ARDHD
Observatoire de la situation
des Droits de l'Homme
à Djibouti
4ème année


Bulletin d'information et d'alerte N° B 142a
Du 13 avril au 17 avril 2002

 

17/04/02 Un lecteur, exilé, nous adresse un message ... de nostalgie
17/04/02 Rumeur sur une dévaluation possible du FD par rapport au Dollar.
17/04/02 Démocratie à la malienne, plus qu'un espoir … une réalité qui progresse (par Roger Picon)
16/04/02 Appel URGENT - Y-a-t-il un avocat dans la salle ? Un avocat ou une organisation d'avocats qui va accepter de défendre la cause des prisonniers politiques à Djibouti.
16/04/02 Tous les Mamassan ne sont pas les complices de Guelleh ! (Lecteur)
15/04/02 TCHAD: Une avocate reçoit un prix des droits de l'homme
15/04/02 COMMUNIQUE DE PRESSE de la LIGUE CAMEROUNAISE DES DROITS DE L'HOMME
15/04/02 Les rats quitteraient le navire. Un signe d'espoir pour les Djiboutiens ?
15/04/02 Radio-trottoir "Le Palais de Guelleh en Ethiopie !" et "Les personnes âgées, femmes et hommes, battues par la Gendarmerie, parce qu'elles réclamaient le paiement de leurs retraites"
15/04/02 Les USA proposent à l'Allemagne de prendre le commandement de leurs forces engagées en Mer rouge.
15/04/02 La Communauté internationale tranche le problème frontalier avec l'Erythrée en faveur de l'Ethiopie
15/04/02. Lu sur le site du GED. Dénonciation de la fraude électorale auprès des organisations internationales.
15/04/02 Comment falsifier " au grand jour " la préparation des futures élections à Djibouti ? (Lecteur)
14/04/02 ETHIOPIE : CONDAMNATIONS SOMMAIRES DE CINQ SOMALIENS A LA PEINE DE MORT ET DE CINQ AUTRES A DES PEINES DE RECLUSION DE VINGT A TRENTE ANS - RISQUE DE RELANCE DU CONFLIT (Transmis par un lecteur)
14/04/02 ETHIOPIE - Graves atteintes aux droits de l'homme: (Transmis par un lecteur)
13/04/02 Lu sur l'ADI : Un ingénieur des Télécoms s'exprime avec conviction sur le développement d'Internet, mais il oublie l'essentiel...
13/04/02 La Cour Pénale Internationale. Un coup décisif porté à l'impunité, entre autres, aux crimes contre l'humanité.Y-a-t-il des cas à Djibouti qui pourraient relever de cette Cour ?
13/04/02 A lire dans LOI du 6/04/02
13/04/02 La Cour Pénale Internationale sera constituée à partir du 1 er juillet 2002
13/04/02 IOG déclare la guerre à la société MOBIL Djibouti et lance les premières offensives militaires. Acte de terrorisme d'Etat ? (Le Renouveau)

bulletin B141

..bulletin B142b




Avis : nous ne pouvons pas vérifier toutes les informations transmises par les lecteurs.

Nous rappelons que les courriers des lecteurs sont publiés sous leur seule responsabilité et que l'action de l'ARDHD se limite à les insérer dans ces colonnes en ajoutant la mention l'Lecteur".

Pour des raisons de sécurité les publications peuvent être publiées de façon anonyme, mais l'ARDHD conserve le double des messages E-Mail. l'ARDHD s'engage en contrepartie à publier les réponses à ces courriers et/ou les rectificatifs. Elle se réserve la possibilité de mettre un terme aux polémiques.

   

Avertissement : une nouvelle fois, compte-tenu de l'importance et du volume des informations de la semaine, nous avons été contraints de scinder le numéro B142 en deux numéros (a et b) pour réduire le temps de chargement des pages.

17/04/02 Un lecteur, exilé, nous adresse un message ... de nostalgie


(les îles moucha et maskali)


Cette beauté, ce silence, cette virginite me manquent.
Exilé et privé de cette beaute à cause d'un usurpateur, exilé de mon pays depuis 15 ans, Djibouti tu me manques .....

Merci à vous de publier cette photo, car elle va faire pleurer la diaspora djiboutienne comme je l'ai fait.

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17/04/02 Rumeur sur une dévaluation possible du FD par rapport au Dollar.

Nous avons été informés d'une possible dévaluation du FD face au Dollar. A cet instant, nous n'avons pu recevoir aucune confirmation officielle.

Si cette information se vérifiait, ce serait un nouvelle épreuve que Guelleh ferait subir aux Djiboutiens. Ils devraient payer encore plus cher les produits d'importation. Et on sait que Djibouti importe presque tout, y compris les produits de première nécessité et le Khat.

On peut comprendre que le Gouvernement doit faire face à des difficultés financières de plus en plus sérieuses mais elles ne sont que la conséquence de l'augmentation des prélévements (corruption) que s'attribuent Guelleh et ses proches soit sur le trésor public directement soit indirectement sur les marchés.

Guelleh a raison d'y penser au moins six mois avant les élections ... car la mesure ne serait certainement pas très populaire ...et il faudrait au moins cette période pour faire avaler la pilulle par les électeurs ...

Les Djiboutiens finiront-ils par découvrir, à cette occasion, l'ampleur de l'abime économique vers lequel le dictateur les conduit inéluctablement ...

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17/04/02 Démocratie à la malienne, plus qu'un espoir … une réalité qui progresse (par Roger Picon)

Note de l'ARDHD : Cela sera-t-il possible à Djibouti dans un avenir proche ? Nous n'avons pas la réponse, mais il est intéressant de faire un parallèle entre la situation actuelle à Djibouti et celle du Mali. Grâce à des hommes sages et engagés, le Mali a pu progresser à grands pas dans la Démocratie. Pourquoi pas Djibouti ?

Le 22 mars 1991, de violentes manifestations d'étudiants et de jeunes chômeurs ont lieu à Bamako. Les forces de l'ordre tirent à la mitrailleuse sur la foule, faisant plusieurs dizaines de morts.
L'état d'urgence et le couvre-feu sont instaurés dans tout le pays. Le 24, le président Moussa Traoré, au pouvoir depuis 1968, affirme qu'il ne démissionnera pas.
Le 25, il est renversé et arrêté par des militaires.
Un Conseil de réconciliation nationale, dirigé par le lieutenant-colonel Amadou Toumani Touré, est formé.
Il suspend la Constitution, dissout le Parlement et le parti unique, l'Union démocratique du peuple malien.


Le Mali ne souffre plus de tribalisme mais les Maliens sont des citoyens méfiants.
Nul ne fait plus référence au régime despotique de Moussa Traoré qui a maintenu le pays dans la misère d'une factice " démocratie populaire " durant plus de 23 ans tout en entretenant des clivages entre les ethnies du Nord et celles du sud.
Fin 1991, 98 % des votants approuvaient par référendum la nouvelle Constitution.
Quelques mois plus tard 26 % seulement de la population se déplaçait pour participer aux législatives.
Le boycott frappait la Liste du parti Konaré ou figuraient des ralliés, anciens députés de Moussa Traoré.
Le professeur Alpha Konaré , défenseur des Droits de l'homme a compris le message de " Volonté de Démocratie et d'ouverture, de respect d'une réelle pluralité politique " que lui adressa alors le peuple malien ; il a définitivement coupé avec la dictature sanglante et pratique la " bonne gouvernance " remplaçant une paix faite de subterfuges du pouvoir par une paix durable avec les tribus touaregs du nord et stoppé toutes les violences politiques dans la rue.

La délinquance et la criminalité ont régressé d'année en année au point qu'elles sont aujourd'hui parmi les plus faibles en Afrique.
Par sa libéralisation de l'Economie, sous la pression de la Banque mondiale, Alpha Konaré, a supprimé des postes de fonctionnaires et bridé les salaires durant quelques années alors que parallèlement les investisseurs locaux et étrangers créaient des entreprises et généraient des emplois aux salaires bien supérieurs à ceux pratiqués dans la fonction publique.

Le reclassement des fonctionnaires fut géré et s'est étalé dans le temps. Certains n'ont pas hésité à démissionner spontanément pour occuper des postes qui s'ouvraient dans le secteur civil ; ils ont amélioré leurs conditions d'existence et celles de leurs familles.

Sur le plan de l'économie, les progrès sont visibles au point qu'ils surprennent les experts les plus optimistes.

Comme par une volonté divine de contribuer à l'amélioration de la situation, les grandes sécheresses épargnent l'agriculture qui s'est réorganisée et produit davantage au point qu'elle exporte depuis quelques années vers les pays limitrophes.
Dans les régions les plus retirées du Mali, l'eau était là, à quelques mètres sous terre ; il suffisait de creuser.
Les Maliens l'ont fait aidés en cela par des ONG françaises qui se sont investies afin de répondre au mieux dans tous les domaines dans lesquels les grandes réformes de l'état malien ne pouvaient pas forcément répondre financièrement.
La population ne connaît plus de problèmes alimentaires.
Les conditions sanitaires de la population s'améliorent d'année en année, des campagnes de vaccinations sont organisées notamment en pays touareg où l'on voit des motos tous terrains sillonnant les pistes et transportant de petits containers réfrigérés préservant vaccins et médicaments sensibles aux variations de températures.






Des projets innovants, entre autres, de " Dispensaires médicaux " démontables et transportés à dos de chameaux sont en cours de concrétisation ; ils iront là où peu sont allés, dans les régions les plus inaccessibles du pays.

Les citadins reviennent dans leur village d'origine qui revivent et s'étendent.
Une multitudes de petits commerces locaux émergent, parfois tenus par des mères de famille, et contribuent au déploiement d'une nouvelle dynamique locale dans l'arrière pays.


Le Mali ne disposant d'aucune façade sur l'océan Atlantique, le tourisme y est néanmoins en plein essor. La grande " Fête des Touaregs " de janvier 2002 a confirmé la capacité du Mali à s'ouvrir vers l'extérieur tout en harmonisant, en l'espèce, l'une de ses opportunités de développement d'un tourisme ciblé et limité avec la préservation des pouvoirs traditionnels, de la culture, de la langue et de la religion.

Les Conseils des anciens, les Chefs de villages et les grandes familles restent influents tout en accompagnant la montée en puissance de la Démocratie et le respect des droits humains.
L'analphabétisme régresse lentement, la volonté d'avancer est présente.
Là encore, les ONG interviennent dans l'équipement des classes et la fourniture des matériels et des ouvrages scolaires dans les villages de l'arrière pays.


Si nul ne peut prétendre que le Mali a atteint " le parfait " on ne peut contester les effets très positifs des profonds bouleversements de la société malienne dans son ensemble qui se sont opérés dans le pays, notamment dans ces 5 dernières années.

Contrairement à bien de ses voisins, le Mali se prépare à des présidentielles transparentes, les 28 avril et 12 mai.
Conformément à la Constitution, après deux quinquennats, Alpha Konaré quitte le pouvoir.
Il part sans désigner de dauphin et dans son parti, l'actuel premier ministre, Mandé Sidibé, et l'ancien, Smaïla Cissé, se concurrencent.
Dans l'opposition, le CNID aligne un solide candidat, Moutaga Tall, super-diplômé à l'étranger et grand expert en politique.


D'autres hommes politiques brillants comme Choguel Maïga et Tiébélé Dramé ont des atouts certains mais c'est un général pré-retraité, l'homme qui déposa Moussa Traoré puis qui lança la Réconciliation nationale de 1991, Amadou Tumani Touré, qui semblerait être le mieux placé dans cette ultime confrontation pour une présidentielle à trois composantes.

Fils de parents peul et bambara, le général surprend par sa modernité.
Considéré comme " Militaire courageux et démocrate sincère " depuis l'action de ses parachutistes au cœur des émeutes de Bamako au printemps 1991, au cours de laquelle il avait mis un terme au régime de Moussa Traoré en spécifiant alors que " L'Armée n'assurerait qu'une transition de 9 mois avant le retour au régime civil et aux élections.
Le militaire de courage a tenu parole et s'est retiré du pouvoir pour laisser la parole à la Démocratie.
Il a soutenu et soutient encore des associations rurales, entre autres, pour l'acquisition de moulins à farine, la lutte contre le ver de Guinée, l'émancipation de la femme malienne.
Il a crée une fondation pour la scolarisation des enfants.


Dans la perspective des Elections présidentielles proches… avec une quinzaine de candidats en lice, le mélange savant des accords entre 41 petits partis politiques est bien difficile à connaître actuellement et laisse peser une nécessaire incertitude ; celle de la Démocratie et du libre choix des électeurs maliens.

Roger Picon

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16/04/02 Appel URGENT - Y-a-t-il un avocat dans la salle ? Un avocat ou une organisation d'avocats qui va accepter de défendre la cause des prisonniers politiques à Djibouti.

Guelleh a décidé de maintenir ces hommes en prison et sans jugement. Le procureur, qui s'exprimait sur RFI, a promis que leur cas serait traité en urgence. Et pourtant il ne se passe rien.

Nous lançons un appel urgent pour que des avocats prennent en main les dossiers des prisonniers politiques de Djibouti qui ne sont pas représentés devant la justice par des avocats libres et indépendants.

Ces hommes sont emprisonnés depuis quinze mois, sans aucun secours, sans aucun jugement ni aucune aide. Ils sont oubliés du monde et de la justice par la seule volonté d'un dictateur sanguinaire, revenchard, abject qui détruit un pays, une économie et une société.

Il est temps de comprendre qu'il sait que la fin de son système est proche, que son entourage (y compris des membres de sa famille) se démarquent de lui en s'exilant au Canada et qu'il est contraint de radicaliser ses méthodes pour conserver le pouvoir un peu plus longtemps.

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Nous nous faisons l'écho des appels au secours qui nous sont adressés par la Ligue Djiboutienne des Droits de l'Homme.

1) Mr MOHAMED ABDILLAHI GOD
Né le 2/7/1952 à Djibouti. Demeurant à Djibouti. Profession ex-colonel de la FNP. MD 13/12/00

2) Mr AHMED ADEN FADAN dit AHMED NASSER
Né le 7/6/1963 à DIRE-DAWA EN ETHIOPIE. Demeurant à Djibouti. Profession ex-commandant de la FNP MD 13/12/2000.


3) Mr DAHER HASSAN AHMED
Né en 1963 à Djibouti. Demeurant à Djibouti. Profession ex commandant de la FNP M. D 13/12/2000.



4) Mr HOUSSEIN GUELDON BOULALEH
Né en 1943 à Djibouti. Demeurant à Djibouti. Profession ex-capitaine de la FNP.



5) Mr HOUSSEIN FARAH RAGUEH DIT " NALLET "
Né le 19/10/1966 à ALI-SABIEH. Demeurant à Djibouti. Profession ex-lieutenant de la FNP. MD 13/12/2000.



6) Mr ABDOURAHIM MOHAMOUD HERSI
Né le 21/3/1972 à Djibouti. Profession ex-sous lieutenant de la FNP. MD 13/12/2000.



7) Mr DOUALEH IGUEH OFLEH
Né le 7/11/1968 à Ali-Sabieh. Demeurant Djibouti. Profession ex-sous lieutenant de la FNP. MD 13/12/2000.


8) Mr NARSNI ELMI MERANE
Né le 5/3/1977 à Djibouti. Demeurant à Djibouti. Profession sous lieutenant de la FNP



9) Mr MOUSTPHA KHAIREH DARAR
Né en 1969 à Djibouti. Demeurant à Djibouti. Profession ex-sous lieutenant de la FNP. MD 13/12/2000.




10) Mr HASSAN DJAMA MERANEH dit " ACHKIT "
Né le 31/08/1972 à DIKHIL. Demeurant à Djibouti. Profession ex-sous lieutenant de la FNP. MD 13/12/2000.


11) Mr ADEN ALI GUEDI
Né en 1966 à Djibouti. Demeurant Djibouti. Profession Caporal chef de la FNP. MD 13/12/2000.


12) Mr MOHAMED MOUSSA GUEDI
Né en 1966 à Djibouti. Demeurant Djibouti. Profession Caporal chef de la FNP. MD 13/12/2000.


Ces douze policiers sont encore en détention arbitraire, en détention depuis le 13 décembre 2000, et incarcérés dans la sinistre prison de Gabode.
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Mr FATHI MOHAMED GUELLEH
Né le 31/10/1961 à Djibouti. Demeurant Djibouti. Profession ex-Commandant de la FNP. MD 13/12/2000.


Mr BOUH AHMED OMAR
Né en 1964 à Djibouti. Demeurant Djibouti. MD 13/12/2000.


Inculpés par procès-verbal de première comparution en date du 13/12/2000, suivant mandant de dépôt du 13/12/2000.

Ces deux policiers ont bénéficié du Non-Lieu du 6 août 2001.
Le Commandant Guelleh n'est pas incarcéré comme le Colonel God. Il avait depuis longtemps bénéficié d'une liberté provisoire, avant même que la Juge d'instruction ne prononce sur le Non-Lieu.

M.Bouh A. Omar avait été relaché le même jour que le Colonel God, mais ce dernier n'a pas été ramené en prison, mais avait plutôt bénéficié du Non-Lieu car le procureur de la République avait fait appel sur le Non-Lieu du Colonel God et du Commandant Guelleh.


Toutefois, il est à remarquer, que dans l'Ordonnance du Juge d'Instruction, la date de naissance et le grade de M. Bouh Ahmed Omar ne sont pas mentionnés (Pourquoi ? ) .


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16/04/02 Tous les Mamassan ne sont pas les complices de Guelleh ! (Lecteur)

Note préalable de l'ARDHD :
Nous saluons l'intervention de ce lecteur. Il est vrai que les Mamassan, dans leur majorité, subissent aujourd'hui le poids des crimes de Guelleh et de Gouled. Le fait que le pouvoir ait été détenu, pratiquement sans partage, par des membres du clan Mamassan depuis l'indépendance (non seulement IOG et Gouled, mais aussi leurs proches qui ont bénéficié des largesses et de la corruption) rejailli sur la Communauté toute entière, qui a vu son image de marque se dégrader au fil des années.


Au sein de l'ARDHD, nous refusons le tribalisme qui est l'une des plaies de Djibouti et nous savons qu'il ne faut jamais généraliser. Tous les membres du clan Mamassan ne sont pas responsables des ignominies commises par certains d'entre eux. Cela dit, le clan Mamassan aurait certainement intérêt à communiquer sur le sujet (comme le fait à juste titre notre lecteur) et à montrer qu'il se démarque résolument de l'équipe d'IOG et de ses proches, car sinon l'assimilation les guette.

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Je salue vos interventions utiles eu égard au conflit politique qui s'est développé sur notre chère terre de Djibouti, ainsi que l'ensemble des personnes qui aident les opposants qui veulent changer la situation à Djibouti.

Ce qui me choque un peu, c'est d'entendre des personnes qui affirment (et qui en sont souvent persuadées), que tous les Mamassan sont à la solde de Guelleh et en plus, qu'ils sont tous originaires soit d'Ethiopie soit de Somalie.


Bref, personne ne peut changer l'histoire de la République de Djibouti. Les vrais citoyens de Djibouti savent qu'il y a certaines branches du clan Mamassan qui sont originaires de la zone d'Assamo en passant par Kabah-Kabah. Ils nomadisent presque toute la région d'Assajogs.

Dans les faits, il est honteux de lire les articles de certaines personnes qui condamnent toute une tribu. Je crains cela ne tourne au conflit général, si on ne met pas un terme à cette mascarade. Les Issas, qui sont nés dans cette République à laquelle j'appartiens, ont très bien compris que le mal, qui nous ronge, est engendré par des Issas qui vivaient avant dans les pays voisins : Ethiopie et ou Somalie.


Ce sont eux qui nous dirigent actuellement et qui développent la haine tribale pour mieux nous diviser afin de conserver leur pouvoir. Où sont passés les défendeurs de la Justice ? Nous ne voyons autour de nous que les propagateurs de la Haine.

Je vous rappelle simplement, certaines idées reçues qui circulent ici, pour mieux nous asservir :
"Certains prétendent que les Issas qui vivaient à Djibouti ne savaient ni lire, ni écrire et que cette terre, sans eux, serait le paradis ..."
"D'autres ont dit que les communistes ethiopiens ont mieux formé des cadres que ne l'ont fait les colonisateurs francaises qui ne nous ont jamais aidé à résoudre nos difficultés"


Malheureusement , être ou ne pas être djiboutien(ne) de souche, n'est plus une question à l'ordre du jour. Ceux qui sèment la terreur et qui profitent de la faiblesse de certains clans reçoivent en échange tout ce qu'ils désirent pour autant qu'ils donnent leurs voix à cette voleuse qu'est le RPP.

Dernièrement, j'ai entendu dire que la tribu Fourlaba revendiquait le poste du Ministère de l'intérieur au motif que Gouled avait coutume de le leur attribuer ... Il aurait même affirmé que ce maroquin sera toujours réservé aux Fourlaba.

La "raison" guelléenne a accepté la revendication des Fourlaba, mais la vraie question c'est qu'ils n'ont pas mesuré les conséquences de leur revendication. Guelleh a bien donné le poste à un Fourlaba, mais il a choisi évidemment un Fourlabla d'origine éthiopienne et la qualité n'est pas au rendez-vous ...


Je vous écrirai très prochainement mais d'ici-là, ne vous laissez jamais influencer par d'autres personnes qui pourraient ne pas être bien intentionnées. Je vous recommande sincèrement de marcher sur des oeufs et d'éviter toutes critiques généralisées des Mamassan parce que la majorité d'entre eux sont des gens honnêtes qui n'ont aucun lien ni avec la politique de l'ancien régime de Gouled ni avec celle de son neveu Gueleh.


Agissons tous contre ce gouvernement qui ruine nos finances et non pas contre les Mamassan,

Et surtout je tiens à remercier l'ARDHD pour son noble courage. BRAVO !.

(Lecteur)

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15/04/02 TCHAD: Une avocate reçoit un prix des droits de l'homme

N A T I O N S U N I E S
Bureau de Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA)
Réseau d'Information Régionaux Intégré (IRIN)


ABIDJAN, 12 avril (IRIN) - Une avocate tchadienne, qui représente les
victimes du régime de l'ex-président, Hissène Habre, a reçu le Prix Martin
Ennals des défenseurs des droits de l'homme (2002), a rapporté jeudi Amnesty
International.


Jacqueline Moudeina avait déposé des plaintes au Tchad contre un certain
nombre de complices de Habré, parmi lesquels beaucoup sont encore au
pouvoir. Elle est également un des avocats dans l' affaire contre Habré au
Sénégal, où il vit, a précisé Amnesty.


M. Habré, président de 1982 à 1990, année à laquelle il a été déchu, aurait
commis de graves atteintes aux droits de l'homme. En août 2001, Amnesty
avait demandé que le gouvernement sénégalais livre M. Habré afin qu'il soit
jugé pour crimes de torture. Des victimes tchadiennes et des militants des
droits de l'homme avaient aussi participé dans la campagne contre M. Habré.


L'une des rares avocates au Tchad, Mme Moudeina consacre une grande partie
de son temps à une ONG locale, ATPDH. Le 11 juin 2001, lorsqu'elle a pris
part à une manifestation pacifique contre les élections frauduleuses, un
escadron de sécurité d'un des hommes qu'elle poursuivait en justice a jeté
une grenade sur elle. (Elle) a été obligée de se rendre à Paris pour
traitement », a rapporté Amnesty.


Portant le nom du premier secrétaire général d'Amnesty, et décerné
conjointement par dix ONG des droits de lhomme, le prix est la récompense la
plus élevée qui soit remise pour une oeuvre dans le domaine de la justice
criminelle internationale depuis 1993. Il est décerné annuellement à un
individu ou à une organisation «qui a fait montre d'un courage exceptionnel
dans le combat contre des violations des droits de l'homme ».


Les bénéficiaires ont été entre autres, Peace Brigades International,
Immaculée Birhaheka (République démocratique du Congo), Natasa Kandic
(Yougoslavie), Eyad El Sarraj (Palestine), Samuel Ruiz Garcia (Mexique),
Clement Nwankwo (Nigéria), Asma Jahangir (Pakistan) et Harry Wu (Chine).


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15/04/02 COMMUNIQUE DE PRESSE de la LIGUE CAMEROUNAISE DES DROITS DE L'HOMME

LIGUE CAMEROUNAISE DES DROITS DE L'HOMME
POUR LA DEFENSE DES LIBERTES FONDAMENTALES ET DU PLURALISME


- Membre affilié à la F.I.D.H. accréditée auprès de la Commission de l'O.U.A et de l'O.N.U.
- Membre Fondateur de l'Union Interafricaine des Droits de l'Homme.
- Membre de l'Association Internationale des Juristes et des Avocats-Experts-Consultants en Droits de l'Homme.

Présidents d'Honneur à titre posthume : Dr. Félix MOUMIE
- Rubens UM NYOBE - Ernest OUANDIE - Afana OSSENDE - Abel KINGUE - Monseigneur Albert NDONGMO



COMMUNIQUE DE PRESSE de la LIGUE CAMEROUNAISE DES DROITS DE L'HOMME


La Ligue Camerounaise des Droits de l'Homme, organisation pionnière parmi les initiateurs du Tribunal Pénal International depuis la Conférence Mondiale des Nations Unies sur les Droits de l'Homme en juin 1993, les assises de Rome, en passant par les différentes autres conférences de Paris, salue enfin la naissance de cette instance devant laquelle notre organisation est la première à avoir porté plainte par anticipation, contre les crimes d'assassinats, de tortures, de viols, jusqu'ici impunis, par le régime tortionnaire corrompu, antidémocratique, oligarchique et népotique de Paul BIYA au Cameroun.


Rappelons que notre plainte porte effectivement la date de Novembre 1998, référence : G/SO 215/ CAME 1727, communiquée à toutes les organisations partenaires de notre mouvement (U.I.D.H., F.I.D.H., Nord Sud XXI, Amnesty International, O.U.A, O.N.U., etc.), et récemment à la Cour Pénale Internationale de Bruxelles à compétence universelle.

La Ligue Camerounaise des Droits de l'Homme demande aux organisations auxquelles elle est affiliée, notamment l'U.I.D.H. et la F.I.D.H.:
1°) de diffuser un numéro spécial de leur bulletin sur le Tribunal Pénal International,
2°) que le débat sur le Tribunal Pénal International soit à l'ordre du jour de leurs prochains congrès,
3°) de publier un communiqué de presse rappelant aux Etats qui n'ont pas encore signé ou ratifié ces textes que leur hésitation ou leur refus constituent un défi aux aspirations de l'Humanité à la Justice et à la Paix.


La Ligue Camerounaise des Droits de l'Homme encourage toutes les organisations de défense des libertés fondamentales, à travers le monde, à inventorier, au niveau des Etats nationaux, toutes les manifestations de crimes de génocide, de tortures et d'assassinats devant être diffusées et portées devant le Tribunal Pénal International, à l'exemple du Rwanda, du Cameroun, de la Bosnie, du Kosovo, du Tchad, etc……..

Et enfin, la Ligue Camerounaise des Droits de l'Homme salue toutes les grandes figures initiatrices pionnières de ce monument historique universel de la défense de la personne humaine, grandes figures parmi lesquelles notre ami et compagnon de lutte pour la liberté, l'ancien Ministre français, l'éminent juriste, Robert Badinter.

Saluons également les grandes organisations dont le rôle a été déterminant, notamment, la F.I.D.H, l'U.I.D.H., Nord Sud XXI, Amnesty International, l'ACAT……..




Pour la Ligue Camerounaise
des Droits de l'Homme,
le Président Fondateur,
le Professeur Kapet de BANA,
Vice - Président de l'U.I.D.H.,
chargé des îles africaines de l'Océan Indien.

LE 13 AVRIL 2002


SECRETARIAT DE LA DELEGATION DU COMITE DIRECTEUR EN FRANCE
85, boulevard Saint - Michel - 75005 - PARIS
tél/fax : (+33) 143.258.050.

site Internet : http://africa.smol.org


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15/04/02 Les rats quitteraient le navire. Un signe d'espoir pour les Djiboutiens ?

La majeure partie de la famille Guelleh aurait déménagé et se serait exilée à Ottawa (Canada).

S'il est des aptitudes que l'on reconnaît au Djiboutien en situation de candidat à l'exil c'est celles d'être curieux, physionomiste et de chercher à comprendre. C'est ainsi que le débarquement d'un nouvel arrivant djiboutien dans un quelconque pays d'accueil, a fortiori non accompagné de femme et enfants est immédiatement signalé au sein de la communauté.

Par évidence, on constate donc qu'en dépit des mesures de discrétion prises ... l'arrivée de membres de la famille d'ismaêl Omar à Ottawa ne pouvait pas passer inaperçu.

Quatre frères d'Ismaël Omar Guelleh avec leurs épouses et leurs enfants auraient quitté Djibouti ces dernières semaines pour fixer leur résidence à Ottawa (Canada). Ils viendraient renforcer la longue liste des Djiboutiens exilés dans ce pays.

Constatant que le bateau commence à prendre eau de toute part puisque son Excellence le "Frangin" a concentré l'unanimité contre lui, les "frangins" auraient préféré assurer l'avenir proche et s'éloigner discrètement ?.


A moins que comme certaines et certains, vraies-fausses cartes d'identités à la main, ils nous fassent le coup des "Exilés opposants" qui demandent aux autorités canadiennes un statut de réfugié politique ? Mais la Communauté des vrais exilés djiboutiens au Canada veille et nous l'appuierons de toutes nos forces, lorsqu'il faudra informer les services canadiens de l'identité de ces faux-réfugiés ... !!


Décidément rien ne va plus dans la République de Guelleh !


Trahi par ses amis, surveillé par une opposition politique qui a dressé le bilan de toutes ses tromperies et de toutes ses falsifications, voilà que sa famille n'a plus confiance et qu'elle abandonne Paulette et le Chamelier à leur triste sort.

Selon la rumeur, même le clan Mamassan ne suivrait plus aveuglément celui qui voudrait devenir le Guide de Djibouti. Le clan à raison de se démarquer, car Guelleh n'a pas la capacité de résister au vent qui tourne ... Et les Mamassan pourraient faire les frais de leur encombrant parent .... c'est à dire de payer ses fautes dans l'avenir.

(Affaire à suivre)


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15/04/02 Radio-trottoir "Le Palais de Guelleh en Ethiopie !" et "Les personnes âgées, femmes et hommes, battues par la Gendarmerie, parce qu'elles réclamaient le paiement de leurs retraites"

"Mon Palais de Nasaret contre ta propriété de Versailles sinon ….."

" On est jamais mieux trahi que par les siens ".

Nous en voulons pour preuve l'information largement diffusée selon laquelle l'ex Président Hassan Gouled se serait opposé, aujourd'hui et avec virulence, à son neveu, Ismaël Omar l'ingrat qui l'aurait même menacé….. IOG voulait imposer à Gouled un échange de propriétés.

Après le départ de son Excellence, l'ex-Président aurait donné quelques coups de téléphone.

En désigant IOG dès 1980 comme son dauphin pour lui succéder à la Présidence de la République de Djibouti, Hassan Gouled avait écarté à sa manière les trois autres postulants et en 1999 il l'avait fait élire grâce à une fraude électorale massive. On mesure pleinement ce que peut être l'ingratitude d'Ismaël Omar à son égard et ce doivent être aujourd'hui le ressentiment de l'oncle et ses inquiétudes pour l'avenir et pourquoi pas, même pour le pays.

Ismaël Omar est très ennuyé car il disposerait d'un Palais à Nasaret (Ethiopie) mais il ne s'y sentirait pas en sécurité, compte tenu des différents qui l'opposent à l'Ethiopie.

Imaginez un instant son Excellence débarquant dans son Palais d'Ethiopie avec sa cohorte de gardes du corps sur-armé, dans le style " papa doc " plus sa garde républicaine … !!! pour passer un week-end…. Probablement impensable !.


Les relations déjà houleuses et difficiles, qu'il entretient avec Addis Abeba depuis un certain temps, auraient tendance à s'aggraver…On l'imagine assez mal franchir la frontière…. même pour aller dire bonjour à sa famille dans la région de Dire Dawa…en Ethiopie.

Peu nombreux sont ceux qui connaissent l'existence de ce Palais. On murmure qu'il lui aurait été offert… par ses amis M Abdourhaman Borreh et le milliardaire saoudien M Al Amoudi (cité dans un rapport US comme financier d'une certaine .. organisation). Mais cette fable n'a pour objectif que de masquer le fait qu'il l'aurait acquis en utilisant des Aides internationales détournées, initialement destinées au peuple djiboutien.

Seul Ismaël Omar pouvait avoir l'idée saugrenue de tenter de contraindre Hassan Gouled à lui échanger sa propriété située en France près du Palais de Versailles contre le Palais de Nasaret.

Ismaël Omar a réussi l'exploit de faire l'unanimité contre lui tout en jetant le discrédit sur le clan des Mamassam, dont les chefs lui tiennent rigueur à juste titre. D'ici à ce que le vieux combattant de l'Indépendance djiboutienne organise lui-même un " Coup d'état " pour le chasser ... il n'y aurait plus qu'un pas. D'ici à ce que celui que l'on surnomme amicalement 'Le Vieux' revienne au pouvoir …instaure la démocratie et le respect des droits humains à Djibouti …. il y a probablement un fossé !




IOG ne respecte plus les " vieux travailleurs " et fait donner les forces armées contre eux.


Dans le courant de la semaine passée, les vieux travailleurs ou les épouses des hommes décédés se sont présentés à la Caisse Nationale de Retraite afin de percevoir la maigre pension qui les aide à survivre.

Venant de tous les villages et de toutes les villes du pays, ayant effectué souvent un voyage épuisant des heures durant, nous avions pris l'habitude de les voir ainsi et à date fixe attendant patiemment leur tour sous la surveillance d'un gendarme chargé de réguler les entrées. Ils faisaient la queue au guichet pour percevoir leur pension dont une partie leur permet d'acquitter le prix du transport qui les ramène dans leur village.

Ce jour là, on leur a annoncé que la Caisse Nationale de Retraite n'était pas en mesure de leur verser un seul Franc djibouti.


A la déclaration d'un responsable selon laquelle " Il n'y a plus d'argent, les caisses sont vides et l'on ne sait pas quand on pourra vous verser vos pensions ", quelques uns auraient vivement réagi.


Comment ne pas comprendre cette réaction de personnes qui ne disposent que de cette pension comme moyen d'existence ?.

Une fois encore, Ismaël Omar aurait fait " donner la troupe " en guise de paiement.

Face au mécontentement gagnant les rangs des vieux retraités, les gendarmes appuyés par la Garde républicaine auraient fait un usage excessif du bâton allant jusqu'à utiliser les gaz lacrymogènes contre de vieilles femmes et de vieux travailleurs.

A notre connaissance, dans l'histoire de Djibouti jamais une quelconque force publique ne serait intervenue d'une manière aussi méprisable face à de vieilles femmes et de vieux travailleurs qui n'ont plus à leur âge que les mots et que leurs cris de désespoir pour réclamer leur dû et tenter de se défendre.

Ismaël Omar se serait bien gardé de sortir de son Palais de l'Escale, pourtant proche, pour s'expliquer.

Si cette information, obtenue par diverses sources, s'avérait exacte nous condamnerions un tel comportement des gendarmes et de la Garde républicaine mais surtout du " donneur d'ordre ".

" Honte à vous Ismaël Omar ! Ordonner à la Gendarmerie de frapper des personnes âgées est un geste ignoble. Si l'on se réfère au contenu du message de Muhamat, le malheur retombera sur vous ".

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15/04/02 Les USA proposent à l'Allemagne de prendre le commandement de leurs forces engagées en Mer rouge.

ARDHD : Est-ce pour résoudre le conflit qui opposerait les Allemands à IOG au sujet du montant des indemnités. Comme d'habitude, IOG aurait multiplié le montant de ses exigences en cours de contrat ?

Washington a proposé à l'Allemagne de prendre la commandement de l'ensemble des forces navales engagées dans la corne de l'Afrique dans l'opération " Liberté immuable ". Trois frégates, cinq vedettes rapides lance-torpilles et quatre navires ravitailleurs sont notamment sur la zone.

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15/04/02 La Communauté internationale tranche le problème frontalier avec l'Erythrée en faveur de l'Ethiopie

La Commission internationale frontalière pour l'Erythrée et l'Ethiopie, réunie à La Haye, a tranché en faveur de l'Ethiopie pour le tracé de la frontière entre les deux pays. Ce conflit frontalier avait provoqué un conflit meurtrier dans lequel ont péri plusieurs dizaines de milliers de personnes entre 1998 et 2000.

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15/04/02. Lu sur le site du GED. Dénonciation de la fraude électorale auprès des organisations internationales.



Le GED dénonce auprès de la communauté internationale et condamne la fraude électorale et l'achat des votes en échange de sommes comprises entre 2.000 et 10.000 FD.

Communiqué de presse du Gouvernement en exil de Djibouti

Bruxelles le dimanche 14 avril 2002.




Au nom du peuple djiboutien, de l’opposition politique et du Gouvernement en Exil de Djibouti, le Président Mahamoud Idriss Ahmed dénonce et condamne formellement toutes les pratiques déloyales utilisées par le Parti au pouvoir, le Rassemblement pour le Progrès (RPP), dans la perspective des élections législatives et régionales qui se dérouleront cette année en République de Djibouti.


Une fois encore, après avoir dupliqué tous les partis politiques d’opposition et après avoir écarté artificiellement la candidature des hommes politiques de l'opposition, représentatifs de la Nation djiboutienne, Ismaël Omar Guelleh utilise maintenant son parti le RPP pour acheter les voix des électeurs.

Tous les électeurs djiboutiens sont contraints officiellement de se présenter dans les annexes du RPP, officiellement pour présenter leur pièce d'identité afin de pouvoir voter lors des élections législatives, ce qui est absolument scandaleux et inacceptable.



En réalité, les membres du RPP ont reçu pour mission, non pas de recenser les électeurs, mais de leur soustraire leur carte d’électeur et d’obtenir un mandat de vote, en échange d’une somme d’argent en liquide, estimée entre 2000 et 10000 FD qu’ils octroient à chaque électeur. Cette somme, compte-tenu des conditions économiques actuelles et des retards dans le paiement des salaires, constitue pour la majorité de nos concitoyens un apport financier non négligeable.



De même, au sein de l’Administration, au sein des Organismes d’État et au sein des Forces armées nationales, le pouvoir exerce une pression inadmissible pour que les fonctionnaires, les assimilés et les militaires remettent leur carte d'électeur et un mandat de vote, sous peine d'encourir des sanctions disciplinaires allant jusqu'à la révocation.



Compte-tenu de l’ampleur de la fraude électorale décidée au plus haut niveau de l’État djiboutien - qui s’inscrit dans la continuité de celle qui avait été orchestrée lors des élections présidentielles de 1999 - le Président Mahamoud Idriss Ahmed lance un appel solennel et pressant aux instances internationales pour qu’elles interviennent dans les meilleurs délais afin de mettre un terme à ces pratiques et d'organiser un contrôle efficace des opérations à tous les niveaux.

En effet, la transparence de ce scrutin est indispensable pour mettre un terme aux pratiques abusives du Gouvernement actuel. Ces pratiques sont dénoncées par tous les observateurs de la situation à Djibouti.



Le Président Mahamoud Idriss Ahmed confirme - à l’attention des opposants politiques et du Peuple djiboutien - que le Gouvernement en Exil de Djibouti considère que la tenue d'élections libres constitue un préalable pour résoudre la situation actuelle et une priorité de son action. Dans ce but, il effectue des démarches et il dénonce, au jour le jour, toutes les malversations auprès de l’Union Européenne et des Ministères des Affaires étrangères des Pays de l'Union européenne.

Mahamoud Idriss Ahmed
Président du Gouvernement en Exil de Djibouti

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15/04/02 Comment falsifier " au grand jour " la préparation des futures élections à Djibouti ? (Lecteur)

La Campagne de préparation des élections organisée par le parti politique du pouvoir en place, le RPP, sous la férule d'Ismaël Omar vient de se terminer le 12 avril 2002 sous l'œil attentif des autorités françaises locales qui n'ont pipé mot….


Comment le pourraient-elles ? J'entends d'ici dans certains couloirs les murmures du genre " Nous sommes informés ! mais nous avons l'obligation de réserve … Dans le cas contraire c'est le billet pour le prochain avion ….direction la France… ".

Comme cela s'était pratiqué lors de précédentes élections et sous le contrôle de l'Etat le parti du RPP avait mis en place depuis plusieurs semaines et dans chaque quartier d'arrondissement, un bureau que l'on désignait officiellement comme étant chargé de " vérifier l'identité des futurs votants aux élections et de délivrer les cartes d'électeurs correspondantes……. ".



Ceci confirme, pour le moins et une fois encore, la politique de ségrégation politique appliquée par l'Etat entre le parti du RPP et les " autres "…

Notons que les partis des " véritables opposants politiques au régime ", entre autres le PRD historique, n'ont pas eu droit à ce privilège….

Nous avons donc observé et nous sommes tenus informés, au jour le jour, de ce qu'il se faisait dans les bureaux du parti du RPP. Aucune bonne surprise hélas ! une fois encore la mystification a pris le pas sur les valeurs démocratiques ; tout simplement sur la Loi.
La duperie est si grossière qu'elle est à considérer comme une insulte au minimum d'intelligence que chacun peut avoir.


Dans les faits prouvés, il s'est avéré que lesdits bureaux ont eu comme mission exclusive de récupérer les mandats de votes des djiboutiennes et des djiboutiens et de leur carte d'électeur en échange de la remise d'une somme discrétionnaire se situant entre 2000 et 10000 FDJ, octroyée sur place à chaque électeur.

Moyennant finances ponctionnées sur les Aides internationales, Ismaël Omar utilise le parti du RPP au pouvoir pour escroquer les votes des djiboutiens en achetant les consciences de la grande majorité de la population qui est en situation de misère.

Ceci implique donc que les délégués du RPP pourront se présenter, en toute légalité falsifiée, au jour desdites élections munis desdits mandats de votes et des cartes d'électeurs qu'ils remettront aux assesseurs des bureaux de votes qui ne pourront s'opposer à une telle démarche car la pratique est combinée, ordonnée et gérée par son Excellence Ismaël Omar…


Souvenons-nous que lors des précédentes présidentielles falsifiées par avance et dans les mêmes conditions, certains se sont présentés ainsi porteurs de 1200 mandats électifs….répartis sur 3 bureaux de votes……

L'escroquerie politique s'étant avérée rentable… pourquoi en changer ?.
" Cartésianisme à la Ismaël Omar " serait-on tenté de dire.


Rappelons qu'en son temps notre regretté ami et frère de Combat Mohamed Djama Elabé n'avait eu de cesse de dénoncer avec force de telles pratiques ce qui n'avait pas soulevé alors, en aucun moment ou de quelque manière que ce fut, une quelconque réaction des autorités françaises et des instances internationales.

Par la voix de son président M Mahamoud Idriss Ahmed, le Gouvernement en exil de Djibouti a repris la même argumentation. Il a effectué récemment des démarches auprès des responsables de l'Union Européenne pour dénoncer cette escroquerie politique et pour qu'il soit mis fin à de tels agissements émanant de ceux qui se sont indûment appropriés tous les pouvoirs à Djibouti.



Aujourd'hui et alors que l'on nous parle de volonté d'instauration d'Etats de Droits en Afrique francophone, nous sommes en droit de nous poser la question de savoir si, une fois encore, les autorités françaises et les instances internationales vont rester muettes devant de telles violations caractérisées aux droits des citoyens tout en se retranchant derrière les sempiternels et hypothétiques principes bien arrangeants et de circonstance du genre " non ingérence dans les affaires intérieures d'un pays " ou si, à l'inverse, les autorités françaises et les instances internationales vont faire pression, par tout moyen à leur convenance, sur le gouvernement djiboutien pour que cessent de telles pratiques frauduleuses, véritables humiliations à la Liberté individuelle et au respect des droits fondamentaux de l'humain.


Les limites de l'intolérable.


Nul ne saurait contester que la situation politico-économique dans laquelle se débat la République de Djibouti est préoccupante au plus haut point.

Si l'on se réfère ne serait-ce qu'à la dette des Forces Armées, donc de l'Etat djiboutien, à l'égard de la société Mobil Djibouti, qui serait de plus de 150 MFDJ, et les mesures de rétorsions appliquées pour éviter d'honorer cette créance on se pose de grandes questions quant à la volonté gouvernementale de considérer les entreprises privées comme partenaires économiques et sur sa politique d'incitation à l'investissement privé en République de Djibouti.

Le contenu des interviews parus dans la presse locale est édifiant, on pourrait titrer ainsi les articles par
" Nous n'avons pas atteint nos objectifs !!! mais cela ira mieux demain …sous la conduite de son Excellence Ismaël Omar Guelleh…. ".


L'homme de l'ombre qui tire les ficelles depuis plus de 20 ans à Djibouti est plus à même de " jeter de la poudre aux yeux " que d'agir dans l'intérêt de la Nation.
Prétendre diriger le pays ce n'est pas faire fuir la Nation djiboutienne devant soi .. c'est la faire suivre en démontrant que l'on a une Ambition pour construire un pays et non une Ambition basée exclusivement sur le profit personnel.


La terreur que fait régner la dictature d'un autre âge sur le pays et à tous les échelons de la hiérarchie ne permet pas à chacune et chacun de s'exprimer. Le régime d'Ismaël Omar ne doit sa survie qu'au clientélisme ou à l'utilisation de la force sanguinaire et à la menace immédiate d'incarcération à la sinistre prison de Gabode.

Dans de telles conditions, rien de surprenant à ce que les défections de fonctionnaires et de militaires à tous les niveaux de la hiérarchie s'accélèrent et provoquent dans certaines ethnies importantes, discréditées ignominieusement par Ismaël Omar Guelleh, de vives réactions qui génèrent une mobilisation générale contre le dictateur, ses exactions les plus diverses et ses artifices fallacieux.

Le mal est fait, Ismaël Omar fait aujourd'hui l'unanimité contre lui et ses forces de répression importées d'ailleurs qu'il maintient en conditions par l'utilisation frauduleuse et les détournements des aides extérieures qu'obtient la République de Djibouti.
Ses rares " collaborateurs " fidélisés par la corruption, les profits qu'ils peuvent en tirer et que par cela, ont préparé leur chemin de repli vers Ottawa, les Etats Unis d'Amérique ou vers un pays d'accueil…..


Certains tentent depuis quelques mois de négocier discrètement leur ralliement à l'opposition djiboutienne à la condition que leur " ardoise " soit effacée le moment venu et conservent le patrimoine immobilier acquis.

Si quelques noms étaient publiés….on pourrait mieux mesurer l'isolement dans lequel se trouve Ismaël Omar Guelleh.
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14/04/02 ETHIOPIE : CONDAMNATIONS SOMMAIRES DE CINQ SOMALIENS A LA PEINE DE MORT ET DE CINQ AUTRES A DES PEINES DE RECLUSION DE VINGT A TRENTE ANS - RISQUE DE RELANCE DU CONFLIT (Transmis par un lecteur)

Corne de l'Afrique- Conflit de la Somalie Occidentale, l'Éthiopie opte pour la fuite en avant

Dix somaliens accusés d'affiliation avec l'organisation islamique Al-Itihad basée dans la région somalie de l'Éthiopie ont été présentés, cette semaine, devant un tribunal d'Addis-Abeba. Le verdict est on ne peut plus sévère: la peine capitale pour cinq d'entre eux et de lourdes peines d'emprisonnement allant de 20 ans à 30 années pour les cinq autres. Al-Itihad est avant tout un mouvement de libération nationale qui considère que l'islam est leur identité nationale ( et de ce fait ne pratique pas un intégrisme religieux allant jusqu'à la terreur fanatique et aveugle ), avant que les États-Unis, imités immédiatement par l'Éthiopie, ne la classe, sans preuve aucune parmi les organisations intégristes le lendemain du 11 septembre.

Son objet premier est, à l'instar de l'Ogaden National Libération Front de libérer la Somalie Occidentale de la domination abyssine. Un combat sanglant et sans merci l'oppose aux forces armées éthiopiennes depuis bientôt plus qu'une décennie. Ce conflit meurtrier fait des centaines et des centaines de morts, des deux côtés, sans émouvoir l'opinion internationale et surtout occidentale qui, pour des raisons évidentes, préfèrent se confiner dans un silence qui risque d'être fatal pour les populations somalies de la 5e région d'Éthiopie. Des populations déjà décimées par la maladie et la famine dues aux secheresses successives, les rares et courageuses ONG européennes ayant les plus grandes difficultés à acheminer et distribuer, pour cause de guerre, les aides alimentaires.

Les vivres, dans leur grande partie, sont détournées sans scrupules par l'armée éthiopienne qui tient lieu d'administration dans les dix provinces de cette région, qui n'a jamais connu une paix relative durant un demi-siècle.Rendue exsangue par la guerre contre l'Erytrée, les rebellions oromos et amharas, l'Armée éthiopienne, composée essentiellement de tigréens, n'a d'autres alternatives que le détournement de l'aide alimentaire et la répression féroces pour pouvoir se maintenir tant bien que mal.Déjà en 2000, l'Itihad et l'ONLF contrôlaient militairement la quasi-totalité de neuf provinces de cette région du Sud-Est éthiopien.

Les évènements du 11 septembre dernier et la guerre contre le terrorisme partout dans le monde, a été une aubaine pour le régime de Meles Zenawi pour attiser la foudre américaine et occidentale sur ces mouvements jouissant du soutien total des populations.

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L'Éthiopie qui n'a jamais voulu la renaissance d'un état somalien fort a, dans la foulée, traité de terroriste le gouvernement somalien issu de la conférence d'Arta qu'elle a pourtant officiellement reconnu dès le début.

Les arrestations et les condamnations de ces dix somaliens intervenues au cours de cette semaine rentrent dans un calcul, d'ailleurs très compréhensible, de neutraliser la République de Somalie et les mouvements de libération nationale, tels que Itihad et ONLF, encore pour longtemps.

Il y a tout lieu de penser, dès maintenant,que la mise à exécution des condamnations par Addis-Abeba, déclencherait pour le moins une recrudescence de ce conflit meurtrier et serait la porte fermée à toute solution négociée de cette guerre qui ne dit pas son nom.


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14/04/02 ETHIOPIE - Graves atteintes aux droits de l'homme:
(Transm
is par un lecteur)

Des somaliens condamnés à mort à Addis-Abeba


Plusieurs somaliens résidant en Éthiopie ont été raflés à la sauvette suite à des soit-disant explosions terroristes qui auraient été perpétrées en Éthiopie. Incarcérés dans les geôles éthiopiennes, ils viennent d'être jugés et , tous, condamnés à mort. Aucun d'eux n'a été autorisé à se faire assister par un avocat de son choix. Il s'agit là d'une justice expéditive. Nul dans la région 5 n'a été dupe d'une mascarade de justice destinée à s'attirer la sympathie des américains et autres bailleurs de fonds occidentaux.

Il est utile de rappeler que des milliers de somaliens fuyant la dictature de Siad Barre ou la guerre civile dans leur pays résident en Éthiopie depuis près de deux décennies, et n'ont jamais été mêlés, de près ou de loin, à ce genre d'actions terroristes.

Cette communauté somalienne d'habitude très pacifique n'est composée que de jeunes, de femmes, de paisibles hommes d'affaires et de réfugiés confinés dans de misérables camps du HCR dans des régions éloignées de l'Ogaden.

Dans son obsession maladive de faire passer tous les somalis, le GNT et les mouvements de libération nationale de la somalie occidentale (région 5 de l'Éthiopie) comme des terroristes potentiels aux yeux de la communauté internationale et des États-Unis, en particulier, le gouvernement tigré de Melès Zénawi risque, en exécutant ces innocents, d'embraser une région déjà en ébullition.


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13/04/02 Lu sur l'ADI : Un ingénieur des Télécoms s'exprime avec conviction sur le développement d'Internet, mais il oublie l'essentiel...

Note de l'ARDHD
Nous ne pouvons que féliciter M Houssein Ahmed Hersi, lorsqu'il affirme, à juste titre, que les coûts d'accès à Internet depuis Djibouti sont trop élevés et qu'ils ne correspondent pas à un service complet puisqu'il manque de nombreux langages de programmation .... Cette partie de son discours a attiré favorablement notre attention.


En revanche, la deuxième partie est tout à fait inadmissible, lorsqu'il ose affirmer que les seuls supports d'information crédibles sont l'ADI et La Nation. Pour ce scoop, nous avions envisagé de l'élever dans l'Ordre des Brosses à Reluire, mais nous sommes certains que cet ingénieur est contraint d'agir de cette façon pour faire passer son message et pour conserver son poste, dans un climat de terreur.

Il a oublié aussi de nous parler de la façon dont il interdit parfois l'accès à certains sites, comme le nôtre ou celui du GED, des écoutes de messages, des viols de correspondance après récupération des mots de passe et du bénéfice financier final pour la famille Guelleh. Mais cela fait partie de notre action ...


Vulgariser le Net en révisant à la baisse les prix d'accès (Extrait de l'ADI)



DJIBOUTI (ADI)- 11 avril- L'Internet " est un formidable outil de communication qu'il est indispensable, voire primordial, de vulgariser et de rendre accessible en prix à la majorité des djiboutiens " déclare M. Houssein Ahmed Hersi, l'ingénieur en Télécommunications qui a à son actif la conception et la mise en place de sites Web professionnels tels que ceux de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Djibouti, de l'Agence Djiboutienne d'Information et du bi-hebdomadaire " La Nation ".


M. Houssein Ahmed Hersi relève à cet effet qu' " à Djibouti, pour se permettre un accès permanent à la Toile, il nous faut débourser la somme de 16 050 Francs Djibouti (FD) par abonnement mensuel, des frais de connexion de 5 000 FD et par-dessus le marché un montant de 35 FD additionné de la Taxe sur les Produits et Service (TPS) toutes les trois minutes ".

" Ce qui ", poursuivra l'expert, " représente trois fois plus cher que la communication téléphonique sur le plan local ", avant d'ajouter qu'il trouve cette politique de tarification " anormale ", compte tenu qu' " on ne fait absolument pas d'appel interurbain et qu'il s'agit tout simplement d'un appel local au fournisseur Djibouti-Telecom qui, lui, est relié en permanence au grand réseau Internet ".

Pour le technicien de la Toile, accéder donc régulièrement au Web revient très cher aux internautes djiboutiens qui, par la force des choses, dira-t-il, se voient " contraints de passer par les Cybercafés ".

Cybercafés qui d'ailleurs " offrent à plusieurs utilisateurs une connexion partagée sur une seule ligne téléphonique pour diminuer le coût ", mentionne M. Houssein pour expliquer que Djibouti-Telecom perd ainsi non seulement une clientèle potentielle mais également ne tire pas grand profit des Cybercafés (privés), même si ceux-ci voient grossir le nombre de leurs clients.

M. Houssein Ahmed Hersi fait savoir également qu' " à Djibouti, le prix à payer pour se procurer une adresse de site Web s'élève à 120 000 FD/an additionné de la même somme à débourser par an pour l'hébergement de ce même site ".

En comparaison, le technicien du Web affirme qu' " en s'adressant à un fournisseur à l'étranger, l'on ne déboursera seulement que l'équivalent de 5 000 à 10 000FD/an pour l'adresse du site et 20 000 à 50 000FD/an pour héberger différents types de sites Web avec 10 à 50 fois plus d'espace disque que chez nous ".

L'ingénieur en Télécommunications fait état en outre de l'indisponibilité de " plusieurs langages de programmation dans le serveur de Djibouti-Telecom, tels que Active Server Page, PHP, Perl, etc… " Des langages indispensables, dit-il, " pour la conception des sites professionnels ou commerciaux ".

Raison pour laquelle " le Djiboutien qui voudrait seulement ajouter un simple formulaire interactif à son site serait obligé de loger ou de connecter son site ailleurs ", fait observer M. Houssein Ahmed Hersi qui, par conséquent, lance un appel au fournisseur local Djibouti-Telecom afin d'une part de revoir en baisse ses prix Internet à la clientèle et de " permettre aux internautes djiboutiens d'accéder aux innombrables ressources existantes sur le Web, telles que par exemple Ecommerce ou Newsgroups ", tout en rappelant que " notre pays est relié au réseau Internet par le biais du câble sous-marin à fibre optique ".

L'ingénieur se demandera enfin " pourquoi donc sanctionner ce moyen de développement que nous devrons tout au contraire répandre au maximum chez nous pour permettre aux Djiboutiens et Djiboutiennes d'avoir accès à d'énormes ressources profitables à leur développement intellectuel et à leur recherches personnelles, éducatives, commerciales, scientifiques, artistiques et autres ".

Un dernier conseil, dira-t-il en s'adressant aux internautes, " soyez vigilants et ne prenez rien pour acquis sur la Toile, car les canulars et les webmagazines insolents sont légion ".

En matière d'information, " il ne faut se fier qu'aux nouvelles diffusées par les médias sérieux et de source crédible, des médias de bonne foi ", recommande M. Houssein Ahmed Hersi en faisant notamment référence sur le plan national " à l'Agence Djiboutienne d'Information (ADI) et au site de La Nation ".

ADI- 8H 43 GMT- 11 AVRIL 2002

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13/04/02 La Cour Pénale Internationale. Un coup décisif porté à l'impunité, entre autres, aux crimes contre l'humanité. Y-a-t-il des cas à Djibouti qui pourraient relever de cette Cour ?

Note de l'ARDHD :
La constitution de la Cour Pénale Internationale va ouvrir des possibilités pour juger les crimes commis dans différentes circonstances qui sont détaillées ci-dessous. A la lecture des cas qui pourront être jugés par la CPI, on constate facilement que les tortionnaires que nous citons et dont nous rappelons ci-dessous la liste non exhaustive pourraient certainement y être traduits, y compris leurs chefs et le super Chef IOG.

- Colonel Mahdi Cheikh Moussa,
- Colonel Omar Bouh Goudade

- Lieutenant-colonel Hoche Robleh


- Commandant Zakaria Hassan

 

- Lieutenant Ladieh
- Lieutenant Mohamed Adoyta
- l'aspirant Haroun (expulsé par le Canada et déchu de la nationalité canadienne)
- Le sous-officier Naguib
- l'adjudant Tane
- Kalifa
- Wagdi
- ...


Jeudi 11 avril 2002, la Cour pénale internationale est devenue une réalité au siège des Nations Unies à New york.

Soixante six pays ont ratifié le traité de Rome qui établit le premier Tribunal permanent international de l'histoire de l'humanité.
Il est observé que cent vingt États avaient voté en sa faveur en juillet 2001, 7 contre et 21 s'étaient abstenus.
Il s'agissait d'une étape mémorable dans la lutte contre l'impunité dont jouissaient depuis longtemps les auteurs de crimes atroces.
Il y a quelques années à peine, on aurait simplement rejeté comme irréalisable l'idée d'établir une cour permanente destinée à juger des personnes - et non pas des États - pour des crimes comme le génocide, les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité.
Aujourd'hui, après son adoption à la clôture d'une conférence diplomatique de cinq semaines qui s'est tenue à Rome en juin et juillet 1998, le Statut de Rome constitue un grand pas en avant vers l'instauration de la primauté du droit sur le plan international.


Les ambassadeurs de 10 pays ont simultanément déposé les instruments de ratification lors d'une cérémonie solennelle présidée par Hans Corell, le conseiller juridique des Nations-Unies qui a déclaré " Une page de l'histoire de l'humanité vient d'être tournée ".

Les Etats Unis d'Amérique, avec Israël, est le grand absent de cette Cour dans laquelle ils voient le spectre d'une justice supranationale politisée et potentiellement hostile à leurs intérêts.

Le porte-parole du département d'Etat, M Philip Reeker, a rappelé " Que la position du Washington n'avait pas changé " tout en rappelant l'engagement de l'administration du président G W Bush de ne pas présenter ce texte au Sénat américain.

Avant la cérémonie, M Philip Kirsch, le diplomate canadien qui préside la commission préparatoire de la Cour pénale internationale, a déclaré " La vitesse de la ratification a dépassé nos prévisions. Quand nous avons fini le Statut de Rome en 1998, les optimistes disaient qu'il faudrait 10 ans pour établir la Cour et les pessimistes parlaient de 20 ans … ".

Composition de la Cour Pénale Internationale.

Aux termes de ce Statut, la Cour commencera son existence officielle le 1er juillet 2002.
Après une conférence en septembre de cette années au siège des Nations-Unies au cours de laquelle les pays ratificateurs voteront le budget et éliront 18 juges et son procureur. Elle devrait être en mesure de commencer ses travaux dans le courant de l'année prochaine.


La Cour Pénale Internationale (succinctement) .

· Le Procureur peut engager des enquêtes de sa propre initiative. Il lui faut, toutefois, obtenir l'autorisation préalable d'une chambre de trois juges pour ouvrir une instruction.
· Dans des causes entamées par le Procureur ou un État partie, la Cour peut exercer sa compétence, si l'État où a eu lieu le crime ou l'État dont l'inculpé est un ressortissant est lui-même partie au traité ou donne son consentement.
· Le Conseil de sécurité peut demander la suspension provisoire d'une enquête, mais le Procureur n'a pas besoin de son autorisation pour engager une enquête.
· Sont inclus dans les crimes de guerre à la fois les crimes commis dans des guerres entre plusieurs pays et les crimes commis dans des conflits internes.
· Les États peuvent récuser la compétence de la Cour pour les crimes de guerre pendant une période de sept ans.
· Les critères déterminant si un crime entre dans la définition des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité sont très exigeants.
· Les crimes de violence sexuelle comme le viol, l'esclavage sexuel, la persécution fondée sur le sexe et les grossesses forcées sont explicitement qualifiés de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité.
· La protection des victimes et des témoins fait l'objet de nombreuses dispositions. Aux termes du statut de la Cour, on porte une attention particulière aux victimes de crimes de violence sexuelle et sexospécifique. En outre, les victimes auront la possibilité de participer à plusieurs étapes des procédures.


A noter que le CPI ne pourra connaître de cas antérieurs à la date de sa création, le 1er juillet 2002 ni juger des crimes dont les auteurs ont fait l'objet d'autres poursuites notamment dans leur pays d'origine.

Crimes contre l'Humanité

Les crimes contre l'humanité comprennent des actes tels que : le meurtre, la réduction en esclavage, la déportation ou transfert forcé de populations; la torture : viol, esclavage sexuel, prostitution forcée, grossesse forcée, stérilisation forcée ainsi que toute autre forme de violence sexuelle de gravité comparable; l'apartheid; et la persécution contre tout groupe identifiable pour des motifs d'ordre politique, racial, national, ethnique, culturel, religieux, sexospécifique et tout autre motif universellement reconnu comme inadmissible en vertu du droit international (Article 7). Ces actes ont été définis plus amplement dans le Statut.


La définition englobe également " tous autres actes inhumains de caractère analogue causant intentionnellement de grandes souffrances ou des atteintes graves à l'intégrité physique ou à la santé physique ou mentale ".


Cette disposition générale permettra donc d'inclure tout autre crime imprévu.

Crimes de guerre

Certains Crimes, peu importe où ils ont été commis, sont si atroces que la communauté internationale se doit de les punir

L'article visant les crimes de guerre stipule que la Cour exercera sa compétence sur les crimes répertoriés " en particulier, lorsqu'ils s'inscrivent dans un plan ou une politique ou lorsqu'ils font partie d'une série de crimes analogues commis sur une grande échelle ".

Si les crimes commis pendant des conflits armés internes ont été inclus, la liste d'actes considérés comme tels est par contre plus courte. Cette disposition était essentielle pour la viabilité de la CCI, compte tenu que la majorité des conflits armés modernes éclatent à l'intérieur des frontières d'un même État. Un critère supplémentaire a été imposé pour les crimes commis dans des conflits nationaux. Plus précisément, seuls les actes commis sur le territoire d'un État " où les conflits armés opposent de manière prolongée les autorités gouvernementales à des groupes armés organisés ou des groupes armés organisés entre eux" seront inclus à titre de crimes de guerre (Article 8).

Cela exclut les conflits entre groupes armés non organisés et les actes commis lors de conflits sporadiques. Cette liste écourtée de crimes en cas de conflits internes et ce seuil supplémentaire sont absolument incompatibles avec le principe voulant que certains crimes, peu importe où ils ont été commis, sont si atroces que la communauté internationale se doit de les punir.


Les crimes définis comme crimes de guerre sont : l'homicide intentionnel; la torture; la prise d'otages; les attaques délibérées contre des populations ou des biens civils; l'attaque ou le bombardement de villes ou d'édifices non défendus et qui ne sont pas des objectifs militaires; et autres. L'utilisation d'armes empoisonnées, de gaz asphyxiants et de balles dum dum est également incluse à ce titre.


Une disposition proscrit également l'emploi d'armes qui sont de nature à infliger des maux superflus et des souffrances inutiles ou à agir sans discrimination en violation du droit international, à condition que ces armes soient inscrites dans une annexe par voie d'amendement.

Le Secrétaire général des Nations-Unies, M Kofi Annan a déclaré que " la mise en œuvre de la Cour pénale internationale constitue un coup décisif porté à l'impunité. Le vieux rêve d'une cour criminelle internationale permanente va être réalisé ".


Il a appelé les Etats qui n'ont pas encore ratifié le Statut de Rome à le faire en répétant à deux reprises que " la meilleure défense contre le mal sera une Cour dans laquelle tous les pays jouent un rôle… ".

A une question évoquant l'inquiétude manifestée par les Etats Unis d'Amérique, M Annan a souligné que " La Cour n'était pas dirigée contre les citoyens d'un pays particulier …..

Les pays qui ont un bon système judiciaire et qui appliquent le droit et persécutent les criminels et le font rapidement, honnêtement, n'ont pas besoin d'être inquiets. C'est quand il y a des manquements que la Cour pénale internationale intervient … "

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13/04/02 A lire dans LOI du 6/04/02

LA LETTRE DE L'OCEAN INDIEN - 06/04/2002
DJIBOUTI/ERYTHREE - La normalisation avance à grands pas
Les deux pays voisins qui partagent certaines options de diplomatie régionale (soutien au Transitional National Government en Somalie, par exemple) ont accéléré, ces deux dernières semaines, la normalisation de leurs relations. (...). [Total : 170 Mots].

LA LETTRE DE L'OCEAN INDIEN - 06/04/2002
MIDROC - Démarrage du terminal vraquier à Djibouti
La Société Djiboutienne de gestion du terminal vraquier (SDGTV) a annoncé, fin mars, le démarrage de son projet de construction d'un terminal vraquier à Djibouti. (...). [Total : 55 Mots].

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13/04/02 La Cour Pénale Internationale sera constituée à partir du 1 er juillet 2002

Actualités diplomatiques du ministère des Affaires étrangères français
Extrait du point de presse du porte-parole du Quai d'Orsay du 11 avril 2002 :


COUR PENALE INTERNATIONALE

Aujourd'hui, 11 avril 2002, la soixantième ratification du traité de Rome portant Statut de la Cour pénale internationale a été reçue par le Secrétaire général des Nations unies.


Conformément à l'article 126 du Statut de Rome, celui-ci entrera donc en vigueur le 1er juillet 2002.


La première juridiction pénale internationale permanente est ainsi créée.


C'est une date historique pour la justice internationale.


Désormais, les crimes qui sont réprouvés par la conscience universelle pourront être poursuivis et châtiés partout dans le monde.


La France qui a ratifié le statut dès le 9 juin 2000 et adopté en février 2002 une loi de coopération avec la Cour, va pouvoir participer pleinement à la nouvelle juridiction dès l'entrée en vigueur du statut.


En 1998, à l'ouverture de la conférence de Rome, M. Védrine se prononça au nom de la France pour une Cour efficace, crédible, et aussi universelle que possible. C'est pourquoi la France appelle avec insistance tous les États qui n'ont pas encore ratifié ce traité, à le
faire sans retard.


Elle renouvelle à cette occasion son engagement à apporter à tous les États qui le souhaitent l'assistance technique nécessaire pour leur permettre de mener à bien leur processus de ratification.

Question ; Mais le crime de guerre n'est pas reconnu en tant que tel dans le droit pénal français. Comment allez-vous travailler avec la Cour ?

Le code pénal punit déjà le crime de guerre mais sa définition n'est pas exactement celle du statut de la Cour.


La loi de 2002 permet déjà une coopération pleine et entière avec la Cour. Ceci dit, nous travaillons à d'autres ajustements de notre droit pénal pour tenir compte de certaines définitions nouvelles apportées par le statut.

Question ; Pourquoi la France a-t-elle eu recours à l'article 124 ?.

Cet article offre la possibilité aux États-parties de prévoir une période transitoire en ce qui concerne les crimes de guerre.


Cette période transitoire, à partir de l'entrée en vigueur du Statut de Rome, nous permettra d'observer le fonctionnement du nouveau système, d'intervenir dans le cadre des Assemblées des États parties pour trouver des solutions à d'éventuels dysfonctionnements, et de vérifier la validité des garanties destinées à éviter les recours abusifs.

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13/04/02 IOG déclare la guerre à la société MOBIL Djibouti et lance les premières offensives militaires. Acte de terrorisme d'Etat ?

La liberté du commerce à Djibouti : quand l'armée d'Ismaël Omar terrorise la société Mobil Oil pour éviter de payer ses factures ! (Le Renouveau)

Extrait tiré du journal le Renouveau n°434 du 11 Avril 2002.

Mercredi 3 avril 2002 au petit matin, la direction de la société pétrolière Mobil Oil et ses dépôts à Djibouti, près du Port International de Djibouti (PAID), ont été cernés par des militaires djiboutiens en armes du Bataillon Quartier Général (BQG) venus par véhicules entiers. Ils en ont barré les accès, interrompu les activités et jeté la peur dans l'entreprise.

C'était une opération de représailles décidée par leur haute hiérarchie que ces soldats exécutaient. Motif : Mobil Oil Djibouti avait cessé de livrer en carburant l'Armée nationale du fait de l'accumulation par cette dernière des factures impayées qui s'élèveraient à pas moins de 150 millions de nos francs.


C'est à cette décision commerciale des plus normales, prise par la société pour limiter les dégâts face à un client, en l'occurrence l'Armée nationale (juridiquement l'État de Djibouti), devenu douteux (il n'a pu honorer ses engagements), que les chefs militaires de Ismaël Omar ont opposé la force des armes. Ainsi assiégée, Mobil Oil avait le choix entre céder sous la menace des armes et rouvrir les vannes du pétrole ou résister à la logique de la terreur et maintenir sa décision. C'est cette dernière option qu'elle a privilégiée en disant Non.


Il aura fallu la patiente intervention de l'Ambassadeur des États-Unis d'Amérique à Djibouti, son Excellence Donald Yamamoto, pour que les soldats de Ismaël Omar lèvent le siège en fin de journée et rentrent dans leur caserne. Selon nos informations, le diplomate se serait adressé à qui de droit devant le silence téléphone du ministre des Finances et d'l'Etat-Major.


Mais la société n'aura pas retrouvé la tranquillité pour autant puisque les agents des recettes indirectes auront remplacé les militaires pour prolonger le calvaire : le ministère des Finances a soudain décidé que Mobil Oil avait des arriérés d'impôts de 50 millions de nos francs dont la moitié est constituée de pénalités de retard. En fait, c'est une taxe sur le pétrole en transit destiné à l'Ethiopian Pétroleum qui loue les cuves de Mobil Oil que s'est mise à réclamer le ministre des Finances. Ce à quoi la compagnie rétorque que, non propriétaire du produit taxé, elle ne peut être soumise à cette taxe, et qu'en tout état de cause les deux affaires ne sauraient être liées.


Résultat de cette opération de terreur une pénurie de carburant à Djibouti mercredi et jeudi. Devant cette situation surréaliste, on imagine la colère de Mobil Oil...


La question qui se pose à présent est de savoir si les chefs militaires ont agi de leur propre chef ou s'ils ont reçu l'aval discret du chef suprême des armées, Monsieur Ismaël Omar Guelleh. Pour l'heure, nous n'avons connaissance d'aucune sanction de ce dernier contre sa haute hiérarchie militaire qui apporte le moindre début de réponse.


Quoi qu'il en soit, ce recours à la force n'est pas sans précédent (la police l'a fait en son temps) et illustre la culture de la force qui caractérise ce régime. Et dire qu'il clame sa condamnation et son combat contre le terrorisme international. Entre les actes et les paroles, toujours le même décalage...


Comment peut-on se dire contre le terrorisme lorsque l'on terrorise ainsi ses opérateurs économiques et bâillonne son peuple ?

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LA QUESTION
DE LA SEMAINE

ELECTIONS 2002 :
les candidats du RPP dépasseront-ils
le score de 99,87% ?


l'HOMME
OU LA FEMME
DE LA
SEMAINE.

Dans cette rubrique nous signalons à l'opinion internationale, celle ou celui qui s'est distingué(e)
- soit par son zèle pour soutenir la dictature,
- soit en violant les Droits de l'Homme : cruauté, tortures, exécutions sommaires, emprisonnements arbitraires, viols, assassinats, destruction de cheptels ou de point d'eau, destruction d'écoles ou de centres de soins, etc. .

Auront-ils à répondre un jour
de leurs actes
et de leurs crimes
devant un tribunal pénal international ?


Rappel des personnages
déjà "élus" :

LA LIBERTÉ N° 17 -
Mme LEILA,
juge d'instruction
LA LIBERTÉ N° 19
-
Omar FARAH,
gendarmerie d'Ali Sabieh
LA LIBERTÉ N° 29
-
Le général Yacin YABEH,
LA LIBERTÉ N° 32 -
Le directeur de la Prison de Gabode,
LA LIBERTÉ N° 33 -
Ali Mohamed ABDOU,
procureur général
LA LIBERTÉ N° 35 -
Mme Hawa Ahmed YOUSSOUF
Ministre déléguée conjointement avec
M. Le Représentant de l'UNICEF
à Djibouti.
LA LIBERTÉ N° 36
-
M Ibrahim Idriss DJIBRIL,
Ministre de la Justice, conjointement avec M Mohamed Ali ABDOU, procureur général de Djibouti (2ème nomination)
BULLETIN N° 4
-
Lieutenant GUELLEH de la FNP
BULLETIN N° 7 -
Le responsable des forces de police
qui a donné l'ordre le 24 juin de tirer à balles réelles sur Daher Guedi FOUREH.
BULLETIN N° 16 -
M Yacin Elmi BOUH,
Ministre de l'Économie et des Finances.
LA LIBERTÉ bulletin N° 23
-
M. Yacin Elmi BOUH,
Ministre de l'Économie et des Finances (2ème nomination)
LA LIBERTÉ bulletin N° 28
-
Monsieur Abdallah Abdillahi Miguil,
Ministre de l'Intérieur
LA LIBERTÉ bulletin N° 29 -
Monsieur MOGUEH,
Ministre délégué aux affaires musulmanes
LA LIBERTÉ - bulletin N° 32 -
Madame Nima Ali Warsama,
Juge d'instruction
LA LIBERTÉ - bulletin N° 36
Monsieur Ali Mohamed Daoud -
Ministre de l'Agriculture et du développement rural.
LA LIBERTÉ - bulletin N° 37
Le Lieutenant-colonel Abdourahman Ali Kahin,
Chef du groupement de police du district de Djibouti.

LA LIBERTÉ - bulletin N° 40

Le procureur IBRAHIM,
LA LIBERTÉ - bulletin N° 42
M. Idriss Arnaoud Ali, Directeur de Publication du Journal le Progrès, Président de la Commission Permanente de l'Assemblée Nationale et Secrétaire Général Adjoint du Parti RPP.
LA LIBERTÉ - bulletin N° 43
le Président Sad Mahamoud Abkar, Cour criminelle de Djibouti.
LA LIBERTÉ - bulletin N° 48
Hassan dit "Modaubé"
OBSERVATOIRE N° B106
DJAMA SOULEIMAN, procureur auprès du Tribunal de Première instance de Djibouti.

OBSERVATOIRE N° B132

ALI HASSAN,
chef de la Police, pour un acte gratuit de cruauté envers un blessé grave.


OBSERVATOIRE N° B138
Le Procureur général Ali Mohamed Abdou, pour déni de justice envers les prisonniers politiques et pour des déclarations mensongèrfes sur RFI
.

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Les principaux responsables
d'actes de torture
à Djibouti.

En attendant que la justice pénale puisse instruire les plaintes des victimes de mauvais traitements, de spoliation, de viols, de torture et d'emprisonnement arbitraire (. . . ), nous rappelons, chaque semaine, à l'opinion publique internationale les noms des tortionnaires qui ont été le plus souvent cités par les victimes, et ce jusqu'à ce qu'ils soient inculpés.

- Colonel
Mahdi Cheikh Moussa,
- Colonel
Omar Bouh Goudade

- Lieutenant-colonel
Hoche Robleh


- Commandant
Zakaria Hassan

- Lieutenant Ladieh
- Lieutenant Mohamed Adoyta
- l'aspirant Haroun (expulsé par le Canada et déchu de la nationalité canadienne)
- Le sous-officier Naguib
- l'adjudant Tane
- Kalifa
- Wagdi

Certains se seraient déjà réfugiés à l'étranger (USA et Canada) sous de fausses identités, mais ils sont placés sous surveillance, par les polices locales.

Nos informations sur la torture à Djibouti et les récits des victimes

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l'Ordre des
Brosses à Reluire

Roger Picon

réunit les meilleurs chantres du régime dictatorial

Bulletin n° 44
Mahdi Ahmed Abdilahi au grade de Cireur de Pompes - Premier échelon
Bulletin n° 45
Monsieur Ali Abdi, Ministre des Affaires Etrangères au grade d'hyène fonceuse - Premier échelon
Monsieur Johar, Ministre du commerce au grade d'hyène repue - Premier échelon
Bulletin n° B122
Mohamed Ali Mohamed (dit DIG DIG), auteur de l'article "Pour un peu plus de patriotisme" (paru dans le journal La Nation N°91 du 12/11/01) au grade de Léche-bottes avec mention spéciale.

Bulletin n° B127

l'ensemble des journalistes de La Nation pour un article paru début janvier 2002 et intitulé "Pour la liberté de la Presse", collectivement au grade de l'faux-culs' avec la barrette spéciale de dénonciateurs.
Bulletin n° B134
M. Ismael Ibrahim Houmed, Ministre de la Justice, des Affaires Pénitentiaires et Musulmanes, Chargé des Droits de l’Homme, pour sa langue de bois, au grade de l'Somnifère'.

Bulletin n° B135
M. Wahib Ahmed ben Ahmed, Président du MSR pour une déclaration en faveur de la dictature et pour ses contradictions, au grade de l'Clown'.