grève de la faim le dimanche 31 mars 2002. Dans une lettre diffusée depuis leur prison, ils déclarent vouloir ainsi protester contre leur détention illégale et réclament "leur droit à la justice". Ils demandent notamment un procès devant un "tribunal équitable et indépendant".

Les dix journalistes qui ont entamé la grève de la faim sont : Yusuf Mohamed Ali, rédacteur en chef de Tsigenay, Mattewos Habteab, rédacteur en chef de Meqaleh, Dawit Habtemichael, également de Meqaleh, Medhanie Haile et Temesgen Gebreyesus, respectivement rédacteur en chef adjoint et membre du conseil d'administration de

Keste Debena, Emanuel Asrat, rédacteur en chef de Zemen, Dawit Isaac et Fessehaye Yohannes, du journal Setit, Said Abdulkader, du magazine Admas, et un photographe indépendant, Seyoum Tsehaye.

Le 18 septembre 2001, le gouvernement a ordonné la suspension immédiate de tous les titres de la presse privée. Dans les jours qui ont suivi, une dizaine de journalistes ont été arrêtés et conduits au poste de police n°1 d'Asmara. On leur reprochait notamment d'avoir publié des interviews de responsables politiques qui avaient publiquement appelé à des "réformes démocratiques" dans le pays. Ces derniers ont également été interpellés par les forces de l'ordre.

Par ailleurs RSF a rappelé qu'un autre journaliste, Simret Seyoum, directeur général de Setit, est détenu depuis le 6 janvier 2002 dans un lieu inconnu. Il a été arrêté alors qu'il tentait de se réfugier au Soudan. Plusieurs dizaines de journalistes érythréens ont fui leur pays ces dernières années pour échapper aux représailles de l'Etat.



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Reporters sans frontières
Bureau Afrique - Africa desk
afrique@rsf.org, africa@rsf.org
Tel : 33 1 44 83 84 84
Fax : 33 1 45 23 11 51
5, rue Geoffroy-Marie
75009 Paris
FRANCE


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Attention !
IOG n'est pas loin !

IOG, attention, les limites
sont dépassées. Il faut savoir se retirer avant le drame !

l'HOMME
OU LA FEMME
DE LA
SEMAINE.

Dans cette rubrique nous signalons à l'opinion internationale, celle ou celui qui s'est distingué(e)
- soit par son zèle pour soutenir la dictature,
- soit en violant les Droits de l'Homme : cruauté, tortures, exécutions sommaires, emprisonnements arbitraires, viols, assassinats, destruction de cheptels ou de point d'eau, destruction d'écoles ou de centres de soins, etc. .

Auront-ils à répondre un jour
de leurs actes
et de leurs crimes
devant un tribunal pénal international ?


Rappel des personnages
déjà "élus" :

LA LIBERTÉ N° 17 -
Mme LEILA,
juge d'instruction
LA LIBERTÉ N° 19
-
Omar FARAH,
gendarmerie d'Ali Sabieh
LA LIBERTÉ N° 29
-
Le général Yacin YABEH,
LA LIBERTÉ N° 32 -
Le directeur de la Prison de Gabode,
LA LIBERTÉ N° 33 -
Ali Mohamed ABDOU,
procureur général
LA LIBERTÉ N° 35 -
Mme Hawa Ahmed YOUSSOUF
Ministre déléguée conjointement avec
M. Le Représentant de l'UNICEF
à Djibouti.
LA LIBERTÉ N° 36
-
M Ibrahim Idriss DJIBRIL,
Ministre de la Justice, conjointement avec M Mohamed Ali ABDOU, procureur général de Djibouti (2ème nomination)
BULLETIN N° 4
-
Lieutenant GUELLEH de la FNP
BULLETIN N° 7 -
Le responsable des forces de police
qui a donné l'ordre le 24 juin de tirer à balles réelles sur Daher Guedi FOUREH.
BULLETIN N° 16 -
M Yacin Elmi BOUH,
Ministre de l'Économie et des Finances.
LA LIBERTÉ bulletin N° 23
-
M. Yacin Elmi BOUH,
Ministre de l'Économie et des Finances (2ème nomination)
LA LIBERTÉ bulletin N° 28
-
Monsieur Abdallah Abdillahi Miguil,
Ministre de l'Intérieur
LA LIBERTÉ bulletin N° 29 -
Monsieur MOGUEH,
Ministre délégué aux affaires musulmanes
LA LIBERTÉ - bulletin N° 32 -
Madame Nima Ali Warsama,
Juge d'instruction
LA LIBERTÉ - bulletin N° 36
Monsieur Ali Mohamed Daoud -
Ministre de l'Agriculture et du développement rural.
LA LIBERTÉ - bulletin N° 37
Le Lieutenant-colonel Abdourahman Ali Kahin,
Chef du groupement de police du district de Djibouti.

LA LIBERTÉ - bulletin N° 40

Le procureur IBRAHIM,
LA LIBERTÉ - bulletin N° 42
M. Idriss Arnaoud Ali, Directeur de Publication du Journal le Progrès, Président de la Commission Permanente de l'Assemblée Nationale et Secrétaire Général Adjoint du Parti RPP.
LA LIBERTÉ - bulletin N° 43
le Président Sad Mahamoud Abkar, Cour criminelle de Djibouti.
LA LIBERTÉ - bulletin N° 48
Hassan dit "Modaubé"
OBSERVATOIRE N° B106
DJAMA SOULEIMAN, procureur auprès du Tribunal de Première instance de Djibouti.

OBSERVATOIRE N° B132

ALI HASSAN,
chef de la Police, pour un acte gratuit de cruauté envers un blessé grave.


OBSERVATOIRE N° B138
Le Procureur général Ali Mohamed Abdou, pour déni de justice envers les prisonniers politiques et pour des déclarations mensongèrfes sur RFI
.

------------ Sommaire ---------------


Les principaux responsables
d'actes de torture
à Djibouti.

En attendant que la justice pénale puisse instruire les plaintes des victimes de mauvais traitements, de spoliation, de viols, de torture et d'emprisonnement arbitraire (. . . ), nous rappelons, chaque semaine, à l'opinion publique internationale les noms des tortionnaires qui ont été le plus souvent cités par les victimes, et ce jusqu'à ce qu'ils soient inculpés.

- Colonel
Mahdi Cheikh Moussa,
- Colonel
Omar Bouh Goudade

- Lieutenant-colonel
Hoche Robleh


- Commandant
Zakaria Hassan

- Lieutenant Ladieh
- Lieutenant Mohamed Adoyta
- l'aspirant Haroun (expulsé par le Canada et déchu de la nationalité canadienne)
- Le sous-officier Naguib
- l'adjudant Tane
- Kalifa
- Wagdi

Certains se seraient déjà réfugiés à l'étranger (USA et Canada) sous de fausses identités, mais ils sont placés sous surveillance, par les polices locales.

Nos informations sur la torture à Djibouti et les récits des victimes

-------- Sommaire ---------


l'Ordre des
Brosses à Reluire

Roger Picon

réunit les meilleurs chantres du régime dictatorial

Bulletin n° 44
Mahdi Ahmed Abdilahi au grade de Cireur de Pompes - Premier échelon
Bulletin n° 45
Monsieur Ali Abdi, Ministre des Affaires Etrangères au grade d'hyène fonceuse - Premier échelon
Monsieur Johar, Ministre du commerce au grade d'hyène repue - Premier échelon
Bulletin n° B122
Mohamed Ali Mohamed (dit DIG DIG), auteur de l'article "Pour un peu plus de patriotisme" (paru dans le journal La Nation N°91 du 12/11/01) au grade de Léche-bottes avec mention spéciale.

Bulletin n° B127

l'ensemble des journalistes de La Nation pour un article paru début janvier 2002 et intitulé "Pour la liberté de la Presse", collectivement au grade de l'faux-culs' avec la barrette spéciale de dénonciateurs.
Bulletin n° B134
M. Ismael Ibrahim Houmed, Ministre de la Justice, des Affaires Pénitentiaires et Musulmanes, Chargé des Droits de l’Homme, pour sa langue de bois, au grade de l'Somnifère'.

Bulletin n° B135
M. Wahib Ahmed ben Ahmed, Président du MSR pour une déclaration en faveur de la dictature et pour ses contradictions, au grade de l'Clown'.